Blog-Notes d'Alain Joyandet

18 octobre 2007

Ce que je pense de la grève générale des transports

La journée de grève pour aujourd’hui s’annonce massive. Les syndicats contestent la réforme des régimes spéciaux de retraite. Comme face à François Mitterrand en 1988, ou Jacques Chirac en 1995. Un test classique pour le pouvoir politique.

La France sera difficile à réformer. Je crois toutefois que les Français y sont prêts. Nous devons privilégier la concertation, sans renoncer au mandat que nous avons reçu des électeurs. Que les représentants syndicaux prennent leurs marques ne me surprend pas. Mais si notre réforme est juste, le pays la soutiendra. La justice sociale est notre préoccupation principale.

7 octobre 2007

Journaliste d’un jour pour “Les Echos”

« God save Laporte ! »

Jusqu’à la mi-temps, beaucoup se demandaient si l’arrivée de Bernard Laporte au gouvernement était toujours opportune. A la fin du match, certains regrettaient qu’il ne soit que secrétaire d’Etat.
DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL À CARDIFF.

C’est l’histoire à rebondissements d’un remaniement ministériel dont la date dépend des performances de l’équipe de France de rugby. Du jamais-vu. Samedi 18 heures : avant le match, deux questions se posent. Bernard Laporte doit-il entrer au gouvernement s’il perd en quart de finale ? Et sur le fond, sa nomination est-elle une bonne chose ? Profitant de circonstances originales, je décide d’interviewer… des journalistes de RTL, de « L’Equipe », du « Figaro », de « Prima », de « Télé 7 jours », de « CB News », de « Stratégies »… D’abord, personne ou presque ne croit à la victoire des Bleus.

Curieusement, contrairement à certains élus de l’UMP, aucun de mes interlocuteurs ne considère que l’issue du match doive conditionner l’entrée de Bernard Laporte au gouvernement. A l’exception de la journaliste de « Stratégies », qui exige « des résultats ». C’est sur le principe même que des réserves se font entendre : « C’est un businessman, ce n’est pas un politique » ; « S’il est nommé, il faut qu’il cesse toute activité commerciale » ; « Maurice Herzog, lui, s’était fait mal aux mains avant d’être nommé ministre. » « C’est au résultat que l’on jugera », tempère le représentant de « L’Equipe ».

Devoir de victoire

Dans ces conditions, Bernard Laporte doit-il être nommé quand même ? Bénéficie-t-il d’un traitement particulier, alors qu’Alain Juppé a eu, lui, un devoir de victoire. Et Maud Fontenoy, annoncée récemment au gouvernement, n’est-elle pas là au cas où, en deuxième ligne ? Côté supporters français, c’est unanime : Bernard Laporte au gouvernement, « c’est formidable… pour le rugby ».

20 heures. Coup d’envoi. La première mi-temps est mauvaise : à l’entre-jeu, à 13-3, l’affaire paraît « pliée ». Le remaniement se rapproche : ce sera sans doute pour lundi (aujourd’hui). Et puis c’est le miracle. La deuxième mi-temps est un autre match. Les Bleus enflamment le Millennium Stadium, qui entonne « La Marseillaise ». 21 h 30 : 20-18 ! Euphorie, tour d’honneur : le remaniement s’éloigne à nouveau. En cas d’échec, l’hallali était certain. Mais la « magie de la gagne » est passée par là : tout se passe comme si la victoire levait les dernières questions, les dernières réserves.
« Merci président »

Portés par la liesse, certains vont jusqu’à se demander si un poste de secrétaire d’Etat suffira à un champion du monde. Accompagné du Premier ministre et de la ministre des Sports, Nicolas Sarkozy entre sur la pelouse au milieu des joueurs. Le président jubile : « Ce qu’ils ont fait est énorme ! » S’adressant aux joueurs : « Les gars, on est fiers de vous ! » Le chef de l’Etat se demande « où est le coach ? ». « Le coach, c’est le président », plaisante un joueur. Les congratulations se poursuivent dans les vestiaires français. J’interroge Bernard Laporte pour « Les Echos » : « Etes-vous conscient que vous retardez le remaniement ministériel annoncé ? » « Justement, on pensait que ça venait trop tôt, que je n’étais pas encore prêt. Alors, tous ensemble, on est très heureux comme ça ! » Jo Maso, ému aux larmes : « Son entrée au gouvernement ? C’est grand, c’est très grand. Bernard, c’est mon ami, ce qu’il lui arrive est formidable », s’enthousiasme l’adjoint de Bernard Laporte.

L’entraîneur des All Blacks entre dans les vestiaires français et rend hommage aux Bleus dans un silence religieux. Puis les Français entonnent le couplet : « Merci président, merci président ! » Hommage à son étonnante implication, au quotidien, aux côtés de l’équipe de France. Au sortir des vestiaires, l’autre président, celui de la Fédération française de rugby, Bernard Lapasset, me confie, un peu détaché : « C’est le choix de Bernard. Pour lui, ce sera une autre vie. J’espère que ça marchera bien… » « God save Laporte ! »
Alain Joyandet, édition des Echos du 8 octobre 2007

27 septembre 2007

Vesoul : l’aménagement de la RN19 en question

Mes chers collègues,

Comme vous le savez déjà, nous avons obtenu des avancées importantes pour le désenclavement de notre département et donc pour l’agglomération vésulienne.

S’agissant de l’aménagement de la traversée de Vesoul, la concertation publique menée par les services de l’Etat va commencer pour se terminer à la fin de l’année. Une réunion publique est organisée par l’Etat le 12 octobre prochain au Théâtre. Avant cette réunion, j’ai souhaité donner des informations au Conseil municipal.

Pour bien comprendre les évolutions de ce dossier, revenons 10 ans en arrière.

En 1996, le Président de la République avait arbitré la création d’une autoroute entre l’A31 à Langres et la frontière suisse à Delle, en passant bien évidement par Vesoul.

Ce barreau, classé depuis 1992 grande liaison d’aménagement du territoire au schéma national routier, a bien sûr un intérêt stratégique pour notre agglomération sur lequel je ne reviendrai pas. Chacun en est convaincu, en premier lieu les 4000 salariés qui dépendent directement de la logistique et donc de la qualité de nos dessertes routières entre autres.
En 1998, en raison de changement de politique nationale, le projet de concession autoroutière fut, comme vous le savez, converti en voie express financée par définition sur le budget de l’Etat.

Le tracé reprenait alors celui de l’actuelle RN19 sauf pour la partie entre Lure et Belfort via Ronchamp, délaissé au profit de la mise à 2×2 voies des sections de la RD 438 entre Lure et Héricourt.

Souvenez-vous, nous nous étions alors étonné, voire agacé, que l’agglomération vésulienne soit représentée par une sorte de bulle blanche pour laquelle rien n’était défini. Nous avions alors demandé à l’Etat d’engager des études claires, qui permettent de présenter aux vésuliens des options de franchissement de l’agglomération. J’y reviendrai un peu plus tard.

Les premiers investissements sur la RN19 ont été formalisés dans une convention portant sur la période 2000-2006 et qui prévoyait :

  • Pour la section A36-Suisse : études et travaux.
  • Pour la section Vesoul – A36 : études, acquisitions foncières et je cite « un maximum de travaux, dans la limite des financements engagés par la convention », soit un petit tiers du coût du projet.
  • Pour la section A31-Vesoul : études et acquisitions foncières.

Aujourd’hui en 2007, vous avez pu constaté que les travaux se sont engagés à l’Est de Lure mais que rien n’a pu être accompli dans le centre et l’ouest du département.

C’est en anticipant ce constat, que dès 2002 nous avons engagé une proposition alternative pour la section A31-Vesoul qui puisse nous faire gagner 15 ans de désenclavement pour Vesoul et la Haute-Saône. Le tout sans pour autant remettre en cause les travaux démarrés à l’Est : l’esprit de cette initiative était bien de faire avancer les travaux, pour l’intérêt général.

48 parlementaires, toutes sensibilités politiques confondues, regroupés au sein de l’association ACLR que j’ai l’honneur de présider, se sont engagés pour demander au ministère de l’équipement la réalisation d’une concession autoroutière entre Langres et Vesoul.

Finalement, après d’importantes négociations entre les cofinanceurs, Etat et collectivités territoriales, un protocole d’accord a été signé le 3 juillet 2006 à Vesoul en présence du ministre de l’Equipement.

Comme je le disais, sans pour autant remettre en cause le programme de travaux à l’Est, cet accord prévoit donc la réalisation d’une concession autoroutière de Langres à Vesoul à l’horizon 2018, mais aussi la réalisation par anticipation des déviations de Port-sur-Saône et Langres respectivement en 2014 et 2016.

Voila en ce qui concerne le projet autoroutier. C’est donc désormais acté.

Comme pour tout projet routier d’ampleur, l’Etat a saisi la Commission nationale du débat public qui s’est prononcé en décembre dernier sur la totalité du projet pour lequel il n’existe pas encore de déclaration d’utilité publique : à la fois sur la section A31-Vesoul mais aussi sur les options de franchissement de l’agglomération vésulienne.

La CNDP n’a pas demandé l’organisation d’un grand débat public au sens juridique du terme mais une concertation publique qui a d’ores et déjà débuté pour le projet autoroutier et qui commencera le 12 octobre prochain pour le franchissement de l’agglomération vésulienne.

Dans ce cadre, je souhaite donc vous donner des éléments d’information pour que chacun puisse appréhender les enjeux pour notre ville.

Comme je l’évoquais tout à l’heure, l’Etat a engagé sur notre demande des études pour trois options principales de franchissement de l’agglomération vésulienne :

  • L’aménagement sur place de la RN19 en configuration de voie express.
  • Un contournement nord court dont le tracé passe par le plateau du Sabot et la plaine de Coulevon.
  • Un contournement nord long dont le tracé passe entre Comberjon et Colombier pour retrouver ensuite le carrefour de la Vaugine.

Voici quelques chiffres sortis des modèles informatiques de l’Equipement et qui permettent de saisir les impacts sur les trafics automobiles et poids lourds :

  • L’aménagement sur place de la RN19 captera plus de 30 000 véhicules légers et près de 4000 poids lourds.
  • Le contournement court captera plus de 15000 véhicules et près de 3500 poids lourds.
  • L’option de contournement long capte quant à elle moins de véhicules (11 100 VL) mais presque autant de poids lourds (3 230 PL).

Vous remarquerez que dans le cadre du contournement quel qu’il soit, la RN19 actuelle sera donc délestée de son trafic de transit :

  • Le trafic automobile chuterait de plus de 50%.
  • Le nombre de poids lourds serait tout simplement divisé par 8 !

Enfin, quelques chiffres sur les estimations de coûts de l’infrastructure routière :

  • 87 M€ dans le cadre de l’aménagement sur place.
  • 196 M€ pour le contournement court (lié à la réalisation d’un tunnel sous le sabot et un viaduc).
  • 120 à 140 M€ pour le contournement long.

Ces estimations représentent le coût brut de l’infrastructure routière qui sera financée par le maître d’ouvrage, l’Etat, et les collectivités territoriales, cofinanceurs.

Elles n’intègrent pas l’ensemble des charges publiques nécessaires à la mise en œuvre du projet.

En effet, si dans le cadre du contournement, il s’agit bien d’une infrastructure routière en rase campagne, livrée tel qu’elle, le scénario de l’aménagement sur place doit être appréhendé sous un tout autre angle.
Le projet ne doit pas consister à livrer une voie express neuve en plein milieu du tissu urbain avec son lot de démolitions environnantes et de terrains vagues, mais il s’agit au contraire de réaliser un projet urbain pour tout ce secteur de la ville au sein duquel une route doit s’insérer.

La méthode est radicalement différente : il s’agit de faire de la ville et non de la route. On verra ainsi que les estimations financières sont alors bien différentes une fois que le coût du projet urbain sera réintégré à celui de l’infrastructure routière. Sans doute plusieurs millions d’euros.

Je souhaite d’ailleurs que ce projet urbain, nécessaire à l’intégration de la 2×2 voies, soit chiffré sérieusement en précisant les modalités de son financement. Une chose est d’ores et déjà certaine : la collectivité locale n’a pas les capacités de prendre en charge un tel projet.

J’ai donc d’ores et déjà indiqué à l’Etat que je souhaitais que les trois options soient clairement abordées différemment, je le répète, car cela me parait fondamental :

  • Dans le cas des deux options de contournement, nous sommes dans des projets routiers.
  • Dans le cas éventuel de l’aménagement sur place, nous sommes dans un scénario de grand projet urbain qui intègre une route.

C’est une approche radicalement différente.

Sur le plan de la procédure, je vous propose que nous participions évidement à la concertation publique.

A la lumière des éléments d’information, nous délibérerons pour prendre une position définitive sachant qu’à titre personnel, je me suis toujours prononcé pour le contournement nord court.

Voilà mes chers collègues, je tenais à vous faire cette communication au moment où s’engage cette concertation.

Je vous remercie.

Alain JOYANDET

18 septembre 2007

Une rentrée parlementaire studieuse

Conformément à l’engagement pris par le président de la République pendant la campagne présidentielle, ce texte renforce les instruments juridiques d’une politique volontariste de l’immigration et assure un meilleur encadrement du regroupement familial.

Il s’articule autour de trois dispositions majeures :

1. L’instauration d’une préparation au parcours d’intégration. Les personnes souhaitant rejoindre la France dans le cadre du regroupement familial, ainsi que les conjoints de Français, seront soumis à une évaluation de leur degré de connaissance de la langue française et des valeurs de la République. Si le besoin en est établi une formation sera délivrée préalablement à l’arrivée en France, dans le pays d’origine.

2. La création d’un « contrat d’accueil et d’intégration pour la famille », conclu entre l’Etat et les parents d’enfants bénéficiaires du regroupement familial. Il explicitera les droits et les devoirs de chacun. Le non-respect du contrat pourra entraîner des mesures d’accompagnement.

3. La détermination d’un montant de ressources suffisant pour élever sa famille.

J’ai souhaité intervenir lors de la discussion dans l’hémicycle pour souligner les apports indiscutables de ce projet de loi.

Je me suis également exprimé afin que l’attention soit portée sur les parents en voie d’expulsion dont les enfants sont scolarisés. En effet, je reste préoccupé par la question de la régularisation des familles dont les enfants sont scolarisés en France. La décision de ne pas considérer la scolarisation comme un motif de régularisation est compréhensible, afin notamment de ne pas créer une nouvelle filière d’entrée. Néanmoins, nombreuses sont les familles en situation irrégulière qui essayent malgré tout de s’intégrer à la société française et à ses valeurs. Leur situation de détresse ainsi que la promesse d’un avenir meilleur pour leurs enfants doivent être prises en compte, au cas par cas, avec attention.

J’ai également souhaité signer quatre amendements, pour permettre que les femmes battues soient mieux protégées lorsqu’elles demandent un titre de séjour.
En effet, aucune disposition n’était prévue pour elles et je tenais à ce que ce texte ne les oublie pas. C’est chose faite puisqu’ils ont été adoptés par l’Assemblée Nationale.

Alain Joyandet

2 juin 2007

Ramener le taux de chômage à 5% en cinq ans, c’est possible

Un niveau qui n’avait pas été atteint depuis 1983. Les mesures prises ces dernières années – contrat nouvelle embauche, baisse des charges sur les bas salaires, chèque emploi pour les très petites entreprises, contrat d’avenir et d’accompagnent à l’emploi – ont participé à cette dynamique. Il est possible d’atteindre sur cinq ans un taux de chômage de 5%, ce qui signifie le plein-emploi. D’autres pays d’Europe l’ont déjà fait. C’est possible et c’est la meilleure des politiques sociales. Il faut pour cela continuer à revaloriser les revenus du travail et inciter les français à travailler plus car l’activité des uns fait le travail des autres. C’est comme cela que nous atteindrons le plein emploi en cinq ans.

Une Europe qui protège

…le Président de la République a annoncé que La France en tant que pays membre de l’UE utilisera son droit de veto à la ratification des accords si les intérêts agricoles français sont menacés. L’Europe est une protection pour nos économies et nos emplois si elle se dote d’un véritable poids politique. C’est ce que fait le Président de la République en menaçant de son droit de veto pour mieux négocier les accords de commerces. C’est ce que propose le Président de la République en voulant réformer l’Union Européenne pour la doter d’un véritable pouvoir politique capable de négocier au nom de l’ensemble des Etat membres de l’UE. Les agriculteurs de Haute-Saône sont directement concernés.

3 mai 2007

Nicolas Sarkozy ou la naissance d’un nouvel homme d’Etat

Voilà que cette même gauche organise le procès de Nicolas Sarkozy. Cet homme
qui a reçu les soutiens de personnalités comme Simone Veil ou Jean-Louis
Borloo, d’intellectuels et philosophes de gauche comme Max Gallo ou André
Glucksman, est victime d’une grossière campagne de dénigrement faite
d’invectives et de caricatures. L’ancien responsable du programme économique
de Ségolène Royal, M. Eric Besson, n’a-t-il pas expliqué comment cette
entreprise de déstabilisation était orchestrée méthodiquement par le parti
socialiste et ses affidés ? La calomnie comme contenu électoral en somme.

Ce sont ces outrances qui me font prendre la plume pour livrer ma vérité,
car j’accompagne Nicolas Sarkozy dans sa démarche depuis les années 90 et
j’ai vécu à ses côtés des succès mais aussi des traversées du désert qui ont
forgé sa personnalité.
Pendant ces quinze années, j’ai observé son évolution et son comportement,
étape après étape. Je veux dire ici que les 24 derniers mois ont été
particulièrement impressionnants.
Jamais je n’ai vu à l’œuvre une telle personnalité, synthèse d’une
intelligence vive, d’une incroyable pugnacité et d’une formidable capacité à
rassembler. Pendant toute cette période récente, il a franchi des étapes
essentielles.

Son accession à la présidence de l’UMP, redoutée, y compris à l’intérieur, a
été un succès historique, qualitativement et quantitativement. Les femmes et
les hommes en place ont été confortés ; Chiraquiens, juppéistes,
baladuriens, centristes, libéraux louent aujourd’hui l’exceptionnel
président de l’UMP qu’a été Nicolas Sarkozy grâce au développement de la
démocratie interne, à l’intensification du travail programmatique, aux
débats de société, j’en passe … Ce n’est donc pas un hasard si 300 000
nouveaux adhérents ont rejoint l’UMP, ce n’est pas un hasard si Nicolas
Sarkozy alimente le débat national depuis deux ans. Qu’a fait le parti
socialiste pendant tout ce temps ?

Puis vint l’heure du choix du candidat de l’UMP à la présidence de la
République. Le parti majoritaire à droite s’est présenté uni au 1er tour. Le
résultat est là : plus de 11 000 000 de suffrages, et surtout une
participation record. Quelle plus belle démonstration de sa capacité à
entraîner, à rassembler ?

Après avoir réuni toute sa famille politique et au-delà, il s’ouvre et
s’adresse directement aux Français, à tous les Français. Manifestement il
les a compris. Et il semble bien que nos compatriotes — à leur tour — aient
également compris où Nicolas Sarkozy voulait conduire la France.

Ce sera la réhabilitation des valeurs éternelles, une politique économique
et sociale juste, la défense de la France et de son identité, la protection
des Français les plus faibles, la motivation de tous les entrepreneurs,
petits et grands, le tout dans une République laïque mais forte de ses deux
millénaires de chrétienté.
Ce sera une nouvelle façon d’exercer les responsabilités politiques avec
l’exemplarité au sommet et un président qui engagera sa responsabilité
personnelle sur des objectifs concrets comme celui de ramener le chômage à 5
% en cinq ans. Ce qu’il a déjà fait au ministère de l’Intérieur et lors de
son bref passage à Bercy crédibilise ses engagements. Il suffit de rappeler
la baisse incontestée de la délinquance en France ou encore le sauvetage
d’Alstom.

Oui, Nicolas Sarkozy et 31 % du peuple de France se sont d’ores et déjà bien
compris et ont décidé de faire le chemin ensemble, celui du nouveau rêve
français. Je sais qu’ils ne seront pas déçus. S’il est élu, notre candidat
fera tout ce qu’il a dit. Je veux dire à ceux qui l’ont déjà choisi — ainsi
qu’a tous ceux qui ont fait un autre choix au 1er tour — que c’est un type
bien. Les caricatures doivent être jetées aux orties.

J’ai partagé tant de choses avec lui. Je veux être un des témoins de son
humanisme, de sa chaleur, de sa gentillesse, de son attention portée aux
autres, de ses coups de gueule — certes — mais n’est-il pas un leader ? Sa
liberté de ton lui joue parfois des tours, notamment en termes d’image. Mais
après tout, n’est-ce pas sa façon à lui de ne pas tricher, de ne pas mentir
?

On peut ne pas être d’accord avec son analyse, avec ce qu’il propose, alors
il faut voter pour un autre candidat. Mais je dis à tous ceux qui partagent
sa vision : “Rejoignez-nous !”. Ceux qui veulent vous faire peur ne sont
pas, au fond, des démocrates. Ils masquent leurs insuffisances par le
portrait blessant qu’ils font de leur concurrent en position de l’emporter.
S’il est élu, Nicolas Sarkozy sera j’en suis sûr un grand chef d’Etat,
exigeant certes, surtout avec lui-même, mais protecteur de notre nation et
des Français.
Participez à la rencontre entre la France et cet homme au destin
exceptionnel ! C’est un don de l’Histoire. Appréciez ce moment rare de notre
démocratie, vivez le pleinement !

Rien n’est joué pour le deuxième tour, mais une chose est sûre : d’ores et
déjà, un nouvel homme d’Etat est né.

23 avril 2007

Historique !

C’est la preuve aussi que la politique intéresse les françaises et les français dans la mesure où l’on pose les vraies questions de société et on leur propose des choix clairs et des solutions très concrètes.

En recueillant 31% des suffrages, Nicolas Sarkozy est nettement en tête de ce premier tour de l’élection présidentielle. Il a obtenu ce bon résultat car il a su parler clairement aux français avec courage et détermination.

La France a besoin d’un Président préparé, avec des choix clairs et un grand dessein pour notre pays. C’est pour cela que nous devons nous rassembler, quel qu’ait été votre choix du premier tour.

Ensemble, tout devient possible. Ensemble nous pouvons laisser libre cours à notre rêve : celui d’une France fraternelle, rassemblée pour faire face à son destin.

C’est une œuvre formidable, tout particulièrement pour les jeunes générations. Rejoignez nous nombreux !

13 avril 2007

Réunion Publique du 12 avril 2007 à FRETIGNEY

Chers Amis,
Permettez-moi tout d’abord de vous remercier d’être aussi nombreux ce soir. Je voudrais mettre l’accent sur trois points et vous donner une information en exclusivité…
Les trois points :

  1. notre union exemplaire
  2. notre bilan très positif
  3. notre projet de société porteur d’espérance
  4. l’info : je suis candidat à l’élection législative de la 1ère circonscription de la Haute-Saône

1/ L’UNION

A chaque fois que nous avons été rassemblés autour de nos idées communes, nous avons gagné et surtout nous avons fait gagner la France. Il en est de même de nos dossiers départementaux. A chaque fois que nous avons été unis et parfois au delà de notre majorité, la Haute-Saône a gagné.
Je constate avec un grand plaisir que nous avons fait le rassemblement des idées communes entre gaullistes, centristes, libéraux. Nous le disions depuis longtemps. Désormais, c’est fait et c’est solide. Ce qui nous rassemble est beaucoup plus fort que ce qui pourrait nous séparer.
Depuis 5 ans – nous avons pu le constater au sein de notre groupe de 360 parlementaires venus de ces trois horizons – nous avons pratiquement toujours été d’accord sur tout.
L’union, c’est aussi le rassemblement des femmes et des hommes qui incarnent ces idées communes, cette vision commune de notre pays. Je constate également aussi bien au plan national qu’au plan départemental, nous sommes tous rassemblés. Les tempéraments sont ce qu’ils sont, les parcours individuels aussi.

Ce soir, ici à Frétigney, tout le monde est là et c’est un gage de succès incontournable.

2/ NOTRE BILAN

Notre bilan est très positif.
Dire ce que l’on va faire, faire ce que l’on a dit. J’ai relu mes engagements de 2002. Ceux que j’ai pris en tant que membre de la majorité, engagements collectifs ; et ceux qui m’étaient personnels. Et bien, je peux vous dire que je suis très serein. Le devoir a été accompli.
Je me souviens de ce dimanche du 2ème tour des législatives, « Chez Berthe » à Seveux, je vous avais dit que je m’apprêtais à « labourer » la première circonscription que le suffrage universel venait de me confier. Je vous avais dit que chaque année, je reviendrais vous voir pour des bilans de mandat dans chacun des cantons de cette circonscription. C’est ce que j’ai fait et je dois dire que ce fut pour moi très utile.
J’avais pris également l’engagement de faire avancer les grands dossiers de ce département. C’est fait. La liaison Langres – Delle par Combeaufontaine et Vesoul qui irriguera une très grande partie de notre circonscription est désormais solidement actée.
Nos hôpitaux publics sont tous confortés.
Nous nous sommes bien sortis des cartes scolaires annuelles. Tous les projets ou presque qui ne nous paraissaient pas justes ont été revus. J’ai dû parfois aller jusqu’à l’Elysée pour obtenir satisfaction, dans la journée, lorsque cela était nécessaire.
Notre tissu d’entreprises, malgré quelques disparitions se porte plutôt bien et je suis allé au chevet de celles qui ont eu des difficultés et nous avons contribué à en développer et sauver un grand nombre.
Au chapitre des regrets, je citerais l’implantation de l’usine d’incinération à Noidans le Ferroux que je n’ai pas pu empêcher. Ce fut une décision anachronique et anti-économique. L’obstination de certains élus qui ne sont pas du secteur, ajoutée à un manque de vision prospective de développement durable ont conduit à cette regrettable décision.
Sur le plan national, nos résultats sont excellents. Les gouvernements successifs que nous avons soutenus ont bien travaillé. Oh, certes, nous aurions pu aller plus loin et plus vite, mais la France est la France et la réforme nécessite du temps, du dialogue et surtout de la justice.
Mais, regardons les choses avec objectivité :

  1. sur le plan international, la France a été exemplaire
  2. 10 000 vies ont été sauvées sur les routes et des centaines de milliers de blessés graves en moins
  3. nous enregistrons actuellement une baisse du chômage sans précédent depuis plus de 20 ans. C’est le résultat d’un travail de très longue haleine.
  4. Qui peut nier une baisse spectaculaire de la délinquance
  5. Le problème de l’immigration a enfin été mis sur la table d’une manière courageuse.

 

Nous avons donc commencé à remettre la France petit à petit sur les rails. Mais il faut aller beaucoup plus loin pour redonner l’espérance aux françaises et aux français.

 

3/ NOTRE PROJET DE SOCIETE

Au delà de l’élection présidentielle, si comme je le souhaite, Nicolas Sarkozy est élu Président de la république, nous devrons lui donner une majorité qui lui permette d’amplifier le redressement de notre pays. Tout cela est très lié : élection présidentielle, élections législatives. C’est le quinquennat qui implique cette concomitance des échéances et donc cette nécessaire cohérence que nous devons avoir entre le projet présidentiel et le programme législatif.
Ma vision de l’avenir est organisée autour de deux grands piliers, celui des valeurs et celui de l’organisation de la société qui en découle.
Les valeurs auxquelles je suis attaché sont celles de la France éternelle, la France des lumières. Celle que Mai 68 a abîmé et que nous devons impérativement restaurer.
La Nation, tout d’abord – l’identité nationale, ce n’est pas un gros mot. Rattacher cette expression au problème de l’immigration n’est pas une provocation. Comment réfléchir à notre identité nationale, si en toutes circonstances nous ne réfléchissons pas aux flux migratoires.
Le travail – depuis tant d’années, nous avons laissé à d’autres le soin de défendre la valeur « travail ». Il faut le remettre au centre de la vie sociale de notre pays, sinon nous aurons un retour de balancier très fort. Il n’est plus supportable qu’un travailleur, qui se lève tôt le matin, ne puisse pas faire vivre sa famille des fruits de son travail. Il n’est pas supportable qu’entre deux individus, l’un qui choisit de travailler et l’autre qui est en position de refus, il n’y ait pas de différence significative de pouvoir d’achat.
Le respect – vivement qu’à nouveau les élèves se lèvent lorsque le professeur rentre dans la classe – vivement qu’à nouveau un jeune dans un bus se lève pour laisser sa place assise à une personne plus âgée. Chers amis, ces valeurs ne sont pas ringardes. Elles sont au contraire au cœur de la citoyenneté moderne. J’ai le sentiment que nous avons une responsabilité historique à les réhabiliter, si nous voulons que nos enfants vivent une France rayonnante et apaisée.
Avant de se défausser sur l’Europe ou sur la mondialisation, faisons déjà en sorte que notre pays fasse ce qu’il doit faire à l’intérieur. Cela ne dépend que de nous. C’est une question de volonté politique.
Depuis un demi siècle, il y a bien eu deux courants de pensée dans notre pays.
D’un côté, ceux qui, animateurs de 68, ont interdit d’interdire partout, ont décrété le siècle du temps libre, ont d’ailleurs créé un ministère qui porte ce nom et puis enfin ont rendu obligatoire les 35 heures, c’est à dire qu’ils ont distribué l’argent du contribuable aux entreprises et particulièrement au grands groupes pour empêcher leurs salariés de travailler.
Et puis, il y a ceux qui, comme nous, avaient, chevillées au corps, les valeurs fondamentales que je viens de rappeler et qui n’ont peut être pas suffisamment oser les défendre.
Aujourd’hui, il est temps de relever la tête, d’affirmer nos convictions car je suis persuadé qu’elles sont partagées par un très grand nombre de français, bien au delà des clivages politiques. C’est ça la mission historique qui est la nôtre dans les cinq ans qui viennent, autour de notre nouveau Président de la république.
Le 2ème pilier de cette vision de la société, c’est celui de notre organisation socio-économique. La fermeté dans les valeurs sociétales doit être associée à un humanisme de tous les instants dans la conduite de notre politique. La justice sociale doit guider toutes nos démarches, toutes nos décisions. La justice sociale, ce n’est pas la justice des socialistes, ce n’est pas l’égalitarisme qui conduit à tirer tout le monde vers le bas, mais c’est donner plus à ceux qui ont moins et surtout permettre à celui qui veut travailler plus de gagner plus. C’est permettre à tous ceux qui veulent entreprendre, de pouvoir le faire en France, sans être montrés du doigt ou surtaxés.
La société du libre choix doit être notre modèle. Permettre à l’entrepreneur d’entreprendre, au travailleur de travailler et à celui qui veut lever le pied de le faire aussi, mais avec les conséquences logiques et justes que cette démarche entraîne.
La justice sociale sera le point incontournable de notre capacité à réformer notre pays. Si nous voulons pouvoir encore servir des retraites dignes de ce nom à nos retraités, il faudra accepter que ceux qui sont en pleine forme travaillent un peu plus, car qui peut nier que nous vivons plus longtemps, que nos enfants entrent dans l’activité plus tard, que la santé à laquelle nous tenons tous, coûte cher. Tout cela, c’est notre modèle français et nous devrons faire un effort collectif pour trouver des financements et le pérenniser. C’est cela aussi la solidarité inter-générationnelle à laquelle je suis particulièrement attaché.
Voilà quelques pistes, car je ne souhaite pas ce soir vous asséner un long catalogue. La campagne législative permettra de développer et de préciser toutes les propositions.
Enfin, je ne crois pas que nous puissions reconquérir le cœur de nos compatriotes, si nous oublions le 3ème mot de la devise de la République, c’est à dire, la FRATERNITE. Liberté, chacun d’entre-nous en demande beaucoup et c’est bien normal. L’égalité, je lui substituerai volontiers le mot équité, mais la fraternité, quel beau mot, ne l’oublions jamais, si nous voulons réformer, redresser notre pays. Nous devrons le faire dans cette exigence de fraternité. Nous ne devons pas renier la belle histoire de France, faite de conflits, de guerres, mais aussi de 2000 ans de chrétienté.
La République c’est aussi notre capacité à faire vivre et progresser nos valeurs spirituelles. Les françaises et les français sont fondamentalement bons, attachés à la solidarité, à l’amitié. Ils sont toujours prêts à se mobiliser pour les causes difficiles. Pourquoi, ne pourrait-on pas dans le même esprit, redresser la France, en y faisant adhérer une très grande partie de nos concitoyens.
C’est cela notre grand défi, celui de l’espérance en une société plus juste mais plus exigeante et plus fraternelle.
Merci encore une fois d’être là, aussi nombreux.
Que la campagne continue dans l’esprit actuel. Elle est intense, mais elle est belle et enthousiasmante. Mais n’oubliez pas qu’un match n’est jamais terminé avant la fin.

Quand on n’a pas tout donné, on a rien.

Quatre questions à Alain Joyandet

Vous avez été en 2002 le seul sénateur à démissionner du Sénat pour vous présenter à l’Assemblée nationale. Pas de regrets ?

Non, l’Assemblée nationale, c’est le suffrage universel, c’est la proximité. C’est moins confortable, mais c’est l’action et la remise en cause permanente.
Cette circonscription électorale, c’est aussi toute ma vie : ma jeunesse avec mes parents à Champlitte, puis dix ans dans le pays graylois et enfin Vesoul. Partout, j’y compte des amis sur qui m’appuyer et qui sont les garants de mon action dans de nombreux domaines : entreprises, services publics, culture, sports, vie associative…
J’avais envie de rendre à ce secteur que j’aime ce qu’il m’a offert de bonheur et d’amitié. Nous sommes en train d’en faire une terre d’avenir formidable pour nos enfants.

De très beaux succès été obtenus. Certains diront historiques pour nos équipements publics…

Oui, je me suis énormément investi sur deux dossiers très importants : les hôpitaux et la route. Avec la relance de l’hôpital de Gray et la création d’un établissement totalement neuf à Vesoul, c’est l’ensemble de notre service public de santé haut-saônois qui est conforté pour longtemps. C’est un travail de longue haleine dont les résultats sont désormais visibles tout comme le sera dans quelques années celui de l’autoroute Langres – Combeaufontaine – Vesoul. C’est désormais acté : sans remettre en cause les travaux routiers débutés à l’est du département, j’ai obtenu l’engagement de l’État et des collectivités territoriales pour accélérer le programme routier à l’ouest du département. C’est toute la circonscription qui en bénéficiera.

Et l’emploi ?

Sortir le dossier RN19 de l’impasse, c’était un défi important pour préserver et conforter les milliers d’emplois industriels.
Je me suis aussi personnellement impliqué aux côtés d’entreprises qui ont rencontré des difficultés. Nous les avons sauvées et aujourd’hui elles se développent à nouveau. C’est tellement difficile de créer des emplois que lorsqu’une structure existe avec un savoir-faire, il faut tout mettre en œuvre pour la maintenir. C’est aussi un combat pour notre monde rural : préserver les emplois existants, soutenir l’agriculture, l’artisanat, le commerce et les services publics. J’ai été aussi particulièrement attentif à nos écoles pour lesquelles, vous le savez, je suis souvent intervenu.

Votre engagement auprès de Nicolas Sarkozy, pourquoi ?

Je le connais depuis longtemps. Il a un véritable projet de société fondé sur des valeurs fondamentales qui sont celles du travail, du respect, de la responsabilisation et de l’encouragement à l’entreprise individuelle et collective… des valeurs dans lesquelles je me reconnais.
Contrairement à ce que l’on dit parfois de lui, je peux vous assurer qu’il est très attaché à la présence de nos services publics, à la régulation et à l’intervention de l’État. Regardez comment il a sauvé Alstom. On le voit, son projet de société est très équilibré, rigoureux mais aussi humaniste et surtout il ne se résigne jamais et n’accepte pas la fatalité. Sa vision de la France et son courage politique me conviennent bien et j’ai le sentiment que cela conviendrait bien aussi à notre pays. Ce sont nos concitoyens qui en décideront démocratiquement.

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