Blog-Notes d'Alain Joyandet

16 avril 2009

Lancement d’un fonds d’investissement pour l’agriculture en Afrique

J’ai signé ce mercredi 15 avril à Paris, au nom du gouvernement français, une déclaration commune, avec Donald Kaberuka, Président de la BAD, pour la création d’un Fonds d’investissement pour l’agriculture en Afrique (FIAA).

Ce fonds a été conçu par l’Agence française de développement (AFD) avec l’appui du Ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi et du Secrétariat d’Etat à la coopération. Ses membres fondateurs sont, outre la France via l’AFD, la Banque Africaine de développement (BAD), le Fonds international pour le développement de l’agriculture (FIDA) et la fondation de Kofi Annan “alliance pour une révolution verte en Afrique” (AGRA).

Un an après les émeutes de la faim, ce fonds -dont les retombées économiques se réaliseront avant la fin de 2009- viendra en aide aux entreprises agro-industrielles et aux coopératives agricoles africaines, respectueuses des paysans modestes et de l’environnement.

Ce fonds devrait collecter, dans un premier temps, 200 millions d’euros et vise, à terme, un objectif de 500 millions d’euros. Il devrait associer des capitaux publics et privés respectueux de la “philosophie” du Fonds.

Il répond à l’idée du partenariat mondial lancée par Nicolas Sarkozy au Sommet de la FAO le 3 juin 2008.

12 avril 2009

Sur mon agenda cette semaine du 13 au 19 avril 2009

Lundi 13 avril 2009

Congés Pâques

Mardi 14 avril 2009

10 h30-11h: Entretien avec Jean-Louis Borloo et Luc Chatel

11h-12h: CNI Élections européennes (UMP)

15h-16h: Questions d’actualité (Assemblée Nationale)

16h-20h: Réunions

Mercredi 15 avril 2009

10h00 Conseil des ministres

15h00 Questions d’actualité au gouvernement (Assemblée nationale)

17h00: Signature Convention Fonds d’Investissement pour l’agriculture en Afrique avec les Présidents Donald KABERUKA (BAD) et Kanayo NWANZE (FIDA)

Jeudi 16 avril 2009

10h-20h: Réunions de travail

Vendredi 17 avril 2009

Étape Tour de France de la coopération décentralisée à Lille

Samedi 18 avril 2009

11h30 Déplacement au Fort de Joux à l’occasion des Ateliers de la coopération décentralisée franco-haïtienne

5 avril 2009

Sur mon agenda cette semaine du 6 au 12 avril

Lundi 6 avril 2009

Vesoul – rendez-vous en mairie

Mardi 7 avril 2009

10 h00 Intervention puis débat sur l’Afrique à l’Institut diplomatique (La Courneuve)

17 h15 Entretien avec M. Jacques Diouf, directeur général de la FAO

18 h00 Remise des insignes de chevalier de la Légion d’honneur à Mme Carol Bellamy, ancienne directrice générale de l’UNICEF, et à Mme Rima Salah, ancienne directrice générale adjointe de l’UNICEF

Mercredi 8 avril 2009

10h00 Conseil des ministres

15h00 Questions d’actualité au gouvernement (Assemblée nationale)

Jeudi 9 avril 2009

15h00 Entretien avec M. Nasser Kamel, ambassadeur d’Egypte en France

Vendredi 10 avril

11h00 Inauguration du complexe associatif à Villersexel

15h00 Chemin de croix à la Motte avec Monseigneur LACRAMPE

4 avril 2009

Une nouvelle carte SNCF enfant-famille

Comme vous le savez, le Gouvernement est aux côtés des familles, notamment des plus modestes.

Aujourd’hui, voilà la concrétisation d’un engagement fort du Président de la République : permettre, grâce à la carte enfant-famille lancée par Nadine Morano avec Guillaume Pepy, à près de trois millions de familles, soit près de dix millions de personnes, de voyager avec des tarifs réduits de 25 à 50 % sur l’ensemble du réseau ferré national.

Cette nouvelle offre tarifaire, subventionnée par l’État,est destinée aux ménages qui ne peuvent prétendre à la carte familles nombreuses qui offre des réductions sur les billets de trains pour les familles d’au moins trois enfants : 30% pour trois enfants, 40% pour quatre enfants, 50% pour cinq enfants, et 75% à partir de six enfants.

La nouvelle carte, qui est valable un an, est vendue dans un premier temps aux guichets SNCF, moyennant 15 euros de frais de dossier.

CarteEnfant-FamilleQ.jpg

Pratique: Les familles qui souhaitent la «carte enfant famille» devront se présenter à la SNCF avec un justificatif de ressources qui sera délivré par la CAF (caisse des allocations familiales) ou la MSA (mutualité sociale agricole), en fonction des caisses qui les prennent en charge.

31 mars 2009

Le décret sur la rémunération des dirigeants d’entreprises

Je vous rappelle les mots du Président de la République :

« Je voudrais que chacun comprenne qu’il ne peut pas y avoir d’économie sans morale, que lorsque l’on est patron on a le devoir d’être exemplaire, que ce devoir d’exemplarité est encore plus grand en temps de crise. Il ne doit plus y avoir de parachutes dorés. Il ne doit plus y avoir de bonus, de distribution d’actions gratuites ou de stock-options dans une entreprise qui reçoit une aide de l’Etat, qui met en oeuvre un plan social d’ampleur ou qui recourt massivement au chômage partiel. »

François FILLON a présenté lundi 30 mars avec Christine LAGARDE et Brice HORTEFEUX un décret sur l’encadrement de la rémunération des dirigeants d’entreprises qui bénéficient du soutien exceptionnel de l’Etat du fait de la crise et des responsables des entreprises publiques.

Pour les dirigeants des autres entreprises, le Gouvernement veillera au respect du code de gouvernance de l’AFEP et du MEDEF, qui devront installer un comité de sages d’ici fin avril.

En cette période de crise, les dirigeants d’entreprises ont plus que jamais un devoir d’exemplarité et de responsabilité. C’est pourquoi le Gouvernement a souhaité encadrer la rémunération des dirigeants d’entreprises pour garantir qu’aucun abus ne sera commis.

POURQUOI UN DECRET SUR LA REMUNERATION DES DIRIGEANTS D’ENTREPRISES ?

Il est légitime que ceux qui créent des richesses en perçoivent le fruit et il ne faut pas pénaliser la réussite.

Mais face à cette crise sans précédent, les dirigeants d’entreprises ont une responsabilité morale et un devoir d’exemplarité.

Dès le mois de novembre 2008, le Président de la République a demandé au MEDEF et à l’AFEP de mettre en place des règles justes et claires sur la rémunération des dirigeants d’entreprises. Le Code AFEP-MEDEF, qui a été présenté à la fin de l’année 2008, est aujourd’hui accepté par 94% des entreprises cotées.

Pour autant, les exemples récents de stock-options et de parachutes dorés attribués à certains dirigeants ont montré le besoin de renforcer ces règles, surtout pour les entreprises qui bénéficient de financements publics
exceptionnels.

Parce que le Gouvernement ne laissera pas le comportement irresponsable de quelques-uns jeter l’opprobre sur l’ensemble des dirigeants d’entreprises, François FILLON a présenté un décret qui encadre la
rémunération des dirigeants d’entreprises qui bénéficient du soutien exceptionnel de l’Etat du fait de la crise
et des responsables des entreprises publiques.

La France se veut exemplaire dans ce domaine : elle est la première en Europe à se doter d’un tel texte qui porte sur tous les éléments de rémunération et défendra sa position lors du G20 du 2 avril à Londres afin d’obtenir des résultats concrets sur les pratiques de rémunération des opérateurs financiers pour éviter les prises de risque excessives.

QUELLES ENTREPRISES SONT CONCERNEES ?

Les entreprises qui bénéficient du soutien exceptionnel de l’Etat à cause de la crise : il s’agit des banques auxquelles l’Etat a apporté des fonds propres via la Société de prises de participation de l’Etat (BNP, Banques populaires, Caisses d’Epargne, Crédit Agricole, Crédit Mutuel et Société Générale), des 4 constructeurs automobiles qui ont bénéficié des 6,5 Mds € de prêts de l’Etat dans le cadre du plan automobile (Renault, PSA, Renault Trucks, Iveco France) et de la banque DEXIA au capital de laquelle l’Etat est entré pour stabiliser sa situation.

Pour ces entreprises, le décret définit des règles claires sur les rémunérations de leurs dirigeants :

- Ils devront renoncer aux stock-options et actions gratuites ;

- Les parts variables et exceptionnelles de la rémunération des dirigeants ainsi que les éventuelles indemnités de départ seront strictement encadrées. Elles pourront être fixées pour 1 an maximum et devront obligatoirement reposer sur des critères de performance préétablis, indépendants du cours de bourse et dont le choix par le conseil d’administration sera rendu public ;

- Aucune attribution ou versement si l’entreprise procède à des licenciements de grande ampleur.

Les entreprises publiques : parce que l’Etat doit être un actionnaire exemplaire en matière de politique de rémunération des dirigeants, le décret prévoit que les entreprises publiques devront respecter des règles et principes de gouvernance stricts en termes éthique. Cela vaut à la fois pour la part variable des rémunérations des dirigeants et leurs éventuelles indemnités de départ.

Le directeur général ou le président du directoire détenant le statut de salarié devra y renoncer au
plus tard lors du renouvellement de son mandat ;

La part variable de la rémunération sera déterminée en fonction de critères précis et préétablis : elle devra récompenser la performance de l’entreprise, ne pourra être liée au cours de bourse et devra être rendue publique ;

Les éventuelles indemnités de départ ne pourront excéder deux années de rémunération et ne seront versées qu’en cas de départ contraint. Elles seront conditionnées à des critères de performance exigeants et ne seront pas versées si l’entreprise connaît des difficultés économiques graves.

29 mars 2009

Sur mon agenda cette semaine du 30 mars au 5 avril

Lundi 30 mars 2009

18h00 Conseil municipal à Vesoul

Mardi 31 mars 2009

Déplacement en Espagne à l’occasion de la conférence de reconstitution du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme (Caceres)

Mercredi 1er avril 2009

10h00 Conseil des ministres

15h00 Questions d’actualité au gouvernement (Assemblée nationale)

Jeudi 2 avril 2009

15h00 Questions d’actualité au gouvernement (Assemblée nationale)

Du vendredi 3 avril au lundi 6 avril 2009

Déplacement aux Comores à l’occasion de la passation de présidence de la Commission de l’Océan Indien entre l’Union des Comores et la France (Moroni)

23 mars 2009

Reportage sur mon action au gouvernement

France 3 Franche-Comté a réalisé un reportage sur mon action au gouvernement depuis un an.

22 mars 2009

Sur mon agenda cette semaine du 23 au 29 mars

Mardi 24 Mars 2009

09h30 Questions orales sans débat (Assemblée nationale)

15h00 Questions d’actualité au gouvernement (Assemblée nationale)

17h00 Entretien avec M. Sylvain Maliko, ministre d’Etat au Plan, à l’Economie et à la Coopération Internationale de la République centrafricaine

18h00 Exposition Objectifs millénaires du développement (Mairie du XVème arrondissement)

Mercredi 25 Mars 2009

10h00 Conseil des ministres

15h00 Questions d’actualité au gouvernement (Assemblée nationale)

Samedi 28 Mars 2009

14h30 Séance plénière du FOMA 2009 (Forum mondial des anciens élèves du réseau des établissements d’enseignement français à l’étranger) à la Cité internationale universitaire de Paris

19h00 Remise de l’Ordre National du Mérite à M. Frédéric Mounier, président de la Délégation Catholique pour la Coopération

17 mars 2009

Les mesures du gouvernement pour prévenir les expulsions locatives

La trêve hivernale, période pendant laquelle les expulsions locatives sont interdites, s’échelonne du 1er novembre au 15 mars.

A quelques jours de cette échéance des associations ont demandé au Gouvernement un
moratoire des expulsions locatives.

Si le Gouvernement ne souhaite pas s’engager dans un moratoire en raison des effets pervers d’une telle mesure législative, il est pleinement mobilisé pour prévenir les expulsions locatives.

C’est pourquoi le Gouvernement a décidé de nouvelles mesures concrètes de prévention : mise en place obligatoire de commissions départementales de prévention des expulsions, aide du préfet pour le relogement ou l’hébergement ou encore garantie des risques locatifs.

Ces mesures, c’est plus d’aides pour les locataires les plus fragiles et une meilleure protection pour les propriétaires qui souffrent des impayés.

Un moratoire des expulsions locatives pourrait avoir des effets pervers importants : d’une part déresponsabiliser les locataires et d’autre part ruiner la confiance des propriétaires bailleurs.

En effet, une telle mesure pourrait amener les 2,2 millions de propriétaires individuels qui louent un logement et qui détiennent 90% du parc locatif privé à ne plus mettre leur appartement ou maison en location.

Résultat : l’offre de logements serait davantage réduite alors qu’elle est déjà insuffisante et les loyers augmenteraient.

C’est pourquoi le Gouvernement ne souhaite pas s’engager dans un tel moratoire mais préfère agir pour
renforcer la prévention des expulsions.

Concrètement, comment prévenir les expulsions ?

Grâce à la loi de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion qui vient d’être votée, la constitution de commissions de prévention des expulsions est désormais obligatoire dans chaque département. Leur but : examiner les dossiers difficiles en faisant travailler ensemble les services de la
préfecture, du conseil général et de la caisse d’allocation familiale afin d’aider les ménages en difficulté en
mobilisant les aides du fonds de solidarité pour le logement.

Les ménages menacés d’expulsion bénéficieront d’enquêtes sociales appronfondies. L’objectif : trouver des
solutions adaptées à chaque cas individuel (ex : rééchelonner les impayés) pour éviter les litiges entre le
bailleur et le locataire.

Par le développement de l’intermédiation locative, une association ou un bailleur social pourront, avec
l’accord du propriétaire et à la demande du préfet, « reprendre le bail » ce qui permettra le maintien dans les
lieux.

Enfin, la garantie des risques locatifs, mise en oeuvre par les partenaires sociaux qui gèrent le 1%, entrera en
vigueur prochainement et permettra de soulager les bailleurs des risques d’impayés et de protéger les
locataires les plus fragiles contre les aléas de la vie.

11 mars 2009

Une opportunité civique francophone pour la jeunesse française

Le Parlement Francophone des Jeunes (PFJ) est une formidable aventure humaine. Il réunit des jeunes de 18 à 23 ans, originaires des différents pays représentés à l’Assemblée parlementaire de la Francophonie sur les cinq continents. C’est à la fois un défi et un honneur : simuler l’exercice parlementaire au sein d’une organisation internationale et être ambassadeur de la jeunesse française à l’international pour un mandat de deux ans. J’ai rencontré et échangé avec les délégués du précédent PFJ en marge du Sommet de la Francophonie tenu à Québec en octobre dernier.

Sur des thèmes définis par session, les jeunes débattent et adoptent des textes qui sont ensuite remis aux chefs d’État et de Gouvernement lors des Sommets de la Francophonie.

Cette année les thèmes proposés à la discussion porteront sur les enfants soldats; le travail des enfants; les jeunes et les partis politiques; la crise alimentaire, la crise financière, la vie chère et le pouvoir d’achat : les conséquences sociales sur la jeunesse francophone.

Deux délégués, une fille et un garçon, y représenteront la France. J’encourage vivement les jeunes comtoises, jeunes comtois et autres jeunes français intéressés à prendre connaissance des modalités de participation sur le site du PFJ (www.apf.francophonie.org) at à faire acte de candidature auprès du secrétariat de la section française de l’APF, avant le 15 avril 2009 :

assemblee-nationale.fr

senat

C’est une très belle opportunité à saisir! J’espère ainsi vous compter parmi les vainqueurs que je rencontrerai lors de la 5ème session du PFJ qui tiendra ses travaux début juillet à Paris. Bonne chance !

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