Je suis rentré hier matin de Madagascar où j’ai participé à une mission multilatérale de la commission de l’Océan indien qui a permis d’évaluer la situation sur place alors que des manifestations, des pillages et des violences ont secoué la Grande Ile depuis plusieurs semaines.

Avec la délégation.
Pour mémoire, la Commission est une organisation régionale qui regroupe les Comores, Maurice, Madagascar, les Seychelles et la France au titre de l’ile de la Réunion. A compter du 1er avril, la France présidera cette commission pour un an.
Cette mission a été importante dans la mesure où elle m’a permis d’avoir des contacts directs avec le Président malgache, le maire de Tananarive, divers représentants de la société civile malgache , ainsi qu’avec le représentant personnel de Ban-Ki-Moon, Secrétaire général des Nations-unies et le représentant de l’Union africaine.

Entretien avec Marc Ravalomanana, Président de Madagascar

Entretien avec Andry Rajoelina, Maire de Tananarive
La France, puissance régionale de l’Océan Indien a ainsi contribué, en appui aux Nations-Unies, à faciliter le dialogue entre les parties, conduites par les représentants des Eglises, dont le rôle social est très important à Madagascar. Ainsi, le Président et le Maire se sont engagés à ne prendre aucune initiative qui puisse conduire à la violence et à des morts supplémentaires, ce dont je me félicite.
Par ailleurs, j’ai rencontré la communauté française composée de plus de 20000 ressortissants afin de les rassurer et de me rendre compte si les mesures d’information du centre de crise, de l’ambassade correspondaient à leurs attentes et à leurs besoins. La communauté française m’a donc semblé très sereine et parfaitement informée, notamment grâce au système de SMS envoyés chaque jour pour les informer.

La situation n’est pas encore stabilisée, le centre de crise continue de suivre la situation heure par heure, et elle est à votre écoute en cas de besoin.

