Blog-Notes d'Alain Joyandet

16 décembre 2008

Les archives photographiques du magazine “Life” accessibles gratuitement sur Internet

Je voudrais aujourd’hui saluer l’initiative du groupe de presse américain Time.

Les archives photographiques du légendaire magazine américain “Life”, dont certaines images sont devenues des icônes du XXe siècle, sont accessibles sur internet.

Quelques 10 millions d’images sont visibles sur un site dédié de Google.


Copyright Time

Ci-dessus une photo du President John Fidjerald Kennedy avec Charles De Gaulle à l’occasion d’une réception diplomatique lors d’une visite à Paris en 1961.

La collection photographique inclut des oeuvres de grands noms du sixième art, comme Alfred Eisenstaedt, Margaret Bourke-White, Gordon Parks ou encore W. Eugene Smith. Le film amateur de l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy par Abraham Zapruder, y figure également.

Selon Time, 97% des photos n’ont jamais été présentées au public jusqu’à présent.

Les photographies sont disponibles gratuitement pour un usage personnel ou de recherche. Mais Time en conserve le copyright et la propriété.

Pour accéder à ces archives, cliquez ici !

8 décembre 2008

Depêche AFP: La France inquiète de certains investissements agraires en Afrique

PARIS, 8 déc 2008 (AFP) – L’exploitation de terres en Afrique par des investisseurs étrangers ne doit pas exposer les populations locales à des crises alimentaires, a souligné lundi le secrétaire d’Etat français à la Coopération Alain joyandet.

“L’arrivée d’investissements extérieurs ne peut pas se faire sans une protection des populations locales contre d’éventuelles crises alimentaires”, a estimé M. joyandet lors d’une conférence de presse à Paris, à l’occasion d’un forum intitulé “Investir pour l’agriculture en Afrique sub-saharienne”.

M. joyandet était interrogé notamment sur le projet du groupe sud-coréen Daewoo Logistics d’acquérir 1,3 million d’hectares de terres à Madagascar, pour y produire du maïs et de l’huile de palme, destinés à l’exportation.

Constatant qu’”achat de terres et baux de longue durée semblent avoir la préférence des investisseurs étrangers”, le directeur général de l’organisation de l’ONU pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), Jacques Diouf, s’était alarmé l’été dernier du risque de voir émerger “un pacte néo-colonial pour la fourniture de matières premières sans valeur ajoutée dans les pays producteurs”.

“Avant qu’il ne devienne massif il faut que ce phénomène soit bien réglé”, a encore affirmé le secrétaire d’Etat français.

“On a vu se développer depuis un an un mouvement de spéculation international sur les matières premières alimentaires qui est préoccupant, nouveau”, a souligné de son côté le ministre français de l’Agriculture Michel Barnier. “Je pense que cela pose un problème de gouvernance”, a-t-il ajouté.

MM. Barnier et joyandet ont réaffirmé la nécessité de relancer une agriculture vivrière en Afrique, à l’occasion de ce forum qui a réuni plus de trente ministres européens et africains, des représentants d’institutions financières et d’organisations régionales ainsi que des entrepreneurs et des producteurs.

Ce forum doit être suivi mardi par une réunion également à Paris sur la mise en oeuvre d’une politique agricole au sein de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

“Je suis convaincu qu’un des leviers pour relever le défi alimentaire et agricole, c’est cette intégration régionale”, a déclaré M. Barnier, soulignant la nécessité d’une “mutualisation” de la gestion de l’eau, des risques, des aléas climatiques.

“Parfois ce n’est pas le manque de production agricole mais le manque de libre circulation” qui est un problème, a souligné de son côté le président de la Commission de la Cédéao, Mohamed Ibn Chambas. “Le problème, c’est le manque d’infrastructures régionales pour faciliter le commerce entre les pays”, a-t-il ajouté.

24 novembre 2008

Inauguration du pont d’Ounans

Samedi dernier, j’ai été heureux d’inaugurer le pont d’Ounans, en présence de Monsieur le maire d’Ounans, Monsieur le Président du Conseil général, de Jean Marie SERMIER, député de la circonscription, de Madame la Préfète et des élus présents.

Ce pont est exemplaire sur au moins trois aspects :

Sur le plan économique tout d’abord.

- 800 véhicules empruntent chaque jour le pont d’Ounans.

- la structure trop légère de l’ancien pont ne supportait plus les lourds convois notamment agricoles.

- plus de 30 entreprises, essentiellement Jurassiennes, sont intervenues dans ce chantier.

• respect des paysages et de l’environnement naturel du site.

- lors de la démolition, une plate-forme en blocs de pierres a été spécialement mise en place afin d’éviter que le béton du pont aille dans la rivière.

améliore la sécurité des automobilistes tout en préservant le cadre de vie des habitants.

Le Conseil général a parfaitement assumé ses compétences en matière de routes et de sécurité des usagers en investissant 3,3 millions d’euros. Avec 100 % du financement, le conseil général est le seul maître d’ouvrage.

En période de crise, il est important de montrer que les collectivités sont présentes pour aider nos concitoyens. On voit aujourd’hui que c’est le respect de certaines valeurs, comme le travail, la droiture, qui nous permettent de garder le cap, même en périodes économiques difficiles. En effet, en tant que chef d’entreprise, j’ai toujours considéré que le capitalisme doit être au service de l’Homme et non pas au service de la finance.

C’est ce genre de valeurs portées par notre région qui doivent être mises en avant.

Je salue d’autant plus la démarche du Conseil Général que j’en comprends les contraintes. Si vous me permettez de faire une parenthèse concernant mes fonctions ministérielles internationales, je travaille moi aussi à un projet de Pont à Haiti.
Cet ouvrage doit aider les populations dans le besoin. Le contexte est certes différent mais les contraintes sont les mêmes.

Et c’est donc en toute connaissance de cause, compte tenu du travail énorme que constitue un tel projet, que je félicite les membres du Conseil général pour cette réussite.

23 novembre 2008

Sur mon agenda cette semaine du 24 au 30 novembre

Lundi 24 Novembre 2008

VESOUL

Mardi 25 novembre 2008

17h00 Conférence euro-africaine sur les migrations et le développement suivie d’une conférence de presse (Hôtel Novotel quai de Grenelle)

Mercredi 26 novembre 2008

10h00 Conseil des ministres

11h15 Conférence de presse au Centre d’accueil de la presse étrangère sur la Conférence internationale de Doha sur le financement du développement

15h00 Questions d’actualité au gouvernement (Assemblée nationale)

Jeudi 27 novembre 2008

12h30 Déjeuner avec Lionel Zinsou, membre du comité exécutif de Pai Partners

Départ pour le Qatar

Du vendredi 28 novembre au mardi 2 décembre 2008

Déplacement au Qatar à l’occasion de la conférence internationale de suivi sur le Financement du développement, chargée d’examiner la mise en œuvre du consensus de Monterrey

22 novembre 2008

L’Agence Nationale de Rénovation Urbaine donne son feu vert pour rénover le quartier du Montmarin à Vesoul

Ville de Vesoul

Conseil municipal du 21 novembre 2008

Projet de renouvellement urbain du Quartier Montmarin

Voici le texte de mon intervention:

Mesdames, Messieurs,
Mes chers collègues,

Je tiens à informer le Conseil municipal que nous venons de recevoir l’accord de l’Agence nationale de rénovation urbaine pour engager le renouvellement urbain du Montmarin.

Nous allons donc sans tarder engager cette opération en 2009, en étroite collaboration avec l’OPAC HLM de Haute-Saône, propriétaire de la totalité des logements locatifs du quartier, soit 965 logements.
Rappelons que le Montmarin, c’est plus d’un tiers (34%) du parc de logement social de la Ville.

Le quartier a bénéficié des différentes politiques de la ville (DSQ – développement social des quartiers de 1984-1989, Banlieue 89 en 1990, Contrat de Ville de 1994 à 1999, Convention site sensible de 2000 à 2006) dont les résultats sont visibles et quantifiables.

Pour les plus récentes, on peut citer :

- La transformation de logements pour l’accueil de services non marchands (Direction Départementale Jeunesse et Sport, organismes de formation, associations d’éducation populaire, permanences d’organismes sociaux, locaux syndicaux, …). Au total, ce sont 7.500 m2 de locaux à usage d’activités tertiaires qui ont été créés, sans compter les 950 « m2 sociaux » alloués à des associations du quartier.

- La création de l’Agence vésulienne de l’OPAC de Haute-Saône qui permet d’inscrire dans la proximité la relation bailleur / locataire.

- La réhabilitation et la requalification de l’espace commercial au cœur du quartier. Un investissement de 200 000 €.

- La réalisation d’un terrain de foot synthétique et de vestiaires. Un investissement de 500 000 € environ.

- La création d’un espace médical : laboratoire d’analyses médicales, médecins, kinésithérapeutes,

- L’implantation d’une annexe du commissariat par transformation d’usage du pied de la tour Blaise Pascal, avec renforcement de la police de proximité (53 000 €)

- La création de la maison des syndicats, regroupement des unions départementales (594 602 €)

- La requalification de la Rue Edouard Belin (500 000 €)

- La création d’un giratoire en entrée de quartier (275 000 €)

- Enfin, 215 000 € ont été engagés au titre du Fonds de Revitalisation Economique (FRE) pour dynamiser l’armature de commerces de proximité du quartier.

Au total, le quartier du Montmarin aura bénéficié de l’ensemble des leviers permettant une mise à niveau et une amélioration des conditions de vie dans les quartiers dit « sensibles » : réhabilitation, intervention sur les espaces extérieurs, transformations d’usage, développement de la multifonctionnalité, action éducative et socio-éducative renforcées, action visant à l’insertion socioprofessionnelle des personnes les plus éloignées de l’emploi, …

Notons aussi en point positif que le taux de réussite au brevet des collèges est identique à la moyenne académique. Notons également que les indicateurs de ressources des ménages ont évolué dans le bon sens (64% des ménages ont des ressources inférieures à 60% des plafonds HLM contre 80% en 1999).

Ces résultats sont aussi imputables aux efforts menés dans le cadre de la politique de la ville (aide éducative) et au dispositif d’encadrement périscolaire.

Je pense désormais que nous devons nous attacher à développer la mixité de l’habitat et de la population pour ne pas stigmatiser les difficultés sociales sur un même quartier.

Les actions entreprises depuis 20 ans ont eu des résultats probants mais n’ont cependant pas permis de compenser l’absence d’attractivité que génère l’urbanisme du quartier reste 5 fois supérieur au souhait d’entrée.

C’est une réalité que nous devons changer.

Le projet de renouvellement urbain soutenu par l’ANRU doit participer à ce changement d’image.

Ce projet global chiffré à plus 10 millions d’euros (soit plus de 65 millions de francs) est un des projets les plus importants jamais réalisés à Vesoul.

Il comprend bien sûr un volet déconstruction qui est la partie la plus visible du projet : dès 2009, avec l’OPAC HLM, nous allons procéder à la déconstruction de la partie nord de la résidence Montaigne, soit 55 logements dont la majeure partie ont d’ores et déjà été reconstruits par anticipation sur plusieurs sites dans l’agglomération vésulienne (Haberges, Navenne, Grand Grésil, Montigny,…).

Nous sommes là pleinement dans nos objectifs : moins de logements sociaux concentrés au Montmarin et une répartition plus équilibrée dans les autres quartiers de Vesoul et les communes de l’agglomération.

Il y aussi la partie moins visible de ce projet mais au moins tout aussi importante. Le projet prévoit en effet la réhabilitation de 262 logements au sein même du quartier.

La Ville de Vesoul dégagera une enveloppe prévisionnelle atteignant 1,8 million d’euros, le reste étant à la charge de l’ANRU et du bailleur social principalement sous forme de prêts à la rénovation urbaine.

Je souhaite que le changement d’image du quartier se poursuive à l’image de ce qui a déjà été fait, encore récemment à l’Espace Villon.

J’avais à ce titre soumis au Conseil municipal lors de la dernière mandature un engagement à hauteur de 2,2 millions euros et je souhaite bien évidement tenir cet engagement. Alors que le projet ANRU va bouleverser la partie sud du quartier, la Ville va engager en complément, avant la fin de ce mandat, la réfection totale du cours François Villon.

Voilà mes chers collègues les éléments d’information que je souhaitais sans attendre porter à votre connaissance au sujet des importants projets que nous avons pour le quartier du Montmarin.

Alain JOYANDET

15 novembre 2008

Réponse à une question locale (et nationale): Non, la France n’abandonne pas les malades du Sida en Afrique!

Contrairement à ce qu’avancent certains, je tiens à répondre très clairement sur ce sujet.

Quelques mots tout d’abord de ce que représente le Fonds Mondial

Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme est le premier instrument de l’aide multilatérale dans la lutte contre les pandémies tueuses.

A l’origine de cette initiative en 2001, la France est le premier contributeur européen, et le Président de la République a confirmé cet engagement à hauteur de 900 millions d’euros pour 2008-2010.

Pour un montant total de près de 10 milliards d’euros, dont 60% en Afrique, 527 programmes ont été financés dans 136 pays. Ce Fonds représente ainsi les deux-tiers environ de l’ensemble du financement international de la lutte contre le paludisme et la tuberculose et 25 % du financement de la lutte contre le VIH/SIDA.

Ses résultats sont très probants car le Fonds mondial a permis à près de 2 millions de personnes infectées par le VIH de recevoir un traitement anti-rétroviral, à 3,7 millions de cas de tuberculose d’être traités. Près de 120 millions de produits ont été distribués contre le paludisme.

Quel pays, en restant seul pourrait prétendre agir aussi concrètement et efficacement ?

Quelques mots enfin du dernier round d’engagement décidé le 8 novembre

Le round 8, qui vient d’être décidé, engage aujourd’hui près de 3 milliards d’euros dans la lutte contre les pandémies. C’est trois fois plus que le round précédent et le niveau le plus élevé de l’histoire du Fonds mondial.

Ce dernier round, le 8ème de l’histoire du Fonds mondial, est un succès partagé par tous, comme le souligne le Secrétariat exécutif (cf. Communiqué) Pour les pays implémenteurs d’abord. Pour les pays donateurs au premier rang desquels figure la France ensuite. Et fondamentalement pour tous les patients et leurs familles.

Grâce à cette décision, ce sont des centaines de milliers de nouveaux patients qui pourront être faire l’objet de programmes de prévention et de traitement.

Tous les pays du Sud, sans exception, et dans le complet respect de leur autonomie, ont voté en faveur de ce nouveau round, qui prévoit pour la première fois des mesures de bonne gestion afin d’éviter les gaspillages dans l’achat de médicaments.

C’est une première réponse concrète à la crise financière et économique. L’aide au développement est plus indispensable que jamais en effet.

5 novembre 2008

Ma réaction, avec Bernard Kouchner, à l’élection de M. Barack Obama à la présidence des Etats-Unis d’Amérique

Voici mon intervention sur RFI de mardi: cliquer ici

Par ailleurs, j’adresse mes plus chaleureuses et très amicales félicitations au sénateur Barack Obama pour son élection à la présidence des Etats-Unis d’Amérique et lui souhaite le plus grand succès pour son action future à la tête de son pays.

La démocratie américaine vient de vivre un magnifique moment, un de ces rendez-vous majeurs qui démontrent périodiquement sa vitalité, sa foi en l’avenir et sa confiance dans les valeurs qui l’ont fondée il y a plus de deux siècles.

Les Français, comme le monde entier, ont suivi avec passion la campagne électorale américaine, et je sais combien ils se réjouissent de l’élection d’un homme attaché au dialogue entre les peuples, les communautés, et à la coopération entre les Nations.

Je rends hommage à l’esprit d’engagement, de générosité et de tolérance qui anime Barack Obama. Je salue les valeurs de respect et de solidarité qui ont fondé son projet politique en une période cruciale pour les Etats-Unis. Solidarité entre les générations, solidarité entre les riches et les pauvres, solidarité à l’égard des plus fragiles de la société américaine. Barack Obama sait que le repli sur soi et les excès du laissez-faire conduisent inévitablement à l’isolement et au conflit.

La France, l’Europe, la communauté internationale ont besoin de son dynamisme, de son refus des injustices et de sa volonté d’aller de l’avant pour bâtir un monde plus stable, plus sûr et plus juste.

La France et l’Union européenne seront prêtes à travailler étroitement avec Barack Obama et avec son administration dans le cadre d’un partenariat transatlantique renouvelé. Ensemble, nous devons saisir l’occasion historique de conjuguer nos efforts pour relever les défis économiques, climatiques ou de sécurité auxquels nous sommes tous également confrontés. Ensemble, nous pourrons mieux assumer nos responsabilités et trouver les solutions qui s’imposent.

Confiant dans les qualités de dialogue et d’écoute de Barack Obama, je serai heureux de travailler avec l’équipe qu’il formera au renforcement de l’alliance deux fois séculaire entre la France et les Etats-Unis pour un monde plus fraternel, plus ouvert et plus équitable.”

Biographie de Barack Obama

Barack Obama, né en 1961 d’un père kenyan et d’une mère originaire du Kansas, est juriste de formation, docteur de l’université de Harvard. Il est depuis 2004 sénateur au Congrès pour l’Etat de l’Illinois. Il s’est fait connaître à l’échelle du pays dès 2002, en s’opposant publiquement à l’intervention en Irak. Sa candidature pour l’investiture démocrate s’est imposée sur les thèmes du changement et de l’espoir face à celle d’Hillary Clinton, au terme d’une campagne exceptionnellement longue et onéreuse : entre janvier et juin, M. Obama a recueilli quelque 287millions de dollars de la part de plus d’un million et demi de donateurs. Il est le premier candidat métis Africain Américain investi pour l’élection présidentielle par l’un des deux principaux partis.

3 novembre 2008

Une rencontre d’échange et de concertation avec des ONG françaises

J’ai reçu ce lundi la plate-forme d’ONG Coordination Sud ainsi que les représentants d’Oxfam, de Médecins du monde et du CCFD pour faire le point sur la politique française en matière d’aide publique au développement (APD).

Au cours de la réunion, j’ai confirmé que les projets de santé et d’éducation prévus dans les deux prochaines années en Afrique subsaharienne seraient, dans leur majorité, maintenus.

Par ailleurs, je me suis engagé à soutenir l’édification d’une Maison de la solidarité internationale, lieu de rencontres et d’échanges entre les acteurs du développement.

Enfin, nous sommes convenus, avec les représentants des ONG, de nous rencontrer à intervalles réguliers, au moins une fois par trimestre, pour poursuivre le dialogue et renforcer la concertation.

Dans trois jours, le montant de l’aide publique au développement 2009-2011 fera l’objet de débats au Parlement. Dans le document qui sera soumis aux députés, les crédits de paiement de la Mission APD passeront de 3 090 millions en 2008 à 3 166 millions en 2009.

11 octobre 2008

Réponse à une question locale: Comment peut-on regarder les espèces animales s’éteindre sans rien faire?

Vous êtes nombreux à avoir réagi à la publication par l’UICN de la liste des espèces menacées.

Constat

Comme on pouvait s’y attendre, la situation continue à se dégrader et la liste d’espèces en voie de disparition atteint désormais 16 119 espèces animales. Des animaux bien connus du grand public comme l’ours blanc, l’hippopotame ou la gazelle du désert pourraient bien disparaitre au cours des prochaines décennies.

« La tendance qui se dégage de la Liste rouge de l’UICN 2006 est claire : la perte de biodiversité s’accélère au lieu de ralentir » déclare Achim Steiner, Directeur général de l’Union mondiale pour la nature (UICN). S’il est normal que des espèces disparaissent de temps à autre, on assiste ici à une véritable érosion de la biodiversité, 100 à 1000 fois plus rapide qu’elle ne devrait l’être. La cause la plus importante est l’homme, par la destruction des habitats naturels, l’introduction d’espèces envahissantes dans les écosystèmes, la chasse et la pêche excessives ainsi que la pollution.

Le réchauffement de la planète inquiète également les biologistes, car il pourrait donner le coup de grâce à certaines espèces. La banquise fond de plus en plus en été, ce qui limite le terrain de chasse des ours polaires. Au contraire des glaciers, les déserts s’étendent actuellement. Mais leur faune est tout de même en danger à cause d’un manque de réglementation de la chasse. Ainsi, au Sahara, la gazelle dama est en danger critique d’extinction. D’autres comme l’oryx de Libye n’existent déjà plus à l’état sauvage.


Oryx de Lybie- Photo Antonio de Croce

Action

Le sommet organisé par l’UICN, auquel j’ai du renoncer à participer pour cause d’agenda chargé, est la meilleure preuve de l’engagement de nombreux pays à agir contre ces menaces.

La France, par le biais de sa coopération, a renouvelé son accord-cadre avec l’UICN pour la période 2009-2012 lundi à Barcelone.

Cet accord-cadre, qui fait suite à celui signé en 2005 pour une première période de quatre ans, comprend une enveloppe totale de huit millions d’euros sur trois ans dont quatre millions d’euros de subventions apportées par l’Agence française de développement (AFD). Il prévoit également la mise à disposition de sept conseillers techniques français auprès de l’UICN.

“La France est le premier de nos partenaires principaux à renouveler son soutien technique et financier à l’UICN pour la période 2009-2012″, a souligné à cette occasion Julia Marton-Lefèvre, directrice générale de l’UICN, devant la presse.

Je suis heureux que notre action, au Ministère de la Coopération soit reconnue au niveau international et je reste très attentif à ce que la France soit présente sur le terrain du changement climatique, de la protection de la biodiversité ou des cours d’eaux.

Je reviendrai sur ces dossiers traités ici, au Ministère de la coopération dans un prochain billet.

6 octobre 2008

Le Prix Nobel de Médecine 2008 est attribué à …

…aux Français Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier, pour avoir découvert dès 1984, le virus immunodéficitaire (VIH) responsable du sida, et à l’Allemand Harald zur Hausen pour ses travaux permettant d’identifier le virus responsable du cancer du col de l’utérus (500.000 femmes/an dans le monde).


La découverte de la professeur Barré-Sinoussi, 61 ans, et du professeur Montagnier, 76 ans, “a été essentielle à la compréhension actuelle de la biologie de cette maladie et à son traitement antirétroviral”, selon le comité Nobel. “L’importance de leur travaux doit être considérée dans le contexte de l’épidémie omniprésente dans le monde et qui affecte près d’1% de la population”, note t’il encore.

On estime que 33 millions de personnes séropositives vivent actuellement dans le monde.

Le chercheur allemand recevra la moitié du prix de 10 millions de couronnes suédoises (1,02 million d’euros) et les deux autres lauréats français se partageront la seconde moitié.

Ces dernières années, le Nobel de médecine avait surtout récompensé les travaux sur la génétique. L’année dernière, les Américains Mario Capecchi et Oliver Smithies et le Britannique Martin Evans avaient été récompensés pour leurs découvertes sur le ciblage de gène.

Les lauréats du Nobel recevront leur prix le 10 décembre à Stockholm et à Oslo pour celui de la paix.

Je suis fier que la France soit ainsi récompensée au travers de nos deux brillants chercheurs et je rappelle que l’effort fait en direction des malades du SIDA notamment en Afrique, représente plus de 360 millions d’euros par an. Par le biais du Fonds Mondial, d’Unitaid et des dispositifs de coopération bilatéraux, la France soigne près d’un malade sur 10 partout dans le Monde.

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