Au lendemain de son déplacement officiel à Haïti le 17 février dernier, le président de la République française a annoncé l’organisation par la France de la « Conférence internationale des villes et régions du monde pour la reconstruction d’Haïti ».
Cette conférence internationale, destinée à participer au développement équitable et durable du territoire haïtien, se tiendra le mardi 23 mars 2010 à Fort-de-France, en Martinique. J’y représenterai le Gouvernement avec Marie-Luce Penchard, ministre chargée de l’Outre-mer.
Le 12 janvier 2010, un séisme dévastateur a frappé la capitale haïtienne ainsi que plusieurs villes du sud-est d’Haïti.
Devant l’ampleur de la catastrophe, le gouvernement haïtien a fait appel à l’aide internationale. La solidarité des collectivités locales et de leurs sociétés civiles s’est manifestée spontanément dès cette annonce. Une forte mobilisation s’est opérée à l’échelle internationale, pour répondre aux immenses besoins de la société haïtienne. Après la phase d’extrême urgence, ayant déjà mobilisé de nombreux acteurs locaux, et sous l’égide des Nations unies, quatre rencontres internationales sectorielles (entreprises privées, diasporas, ONG et collectivités territoriales) sont organisées dans les pays partenaires, en préparation de la Conférence internationale des donateurs du 31 mars 2010 à New York.
Les objectifs poursuivis par cette rencontre à la Martinique sont les suivants :
1 – Apporter la contribution des collectivités territoriales au plan de développement voulu par les autorités haïtiennes, en particulier dans son volet d’appui à la gouvernance locale ;
2 – Coordonner l’aide internationale des collectivités territoriales ;
3 – Mutualiser les efforts des collectivités territoriales étrangères et haïtiennes ;
4 – Aider au renforcement de la décentralisation haïtienne, déjà engagée avant le séisme.
Pour y parvenir, la conférence de Fort-de-France s’articulera autour d’un débat en séance plénière, de travaux en ateliers et d’une restitution générale en fin de journée. Cinq ateliers seront constitués (développement urbain et aménagement du territoire, ressources humaines, finances locales, développement économique local, mutualisation et coordination) et co-présidés par un représentant haïtien et un représentant d’un pays tiers.