Blog-Notes d'Alain Joyandet

4 février 2008

En Congrès à Versailles pour adopter le Traité européen

Comme je vous l’avais confié dans mes précédents billets, (14 Décembre 2007, 15 Janvier 2008) je considère que cette ratification est un symbole fort pour la France.

Nicolas SARKOZY s’était engagé durant la campagne présidentielle à faire adopter un traité sur les institutions européennes. Ce traité simplifié, dont le Président de la République est à l’origine, permet à la France de revenir au centre de l’Europe. C’est la raison pour laquelle le Président de la République a décidé que la France serait un des premiers pays à ratifier le traité simplifié.

C’est un message fort que la France adresse à ces partenaires. La France peut aborder ainsi, sa présidence de l’Union, au 1er juillet 2008, dans les meilleures conditions possibles.

Le Traité simplifié n’est plus une Constitution, c’est un traité purement institutionnel qui permet à l’Europe à 27 de fonctionner correctement dans le respect des choix démocratiques de chacun.

L’Europe de Lisbonne renforce le rôle des Parlements nationaux sur le contrôle de la subsidiarité, se dote d’un visage pour l’incarner, instaure des nouvelles procédures de vote respectueuses du poids démographiques des Etats membres, étend à la majorité qualifiée des domaines où nous ne pouvons pas agir seul : lutte contre le terrorisme, lutte contre le changement climatique…..

Les craintes exprimées lors du référendum de 2005 ont été entendues et prises en considération.

A l’heure de la mondialisation et de l’émergence de nouveaux géants économiques et politiques, les institutions européennes doivent être plus efficaces afin de répondre aux attentes légitimes des citoyens de l’Union.

L’Union européenne aujourd’hui c’est 27 pays membres, c’est 485 millions d’habitants, c’est la première puissance économique et commerciale mondiale.

2 février 2008

Plus tard: Un plan “Santé Jeunes” indispensable

Ainsi s’achève cette semaine “Santé”, fil rouge de l’actualité politique, qui j’espère vous aura appris l’existence de certaines données, actions et projets. Je reste fortement impliqué sur ces thématiques, je les juge essentielles.

Sur un plan plus local, vous avez également pris connaissance de mon projet, de notre projet pour Vesoul, et je reste à votre entière disposition pour répondre à toutes vos questions le concernant.

30 janvier 2008

Mon avis sur le rapport ATTALI

Pour vous répondre en toute honnêteté, je souhaite féliciter les membres de cette commission pour leur travail, leur recherche de consensus et leur vision globale offerte aux leaders politiques actuels et futurs.

Ensuite, je pense comme vous que ce rapport ouvre des perspectives de réflexion. C’est une première étape qui donne les bases de nombreux changements sur lesquels nous pouvons nous prononcer.

Par ailleurs, comme tous les rapports, il a vocation a être examiné très précisément et sa mise en œuvre sera forcément partielle, selon les avis que le Parlement, le Gouvernement, le Président de la République, les acteurs économiques et la société civile rendront. Je souhaite donc vous rassurer ici: toutes ces mesures ne seront pas appliquées si elles sont jugées contraire à vos intérêts.

Sur un plan personnel, je souhaite accorder mon appui à la mise en œuvre du haut et très haut débit prévu dans la décision n°50. Il me semble en effet que la fracture numérique doit être réduite, au bénéfice des ménages mais aussi des entreprises. C’est la condition sine qua non d’un développement équilibrée et d’une croissance partagée.

Je suis également favorable à la décision n°312 qui permet d’étendre les dispositifs d’épargne salariale dans les PME en abaissant le seuil rendant la participation obligatoire à 20 salariés. Ces entreprises bénéficieraient d’un taux d’impôt sur les sociétés réduit.

Ces mesures en faveur de la participation vont dans le sens des récentes propositions du Président de la République de prévoir le partage des bénéfices avec 1/3 pour les actionnaires, 1/3 pour l’investissement et 1/30 pour les salariés.

Fortement engagé dans cette voie, je me félicite que la prime de 1000 euros défiscalisée pour le PME de moins de 50 salariés, dont je suis l’un des instigateurs, soit un véritable succès.

16 janvier 2008

La première pierre du Centre de tri postal de Vesoul a été posée!

Monsieur le Président de la Communauté de communes,
Monsieur le Directeur du courrier,
Monsieur le Directeur d’établissement,
Mesdames et messieurs les Maires et délégués de la communauté de communes,
Mes chers collègues,
Mesdames et Messieurs,

J’évoquais hier soir, à l’occasion de la traditionnelle soirée des voeux aux vésuliens, que Vesoul devait reposer sur ses deux pieds, d’une part celui d’une économie à laquelle nous devons toujours être attentifs et puis, d’autre part, celui du service public, bien nécessaire pour que notre ville – préfecture soit en situation d’apporter à l’ensemble de la population haut-saônoise ce qu’elle est en droit d’attendre.

Avec la pose de cette première, j’ai le sentiment que nous réussissons un joli coup, pour les raisons qu’évoquait à l’instant le Président de la Communauté de communes à propos de la réhabilitation de la zone poincaré et des possibilités de renouvellement urbain offertes rue Beethoven mais aussi parce que ce projet est pour nous « un joli coup » pour conforter Vesoul à la fois sur le plan économique mais aussi du service public.

D’abord sur la plan économique parce qu’à l’heure de la concentration et de la régionalisation des activités, nous confortons une centaine d’emplois à Vesoul et qu’il n’était pas écrit à l’avance que le modernisation du centre de tri se ferait forcément à Vesoul.
Il nous fallait trouver le lieu et réunir les conditions économiques pour finaliser ce projet. La Communauté de communes dont c’est la compétence à assumer pleinement ses prérogatives ce qui vient confirmer mes propos hier soir sur l’intercommunalité et sa capacité à prendre en charge ce type de problématique pour l’intérêt de l’agglomération toute entière.

C’est aussi une bonne nouvelle pour notre service public auquel je suis très attaché.

A l’occasion de la venue du Président Jean-Paul BAILLY en mars dernier, visite au cours de laquelle nous avions signé le protocole d’accord et inauguré les nouveaux locaux de l’agence Ile-verte, je me réjouissais des bonnes relations qui unissent la Ville de Vesoul et La Poste dont la présence sur notre commune atteste de la bonne tenue du service public postal.

Il y a bien sûr l’agence Ile-Verte et la direction départementale installées dans les même locaux, il y aussi le bureau de la rue Georges Genoux mais également l’agence postale communale des Rêpes dont les horaires d’ouverture ont été amplifiés et enfin, l’ensemble des boites à lettres dispersées sur Vesoul et qui, elles aussi, participent à leur niveau à rendre service au public.

Je note d’ailleurs avec satisfaction que la modernisation du réseau en TERRAIN (TERRitoire d’Attractivité et d’INitiative) s’est engagée dans la concertation et que les agences postales communales, qui sont un élément de la réforme du réseau postal, font désormais l’unanimité.

Preuve s’il en est, que toute réforme est possible dans la mesure où l’on se donne les moyens d’expliquer et d’engager une concertation bien nécessaire quand il s’agit d’aborder la réforme d’un service public quel qu’il soit.

Voilà donc un beau projet de modernisation et d’évolution du service public, voulu, je le rappelle, par l’ensemble des politiques de droite comme de gauche dans le cadre de l’ouverture du marché postal à la concurrence.

Preuve également qu’il est possible de concilier contraintes économiques et impératifs de service au public.

Merci Messieurs les Directeurs pour ce beau projet à Vesoul. Je vois en cette première pierre une nouvelle pierre à l’édifice du service public aux cotés de notre service public hospitalier, nos services municipaux, nos voies de communication, nos différents équipements, etc…

Je suis heureux que nous ayons pu donner le coup de pouce nécessaire à la concrétisation de ce projet. La Poste se modernise et Vesoul aussi. Voilà une démarche de développement qui me convient parfaitement.

Merci

Alain Joyandet

15 janvier 2008

Modifier la constitution pour adopter le Traité de Lisbonne

Je souhaite vous préciser que la négociation d’un traité européen simplifié, ainsi que sa ratification par voie parlementaire, avaient été abordées dans le programme présidentiel de Monsieur Nicolas SARKOZY. Au deuxième tour des élections présidentielles, Nicolas SARKOZY a été élu à une large majorité – plus de 53% des suffrages exprimés. Alors qu’il avait été clair sur ses intentions, la démocratie a été respectée.


Par ailleurs, le traité simplifié n’est pas une Constitution. Les éléments les plus représentatifs de l’ancien traité constitutionnel, mais aussi les plus contestés, tels que la création de « lois européennes » ou les symboles de l’Union, ont été supprimés. Le traité simplifié tient ainsi compte des préoccupations exprimées par les Français.


En outre, il était indispensable de parvenir à un accord entre les 27 pays membres de l’Union européenne, afin de débloquer les institutions européennes qui étaient paralysées depuis de nombreuses années. Les grandes orientations sont donc simples, à savoir adapter les institutions européennes à une Union élargie, passer à la majorité qualifiée dans plus de trente domaines et doter l’Union de compétences solides pour affronter les défis de demain.


Ainsi, le Traité simplifié améliore de façon significative le poids de la France dans le processus de décision au Conseil de l’Union européenne, le nombre de voix attribuées à chaque pays se faisant proportionnellement au nombre de la population. Le nouveau Traité permet à l’Europe de mieux fonctionner dans les domaines stratégiques où la prise de décision pouvait être bloquée du fait du refus d’un seul pays. Les institutions deviennent donc plus démocratiques et plus efficaces. Le président de la Commission sera élu par le Parlement européen, renforçant ainsi l’importance des élections européennes et leur influence sur le fonctionnement de l’Union.


De surcroît, la politique d’action extérieure, la politique de défense et l’espace de liberté, de sécurité et de justice de l’Union européenne sont rénovés. Seule une Europe forte peut nous permettre un dialogue d’égal à égal avec nos grands partenaires, tels les Etats-Unis, la Russie ou les pays émergents comme la Chine. Ainsi, avec le nouveau Traité, la mise en place d’un Haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité permettra à l’Union européenne de parler au nom des institutions européennes dans les institutions internationales lorsque l’Union aura adopté des positions communes.


Enfin, concernant le droit des individus, la Charte des droits fondamentaux, qui garantit de nombreux droits sociaux, tels que le droit de négociation et d’action collective, le droit à la sécurité sociale et à l’aide sociale, ou encore la protection contre les licenciements injustifiés, deviendra opposable, c’est-à-dire qu’elle pourra être invoquée par les citoyens européens devant un juge pour faire annuler des actes qui ne la respectent pas ou sont contraires aux droits qu’elle contient.

Je tiens pour conclure à vous dire que je participerai bien au débat législatif permettant la révision du titre XV de la Constitution et voterai ce texte à Versailles lors de la réunion du Congrès le 4 Février.

Tout en respectant votre opinion sur le sujet, je crois que ce Traité est juste, qu’il représente au mieux les intérêts de la France et des français et il est de mon devoir de Député de le défendre.

14 janvier 2008

Mes voeux pour 2008

Monsieur le Préfet,
Chers Collègues et élus,
Mesdames et Messieurs les responsables d’associations,
Personnalités de la Société civile, militaire et religieuse,
Mesdames et Messieurs, Cher(e)s Ami(e)s,

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Aujourd’hui ont eu lieu les obsèques du Président du Conseil Régional de Franche-Comté. Dès samedi dernier, j’ai rendu hommage à Raymond Forni dont le * parcours personnel et professionnel fait désormais de lui une personnalité de l’histoire franc-comtoise. Bien que n’ayant pas les mêmes engagements, je veux publiquement – à nouveau – saluer son courage pour avoir – malgré la maladie -, assumer ses responsabilités politiques jusqu’au bout. Je vous propose d’observer une minute de silence en son honneur.

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Bienvenue à toutes et à tous pour notre désormais traditionnelle soirée des vœux. Cette soirée est l’occasion de nous rencontrer et d’évoquer ensemble le lien qui nous unis : Vesoul, notre ville, le nouveau Vesoul.

LE NOUVEAU VESOUL

On nous dit souvent que Vesoul est devenue une belle ville, où il fait bon vivre. Que ceux qui ne sont pas venus depuis longtemps sont étonnés de la métamorphose de notre cité.

C’est vrai. En une décennie, Vesoul a changé, notre ville est entrée dans le XXIème siècle et nous pouvons tous en être satisfaits :

  • notre centre-ville est rénové, modernisé, dynamisé
  • un tout nouvel hôpital sort de terre
  • le passage à niveau fait partie désormais de l’histoire
  • le Théâtre Edwige-Feuillère est reconstruit,
  • le centre culturel Jean-Marie Goux aussi
  • le stade René-Hologne refait à neuf : bravo aux footballeurs qui nous ont offert un nouveau 32ème de finale à Vesoul. Bravo aussi pour leurs bons résultats en Championnat.
  • Les travaux de l’église Saint-Georges seront achevés comme prévus à noël 2008.
  • Les zones d’activités, les Haberges et Technologia notamment, nous permettent de proposer aux entreprises un cadre de développement.
  • Enfin, notre action sociale et éducative, soit directe, soit en soutenant les associations, est exemplaire.

Autant de défis que nous avons relevés, gagnés pour la plupart, et qui font que notre ville et toute notre agglomération se développent, fortes d’une économie renforcée, d’un service public soutenu, d’un cadre de vie préservé, et tout simplement d’une confiance retrouvée.

Mais c’est déjà le passé et je voudrais évoquer devant vous ce soir les cinq grands enjeux qui s’imposent à nous dans l’avenir.

1. NOTRE ECONOMIE

C’est d’abord la logistique industrielle, notre fer de lance, le savoir-faire de PSA Peugeot-Citroën Vesoul. L’entreprise nous avait demandé de l’aider à gagner une heure dans ses délais de livraison entre Vesoul et Langres pour que le site de Vesoul conserve sa compétitivité de centre mondial des pièces détachées.

C’était la condition du développement de l’emploi.

Nous avons l’assurance de gagner déjà vingt minutes avec la réalisation de l’autoroute Langres-Vesoul et notamment la déviation de Port-sur-Saône.

Le doublement du « Pont Peugeot » va apporter également un gain de temps de vingt minutes pour la logistique interne au site et permet aussi de désengorger la route départementale au quotidien de près de 1000 camions. Les travaux sont en cours. Le pont sera livré au printemps.

De son coté, Peugeot a également investi dans son système informatique, pour raccourcir aussi les délais en interne (également vingt minutes).

L’aboutissement positif de ces différents dossiers a permis de créer un climat serein propre à rassurer l’un des principaux acteurs économiques de notre département et il nous le rend bien. N’oublions pas que Peugeot à créé plus de 1000 emplois durables en quelques années.

Nous devrons donc être attentifs aux délais de réalisation de l’autoroute. C’est capital.

Il ne doit pas y avoir un mois qui passe sans que nous vérifions ce qui passe dans ce dossier.

Ce qui est vrai pour les grandes entreprises, l’est aussi pour les petites. Nous sommes tous très fiers de ce qu’est devenu notre centre-ville tant sur le plan du cadre de vie que celui du petit commerce auquel nous sommes tous très attachés. Nous avons lancé au début de l’année 2007 une nouvelle opération d’aide aux investissements cofinancé par l’Etat, le Conseil général, la Ville de Vesoul avec la collaboration de la chambre de commerce et celle des métiers. Je formule le vœu qu’une majorité de commerçants nous rejoignent dans cette opération pour que notre centre-ville conserve sa modernité et son attractivité.

2. NOTRE ENVIRONNEMENT

Autre enjeu de taille qui s’impose également à la collectivité et à l’ensemble de nos concitoyens, c’est celui de l’environnement. La révolution des mentalités s’est produite. Chacun à désormais conscience que la préservation de l’environnement est une nécessité, motivé il est vrai par une hausse du prix du pétrole qui fait des ravages dans nos porte-monnaie.

A tous les niveaux des pouvoirs publics, européens, nationaux, régionaux et locaux, nous devons nous engager vers une démarche environnementale. Notre ville, comme toutes les autres d’ailleurs, devra elle aussi concrétiser sur le terrain des actions en faveur de l’environnement que ce soit sur le plan des économies d’énergies, du tri des déchets, de la qualité de l’eau, etc….

Je propose que le nouveau quartier que nous allons construire sur le site de l’ancien hôpital soit un modèle en terme de HQE (haute qualité environnementale) et d’économie d’énergie. C’est en 2008 que cela va se décider.

Beaucoup de choses ont d’ores et déjà été faites, je pense notamment à la station d’épuration et au tri sélectif portés par la Communauté de communes. Nos collectivités devront forcément accélérer le mouvement même si à chaque fois, il nous faut rechercher l’équilibre entre le développement économique que j’évoquais tout à l’heure et la préservation de notre environnement.

Cela s’appelle du développement durable et je crois que c’est une démarche désormais universelle que chacun doit s’approprier, à fortiori la collectivité.

3. NOS VOIES DE COMMUNICATION

Un mot également sur les communications directement liées à cette notion de développement durable.

A n’en pas douter, notre ville et notre agglomération sont d’ores et déjà confrontées à l’enjeu de la communication que ce soit par la route, le fer, ou même la communication dématérialisée mais tout de même bien concrète de l’Internet et de tout ce que cela induit comme changement dans notre conception des échanges.

Vesoul est au cœur de profonds changements : l’autoroute est acté, le TGV aux portes de Vesoul annoncé dans un contexte où les villes et les territoires sont en réseau et où l’on n’hésite plus vraiment à vivre à Besançon et travailler à Vesoul et vice-versa.

L’année 2007 fut marquée par une victoire pour la ligne Paris-Bâle : le retour à un train du matin à une heure acceptable permet à la ligne 4 de conserver son attractivité en ligne directe avec Paris. Il nous faut néanmoins aborder l’arrivée du TGV avec pragmatisme et des changements à l’horizon 2011 me paraissent inéluctables.

2008 doit voir s’engager la réflexion concrète et les études de la liaison TGV Vesoul – Auxon. Je suis très heureux que cette idée de relier la gare de Vesoul au TGV à Auxon par le rail fasse son chemin, si je puis dire à grande vitesse. Après l’étonnement, l’adhésion se construit. Je l’ai constaté lors de nos réunions de concertation dans le cadre de « Vesoul 2020 ».

Sur le plan des routes, nous avons signifié à l’Etat et à nos partenaires notre priorité pour la réalisation de la déviation Est. Ce barreau situé entre Quincey et Vallerois-Lorioz pour lequel toutes les déclarations d’utilité publique sont prises permettra de dévier une part importante de circulation venant de Lure ou Luxeuil et qui aujourd’hui traverse tout Vesoul pour rejoindre la route de Besançon.

S’agissant de la RN19 et du franchissement de Vesoul, je reste convaincu que le contournement par le nord dans sa version courte reste la meilleure des solutions à la fois pour les riverains qui subissent les nuisances de la circulation mais aussi pour assurer de nouveaux espaces de développement qui ne pourraient pas voir le jour avec une 2×2 voies coupant notre agglomération en deux.

La concertation publique menée par l’Etat à l’automne ne fait que confirmer le sentiment que nous avions exprimé à l’unanimité dans notre intercommunalité.

Des décisions devraient intervenir en 2008 à la fois pour le barreau Est et le contournement nord.

Enfin, sur le plan de l’Internet, Vesoul devra savoir garder l’avance que nous avons toujours eue depuis une douzaine d’années.

4. NOS SERVICES PUBLICS

Comment ne pas évoquer nos services publics dans notre ville – préfecture, où, à coté de l’emploi privé, l’emploi public revêt une importance particulière. Du professeur des écoles au gardien de la paix, de l’infirmière à l’agent des administrations, la diversité des métiers et des services publics présents dans notre ville est un atout qu’il nous faut préserver, réformer si nécessaire, mais aussi consolider, et nous nous y employons.

Je dis souvent que Vesoul doit reposer sur ses deux pieds, à la fois celui du service public et celui de l’économie privée.

Récemment encore, notre ville préfecture s’est vue confortée par la réforme de la carte judiciaire avec une extension du périmètre de compétence des tribunaux d’instance et de grande instance tout en maintenant la présence du tribunal de commerce et du conseil de Prud’hommes. C’est une réforme que j’ai personnellement soutenue d’abord parce qu’elle me parait essentielle pour l’organisation même de la justice et de l’instruction des dossiers. Je me réjouis aussi qu’elle vienne conforter notre ville en tant que chef lieu du département de Haute-Saône. La meilleure preuve, c’est qu’avec Monsieur le Procureur de la République, nous cherchons la solution immobilière pour accueillir les fonctionnaires supplémentaires.

A n’en pas douter, l’évolution de nos services publics sera un enjeu important pour l’avenir de Vesoul.

Le nouvel hôpital avec plus de 1200 emplois, le passage de l’agglomération en zone police avec une vingtaine d’agents en renfort, la création de la brigade anti-criminalité, l’ouverture de formations supérieures à l’IUT et en BTS, nos écoles de quartiers, sont d’ores et déjà des acquis importants pour notre ville.

Notre service public devra aussi mieux intégrer les évolutions sociétales qui s’imposent à nous et notamment le vieillissement de la population pour laquelle nous devons proposer des solutions pour une prise en charge équilibrée entre le « chez soi » et le « médical ».

De même, l’évolution de l’emploi dans notre agglomération nous impose aussi de proposer dans le bassin vésulien, des solutions nouvelles de gardes des enfants. L’emploi féminin particulièrement élevé à Vesoul avec souvent des horaires décalés sont autant de contraintes pour le retour à l’emploi et tout simplement pour l’organisation de la famille auxquelles il faudra donner une réponse.

5. NOTRE INTERCOMMUNALITE

2008 doit être aussi une année importante pour l’avenir de notre collectivité, ville et intercommunalité, tout est lié.

Après les échéances électorales, il est capital de remettre à plat les responsabilités respectives des communes et de la communauté. C’est un chantier capital que nous devons ouvrir sur la base de la logique, de la justice, de la gestion exemplaire des deniers publics.

Je sais que de nombreux collègues maires de l’agglomération nous font l’amitié d’être ici ce soir, que jamais l’intercommunalité n’a été aussi présente et indispensable à l’action collective et je tiens à féliciter publiquement son jeune Président, Alain Chrétien, et l’ensemble de mes collègues maires de la Communauté de communes.

J’appelle donc à une nouvelle étape – sans doute historique – de notre coopération intercommunale pour encore plus d’efficacité de notre service public de proximité.

Il en va aussi de l’ensemble de notre développement socio-économique.

Que l’on travaille à Vesoul en habitant Pusy, que l’on vive à Frotey en travaillant à Vaivre ou Noidans, il est une évidence : nous utilisons les mêmes services publics, nous adhérons aux mêmes associations, nous fréquentons le même hôpital, etc…

L’échelle intercommunale trouve toute sa pertinence dans des domaines de plus en plus variés : elle a prouvé sa compétence à gérer le tri sélectif ou bien à créer des équipements importants tel que le Ludolac et je pense, qu’elle prouvera sa pertinence, c’est la suite logique des choses, dans bien d’autres domaines.

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Vous le voyez, les chantiers importants sont nombreux et seront passionnants. Nous avons tous les atouts pour préparer un avenir prometteur à nos enfants, ici à Vesoul, en Haute-Saône, si nos collectivités et tous les acteurs privés travaillent dans le même sens. C’est que j’ai toujours tenté d’articuler.

Cela me parait essentiel pour entraîner avec nous, tous ceux que la vie n’épargne pas, tous ceux qui vivent des difficultés au quotidien et qui ont besoin du soutien de la collectivité pour se relever et reprendre leur route.

Il nous faudra encore être présents sur tous les registres :
1)imaginer et réaliser les grands projets
2)veiller sur la qualité de vie au quotidien
3)ne jamais laisser personne au bord du chemin.

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Merci à toute notre équipe d’élus. Nos adjoints : Claudine, Véronique, Anne, Jean-Claude, Alain, Raymond, Guy, Denis, Stéphane et à tous les conseillers.

Merci à nos fonctionnaires territoriaux et nos directeurs : Christophe Tary, Jean-Yves Burette, Jérôme Saintigny et tous ceux qui les entourent. Merci aussi aux fonctionnaires des autres collectivités ou de l’Etat.

Merci au Conseil des sages, au Conseil des jeunes.
Merci à toute l’équipe qui a préparé cette soirée.
Merci à vous toutes et à vous tous d’être présents ce soir. J’espère que toutes ces informations vous rendront ce moment utile et – je le souhaite – agréable.

Vous êtes le rassemblement de toutes les énergies, publiques, privées, que nous avons voulu construire patiemment. Quels que soit vos engagements, vos origines, nous voulons que vous ayez votre place à part entière dans l’action collective.

Nous n’avons de cesse de vous consulter, de vous écouter, de vous soumettre nos projets pour mieux les réaliser ensemble, dans la passion.

On ne fait rien sans passion, celle qui décuple l’énergie imaginative et procure le bonheur.

Du bonheur, je vous en souhaite beaucoup, dans votre activité, dans votre famille, à chacune et chacun d’entre vous pour cette année 2008 qui commence.

Merci pour cette chaleur émouvante que je ressens dans nos relations quotidiennes…

9 janvier 2008

Nicolas Sarkozy: une conférence de presse dense et sérieuse

Je suis particulièrement sensible à ses déclarations concernant la nécessaire mise en place d’une politique de civilisation pour «rétablir des normes, des critères, des repères». En effet, je crois comme lui que la politique doit être animée par le souci d’un idéal humain.

Plus concrètement, parmi ses déclarations, j’ai relevé son souhait que le niveau de la participation et de l’intéressement aux résultats des entreprises, pour les salariés, soit fortement relevé, ajoutant qu’un doublement ou un triplement de la réserve de participation, ne le choquerait pas. Le chef de l’État veut que ce dispositif s’étende à toutes les entreprises, y compris celles de moins de 50 salariés qui bénéficieraient, dans un tel cas de figure, d’un impôt sur les bénéfices différencié.

Il a par ailleurs confirmé sa volonté de rendre les stock-options accessibles à tous les salariés d’une entreprise, confirmant une annonce antérieure du premier ministre François Fillon.

Je soutiens également ses déclarations concernant la suppression de la publicité sur les chaines de télévisions publiques. Son idée de développer une “BBC à la française” me semble juste et aller dans le sens d’un service public de qualité. Le mode de financement par une taxe sur les recettes publicitaires supplémentaires des chaines privées doit être étudié pour en déterminer l’assiette la plus juste. En tant que co-président du groupe d’études sur la Presse et l’Information de l’Assemblée Nationale, notamment, je suis ces dossiers avec attention et ne manquerai pas de vous en tenir informé.

Je suis heureux que cette rentrée soit fixée sous le signe du sérieux et de l’engagement, comme il le fait depuis son élection.

8 janvier 2008

Décès de Raymond FORNI

Je tiens à adresser mes condoléances à la famille de Raymond FORNI, Président de l’Assemblée Nationale de 2000 à 2002.

Malgré des idées politiques divergentes, je tiens à rendre hommage au Président de la Région Franche-Comté, dont le courage lui a permis, malgré la maladie, d’assumer ses responsabilités politiques jusqu’au bout.

30 décembre 2007

Réponse à une question locale: On parle de revue générale des politiques publiques, qu’est-ce?

Cette action s’inscrit dans une démarche de performance. Elle vise à :

  • tenir les objectifs de réduction de dépenses et de désendettement sans sacrifier la qualité du service rendu aux Français,
  • engager une réflexion sur le périmètre d’intervention de l’Etat et sur les modes d’intervention et de gestion (Etat, agences, privée),
  • contribuer à la rationalisation des décisions politiques : pluriannualité budgétaire, décisions stratégiques, et arbitrages Etat/sécurité sociale et Etat/collectivités locales.

En pratique

Elle consiste à passer au crible les dépenses de l’État à partir d’un questionnement simple basé sur sept questions :

  • Que fait l’Etat ?
  • Quels sont les besoins et les attentes collectives ?
  • Faut-il continuer à faire de la sorte ?
  • Qui doit le faire ?
  • Qui doit payer ?
  • Comment faire mieux et moins cher ?
  • Quel doit être le scénario de transformation ?

Pour répondre à ces questions, les équipes d’audit, composées d’auditeurs issus des inspections générales interministérielles et ministérielles et du secteur privé, travaillent en partenariat avec les ministères pour identifier les leviers de réformes adéquats.

Les réponses fournies permettront d’améliorer le fonctionnement de l’État et d’engager une réelle rationalité dans la dépense, ce que je juge indispensable.

Pour en savoir plus : http://www.rgpp.modernisation.gouv.fr/

16 décembre 2007

Réponse à une question locale: On parle de la fusion ANPE/ASSEDIC, qu’est-ce?

La fusion de l’Agence nationale pour l’emploi et de l’assurance chômage répond à l’objectif de ramener le taux de chômage à 5 % avant la fin du quinquennat et d’améliorer le service rendu aux demandeurs d’emploi et aux employeurs.

La mission du nouvel organisme sera d’assurer l’accueil, l’inscription, l’indemnisation et l’accompagnement des chômeurs. Chacun d’eux aura un interlocuteur unique et, à terme, les agents s’occuperont en moyenne de 30 demandeurs d’emploi contre 60 actuellement.

Le fonctionnement du service public de l’emploi sera réorganisé, avec l’ensemble des partenaires sociaux, autour de deux structures distinctes : l’Unedic, gérée par les partenaires sociaux, continuera à administrer en totale indépendance le régime d’assurance chômage et fixera les modalités d’indemnisation ; le nouvel organisme rassemblera le réseau des Assedic et celui de l’ANPE.

Les grandes orientations du nouvel organisme seront fixées par une convention conclue entre l’Etat et l’Unedic. Un conseil national de l’emploi, présidé par le ministre en charge de l’Emploi, veillera à la cohérence des politiques de l’emploi.

Le statut des agents de l’organisme fusionné sera unifié. Une instance provisoire sera chargée d’apporter les garanties sociales aux agents de l’Anpe et des Assédic.

Le calendrier : le nouvel organisme verra le jour au second semestre 2008.

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