Blog-Notes d'Alain Joyandet

26 novembre 2009

La politique du Gouvernement en faveur de l’emploi des seniors

Avec un taux d’emploi des seniors de 39 %, contre 46 % en moyenne dans l’Union européenne, la France est à la traîne pour l’emploi des seniors.

Ce mauvais chiffre est le résultat de plusieurs décennies d’une politique fondée sur le partage du travail qui a exclu les seniors de l’emploi sans pour autant y faire entrer les jeunes.

Parce qu’il n’est pas acceptable qu’un salarié soit écarté de l’emploi à cause de son âge, le Gouvernement a décidé dès 2007 de rompre avec cette politique avec des mesures fortes (fin de la mise à la retraite d’office à 65 ans, libéralisation du cumul emploi retraite…).

Cette action déterminée porte ses fruits : malgré la crise, le taux d’emploi des seniors ne baisse plus, il a même augmenté d’1 point cette année.

Pour continuer sur cette lancée, Xavier DARCOS et Laurent WAUQUIEZ mobilisent aujourd’hui les entreprises pour qu’elles prennent leurs responsabilités.

Emploi des seniors, où en est-on ?

Aujourd’hui, le taux d’emploi des seniors (55-64 ans) atteint 39 % en France. Ce chiffre est en-dessous de la moyenne observée dans l’Union européenne (46 %) et des objectifs assignés par la stratégie de Lisbonne (50 %). Il est également très inférieur au taux d’emploi des seniors affiché par certains pays comme la Suède (70 %). Pour l’emploi des seniors, la France est à la traîne.

Ce mauvais score est l’héritage de plusieurs décennies d’une politique de partage du travail qui reposait sur une illusion : exclure de l’emploi les salariés les plus âgés pour laisser la place aux plus jeunes. Cette politique s’est soldée par un échec sur tous les tableaux :

- Le chômage des jeunes a continué à croître ;

- Les entreprises se sont privées de salariés expérimentés et de compétences précieuses ;

- Alors que notre espérance de vie augmente (22 ans pour les hommes et 27 ans pour les femmes), alors que l’écart entre la durée de vie et la durée de l’activité professionnelle se creuse, cette politique a mis en danger notre système de protection sociale, et notamment nos régimes de retraite.

Face à ces mauvais résultats, que fait le Gouvernement ?

Dès 2007, le Gouvernement a décidé de rompre avec cette politique pour :

- Réhabiliter le travail qui doit être le ciment de notre cohésion sociale ;

- Maintenir dans nos entreprises les salariés expérimentés et compétents dont elles ont besoin ;

- Donner la liberté aux Français d’aller jusqu’au bout de leurs ambitions et de leurs projets tout en aménageant leur rythme de travail lorsqu’ils arrivent au terme de leur vie professionnelle.

Notre engagement en faveur de l’emploi des seniors s’est traduit par des mesures concrètes qui portent aujourd’hui leurs fruits :

- Les mises à la retraite d’office sont en cours d’extinction ;

- Le taux de la surcote a été augmenté. Il est porté à 5% pour les années accomplies au-delà de 60 ans et du taux plein. Rien que pour le premier trimestre 2009, le taux de recours à la surcote atteint 12,5 %, soit une hausse de près de 50% par rapport à l’année précédente.

- Le cumul emploi-retraite a été libéralisé pour les salariés âgés de plus de 60 ans qui bénéficient du taux plein ou pour les salariés âgés de plus de 65 ans : cette mesure répondait au besoin d’adoucir la transition entre un emploi à temps plein et la retraite.

- Les « clauses-couperet » dans les régimes spéciaux ont été supprimées : celles-ci interdisaient aux salariés de poursuivre le travail après un âge donné. Dès cette année à la SNCF, 28% des cheminots qui ont atteint la limite d’âge ont choisi de poursuivre leur activité.

- La dispense de recherche d’emploi pour les seniors est en cours de suppression. Il fallait mettre fin à cette trappe à inactivité qui guettait les salariés les plus âgés en leur donnant le chômage pour perspective et la retraite pour tout horizon.

Cette stratégie est payante : malgré la crise, le taux d’emploi des seniors a progressé cette année d’1 point, alors qu’il n’avait cessé de diminuer depuis des décennies !

10 novembre 2009

Première réunion aujourd’hui du Conseil d’Orientation stratégique de l’AFD

L’Agence française de développement (AFD) est l’opérateur pivot de l’aide publique française. Elle intervient par ailleurs de façon croissante dans l’Outre-mer, comme l’a réaffirmé le Président Sarkozy vendredi dernier, à l’occasion du comité interministériel sur l’outre-mer (CIOM).

La gouvernance de l’AFD fait donc l’objet d’une attention particulière de la part du gouvernement. Actuellement, son conseil d’administration comprend des représentants de cinq ministères : Affaires étrangères et européennes, Outre-mer, Finances, Budget, Développement solidaire et, au titre de son expertise, Développement durable.

Le gouvernement a décidé de compléter le conseil d’administration par un conseil d’orientation stratégique (COS).

Présidé par le Ministre en charge de la coopération, le COS réunit les administrateurs représentant l’Etat au conseil de l’AFD. Il a pour but de préciser les orientations politiques et stratégiques que l’Etat assigne à l’AFD. Il se réunira plusieurs fois par an.

Sa première réunion intervient aujourd’hui sous la présidence de Bernard Kouchner.

8 novembre 2009

Un accord politique important pour l’avenir de Madagascar

Je salue l’accord politique signé hier, à Addis-Abeba, au siège de l’Union africaine, entre les chefs de file des quatre mouvances malgaches (MM. Rajoelina, Ratsiraka, Ravalomanana, Zafy).

Cet accord organise la transition consensuelle malgache conduite par le Président Andry Rajoelina, deux co-présidents et un gouvernement d’union nationale dirigé par le Premier Ministre Eugene Mangalaza.

Il convient désormais que ce grand pays francophone ami de l’Océan indien puisse retrouver rapidement, après une transition la plus courte possible, le chemin d’élections libres et transparentes.

5 novembre 2009

Mon audition aujourd’hui au Sénat sur la Francophonie

J’ai été auditionné ce matin par la Commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat sur les crédits de la francophonie à l’occasion de la discussion budgétaire pour 2010.

A cette occasion, j’ai pu présenter un budget audacieux qui fait honneur aux engagements de la France pour l’influence de sa langue et de la francophonie dans le monde.

Les engagements du Président de la République tendant à renforcer la francophonie (un engagement constitutionnel et une priorité de la diplomatie française) et à ne pas réduire notre effort d’aide publique au développement, sont tenus.

Le projet de budget pour 2010 permet ainsi de maintenir une véritable politique francophone française. Cette politique s’articule sur deux piliers, un pilier politique lié à l’institutionnel francophone (OIF, divers opérateurs de la francophonie multilatérale et TV5 Monde) et un pilier culturel qui reconnait ainsi au coeur des enjeux de notre diplomatie l’influence mondiale de notre langue commune.

Cet effort français est à hauteur d’un milliard d’euros pour l’année 2010.

Lors de cette audition, j’ai également présenté aux Sénateurs l’opération “francomot” : le mot francophone le plus juste” auquel je consacrerai prochainement ici même en ligne, un billet.

26 octobre 2009

La réforme des collectivités territoriales : plus de simplicité et d’efficacité au service des Français

Le Mardi 20 octobre, le Président de la République a présenté la réforme des collectivités territoriales.

Cette réforme historique, issue des travaux de la Commission BALLADUR et fruit d’une longue concertation menée par Brice HORTEFEUX Alain MARLEIX et Michel MERCIER, poursuit un objectif clair : simplifier notre organisation administrative pour renforcer la démocratie locale et redonner de l’attractivité à nos territoires.

Elle s’articule autour de trois grands piliers :

- Réorganiser les collectivités autour de 2 axes : un axe région/département et un axe communes/intercommunalités ;

- Offrir la liberté de créer des métropoles pour permettre à nos agglomérations de jouer dans la cour des grandes villes européennes et internationales ;

- Clarifier les compétences des collectivités et encadrer la pratique des cofinancements ;

Cette réforme se concrétise dans 4 projets de loi qui ont été adoptés le 21 octobre en Conseil des ministres. Elle sera débattue dès le mois de décembre au Parlement.

Pourquoi réformer les collectivités territoriales ?

Tout simplement, parce que le statut quo n’est plus possible. Elus de droite, élus de Gauche, Cour des comptes, sans compter les nombreux rapports qui ont été rendus sur le sujet, tout le monde est d’accord, il faut en finir avec :

- L’empilement des structures. Avec 36 783 communes, 100 départements, 26 régions, 15 900 syndicats intercommunaux, 371 pays, le millefeuille administratif est devenu illisible. Nous avons toujours rajouté de nouvelles structures sans jamais en retrancher.

- L’enchevêtrement des compétences. Aujourd’hui, il faut être un expert en droit public pour comprendre qui est qui et qui fait quoi. 83% des Français estiment que notre organisation administrative est trop compliquée !
Le labyrinthe des financements croisés. ¼ des financements des régions et 1/5 de ceux des départements couvrent des financements croisés entre plusieurs collectivités.

Tous ces chevauchements institutionnels ont un coût. En 25 ans, les dépenses des collectivités locales ont augmenté deux fois plus vite que la richesse nationale. Les transferts de compétence n’expliquent que la moitié de cette progression. Entre 2003 et 2007, en dehors de tout transfert de compétences, les dépenses locales ont augmenté de 40 Mds € soit 6 fois le budget de la justice. Quant aux effectifs de la fonction publique territoriale, ils n’ont cessé de croître.

Nicolas SARKOZY a eu le courage de prendre cette question à bras le corps en engageant une réforme historique avec un objectif : simplifier notre organisation territoriale pour renforcer la démocratie locale et rendre nos territoires plus attractifs. Soyons clairs : cette réforme ne tourne pas le dos à la décentralisation, elle la renforce et la conforte en donnant aux élus des outils mieux adaptés à la prise d’initiatives.

Pour simplifier ne fallait-il pas commencer par supprimer un échelon ?

La solution ce n’était pas de supprimer le département ou la région qui ont tous les deux leur légitimité.

C’était au contraire de les rapprocher pour les rendre plus complémentaires et donc plus efficaces.

C’est tout le sens de la création d’un conseiller territorial qui siègera à la fois au département et à la région. Il s’agit d’une réponse simple et pragmatique pour mettre fin à la concurrence entre ces deux échelons et aux dépenses redondantes. Concrètement, 3000 conseillers territoriaux remplaceront les 6000 conseillers généraux et régionaux actuels. Des élus, certes, deux fois moins nombreux, mais deux fois plus puissants.

Parce que le Gouvernement a souhaité conserver le lien entre l’élu et son territoire, 80 % des conseillers territoriaux seront élus au niveau du canton au scrutin uninominal majoritaire à un tour. Parce nous avons voulu également renforcer le pluralisme des sensibilités politiques et la parité dans les assemblées locales, la répartition des 20% des sièges restants se fera à la proportionnelle au plus fort reste. Le Conseil d’Etat a validé le principe d’un scrutin mixte, principalement majoritaire à un tour.

La première élection des conseillers territoriaux aura lieu en 2014. C’est pourquoi, il nous faut réduire la durée des mandats. Concrètement, les conseillers régionaux qui seront élus en mars 2010 auront un mandat de 4 ans au lieu de 6. Les conseillers généraux qui seront élus en mars 2011 auront un mandat de 3 ans au lieu de 6.

18 octobre 2009

Sur mon agenda cette semaine du 19 au 25 octobre

Lundi 19 octobre 2009

15h15 Entretien avec M.Ugyen Wangchuck, Prince héritier du Bouthan

Mardi 20 octobre 2009

15h00 Questions d’actualité au gouvernement (Assemblée nationale)

16h15 Audition sur la mission d’information d’aide bilatérale et multilatérale (Assemblée nationale)

18h30 Entretien avec M. Pierre Buyoya, ancien président du Burundi

Mercredi 21 octobre 2009

10h00 Conseil des ministres (Elysée)

15h00 Questions d’actualité au gouvernement (Assemblée nationale)

16h30 Audition par la Commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées sur le projet de la loi de finances pour 2010 (Sénat)

20h30 Gala de l’Espoir du Comité de Paris de la Ligue contre le cancer

Jeudi 22 octobre 2009

15h00 Questions d’actualité au gouvernement (Sénat)

16h45 Entretien avec M. Christian Connan, représentant spécial chargé de la coopération dans la région des Grands Lacs

17h30 Entretien avec Mme Nathalie Delapalme, Inspecteur général des finances, responsable de la révision générale des politiques publiques pour le ministère des Affaires étrangères et européennes

Vendredi 23 octobre 2009

18h00 Reunion de quartier à Vesoul (Quartier des Rêpes)

16 octobre 2009

A l’investiture du nouveau Président de la République du Gabon

Ce vendredi 16 octobre, je représente la France à l’investiture officielle du nouveau Président de la République du Gabon.

gabon.gifRappelons que les élections présidentielles, qui ont été organisées le 30 août 2009 (un tour unique au Gabon), suite au décès de feu le Président Omar Bongo en juin, ont réuni 23 candidats.

La campagne électorale fut intense et les urnes ont élu M. Ali BONGO ONDIMBA, qui a recueilli 42% des suffrages, devant MM. Pierre MAMBOUDOU (opposant historique) et André MBA OBAME (ancien Ministre de l’intérieur) qui ont chacun réuni 25 % des voix sur leur nom.

La cour constitutionnelle gabonaise a confirmé le résultat des élections après avoir examiné onze recours présentés par des candidats malheureux.

J’ai, à cette occasion, rappelé les propos de Président Sarkozy : “Les Gabonaises et les Gabonais sont seuls maîtres du destin de leur pays. La France travaillera avec le président qu’ils se choisiront.”

Je me félicite de la maturité du système politique gabonais et de la solidité des institutions : après le décès du Chef de l’Etat emblématique qui avait présidé le pays pendant plus de quatre décennies, les institutions ont joué leur rôle.

La Président du Sénat assurant l’intérim. La campagne politique a rebattu les cartes politiques dans la majorité comme dans l’opposition.

Les élections se sont globalement bien déroulées. Le contentieux électoral a été traité dans les règles.

Je tiens à rappeller la disponibilité de la France à travailler avec le nouveau Président gabonais, dans le cadre d’un partenariat équilibré et renouvelé. Au nouveau Président de définir ses priorités et son calendrier !

2 octobre 2009

Nouveau classement des personnalités politiques sur Facebook

Comme chaque début de mois, le site classement-politique-facebook.com propose le TOP 100 des personnalités politiques sur Facebook.

Je suis entré dans le classement en mai dernier à la 84ème place. Aujourd’hui, la place n°34 m’a été attribuée grâce à vous et à un nombre de supporters de plus en plus important.

Je tiens à nouveau à vous remercier pour votre soutien sans faille et vous incite à visiter cet incroyable réseau social qu’est Facebook, par lequel je dialogue aujourd’hui avec plus de 3000 amis.

N’hésitez pas à m’ajouter comme ami sur Facebook à cette adresse: http://fr-fr.facebook.com/people/Alain-Joyandet, ou soutenez simplement mon action à celle ci : http://www.facebook.com/pages/Alain-JOYANDET

28 septembre 2009

64ème Session de l’Assemblée générale des Nations Unies

Je me rends à New York aujourd’hui jusqu’à mercredi dans le cadre de l’Assemblée générale des Nations Unies.

J’y représenterai la France à deux réunions du Conseil de sécurité.

Mardi, la première réunion examinera une déclaration présidentielle sur la Côte d’Ivoire.

Mercredi, la seconde sera consacrée au thème “femmes, paix et sécurité », au cours de laquelle j’interviendrai après la Secrétaire d’Etat américaine, Madame Hillary Clinton.

Je présiderai demain une conférence organisée avec l’UNICEF sur les enfants soldats.
Cette conférence fera le point sur les avancées obtenues depuis la conférence de Paris organisée en 2007.

Par ailleurs, je m’entretiendrai avec MM. Alain Yoda, Ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, et Thambwe Mwamba, Ministre des Affaires étrangères de la République Démocratique du Congo.

Enfin, je rencontrerai deux Secrétaires Généraux adjoints des Nations Unies : M. Le Roy, chargé des opérations de maintien de la paix et M. Lynn Pascoe, chargé des affaires politiques.

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