Blog-Notes d'Alain Joyandet

29 janvier 2012

Parlons emplois des jeunes avec LCP, France 5 et la Croix


Dans Parlement Hebdo sur LCP le week-end du 29 janvier 2012


Interview La Croix, RCF et KTO le 26 janvier 2012


Sur LCP, débattons de l’emploi des jeunes le 18 janvier 2012

Interviewé par Axel de Tarlé dans C à dire
Le 17 janvier 2012, avant le sommet pour l’emploi
(vidéo disponible sur le site de France 5)

18 janvier 2012

Le sommet pour l’emploi adopte des mesures fortes en direction des jeunes !

Alain Joyandet remet son rapport "Emploi des jeunes - Grande cause nationale" au Président de la République jeudi 12 janvier 2012.

Le sommet pour l’emploi qui s’est tenu ce matin à l’Elysée sous la direction du Président de la République a débouché sur des annonces capitales de Nicolas Sarkozy, dont je me félicite. La situation économique actuelle et la montée du chômage nécessitaient des mesures fortes et rapides pour maintenir le plus possible les salariés dans l’emploi et assurer aux chômeurs une formation la mieux adaptée possible aux besoins des entreprises.

Par ailleurs, je me félicite tout particulièrement de la priorité mise sur l’emploi des jeunes. Le dispositif, que j’ai proposé dans mon rapport « Emploi des jeunes – Grande cause nationale » remis au Président de la République jeudi 12 janvier, d’exonération totale de charges pour toutes les entreprises de moins de 10 salariés embauchant un jeune de 16 à 25 ans pourrait rapidement déboucher sur la création de 50 000 emplois dans le secteur privé. En outre, le grand plan d’avenir annoncé par Nicolas Sarkozy sur l’apprentissage devrait permettre à des centaines de milliers de jeunes à la recherche d’une formation de pouvoir enfin trouver leur voix, et obtenir, à terme, un emploi stable.

Télécharger le communiqué de presse

12 janvier 2012

“Emploi des jeunes – Grande cause nationale”

Après six mois de consultations et de travail, j’ai eu le plaisir de remettre aujourd’hui au Président de la République Nicolas Sarkozy mon rapport “Emploi des jeunes – Grande cause nationale”.

Ce rapport est l’aboutissement d’une mission que je mène depuis le 18 juillet, à la demande du Président de la République. De nombreuses personnalités impliquées dans l’emploi des jeunes ont été auditionnées : dirigeants d’entreprises, responsables politiques, représentants du monde syndical et responsables associatifs.

Je me suis également rendu en Allemagne, afin d’étudier les solutions mises en place outre-Rhin pour développer l’apprentissage.

A la suite de ces nombreuses consultations, j’ai élaboré une feuille de route qui s’appuie sur 20 propositions concrètes pour améliorer l’emploi des jeunes dans notre pays.

L’objectif de ces propositions est de créer 350 000 emplois supplémentaires pour les moins de 25 ans dans les 5 ans qui viennent dans les entreprises. Ces propositions reposent sur 4 axes :

- Faire entrer l’entreprise à l’école ;
- Faire passer de 600 000 à 900 000 le nombre d’alternants en 5 ans ;
- Créer 50 000 contrats sans charges pour les moins de 25 ans dans les TPE ;
- Mettre en place une nouvelle gouvernance de l’emploi des jeunes pour un suivi personnalisé.

Plus d’infos:

Communiqué de presse – Rapport Emploi des jeunes

Rapport Joyandet “Emploi des jeunes – Grande cause nationale”

Talk Orange-Le Figaro du 13 janvier 2012:


Le Talk – Alain Joyandet par lefigaro

LCP – Ça vous regarde: l’info – Journal du 12 janvier 2012 (à partir de 5’15):

20 juin 2011

Les 30 ans de la fête de la musique

Vesoul vous invite à venir fêter les 30 ans de la fête de la musique dans ses rues du centre-ville piéton à cette occasion.  Du rock, des chants, de la musique d’harmonie, de l’électro ou de la salsa…tous les styles et tous les genres sont au programme.

Je tiens à saluer la nouveauté de cette année avec un spectacle dédié aux jeunes enfants de 3 à 7 ans  : “les vacances de Noémie” qui se déroulera à la bibliothèque municipale Louis-Garret de 17 h à 17 30.

Pour cet anniversaire n’oublions pas que la fête de la musique s’adresse à tous les amateurs comme aux professionnels, elle est ouverte à tous ceux qui aiment la musique. Alors n’hésitez pas, venez dans les rues de Vesoul pour jouer, chanter et même danser.

bonne fête de la musique à tous !



17 janvier 2011

Des vœux pour 2011

La semaine dernière, j’ai eu le plaisir d’accueillir un grand nombre de mes administrés pour la traditionnelle cérémonie des vœux dans les salons de l’hôtel de Ville de Vesoul. J’ai souhaité commencer mon propos par un point sur la situation internationale, et un hommage aux deux jeunes nordistes, Antoine de Léocour et Vincent Delory, assassinés au Niger il y a quelques jours.

Avec la municipalité, nous souhaitons continuer à faire évoluer la physionomie de notre commune. Après la rénovation du centre-ville, la transformation du quartier de la gare avec le passage sous voies et la nouvelle gare multimodale, nous devons nous attaquer aux places République-Rénet-Allées, tout ce quartier qui englobe également l’ancien site de l’hôpital. Nous devons également profiter de l’année 2011 pour débattre sur le passage de la communauté de communes en communauté d’agglomération. Enfin, j’ai tenu à réaffirmer notre volonté d’améliorer le quotidien de tous avec une attention particulière à la sécurité et à la citoyenneté.

J’ai été heureux de mettre à l’honneur avec  Monsieur Le Préfet de la Haute-Saône trois Vésuliens. Christine Perrin, institutrice à l’école du Luxembourg qui fait chanter les enfants aux cérémonies commémoratives du 11 novembre depuis de nombreuses années, Guillaume Carpentier, jeune pompier volontaire de 22 ans, qui a fait évacuer les habitants de l’immeuble en flammes du Pré des Angles au mois de novembre 2010,  Jean-Paul Bresson pour ses 20 ans d’action à l’Association des Commerçants Vésuliens qui a fêté  ses 20 ans.

Pour conclure, je souhaite que chacun essaie de prendre conscience de la chance que nous avons de vivre dans un pays privilégié, dans une ville à taille humaine avec une indéniable qualité de vie. Je  vous encourage à donner de l’amour tout autour de vous durant toute cette nouvelle année qui commence.

10 juin 2010

Les étudiants vésuliens se mouillent pour l’environnement

Belle idée que l’opération menée aujourd’hui par les étudiants de l’IUT de Vesoul en partenariat avec la Ville de Vesoul et le Syndicat Mixte d’Etude et de Travaux pour l’Aménagement du Durgeon et de ses affluents, la Communauté de Communes de l’Agglomération de Vesoul, et la Gaule Vésulienne, qui ont organisé une journée de nettoyage du Durgeon et la Colombine.

Depuis 2003, L’IUT s’associe à la Ville de Vesoul afin d’organiser une journée dédiée à l’environnement. Chaque année ce sont une cinquantaine d’étudiants de première année, tous volontaires, qui viennent prêter main forte aux services techniques de la Ville.

Cette solide collaboration a déjà permis d’établir différentes opérations telles que le nettoyage d’une partie du Durgeon en 2003, la réhabilitation et l’entretien du chemin menant à la Motte en 2004, l’entretien et la création de pistes cyclables en 2005, une opération à la Font de Champdamoy en 2006, un nettoyage de printemps pour les cimetières et la collectivité en 2007, et l’entretien des espaces communs du quartier des Rèpes en 2008.

Félicitations à tous ces jeunes qui s’engagent et qui montrent l’exemple.

3 juin 2010

Vesoul se mobilise contre l’alcoolisation des jeunes

Dès 2007, la Ville de Vesoul s’était engagée avec l’ensemble des bars, épiceries et grandes surfaces commerciales de Vesoul par la signature d’une charte de lutte contre la consommation d’alcool des jeunes rappelant le respect de la loi interdisant la vente d’alcool aux mineurs de moins de 16 ans.

Depuis, la loi Bachelot du 22 juillet 2009 a étendu l’interdiction aux mineurs de moins de 18 ans et c’est fort de cette nouvelle législation qu’une nouvelle campagne par voie d’affichage est relancée à Vesoul pour aider et appuyer les dépositaires de boissons alcoolisées à faire respecter  la loi.

Cette action lancée par la Ville de Vesoul, le Conseil consultatif des jeunes, l’État dont l’inspection académique, doit nous rappeler que tout le monde doit se sentir concerné par cette réalité de plus en plus préoccupante et qu’il appartient à chacun de protéger les mineurs des addictions.

14 mai 2010

La mobilisation contre la violence à l’École et l’absentéisme

Une réponse globale et pragmatique

Parce que le niveau de violence atteint dans certains établissements n’est plus tolérable et parce que les chiffres de l’absentéisme scolaire sont inquiétants, la mobilisation de l’État est impérative.

Le Président de la République a réuni les préfets, procureurs généraux, recteurs et inspecteurs d’académie le 5 mai. Tirant tous les enseignements des États généraux de la sécurité à l’École, il a apporté une réponse globale et pragmatique de lutte contre la violence à l’École et l’absentéisme.

Cette réponse repose sur un équilibre entre prévention et répression et s’articule selon 4 axes :

- La responsabilisation des parents d’élèves ;
- La sécurisation des établissements scolaires ;
- Une politique de ressources humaines renforcée pour des équipes éducatives stables, soudées et mieux formées ;
- La création d’ « établissements de réinsertion scolaire » pour les élèves perturbateurs.

Face à des phénomènes multiformes, l’objectif du Gouvernement est clair : apporter une réponse ferme, adaptée et efficace.

La lutte contre la violence à l’École, une nouvelle priorité ?

Les incidents graves survenus en milieu scolaire depuis le début de l’année sont inacceptables.

Face à la violence à l’École, le Gouvernement s’est mobilisé : à l’initiative de Luc CHATEL, des États généraux de la sécurité à l’École se sont tenus les 7 et 8 avril derniers. Ces États généraux ont permis de mieux comprendre la violence en milieu scolaire, d’identifier sans tabou les leviers de prévention les plus efficaces et de définir les modes d’action les mieux à même d’assurer la sécurité à l’École.

Dans son discours du 5 mai, Nicolas SARKOZY a souhaité tirer tous les enseignements de cette réflexion de fond : le Gouvernement va apporter une réponse globale, alliant prévention et répression et prenant en compte tous les aspects de ce phénomène multiforme.

Quelles mesures concrètes pour assurer la sécurisation des établissements scolaires ?

Le Président de la République a annoncé sa volonté de prolonger l’action engagée par les États généraux de la sécurité à l’École. Cela passe par :

- L’achèvement des diagnostics de sécurité dans tous les établissements scolaires d’ici juin 2010 ;
- Le doublement des équipes mobiles de sécurité, qui ont fait preuve de leur efficacité, dans les académies les plus concernées par les problèmes de violence ;
- L’installation d’un bureau du policier ou gendarme référent proposée dans les 53 établissements identifiés comme les plus sensibles : il s’agira, là ou c’est nécessaire, de renforcer le partenariat entre le chef d’établissement et le correspondant sécurité-école, d’améliorer l’accompagnement et l’écoute des personnels et de mener des actions de prévention auprès des élèves ;
- Le renforcement du partenariat entre l’Éducation nationale et la Justice, avec la désignation de référents-justice ;
- La généralisation du programme de formation des chefs d’établissements à la gestion de crise et à la problématique de la sécurité, pour que les 14 000 personnels de direction puissent en bénéficier d’ici 2012.

Le Président de la République a également réaffirmé la nécessité de replacer la règle au cœur de la vie scolaire. Le déclenchement des procédures disciplinaires en cas de violences verbales ou physiques à l’égard des personnels de l’établissement sera rendu systématique et automatique. Pour éviter l’éloignement et la déresponsabilisation de l’élève, les « mesures d’utilité collective » seront préférées aux mesures d’exclusions.

Rien sur la formation des enseignants ?

Les enseignants ont trop souffert de la violence à l’École. Il faut les aider à mieux appréhender les situations de conflit : c’est pourquoi une préparation spécifique à la gestion des conflits et à la prévention de la violence sera introduite dans le cadre des nouveaux masters et qu’un module de « tenue de classe » sera suivi par les jeunes enseignants pendant leur année de stage.

Parce qu’il faut aussi présenter un front uni face à la violence à l’École, des mesures pour favoriser la constitution d’équipes stables et soudées vont être prises : dès la rentrée prochaine, une nouvelle gestion des ressources humaines sera mise en place. Elle permettra à une centaine de chefs d’établissements particulièrement exposés à la violence de recruter sur profil les professeurs et d’inciter financièrement les enseignants à s’établir durablement dans ces établissements.

Pourquoi suspendre les allocations familiales ?

L’absentéisme, ce n’est pas une fatalité sociale. Les parents ont une responsabilité considérable sur l’assiduité en cours de leurs enfants. C’est pourquoi le Gouvernement met en place un système équilibré de droits et de devoirs pour ramener les quelque 300 000 élèves absentéistes dans l’École en accompagnant et en responsabilisant leurs parents :

- Le dispositif de la « mallette des parents » sera étendu à toutes les académies dès la rentrée 2010, pour mieux impliquer les parents dans la scolarité de leur enfant ;
- Un mécanisme gradué de sanctions sera instauré par une nouvelle loi pouvant aller jusqu’à la suspension, voire jusqu’à la suppression des allocations familiales. Cette suppression ne concernera que la part liée à l’enfant absentéiste. Pour assurer un suivi quantitatif et qualitatif, un « état-major de l’obligation scolaire » sera convoqué chaque mois sous la présidence du préfet.

Comment prendre en charge les élèves perturbateurs ?

Il ne faut pas se voiler la face : il y a des élèves dont le système scolaire ordinaire ne parvient plus à s’occuper. Certes, des dispositifs relais existent, mais ils ne sont pas adaptés aux élèves les plus « durs ».

C’est pourquoi, au cours de l’année prochaine, une dizaine d’« établissements de réinsertion scolaire » ouvriront. Ces internats accueilleront, pour une durée d’au moins un an, entre 20 et 30 élèves de 13 à 16 ans ayant été exclus par conseil de discipline au moins une fois et posant toujours de gros problèmes de comportement.

L’encadrement sera assuré par un personnel mixte, composé de personnels de l’Éducation nationale, de la Protection judiciaire de la jeunesse ainsi que de volontaires du service civique sélectionnés pour leurs compétences. Basé sur la maîtrise des savoirs fondamentaux et sur une pédagogie qui mettra l’accent sur l’apprentissage de la règle, le respect de l’autorité et le goût de l’effort, l’enseignement accordera également une place importante à la pratique du sport et à la découverte des métiers.

Il ne s’agit pas d’isoler ces élèves mais de leur faire reprendre goût à l’institution et au vivre-ensemble.

10 avril 2010

Un nouveau pacte de carrière pour les enseignants

Revaloriser le métier d’enseignant

Luc CHATEL a proposé aux enseignants un nouveau pacte de carrière. Ce pacte repose sur deux piliers :

(1) une revalorisation substantielle du traitement des jeunes professeurs et

(2) la mise en place d’une gestion des ressources humaines à la hauteur des enjeux d’une administration qui compte près d’ 1 million d’agents.

Dès la rentrée prochaine, les traitements des enseignants nouvellement recrutés et des jeunes enseignants vont être revalorisés. C’est le fruit du non renouvellement d’un départ sur deux à la retraite. C’est la concrétisation d’un engagement du Président de la République.

Parce que nos enseignants sont trop souvent laissés seuls face à leurs responsabilités devant les élèves, une politique volontariste de gestion des ressources humaines va être mise en place autour de 3 grands axes :

- redonner une place centrale à la formation,
- donner des nouvelles perspectives professionnelles à nos enseignants,
- développer la santé au travail.

L’objectif est clair : revaloriser le métier d’enseignant avec des enseignants mieux payés et mieux accompagnés tout au long de leur carrière.

En quoi consiste le pacte de carrière ?

Luc CHATEL a proposé aux enseignants un nouveau pacte de carrière. Ce pacte consiste (1) en une revalorisation substantielle du traitement des jeunes professeurs et (2) en la mise en place d’une gestion des ressources humaines à la hauteur des enjeux de la première administration de France qui compte près d’un million d’agents.

Premier pilier : revaloriser le traitement des enseignants.

C’est le fruit du non renouvellement, dans la fonction publique, d’un départ sur deux à la retraite. Le Gouvernement s’était engagé à redistribuer 50% des économies réalisées : ce sont ainsi 196 M€ qui sont investis pour mieux rémunérer nos enseignants.
Avec la réforme de la formation des enseignants, Nicolas SARKOZY avait souhaité que l’élévation du niveau de recrutement se traduise par une revalorisation significative de leur début de carrière. Cet engagement est tenu. Dès la rentrée 2010, les enseignants seront recrutés au niveau master (bac + 5). Dès la rentrée 2010, ces enseignants nouvellement recrutés seront mieux payés.

Second pilier : offrir une vraie politique de ressources humaines pour tous les fonctionnaires de l’Éducation nationale.

Le pacte de carrière fixe comme objectif de mieux accompagner les enseignants tout au long de leur carrière, de mieux les former et de leur offrir davantage de perspectives d’évolution professionnelle. Il répond à un constat clair : nos enseignants sont trop souvent laissés seuls face à leurs responsabilités devant les élèves.

Qui est concerné par la revalorisation financière, pour quels montants ?
Parce que les études montrent que nos enseignants, en début de carrière, sont moins bien payés qu’ailleurs en Europe, nous avons souhaité concentrer l’effort financier sur les jeunes professeurs. L’essentiel de la revalorisation financière est ainsi destiné aux professeurs qui entreront en fonctions en septembre 2010 ainsi qu’aux enseignants qui sont en poste depuis moins de 7 ans. Dès la rentrée 2010, 190 000 enseignants bénéficieront de cette mesure et verront leur feuille de paye augmenter significativement.

Les futurs professeurs des écoles et professeurs certifiés gagneront durant leur année de stage 157 € nets en plus tous les mois, soit 1884 € supplémentaires sur une année.

Pour les professeurs des écoles stagiaires, le traitement mensuel net variera en fonction de l’indemnité de résidence de 1557 € à 1628 €.
Pour les professeurs certifiés stagiaires, ce traitement pourra s’élever à 1811 € s’ils sont affectés en zone d’éducation prioritaire (ZEP).
Les professeurs agrégés stagiaires bénéficieront également d’une revalorisation de 259 € nets par mois.

Pour les enseignants en début de carrière et jusqu’à 7 ans d’ancienneté, le gain s’élèvera en moyenne à 660 € de plus par an.

Quels sont les grands axes de la nouvelle gestion des ressources humaines ?

Cette politique volontariste s’articule autour de 3 grands axes :

1. Redonner une place centrale à la formation et favoriser la mobilité des enseignants.

Dès la rentrée prochaine, chaque enseignant aura la possibilité de formuler une demande de droit individuel à la formation (DIF). Le DIF sera réservé en priorité aux enseignants qui souhaitent préparer ou engager un projet personnel de mobilité. Il viendra en complément du plan de formation décidé par l’administration. Ces formations au titre du DIF se dérouleront pendant les vacances scolaires. Pour favoriser également la mobilité professionnelle, des entretiens réguliers vont être mis en place. Ils auront lieu, soit à l’initiative de l’enseignant, soit de manière systématique en début de carrière et à la mi-carrière. Enfin, une plateforme Internet va être créée pour informer les enseignants des postes à pourvoir au sein du ministère de l’Éducation nationale et également dans les autres administrations.

2. Donner de nouvelles perspectives de carrière aux enseignants en améliorant l’évaluation professionnelle.

Le métier d’enseignant évolue et de nouvelles missions apparaissent : le tutorat pour les élèves, les remises à niveau, la vie scolaire, l’accueil des nouveaux professeurs… Un professeur qui accepte d’aller enseigner dans des établissements réputés difficiles, celui qui s’engage comme adulte référent pour ses élèves, celui qui coordonne la discipline au sein de l’établissement, tous doivent pouvoir faire valoir ces expériences dans le déroulement de leur carrière. C’est pourquoi Luc CHATEL a décidé de faire évoluer les critères d’évaluation professionnelle de nos enseignants qui repose aujourd’hui exclusivement sur l’évaluation pédagogique. Une! concertation va s’engager sur ce sujet avec l’ensemble des acteurs concernés pour définir des critères transparents et partagés.

3. Développer la santé au travail.

La seule visite médicale dont bénéficient aujourd’hui les enseignants est celle qu’ils font au moment de leur embauche. Ce n’est pas acceptable. C’est pourquoi un programme de recrutement de 80 médecins du travail et une campagne de recrutement de médecins de prévention vont être lancés pour doubler le nombre de médecins sur l’ensemble du territoire. Parallèlement, dès la rentrée prochaine, un bilan de santé pour tous les personnels de l’Éducation nationale va être systématisé l’année de leurs 50 ans. Il concernera environ 20 000 personnes par an.

30 mars 2010

Remise des prix du concours “Francomot”

J’ai ce matin remis les prix du concours “Francomot”.

A la recherche du mot francophone le plus juste, «Francomot» aura mobilisé des centaines de jeunes venant d’Universités et de grandes écoles en tous domaines qui se sont pris au jeu.

Face à eux, 5 anglicismes parmi les plus courus actuellement alors même que la commission nationale de terminologie et de néologie en a donné des versions légales … malheureusement peu entrées dans le langage courant.

Dès lors, les candidats ont réfléchi ensemble au sein de leurs universités ou de leurs écoles au sein de leurs cercles d’amis ou en famille.

Ils ont aussi effectué des recherches sur Internet et découvert par la même occasion le formidable site www.franceterme.culture.fr dont je vous recommande la consultation.

Face à ces centaines de réponses, il fallait un jury de qualité aux personnalités diverses.

Je les remercie très sincèrement pour leur engagement :

- Henriette Martinez, Députée des Hautes-Alpes, Présidente déléguée de la section française de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie ;

- Louis Duvernois, Sénateur des Français de l’étranger, Président de l’ADIFLOR (Association pour la Diffusion Internationale Francophone de Livres, Ouvrages et Revues) ;

- Claude MC Solaar, célèbre artiste compositeur et grand joueur des mots ;

- Marie-Christine Saragosse, directrice générale de TV5 Monde ;

- Enfin Sapho, célèbre artiste qui est aujourd’hui retenue en concert en Arabie Saoudite.

Diverses personnalités francophones nous ont aussi fait l’amitié de leur présence lors de cette cérémonie, parmi lesquelles Youssou N’Dour, Anthony Kavanagh, Daniella Lumbroso…

Les lauréats ont eu le choix, d’Ouest en Est entre des stages à Québec, Dakar, Rabat, Bucarest, Beyrouth et Phnom Penh.

- Le 1er mot proposé était « tuning », traduit par la commission de terminologie par les mots « personnalisation » ou « accord ».

Pour leur part, les candidats ont évoqué des mots qui ont suscité l’émotion du jury. Je pense en particulier à « autodéco », « automotif », « autostyle », « persauto », « persoptimisation » ou « revoiturage ».

Mais le jury a retenu un mot inventé par un jeune étudiant en journalisme de Lyon : Monsieur Charles Fontaine pour le mot « bolidage ».

- le 2ème mot proposé était « chat » traduit par la commission de terminologie par le mot dialogue.

Pour leur part, les candidats ont inventé les mots « claverbiage », « convel – abréviation de conversation électronique » « cybercommérage », « papotage », « toilogue ».

Le jury a été partagé et a retenu deux mots ex aequo, de deux lauréats bordelais : MM. Bilal Benrhayem, étudiant de Master en Management à Sup de Co Bordeaux et Léopold Stéfanini de Sciences Po Bordeaux.
Les mots retenus sont «éblabla » et « tchatche »
.

- le 3ème mot proposé était « Buzz » traduit par la Commission de terminologie par le mot, « bourdonnement ».

Les candidats ont évoqué les mots « actuphène, bruip, cancan, écho, échoweb, foin, ibang, potins ou réseaunance ».
Le jury a beaucoup aimé le mot « barouf » mais a finalement retenu le mot « ramdam » choisi par Elodie Dufour-Merle de l’université d’Aix-Marseille.

- Le 4ème mot proposé était « newsletter » traduit par la Commission de terminologie par « lettre d’information » ; Les candidats ont inventé des mots comme « niouzlettre », « plinfo », « inforiel », « jourriel » ou « journiel ».

Le jury a été plus sage et a retenu le mot « infolettre » d’Abdrahamane Coulibaly, étudiant en Master d’études européennes à l’université de Cergy.

- enfin le 5ème mot proposé était « talk » traduit par la Commission de terminologie par le mot « émission-débat ».

Les mots causerie, parlage, parlotte, discut’, échapar, débadidé, débatel, débafusion ont retenu l’attention du jury.

Mais en se référant, par exemple au « talk du journal le Figaro », le jury a retenu simplement le mot débat et le lauréat est Mickael Jaffré, élève ingénieur à l’ENSAM (Arts et métiers) de Paris.

Félicitations à tous ceux qui ont concouru et aux lauréats du Francomot !

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