Blog-Notes d'Alain Joyandet

20 juin 2011

Les 30 ans de la fête de la musique

Vesoul vous invite à venir fêter les 30 ans de la fête de la musique dans ses rues du centre-ville piéton à cette occasion.  Du rock, des chants, de la musique d’harmonie, de l’électro ou de la salsa…tous les styles et tous les genres sont au programme.

Je tiens à saluer la nouveauté de cette année avec un spectacle dédié aux jeunes enfants de 3 à 7 ans  : “les vacances de Noémie” qui se déroulera à la bibliothèque municipale Louis-Garret de 17 h à 17 30.

Pour cet anniversaire n’oublions pas que la fête de la musique s’adresse à tous les amateurs comme aux professionnels, elle est ouverte à tous ceux qui aiment la musique. Alors n’hésitez pas, venez dans les rues de Vesoul pour jouer, chanter et même danser.

bonne fête de la musique à tous !



23 juin 2010

Pour les femmes chefs d’entreprise

Je suis très heureux de recevoir ce soir à 18h15 les dix-huit chefs d’entreprise africaines en formation à l’Ecole Nationale de l’Administration (ENA).
Un point presse se tiendra à cette occasion à 18h45 au Secrétariat d’Etat (27 rue de la Convention, 75015).
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du programme « Genre et économie en Afrique, les femmes actrices du développement », volet économique du Plan d’action en faveur de  l’autonomisation des femmes en Afrique que j’ai lancé en décembre 2008 et doté de 30 millions d’Euros sur 3 ans.
Ce programme vise à renforcer l’autonomie économique, personnelle et décisionnelle des femmes en Afrique subsaharienne francophone et à promouvoir l’égalité des sexes au sein des filières économiques et, plus généralement, au sein de tous les espaces de gouvernance.

En partenariat avec le Ministère des Affaires Etrangères et Européenne, et avec le soutien de Terrafemina, l’ENA accueille pendant trois semaines ces femmes d’affaires du Burkina Faso, Mali, Togo, République Démocratique du Congo, Cameroun, Sénégal pour les former au techniques de management et leur faire rencontrer des représentants français d’organisations professionnelles ainsi que des femmes issues du monde politique.

20 juin 2010

Sur mon agenda cette semaine, du mardi 22 au jeudi 24 juin

Mardi 22 juin 2010

11 h 30        Réunion du groupe UMP – Assemblée Nationale

15 h 00        Questions d’actualité – Assemblée Nationale

Mercredi 23 juin 2010

08 h 30        Petit-déjeuner avec MM. Bernard KOUCHNER et Pierre LELLOUCHE – Quai d’Orsay

15 h 00        Questions d’actualité – Assemblée Nationale

17 h 00        M. Jean-Louis VIELAJUS, Président de Coordination Sud

18 h 15        Dans le cadre du programme « Genre et Economie en Afrique, les femmes actrices du développement » (programme sur trois ans, budget : 30 millions d’Euros), rencontre d’Alain Joyandet avec les 18 femmes chefs d’entreprises africaines en formation à l’ENA pendant trois semaines

19 h 30        Visite de l’exposition « Fleuve Congo, arts d’Afrique Centrale » –Musée du Quai Branly

Jeudi 24 juin 2010

08 h 15        Petit-déjeuner avec des décideurs et dirigeants d’entreprises en Afrique organisé par l’Institut Choiseul  – Cercle Inter-allié

11 h 00        Réunion avec Bernard Kouchner et les ONG pour la préparation des G8 et G20 qui se tiendront au Canada –Quai d’Orsay

24 avril 2010

Le Plan Rebond pour l’emploi

Aucun demandeur d’emploi en fin de droits ne sera laissé sans solution

Jeudi 15 avril, le Gouvernement et les partenaires sociaux ont conclu un accord sur un plan massif destiné à apporter des réponses concrètes aux demandeurs d’emploi en fin de droits à l’assurance chômage.

Issu de cet accord, le Plan Rebond pour l’emploi poursuit un objectif clair : permettre aux demandeurs d’emploi en fin de droits de retrouver un emploi durable. Pour cela, ce plan ambitieux s’appuie sur deux piliers :

- La mise en place de 70 000 formations rémunérées et de 170 000 contrats rebond, pour faciliter le retour à l’emploi. Pour compléter cet effort, les régions seront sollicitées pour proposer 20 000 formations supplémentaires.

- Une Aide exceptionnelle pour le retour à l’emploi. Pour bénéficier de cette aide, les demandeurs d’emploi devront s’engager à suivre une formation ou à conclure un contrat aidé, selon une logique de droits et de devoirs.

Le Plan Rebond pour l’emploi représente un effort financier de 705 M€, qui sera assuré par l’Etat et par les partenaires sociaux. Les régions seront invitées à accompagner cet effort.

Grâce à ce plan, l’engagement pris par le Président de la République sera tenu : aucun demandeur d’emploi en fin de droits ne sera laissé sur le bord du chemin.

Pourquoi un plan pour les demandeurs d’emploi en fin de droits ?

Chaque année, entre 800 000 et 850 000 demandeurs d’emploi arrivent à la fin de leurs droits à l’assurance-chômage. Parce que la crise aggrave la situation, notre pays pourrait compter jusqu’à 1 million de demandeurs d’emploi en fin de droits en 2010.

Les deux tiers d’entre eux ont retrouvé un emploi ou bénéficient d’ores et déjà de la solidarité nationale grâce à des dispositifs comme le RSA ou l’Allocation de Solidarité Spécifique. Et le Gouvernement a répondu aux inquiétudes des demandeurs d’emploi en fin de droits les plus âgés en rétablissant cette année l’allocation équivalent-retraite.

Il en restait cependant 360 000 qui avaient des revenus trop élevés pour pouvoir bénéficier de la solidarité nationale. Pour eux, le Président de la République a pris un engagement clair : aucun demandeur d’emploi en fin de droits ne sera laissé sur le bord de la route.

C’est pourquoi, Laurent WAUQUIEZ a engagé le 15 février une large concertation avec les partenaires sociaux, avec un objectif : apporter des réponses concrètes pour ces demandeurs d’emploi en fin de droits. La concertation a abouti jeudi 15 avril à un accord qui apporte des solutions à 345 000 personnes.

Que contient ce plan ?

Issu de l’accord conclu jeudi 15 avril, le Plan Rebond pour l’emploi va permettre à chaque demandeur d’emploi en fin de droits de retrouver le chemin d’un emploi durable. Pour remplir cet objectif, Pôle Emploi va proposer deux nouveaux outils :

- 70 000 « formations rebond » rémunérées : il s’agira notamment de formations en alternance ou de formations de remise à niveau dans les savoirs ou les compétences de base ;

- 170 000 « contrats rebond » : ces contrats aidés s’appuieront sur les dispositifs existants, comme le contrat initiative emploi ou le contrat d’accompagnement dans l’emploi.

Pour les demandeurs d’emploi en fin de droits qui ne pourraient pas bénéficier à court terme de ces deux outils, le Gouvernement offre un filet de sécurité : l’Aide exceptionnelle pour le retour à l’emploi.
Cette aide d’un montant de 460 € sera attribuée pour 6 mois maximum, sans conditions de ressources.

Mais soyons clairs : cette aide, ce n’est pas une allocation supplémentaire.

- C’est une aide exceptionnelle qui répond à une situation exceptionnelle liée à la crise sans précédent que nous traversons.

- Cette aide est destinée à donner un coup de pouce aux demandeurs d’emploi qui veulent vraiment s’en sortir. Nous sommes dans une logique de droits et de devoirs : concrètement, si un demandeur d’emploi en fin de droits refuse une formation ou un contrat rebond, il ne pourra en aucun cas prétendre à l’Aide exceptionnelle pour l’emploi. La solidarité doit aider ceux qui sont dans une situation d’urgence, mais en contrepartie, ceux-ci ont le devoir de tout mettre en œuvre pour chercher à rebondir.

Comment ce plan sera-t-il financé ?

Le Plan Rebond pour l’emploi s’appuie sur un effort financier sans précédent de 705 M€. L’essentiel de cet effort sera assuré pour moitié par l’Etat et pour moitié par les partenaires sociaux via l’Unedic :

- L’Etat prendra en charge 100% du financement des contrats aidés et 50% du financement de l’Aide exceptionnelle pour le retour à l’emploi ;

- De son côté, l’Unedic financera l’autre moitié de l’Aide exceptionnelle pour le retour à l’emploi tout en prenant en charge l’indemnisation des formations rémunérées ;

- Le fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels prendra en charge les frais pédagogiques des formations rémunérées dans la limite de 133 M€ ;

- L’APEC (Association pour l’Emploi des Cadres) financera l’accompagnement des cadres à hauteur de 50 M€.

Parce que les régions jouent un rôle essentiel en matière de formation, le Gouvernement et les partenaires sociaux ont invité les conseils régionaux à apporter leur contribution en finançant les formations de 20 000 personnes supplémentaires. Ensemble, Etat, partenaires sociaux et régions, nous pourrons ainsi remplir l’engagement pris par le Président de la République : apporter des solutions à chacun des 360 000 chômeurs en fin de droits.

10 avril 2010

Un nouveau pacte de carrière pour les enseignants

Revaloriser le métier d’enseignant

Luc CHATEL a proposé aux enseignants un nouveau pacte de carrière. Ce pacte repose sur deux piliers :

(1) une revalorisation substantielle du traitement des jeunes professeurs et

(2) la mise en place d’une gestion des ressources humaines à la hauteur des enjeux d’une administration qui compte près d’ 1 million d’agents.

Dès la rentrée prochaine, les traitements des enseignants nouvellement recrutés et des jeunes enseignants vont être revalorisés. C’est le fruit du non renouvellement d’un départ sur deux à la retraite. C’est la concrétisation d’un engagement du Président de la République.

Parce que nos enseignants sont trop souvent laissés seuls face à leurs responsabilités devant les élèves, une politique volontariste de gestion des ressources humaines va être mise en place autour de 3 grands axes :

- redonner une place centrale à la formation,
- donner des nouvelles perspectives professionnelles à nos enseignants,
- développer la santé au travail.

L’objectif est clair : revaloriser le métier d’enseignant avec des enseignants mieux payés et mieux accompagnés tout au long de leur carrière.

En quoi consiste le pacte de carrière ?

Luc CHATEL a proposé aux enseignants un nouveau pacte de carrière. Ce pacte consiste (1) en une revalorisation substantielle du traitement des jeunes professeurs et (2) en la mise en place d’une gestion des ressources humaines à la hauteur des enjeux de la première administration de France qui compte près d’un million d’agents.

Premier pilier : revaloriser le traitement des enseignants.

C’est le fruit du non renouvellement, dans la fonction publique, d’un départ sur deux à la retraite. Le Gouvernement s’était engagé à redistribuer 50% des économies réalisées : ce sont ainsi 196 M€ qui sont investis pour mieux rémunérer nos enseignants.
Avec la réforme de la formation des enseignants, Nicolas SARKOZY avait souhaité que l’élévation du niveau de recrutement se traduise par une revalorisation significative de leur début de carrière. Cet engagement est tenu. Dès la rentrée 2010, les enseignants seront recrutés au niveau master (bac + 5). Dès la rentrée 2010, ces enseignants nouvellement recrutés seront mieux payés.

Second pilier : offrir une vraie politique de ressources humaines pour tous les fonctionnaires de l’Éducation nationale.

Le pacte de carrière fixe comme objectif de mieux accompagner les enseignants tout au long de leur carrière, de mieux les former et de leur offrir davantage de perspectives d’évolution professionnelle. Il répond à un constat clair : nos enseignants sont trop souvent laissés seuls face à leurs responsabilités devant les élèves.

Qui est concerné par la revalorisation financière, pour quels montants ?
Parce que les études montrent que nos enseignants, en début de carrière, sont moins bien payés qu’ailleurs en Europe, nous avons souhaité concentrer l’effort financier sur les jeunes professeurs. L’essentiel de la revalorisation financière est ainsi destiné aux professeurs qui entreront en fonctions en septembre 2010 ainsi qu’aux enseignants qui sont en poste depuis moins de 7 ans. Dès la rentrée 2010, 190 000 enseignants bénéficieront de cette mesure et verront leur feuille de paye augmenter significativement.

Les futurs professeurs des écoles et professeurs certifiés gagneront durant leur année de stage 157 € nets en plus tous les mois, soit 1884 € supplémentaires sur une année.

Pour les professeurs des écoles stagiaires, le traitement mensuel net variera en fonction de l’indemnité de résidence de 1557 € à 1628 €.
Pour les professeurs certifiés stagiaires, ce traitement pourra s’élever à 1811 € s’ils sont affectés en zone d’éducation prioritaire (ZEP).
Les professeurs agrégés stagiaires bénéficieront également d’une revalorisation de 259 € nets par mois.

Pour les enseignants en début de carrière et jusqu’à 7 ans d’ancienneté, le gain s’élèvera en moyenne à 660 € de plus par an.

Quels sont les grands axes de la nouvelle gestion des ressources humaines ?

Cette politique volontariste s’articule autour de 3 grands axes :

1. Redonner une place centrale à la formation et favoriser la mobilité des enseignants.

Dès la rentrée prochaine, chaque enseignant aura la possibilité de formuler une demande de droit individuel à la formation (DIF). Le DIF sera réservé en priorité aux enseignants qui souhaitent préparer ou engager un projet personnel de mobilité. Il viendra en complément du plan de formation décidé par l’administration. Ces formations au titre du DIF se dérouleront pendant les vacances scolaires. Pour favoriser également la mobilité professionnelle, des entretiens réguliers vont être mis en place. Ils auront lieu, soit à l’initiative de l’enseignant, soit de manière systématique en début de carrière et à la mi-carrière. Enfin, une plateforme Internet va être créée pour informer les enseignants des postes à pourvoir au sein du ministère de l’Éducation nationale et également dans les autres administrations.

2. Donner de nouvelles perspectives de carrière aux enseignants en améliorant l’évaluation professionnelle.

Le métier d’enseignant évolue et de nouvelles missions apparaissent : le tutorat pour les élèves, les remises à niveau, la vie scolaire, l’accueil des nouveaux professeurs… Un professeur qui accepte d’aller enseigner dans des établissements réputés difficiles, celui qui s’engage comme adulte référent pour ses élèves, celui qui coordonne la discipline au sein de l’établissement, tous doivent pouvoir faire valoir ces expériences dans le déroulement de leur carrière. C’est pourquoi Luc CHATEL a décidé de faire évoluer les critères d’évaluation professionnelle de nos enseignants qui repose aujourd’hui exclusivement sur l’évaluation pédagogique. Une! concertation va s’engager sur ce sujet avec l’ensemble des acteurs concernés pour définir des critères transparents et partagés.

3. Développer la santé au travail.

La seule visite médicale dont bénéficient aujourd’hui les enseignants est celle qu’ils font au moment de leur embauche. Ce n’est pas acceptable. C’est pourquoi un programme de recrutement de 80 médecins du travail et une campagne de recrutement de médecins de prévention vont être lancés pour doubler le nombre de médecins sur l’ensemble du territoire. Parallèlement, dès la rentrée prochaine, un bilan de santé pour tous les personnels de l’Éducation nationale va être systématisé l’année de leurs 50 ans. Il concernera environ 20 000 personnes par an.

2 avril 2010

Nuit européenne des musées, le 15 mai

Pour la 6e édition de la nuit européenne des musées, le samedi 15 mai, près de 2.500 musées seront ouverts au public, dans une quarantaine de pays.

Une programmation originale sera proposée dans tous les musées près de chez vous, gratuitement. La Russie sera à l’honneur dans de nombreux musées, année France-Russie oblige!

Nouveauté cette année, vous aurez accès à “La Nuit des musées twitte”, projet collaboratif événementiel sur le site Twitter où chacun pourra déposer son programme et des commentaires cette nuit-là.

Soyez nombreux à visiter vos musées, dépassant les 1.8 millions de visiteurs de l’édition 2009!

31 mars 2010

Première séance du Conseil régional de Franche-Comté

Retrouvez le texte de ma déclaration au nom du groupe UMP, Nouveau Centre et divers droite :

“Madame la Présidente, Chers Collègues,

Le règlement intérieur prévoit qu’il n’y a pas de débat à l’occasion de cette séance : je ne répondrais donc pas au débat que vous venez de lancer dans votre déclaration d’investiture. Il y aurait tellement à dire, tellement à répondre. Je ne le ferai pas et je respecterai en cela le règlement intérieur. Nous aurons d’autres occasions.

J’avais prévu de vous féliciter au nom de notre Groupe pour votre élection, mais compte tenu d’un certain nombre de vos propos, je vais me contenter de prendre acte de votre élection.

Nous renouvelons nos remerciements aux 173 582 Franc-Comtois qui nous ont accordé leur confiance et nous ont donné mandat de soutenir leurs préoccupations.

Grâce à la loi électorale, vous avez une majorité de sièges au sein de cette Assemblée, bien que vous ne disposiez que d’une minorité de voix.
47, 41% des Francs Comtois ont voté pour vous ; 53, 59% ont voté pour les listes qui composent aujourd’hui l’opposition.

Vous êtes juridiquement majoritaire mais politiquement minoritaire. Cette situation justifie à elle seule la réforme des collectivités territoriales.

Cela est dû à votre victoire relative, votre résultat modeste.

En observant les triangulaires qui ont eu lieu dans 15 régions, votre score vous place en 11ème position, à 9 points du 1er et à plus de 5 points de nos voisins bourguignons.

En Bourgogne, le Président socialiste sortant a lui, obtenu 52,65 % des suffrages. En Bourgogne, les choses sont claires.

La Bourgogne n’est pourtant pas une région plus à gauche que la Franche Comté.

Au moment ou la gauche remporte incontestablement cette élection au plan national, votre résultat figure parmi les moins bons obtenus par les listes socialistes / vertes.

Les Francs Comtois ne vous ont pas offert la confiance de la majorité absolue. Je crois que vous devrez en tenir compte.

Plus inquiétant encore, vos négociations d’entre deux tours avec les Verts vous ont fragilisée.

Avec 20 élus socialistes dont plusieurs divers gauche et 7 élus verts, vous ne disposez pas de la majorité absolue avec vos seuls collègues de votre liste du 1er tour, alors que les verts n’avaient pas obtenu les 10% pour se maintenir.

Sans les verts, pas de majorité. C’est un fait.

Qu’en sera-t-il donc des infrastructures indispensables au désenclavement de notre région pour lesquelles, les verts, se sont déclarés « hostiles » pendant la campagne ?

Les partisans de la décroissance ont donc la clé de l’avenir. Si l’on évoque l’impérative Branche sud de la LGV, les aménagements routiers indispensables dans chacun de nos départements, on pense évidemment aux positions très tranchées de vos associés. Il y a de quoi être inquiets.

Mes chers collègues,

Nous serons une opposition disponible, attentive, constructive, mais sans concession.

Disponible, Madame la Présidente, si vous souhaitez nous associer à l’élaboration de vos dossiers. Sachez que chacune et chacun d’entre nous, qu’il soit ou non titulaire d’un mandat national, se tient prêt à vous apporter son analyse, ses éclairages et ses compétences pour vous permettre de faire aboutir les dossiers franc-comtois dans les meilleures conditions. Sans doute aurez-vous besoin d’ailleurs de majorités de remplacement lorsque les verts vous feront défaut.

Attentive, car nous avons une analyse de la gestion antérieure, vous le savez, très critique à l’égard des finances régionales.

Sans concession, car l’analyse de ce scrutin montre que vos propositions n’ont pas suscité l’adhésion des Francs Comtois.

Cela est flagrant à l’observation des résultats du 1er tour.

Constructive, car nous n’oublions pas ceux qui s’inquiètent ou qui souffrent et pour lesquels notre devoir est de travailler.

Ce qui n’interdit pas aujourd’hui de prendre acte et de faire le constat de la situation politique dans laquelle vous vous trouvez et qui est incontestable, factuel.

Enfin, je suis très heureux que le Président de la République ait tiré toutes les conséquences de ce scrutin, en identifiant avec lucidité les inquiétudes et les souffrances.

La crise que traverse notre pays est historique. Elle exige que le Conseil régional retrousse ses manches, cesse de s’opposer à l’Etat et adopte une attitude constructive.

Dans cet état d’esprit, et en retour, nous répondrons toujours présents pour servir la Franche-Comté et notre pays dans l’intérêt général.

Je vous remercie.”

26 mars 2010

Sidaction 2010

Dès aujourd’hui jusqu’au 28 mars, le Sidaction se mobilise et mobilise les français en faveur de la recherche, de la prévention et des soins en faveur des personnes atteintes du Sida, en France et dans le monde.

En France, l’infection continue à faire entre 7000 et 8000 nouvelles contaminations chaque année. On estime entre 130.000 et 140.000 personnes séropositives en France et à 40.000 ceux qui ne sont pas au courant de leur maladie. Ce sont toujours 1500 personnes qui en meurent chaque année.

Dans le monde, 70% des personnes contaminées sont en Afrique subsaharienne, soit 22 millions de personnes, dont les 2/3 sont des jeunes femmes, ce qui représente un péril pour l’avenir du continent. 1,5 millions en meurent tous les ans.

En 2009, près de 6,5 millions d’euros de promesses de dons avaient été récoltées. L’objectif affiché par Sidaction est 7 millions cette année.

Je souhaite également préciser que la France s’engage fortement en faveur des personnes contaminées dans le monde au travers notamment d’Unitaid et du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme à hauteur de 450 millions d’euros par an.

Grande nouveauté cette année, le Sidaction a crée un site dédié en plus du site traditionnel. Une «e-mobilisation» est organisée pour relayer sur le Toile le lien internet permettant une promesse de dons sur le site, et une application gratuite a été créée pour l’iPhone.

De façon plus classique, il est toujours possible de faire un don via le 110 (la ligne est ouverte jusqu’au 11 avril 2010), par SMS (taper DON au 33000) ou par courrier (Sidaction – 228 rue du Faubourg Montmartre, 75010 Paris). Le site rappelle que les dons sont soumis à une déduction fiscale.

Vous avez donc tous les moyens de soutenir ces actions si vous le souhaitez!

19 mars 2010

20 mars 2010 : 40ème anniversaire de la Francophonie

Demain, la Journée internationale de la Francophonie célèbrera son 40ème anniversaire.

Cette date a été retenue en commémoration de la signature, en 1970 à Niamey (Niger), du traité portant création de l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), organisation intergouvernementale fondée autour du partage d’une langue commune, le français, chargée de promouvoir et de diffuser les cultures de ses membres et d’intensifier la coopération culturelle et technique entre eux.

Le projet francophone a sans cesse évolué jusqu’à acquérir une dimension politique par la création, en 2005, de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), aujourd’hui présidée par Abdou Diouf et rassemblant 70 Etats (membres et observateurs).

Je me réjouis de cet anniversaire. Le 30 mars prochain, je remettrai les prix du concours FRANCOMOT aux jeunes lauréats français qui ont trouvé les traductions les plus créatives des cinq anglicismes suivants : “chat”, “talk, “tuning”, “buzz” ou encore “newsletter”.

Aujourd’hui, le monde compte près de 200 millions de locuteurs de français. Cette année, cet anniversaire est placé sous le signe de « La diversité au service de la paix » et de la solidarité avec Haïti, par un programme culturel et festif, qui se prolongera tout au long de l’année dans l’ensemble de l’espace francophone, jusqu’à la tenue du XIIIe Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Francophonie prévu à Montreux (Suisse), à l’automne 2010.

8 mars 2010

Une journée pour toutes les autres

Aujourd’hui revient, comme tous les 8 mars, la Journée internationale des femmes. Vous le savez, mon action au Ministère des Affaires étrangères a fait des femmes un axe essentiel de la politique de coopération de la France.

Quelques chiffres m’ont convaincu de l’importance de travailler avec elles, notamment en Afrique.

Elles ont en moyenne 5 enfants et en meurent 200 fois plus souvent qu’en Europe. Elles sont les deux tiers des analphabètes. Les deux tiers des victimes du Sida.

Elles reçoivent 10% des revenus en effectuant 66% des heures de travail. Destinataires de 90% des micro-crédits, elles les remboursent à 95%. Et surtout 90% de ce qu’elles gagnent est réinvesti dans l’éducation et la santé de leur famille.

Je vous prie de croire que pour moi, ce ne sont pas seulement des chiffres. Ce sont autant de sourires, de larmes, de visages que je rencontre partout où je vais en Afrique. J’ai le souvenir de ces femmes courageuses du bidonville de Kibera au Kenya, de celles d’Haïti ou encore d’Afghanistan dont l’ingéniosité n’a d’égal que leur dénuement.

Lancé en décembre 2008 avec Taslima Nasreen, le plan de 30 millions d’euros, de la France contribue à soutenir des centaines de milliers de femmes dans leurs activités économiques mais aussi pour garantir l’éducation des petites filles, leur santé et celle de leurs mamans.

Je n’oublie pas toutes ces femmes en France et dans le reste du Monde qui contribuent à la richesse de nos cultures, de nos territoires mais qui restent, trop souvent au second rang.

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