Blog-Notes d'Alain Joyandet

14 juin 2010

Les portes ouvertes aux foyers-logements

Le 12 juin 2010 avaient lieu les portes ouvertes au foyers-logements, à cette occasion les résidents et leurs invités ont pu partager un magnifique buffet confectionné par l’équipe des cuisines. J’ai eu beaucoup de plaisir à venir saluer l’ensemble des résidents qui n’ont fait part de leur satisfaction et de leur plaisir de vivre ici.

Gérés par le C.C.A.S sous l’égide de la Ville de Vesoul, les logements-foyers situés rue des Balcons Fleuris, accueillent des personnes âgées valides et autonomes  à partir de 55 ans. Les logements-foyers sont un relai entre le domicile et la maison de retraite médicalisée. Les résidents organisent leur temps librement. Aujourd’hui, 144 résidents vivent aux logements-foyers.

J’attache une grande importance cette structure qui permet à nos anciens de bien vivre et je remercie Jean-Claude Ayala adjoint à la solidarité en charge du Centre  Communal d’Action Sociale pour son écoute et sa présence auprès des résidents de du personnel. Je souhaite également féliciter,  les 17 personnes qui composent l’équipe des logements-foyers  pour leur investissement auprès des résidents tout au long de l’année, mais particulièrement lors de cette belle journée.

11 juin 2010

A Montbéliard pour soutenir les sinistrés

A la suite du violent orage de grêle survenu mercredi soir à Montbéliard et dans les environs, je me suis rendu sur place, pour affirmer la solidarité de l’Etat et son engagement aux côtés des familles, des entreprises et des collectivités territoriales de l’agglomération montbéliardaise.

J’ai pu constater que les dégâts étaient considérables et particulièrement impressionnants, partout les voitures au vitres fracassées, des toitures ravagées, des bâtiments publics hors d’état comme par exemple l’école Sous-la-Chaux qui ne peut plus accueillir les enfants.

Lors de ma Visite de l’atelier d’emboutissage de PSA site de Sochaux, j’ai pu constater également la violence de cet épisode climatique.

Je tiens à rendre hommage à tous ceux qui se sont mobilisés suite à cet événement pour mettre en sécurité les personnes et les bâtiments mais aussi pour rassurer nos concitoyens.

En accord avec le Préfet de Région, je vais mettre tout en œuvre pour qu’un arrêté de catastrophe naturelle soit pris le plus rapidement possible.

7 mai 2010

Portes ouvertes et exposition des 8 et 9 mai 2010 au Quai d’Orsay

Il y a soixante ans, dans le salon de l’Horloge du Quai d’Orsay, Robert Schuman, alors ministre français des Affaires Etrangères, appelait à mettre en commun, sous une autorité internationale, les productions françaises et allemandes de charbon et d’acier. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, il s’agissait de permettre la réconciliation franco-allemande tout en l’inscrivant dans un projet d’envergure, aux objectifs concrets : favoriser le redressement industriel tout en rendant la guerre matériellement impossible. De cette initiative naissait en 1951 la première « communauté européenne » : la Communauté Economique du Charbon et de l’Acier (CECA).

Aujourd’hui encore, les propos tenus par Robert Schuman sonnent incroyablement juste : « L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait ».

C’est en hommage à cette « Déclaration Schuman », désormais considérée comme l’acte fondateur de la construction européenne qu’est célébrée chaque année la fête de l’Europe.

A l’occasion du 60e anniversaire de la déclaration, le Quai d’Orsay ouvre exceptionnellement ses portes au public et accueille les 8 et 9 mai 2010 une exposition gratuite et ouverte à tous sur 60 ans de réalisations européennes.

Samedi 8 et dimanche 9 mai, de 10h à 18h
Ministère des Affaires Etrangères et Européenne. Entrée par le 37 quai d’Orsay, 75007 Paris
Métro Invalides (ligne 8, 13, RER C) ou Assemblée nationale (ligne 12)

5 mai 2010

Le plan d’aide à la Grèce

La France prendra toute sa part à cet effort de solidarité

Les ministres des Finances de la zone euro ont approuvé à l’unanimité, dimanche 2 mai, un plan d’aide massif à la Grèce. Ce plan prévoit le versement d’au plus 110 Mds€ sur 3 ans, dont 80 Mds€ à la charge des Etats membres de l’Eurogroupe. Le reste incombant au FMI.

Ce plan exceptionnel, c’est la réponse de l’Europe à la situation exceptionnelle que traverse actuellement la Grèce qui ne parvient plus à emprunter sur les marchés pour se financer. C’est également un signal très fort adressé aux marchés pour leur indiquer qu’il n’y a pas de spéculation à faire sur la Grèce et qu’il faut laisser ce pays se redresser.

La France prendra toute sa part à cet effort de solidarité. Au total sur 3 ans, notre pays va contribuer à ce plan d’aide à hauteur maximale de 16,8 Mds€. Parce qu’il faut aller vite pour que la Grèce soit en mesure de faire face à ces prochaines échéances, Christine LAGARDE et François BAROIN ont présenté le 21 avril un projet de loi de finances rectificative pour 2010 qui permet à la France de prêter 3,9 Mds€, pour la première année.

Cette solidarité n’exclut en aucun cas l’exigence : la Grèce a pris des engagements fermes pour redresser la situation de ses finances publiques et réduire son déficit public à 3% dès 2014. Nous veillerons scrupuleusement à ce que ces engagements soient tenus.

Pourquoi venir en aide à la Grèce ?

Aujourd’hui la Grèce, qui cumule une dette et un déficit records, ne parvient plus à se financer sur les marchés. Si elle le pouvait, elle serait contrainte d’emprunter à des taux supérieurs à 12% contre 2 à 3% pour la France ou l’Allemagne.

La Grèce est par ailleurs attaquée par des opérations spéculatives. Il faut être lucide, quand la Grèce est attaquée par la spéculation, c’est l’euro, notre monnaie commune, qui est attaquée, et au final c’est toute la zone euro qui est fragilisée.

Pour défendre la stabilité de la zone euro et mettre un coup d’arrêt à la spéculation, les États membres de l’Eurogroupe ont adopté à l’unanimité dimanche 2 mai un plan de soutien à la Grèce. C’est la concrétisation du principe de solidarité qui avait été posé dès le mois de février par les pays membres de l’Eurogroupe, à l’initiative de Nicolas SARKOZY.

Ce plan massif prévoit le versement de 110 Mds€ sur trois ans dont 80 Mds€ à la charge des pays de la zone euro, le reste incombant au FMI. Ce plan prendra la forme de prêts bilatéraux coordonnés. La première année, ce sont 30 Mds€ au maximum qui seront ainsi versés à la Grèce pour la protéger de tout risque financier, lui permettre de faire face à ses prochaines échéances et d’engager l’effort important de redressement qu’elle a décidé.

Comment la France va-t-elle participer à cet effort de solidarité ?

La France prendra toute sa part dans ce dispositif. Au total, sur 3 ans, notre pays prêtera jusqu’à 16,8 Mds€ à la Grèce. Ce montant correspond à la part que détient la Banque de France dans le capital de la Banque Centrale Européenne (hors Grèce), soit 21%. Sur 3 ans, la France prêtera donc 21% des 80 Mds€ décidés. A titre de comparaison, la contribution de l’Allemagne s’élèvera à 24 Mds€.

Pour que ce dispositif soit opérationnel rapidement, Christine LAGARDE et François BAROIN ont présenté dès le 21 avril un projet de loi de finances rectificative qui inscrit 3,9 Mds€ de prêts à la Grèce dans le budget 2010. Ce collectif budgétaire a d’ores et déjà été adopté à l’unanimité par la Commission des finances de l’Assemblée nationale. Il sera discuté au Parlement cette semaine. Une fois ce texte voté, nous serons en mesure de débloquer ces fonds dès le 13 mai. La France, qui a été le premier pays à lancer le processus législatif autorisant le versement de notre contribution, sera donc au rendez-vous.

Soyons clairs : cette opération n’aura aucun impact sur le déficit des administrations publiques au sens de la comptabilité nationale.

La crise grecque ne démontre-t-elle pas qu’il faut aller encore plus loin dans la régulation ?

La crise grecque montre que l’Europe doit continuer à travailler activement et collectivement pour renforcer la stabilité de la zone euro et la régulation des marchés financiers. Nicolas SARKOZY et Angela MERKEL prendront d’ailleurs des initiatives dans les prochains jours pour renforcer les mécanismes de surveillance au sein de la zone euro, accélérer ses travaux sur la lutte contre la spéculation et améliorer la transparence des produits dérivés.

Les agences de notation qui ont accentué la volatilité des marchés financiers ces derniers jours doivent être également mieux contrôlées. C’est pourquoi Christine LAGARDE prendra très prochainement les dispositions nécessaires pour autoriser l’Autorité des marchés financiers à contrôler ces agences et à vérifier notamment qu’elles respectent des règles déontologiques.

24 avril 2010

Le Plan Rebond pour l’emploi

Aucun demandeur d’emploi en fin de droits ne sera laissé sans solution

Jeudi 15 avril, le Gouvernement et les partenaires sociaux ont conclu un accord sur un plan massif destiné à apporter des réponses concrètes aux demandeurs d’emploi en fin de droits à l’assurance chômage.

Issu de cet accord, le Plan Rebond pour l’emploi poursuit un objectif clair : permettre aux demandeurs d’emploi en fin de droits de retrouver un emploi durable. Pour cela, ce plan ambitieux s’appuie sur deux piliers :

- La mise en place de 70 000 formations rémunérées et de 170 000 contrats rebond, pour faciliter le retour à l’emploi. Pour compléter cet effort, les régions seront sollicitées pour proposer 20 000 formations supplémentaires.

- Une Aide exceptionnelle pour le retour à l’emploi. Pour bénéficier de cette aide, les demandeurs d’emploi devront s’engager à suivre une formation ou à conclure un contrat aidé, selon une logique de droits et de devoirs.

Le Plan Rebond pour l’emploi représente un effort financier de 705 M€, qui sera assuré par l’Etat et par les partenaires sociaux. Les régions seront invitées à accompagner cet effort.

Grâce à ce plan, l’engagement pris par le Président de la République sera tenu : aucun demandeur d’emploi en fin de droits ne sera laissé sur le bord du chemin.

Pourquoi un plan pour les demandeurs d’emploi en fin de droits ?

Chaque année, entre 800 000 et 850 000 demandeurs d’emploi arrivent à la fin de leurs droits à l’assurance-chômage. Parce que la crise aggrave la situation, notre pays pourrait compter jusqu’à 1 million de demandeurs d’emploi en fin de droits en 2010.

Les deux tiers d’entre eux ont retrouvé un emploi ou bénéficient d’ores et déjà de la solidarité nationale grâce à des dispositifs comme le RSA ou l’Allocation de Solidarité Spécifique. Et le Gouvernement a répondu aux inquiétudes des demandeurs d’emploi en fin de droits les plus âgés en rétablissant cette année l’allocation équivalent-retraite.

Il en restait cependant 360 000 qui avaient des revenus trop élevés pour pouvoir bénéficier de la solidarité nationale. Pour eux, le Président de la République a pris un engagement clair : aucun demandeur d’emploi en fin de droits ne sera laissé sur le bord de la route.

C’est pourquoi, Laurent WAUQUIEZ a engagé le 15 février une large concertation avec les partenaires sociaux, avec un objectif : apporter des réponses concrètes pour ces demandeurs d’emploi en fin de droits. La concertation a abouti jeudi 15 avril à un accord qui apporte des solutions à 345 000 personnes.

Que contient ce plan ?

Issu de l’accord conclu jeudi 15 avril, le Plan Rebond pour l’emploi va permettre à chaque demandeur d’emploi en fin de droits de retrouver le chemin d’un emploi durable. Pour remplir cet objectif, Pôle Emploi va proposer deux nouveaux outils :

- 70 000 « formations rebond » rémunérées : il s’agira notamment de formations en alternance ou de formations de remise à niveau dans les savoirs ou les compétences de base ;

- 170 000 « contrats rebond » : ces contrats aidés s’appuieront sur les dispositifs existants, comme le contrat initiative emploi ou le contrat d’accompagnement dans l’emploi.

Pour les demandeurs d’emploi en fin de droits qui ne pourraient pas bénéficier à court terme de ces deux outils, le Gouvernement offre un filet de sécurité : l’Aide exceptionnelle pour le retour à l’emploi.
Cette aide d’un montant de 460 € sera attribuée pour 6 mois maximum, sans conditions de ressources.

Mais soyons clairs : cette aide, ce n’est pas une allocation supplémentaire.

- C’est une aide exceptionnelle qui répond à une situation exceptionnelle liée à la crise sans précédent que nous traversons.

- Cette aide est destinée à donner un coup de pouce aux demandeurs d’emploi qui veulent vraiment s’en sortir. Nous sommes dans une logique de droits et de devoirs : concrètement, si un demandeur d’emploi en fin de droits refuse une formation ou un contrat rebond, il ne pourra en aucun cas prétendre à l’Aide exceptionnelle pour l’emploi. La solidarité doit aider ceux qui sont dans une situation d’urgence, mais en contrepartie, ceux-ci ont le devoir de tout mettre en œuvre pour chercher à rebondir.

Comment ce plan sera-t-il financé ?

Le Plan Rebond pour l’emploi s’appuie sur un effort financier sans précédent de 705 M€. L’essentiel de cet effort sera assuré pour moitié par l’Etat et pour moitié par les partenaires sociaux via l’Unedic :

- L’Etat prendra en charge 100% du financement des contrats aidés et 50% du financement de l’Aide exceptionnelle pour le retour à l’emploi ;

- De son côté, l’Unedic financera l’autre moitié de l’Aide exceptionnelle pour le retour à l’emploi tout en prenant en charge l’indemnisation des formations rémunérées ;

- Le fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels prendra en charge les frais pédagogiques des formations rémunérées dans la limite de 133 M€ ;

- L’APEC (Association pour l’Emploi des Cadres) financera l’accompagnement des cadres à hauteur de 50 M€.

Parce que les régions jouent un rôle essentiel en matière de formation, le Gouvernement et les partenaires sociaux ont invité les conseils régionaux à apporter leur contribution en finançant les formations de 20 000 personnes supplémentaires. Ensemble, Etat, partenaires sociaux et régions, nous pourrons ainsi remplir l’engagement pris par le Président de la République : apporter des solutions à chacun des 360 000 chômeurs en fin de droits.

12 avril 2010

Les conséquences de la tempête Xynthia

L’Etat ne laissera pas tomber les sinistrés de la tempête

Le 28 février dernier, la Charente-Maritime et la Vendée ont été frappées de plein fouet par une catastrophe nationale. Le bilan a été extrêmement lourd tant sur le plan humain (avec 53 morts) que sur le plan matériel (avec 6 000 maisons sinistrées, 542 exploitations agricoles inondées…).

Face à ce drame, la solidarité nationale a immédiatement joué à plein. Des mesures d’urgences ont été prises pour soutenir les habitants de ces deux départements. Le Président de la République s’est rendu sur place à deux reprises, le 1er mars, dès le lendemain de la catastrophe, et le 16 mars.

Parce que de tels drames ne doivent plus jamais se reproduire, le Gouvernement a souhaité en tirer toutes les leçons : un plan digue va être engagé pour consolider des ouvrages éprouvés par la tempête et les règles d’urbanisme vont évoluer pour assurer une meilleure prévention.

Parce que la responsabilité et le devoir du Gouvernement c’est de protéger les Français, il est hors de question que les habitants de zones à danger mortel s’y réinstallent. Dans les deux départements, des zones à risques ont été délimitées dans ce but par les services de l’Etat.

L’Etat ne laissera pas tomber les sinistrés de la tempête. Les familles dont les maisons ne seront plus habitables seront indemnisées à 100% et bénéficieront d’un accompagnement personnalisé pour se reloger.

Quelles mesures ont été prises par le Gouvernement pour faire face à l’urgence ?

Face au drame provoqué par la tempête Xynthia, la solidarité nationale a immédiatement joué à plein. Des moyens considérables ont été mobilisés pour les opérations de secours. En Vendée : près de 1000 sapeurs-pompiers du SDIS ont participé aux secours d’urgence, appuyés par 220 sapeurs-pompiers venus de 23 autres départements et 111 militaires de la sécurité civile. La mobilisation a été la même en Charente-Maritime avec 500 sapeurs-pompiers départementaux, 200 venus de l’extérieur, 156 militaires de la sécurité civile.

Dès le 28 février, le Premier ministre a organisé une réunion d’urgence et le Président de la République s’est rendu sur place à 2 reprises, le 1er et le 16 mars. Pour organiser une réponse immédiate et efficace, le Gouvernement a pris des mesures fortes :

- 3 M€ ont été immédiatement débloqués pour faire face aux dépenses des victimes de la tempête.

- Le premier arrêté de catastrophe naturelle a été signé dès le 2 mars au matin, soit seulement 48 heures après la catastrophe.

- Christine LAGARDE a demandé à la Fédération française des assurances de mettre en place un plan d’urgence permettant des indemnisations forfaitaires rapides. Deux semaines après la tempête, près de 30 M€ avaient déjà été versés. Pour qu’aucune famille, aucun professionnel ne soit laissé seul dans les discussions avec les assurances, un médiateur national a été désigné en la personne de M. BOARETTO.

- Une enveloppe de 10 000 € a été débloquée pour chacune des PME des zones sinistrées. Cette enveloppe concerne les entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 1 M€ hors taxes. Des prêts de 100 000 à 500 000 € ont été octroyés pour éviter un chômage technique trop long aux constructeurs de bateaux de plaisance touchés par la tempête en Charente-Maritime. Une aide d’urgence de 5 M€ a été mise en place pour les agriculteurs. Enfin, un plan spécial de 20 M€ a été mis en place pour aider les ostréiculteurs à reconstituer le plus rapidement possible leur matériel ainsi que des allègements de charges pour près de 3 M€.

- Des allègements fiscaux (taxe d’habitation, taxes foncières sur le bâti et non bâti) ont été octroyés pour les biens sinistrés, détruits ou très endommagés.

Quelles leçons tirer de cette catastrophe ?

Ce drame national a été provoqué par un phénomène météorologique d’une violence exceptionnelle combinant 4 facteurs : un événement nocturne, des vents forts, une marée haute de forte amplitude et une dépression. Mais cette catastrophe est également le résultat d’une d’une cascade de décisions litigieuses, de négligences, de prescriptions non respectées, d’expertises négligées.

Le Gouvernement entend donc tirer toutes les leçons de cet événement pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise. Pour cela une mission d’inspection a été confiée conjointement au Conseil général de l’environnement et du développement durable et à l’Inspection générale de l’administration. Elle a rendu au Président de la République son pré-rapport sur les causes de la rupture de certaines digues début mars. Sur la base de ce rapport des travaux d’urgence ont d’ores et déjà été engagés : 150 kilomètres de digues vont être rénovés et l’Etat prendra à sa charge de manière exceptionnelle 50% du coût de ces travaux.

Dans quelques semaines, cette mission rendra un rapport complet qui devra contenir des propositions pour :

- Recenser les digues et les lieux menacés pour déterminer les maitrises d’ouvrage et les exploitants des digues situées dans les zones à risque ;

- Accélérer les décisions arrêtant les plans de prévention des risques (PPR) ;

- Mieux faire respecter ces plans dans les décisions individuelles d’urbanisme ;

- Sanctionner plus fortement les manquements aux règles édictées ;

- Renforcer la prise en compte du risque dans les règles de constructibilité derrière les digues ;

- Améliorer encore le dispositif d’alerte.

La mission devra également proposer un « plan digues » ainsi qu’un plan de financement sur 5 ans.

Pourquoi interdire aux habitants de revenir dans les zones dévastées par la tempête ?

Le Gouvernement prend ses responsabilités : il n’est pas question de laisser des habitants se réinstaller dans des zones où le danger peut être mortel. Que dirait-on si une nouvelle tempête avait lieu dans quelques mois ou quelques années et qu’il y avait de nouveaux des morts ? On dirait que les pouvoirs publics n’ont pas fait le nécessaire.

Une cartographie précise a donc été élaborée par les services de l’Etat pendant 5 semaines sur 20 communes (16 en Charente-Maritime et 4 en Vendée). Elle permet d’identifier les zones les plus risquées sur la base de critères comme la hauteur d’eau constatée, la vitesse et la force de la vague ou la possibilité de se protéger.

Deux types de zones ont été identifiés :

- « Des zones jaunes » qui correspondent à des zones de risques mais qui peuvent être protégées. Elles devront donc faire l’objet d’un programme de protection basé sur des systèmes d’alerte et d’évacuation, de prescriptions techniques sur les bâtiments ou de protections collectives. Ce programme sera établi rapidement et sa mise en œuvre suivie avec la plus grande rigueur.

- « Des zones noires » qui correspondent à des zones d’extrême danger où les risques peuvent être mortels. Pour ces zones, la position du Gouvernement est claire : elles doivent retourner à l’état naturel, personne ne doit plus jamais y habiter. C’est pourquoi les maisons doivent être rachetées (915 en Vendée et au maximum 595 en Charente-Maritime).

Ce zonage a été présenté par les préfets aux élus le 7 avril et aux habitants des deux départements le 8 avril 2010. Les périmètres des zones ont été présentés sur l’ensemble des communes à l’exception de quatre communes, pour lesquelles des analyses complémentaires doivent être réalisées.

Quelle indemnisation pour les personnes dont la maison sera inhabitable ?

Les personnes dont la maison se situe en « zone noire » seront indemnisées à 100 % que ce soit par les assureurs ou par le fonds de prévention des risques naturels majeurs (encore appelé « Fonds Barnier »). En aucun cas, il n’y aura de perte de patrimoine.

Cette indemnisation se fera sur l’ensemble du coût de la maison, y compris le foncier.

Elle se fera également sur la base de la valeur de la maison avant la tempête pour ne pas pénaliser les propriétaires.

Il s’agira d’une procédure à l’amiable pour pouvoir négocier au cas par cas, avec chacune des familles. Au cas où la procédure à l’amiable ne serait pas possible, une procédure d’expropriation par l’Etat pourra être engagée dans le respect des droits et des intérêts et des propriétaires.

Les familles qui doivent se reloger sont-elles abandonnées ?

Chaque famille qui devra être relogée va bénéficier d’un accompagnement personnalisé, grâce à des missions de maîtrise d’ouvrage urbaine et sociale (MOUS) mises en place avec chacun des conseils généraux de Vendée et de Charente-Maritime.

Jean-Louis BORLOO et Benoist APPARU ont par ailleurs renforcé les moyens des services de l’Etat pour aider les communes concernées à accompagner les familles dans leur nouveau projet de logement et les aider à monter les dossiers de financement.

22 mars 2010

Conférence internationale des villes et régions du monde pour Haïti

Au lendemain de son déplacement officiel à Haïti le 17 février dernier, le président de la République française a annoncé l’organisation par la France de la “Conférence internationale des villes et régions du monde pour la reconstruction d’Haïti”.

Cette conférence internationale, destinée à participer au développement équitable et durable du territoire haïtien, se tiendra le mardi 23 mars 2010 à Fort-de-France, en Martinique. J’y représenterai le Gouvernement avec Marie-Luce Penchard, ministre chargée de l’Outre-mer.

Le 12 janvier 2010, un séisme dévastateur a frappé la capitale haïtienne ainsi que plusieurs villes du sud-est d’Haïti.

Devant l’ampleur de la catastrophe, le gouvernement haïtien a fait appel à l’aide internationale. La solidarité des collectivités locales et de leurs sociétés civiles s’est manifestée spontanément dès cette annonce. Une forte mobilisation s’est opérée à l’échelle internationale, pour répondre aux immenses besoins de la société haïtienne. Après la phase d’extrême urgence, ayant déjà mobilisé de nombreux acteurs locaux, et sous l’égide des Nations unies, quatre rencontres internationales sectorielles (entreprises privées, diasporas, ONG et collectivités territoriales) sont organisées dans les pays partenaires, en préparation de la Conférence internationale des donateurs du 31 mars 2010 à New York.

Les objectifs poursuivis par cette rencontre à la Martinique sont les suivants :

1 – Apporter la contribution des collectivités territoriales au plan de développement voulu par les autorités haïtiennes, en particulier dans son volet d’appui à la gouvernance locale ;

2 – Coordonner l’aide internationale des collectivités territoriales ;

3 – Mutualiser les efforts des collectivités territoriales étrangères et haïtiennes ;

4 – Aider au renforcement de la décentralisation haïtienne, déjà engagée avant le séisme.

Pour y parvenir, la conférence de Fort-de-France s’articulera autour d’un débat en séance plénière, de travaux en ateliers et d’une restitution générale en fin de journée. Cinq ateliers seront constitués (développement urbain et aménagement du territoire, ressources humaines, finances locales, développement économique local, mutualisation et coordination) et co-présidés par un représentant haïtien et un représentant d’un pays tiers.

19 mars 2010

20 mars 2010 : 40ème anniversaire de la Francophonie

Demain, la Journée internationale de la Francophonie célèbrera son 40ème anniversaire.

Cette date a été retenue en commémoration de la signature, en 1970 à Niamey (Niger), du traité portant création de l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), organisation intergouvernementale fondée autour du partage d’une langue commune, le français, chargée de promouvoir et de diffuser les cultures de ses membres et d’intensifier la coopération culturelle et technique entre eux.

Le projet francophone a sans cesse évolué jusqu’à acquérir une dimension politique par la création, en 2005, de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), aujourd’hui présidée par Abdou Diouf et rassemblant 70 Etats (membres et observateurs).

Je me réjouis de cet anniversaire. Le 30 mars prochain, je remettrai les prix du concours FRANCOMOT aux jeunes lauréats français qui ont trouvé les traductions les plus créatives des cinq anglicismes suivants : “chat”, “talk, “tuning”, “buzz” ou encore “newsletter”.

Aujourd’hui, le monde compte près de 200 millions de locuteurs de français. Cette année, cet anniversaire est placé sous le signe de « La diversité au service de la paix » et de la solidarité avec Haïti, par un programme culturel et festif, qui se prolongera tout au long de l’année dans l’ensemble de l’espace francophone, jusqu’à la tenue du XIIIe Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Francophonie prévu à Montreux (Suisse), à l’automne 2010.

24 février 2010

Conférence de presse “France Volontaires”

J’ai hier participé, aux côtés de Martin Hirsch, Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté et à la jeunesse, et de Jacques Godfrain, Président de “France Volontaires” à la conférence de presse de présentation de la campagne de communication qui fera dans les jours à venir la promotion de cette plate-forme associative qui regroupe les plus grandes associations et ONG d’envoi de volontaires français à l’international.

“France Volontaires” est né de la volonté conjointe du Gouvernement et des associations et ONG de multiplier par trois le nombre de volontaires français partant à l’international annuellement. Cette plate-forme vous fournit informations, conseils, orientation, formation et suivi sur le terrain pour partir dans les meilleures conditions.

Avec Martin Hirsch nous avons fait en sorte que chaque volontaire qui s’engage à l’international puisse le faire dans le cadre du service civique qui est sur le point d’être définitivement adopté par le Parlement.

Pour obtenir des informations et des conseils sur le volontariat à l’international, cliquez ici !

Ci-dessous vous pouvez visionner un des éléments de cette campagne de communication de l’association “France Volontaires” : un spot qui sera prochainement diffusé sur France 3.

16 février 2010

Aux Côtés du Président de la République en Haïti

Je pars ce soir en Haïti avec le Président de la République. Nicolas Sarkozy réaffirmera la solidarité de la France avec ce pays ami dévasté par le terrible tremblement de terre du 12 janvier dernier.

Après un survol, en tout début de matinée, des zones dévastées par le tremblement de terre du 12 janvier, Nicolas Sarkozy évoquera avec le président haïtien René Préval et le Premier ministre Jean-Marc Bellerive la reconstruction de ce pays de 10 millions d’âmes, un des plus pauvres au monde.

Il annoncera la contribution de la France au plan qui sera au centre d’une conférence internationale le 31 mars à New York.

Cette contribution s’inscrira dans les quatre axes aujourd’hui privilégiés par les pays donateurs :

- relever au plus vite l’Etat haïtien et renforcer ses capacités administratives, matérielles et humaines ;

- accompagner la reconstruction de Port-au-Prince, où sont concentrés deux millions d’habitants, par le développement du reste du territoire pour y fixer les populations ;

- garantir qu’elle profite à tous les Haïtiens, en particulier aux sinistrés, notamment par le biais d’un volet social, afin d’éviter que le pays ne plonge dans l’anarchie ;

- promouvoir un développement endogène en relançant le système éducatif et la formation des cadres et en investissant dans des activités fortement créatrices d’emplois.

Le tremblement de terre a détruit 225.000 maisons, 25.000 commerces et presque tous les édifices publics. Les destructions matérielles représentent au moins 55% du PIB haïtien.

Des centaines de milliers d’emplois ont disparu, 40% des fonctionnaires manquent à l’appel.

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