Blog-Notes d'Alain Joyandet

14 novembre 2007

Avec Nicolas Sarkozy pour tenir sur la réforme des régimes spéciaux

Les négociations ont eu lieu, des propositions ont été faites par le Ministre du Travail, Xavier Bertrand aux partenaires sociaux pour obtenir un accord sur la réforme des régimes spéciaux de retraite. Toutefois ces propositions sont les dernières car le gouvernement est allé au bout de ce qui est possible.

Le passage à quarante annuités, le principe de la décote et l’indexation des pensions sur les prix sont les trois points non négociables de la réforme, selon le Premier ministre. Et je suis d’accord avec lui. Comme vous pouvez le constater autour de vous, cette réforme est voulue par les Français, certains sondages allant jusqu’à 75% de convaincus.

Cette réforme est voulue par les français parce qu’elle est juste. Comme je l’ai déjà fait lors d’un précédent billet, je soutiens les inititiatives du Président.

12 novembre 2007

Des aides face à la hausse du pétrole

Christine Lagarde, Ministre de l’Economie, a réuni à Bercy le 10 novembre 2007 les producteurs et distributeurs de carburants pour faire le point sur la situation des prix pétroliers.

À cette occasion, elle a annoncé un doublement de l’aide à la cuve qui passera de 75 € à 150 €, pour alléger la facture des ménages non imposables qui se chauffent au fioul. Cette décision traduit la préoccupation du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages les plus modestes dans un contexte de hausse des prix du pétrole.

La Ministre a rappelé que les prix du pétrole brut ont augmenté de 80 % depuis le début de l’année, entrainant une hausse des prix de carburants en France de l’ordre de 15 %.

Je considère que cette question doit faire l’objet d’une reflexion importante parce qu’elle touche tous les secteurs de la vie quotidienne des Français.

30 octobre 2007

Vote du budget de la Sécurité Sociale

L’effort global de la sécurité sociale, avec un déficit ramené à 8,8 milliards d’euros en 2008, contribuera à baisser le déficit de l’ensemble des administrations publiques à 2,3 % en 2008, conformément à nos engagements européens.

Conformément aux engagement du Président de la République, le PLFSS 2008 pose les premières bases d’une réforme structurelle de l’assurance-maladie qui s’articuleront avec les réformes annoncées sur les missions de l’hôpital, les agences régionales de santé (ARH) notamment. Il comporte plusieurs dispositions novatrices et des mesures destinées à lutter contre les abus et les fraudes.

Je ne peux que me féliciter que sur plus de 500 amendements déposés, certains ont réellement contribué à l’amélioration de ce texte.

Je souhaite notamment conclure en me félicitant de la bonne tenue des négociations entre les internes et le Gouvernement, qui ont permis de donner des garanties de non remise en cause de la liberté d’installation des médecins.

Ces mesures sont à la fois courageuses, responsables et vont dans le sens de la réforme équilibrée.

7 octobre 2007

Journaliste d’un jour pour “Les Echos”

« God save Laporte ! »

Jusqu’à la mi-temps, beaucoup se demandaient si l’arrivée de Bernard Laporte au gouvernement était toujours opportune. A la fin du match, certains regrettaient qu’il ne soit que secrétaire d’Etat.
DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL À CARDIFF.

C’est l’histoire à rebondissements d’un remaniement ministériel dont la date dépend des performances de l’équipe de France de rugby. Du jamais-vu. Samedi 18 heures : avant le match, deux questions se posent. Bernard Laporte doit-il entrer au gouvernement s’il perd en quart de finale ? Et sur le fond, sa nomination est-elle une bonne chose ? Profitant de circonstances originales, je décide d’interviewer… des journalistes de RTL, de « L’Equipe », du « Figaro », de « Prima », de « Télé 7 jours », de « CB News », de « Stratégies »… D’abord, personne ou presque ne croit à la victoire des Bleus.

Curieusement, contrairement à certains élus de l’UMP, aucun de mes interlocuteurs ne considère que l’issue du match doive conditionner l’entrée de Bernard Laporte au gouvernement. A l’exception de la journaliste de « Stratégies », qui exige « des résultats ». C’est sur le principe même que des réserves se font entendre : « C’est un businessman, ce n’est pas un politique » ; « S’il est nommé, il faut qu’il cesse toute activité commerciale » ; « Maurice Herzog, lui, s’était fait mal aux mains avant d’être nommé ministre. » « C’est au résultat que l’on jugera », tempère le représentant de « L’Equipe ».

Devoir de victoire

Dans ces conditions, Bernard Laporte doit-il être nommé quand même ? Bénéficie-t-il d’un traitement particulier, alors qu’Alain Juppé a eu, lui, un devoir de victoire. Et Maud Fontenoy, annoncée récemment au gouvernement, n’est-elle pas là au cas où, en deuxième ligne ? Côté supporters français, c’est unanime : Bernard Laporte au gouvernement, « c’est formidable… pour le rugby ».

20 heures. Coup d’envoi. La première mi-temps est mauvaise : à l’entre-jeu, à 13-3, l’affaire paraît « pliée ». Le remaniement se rapproche : ce sera sans doute pour lundi (aujourd’hui). Et puis c’est le miracle. La deuxième mi-temps est un autre match. Les Bleus enflamment le Millennium Stadium, qui entonne « La Marseillaise ». 21 h 30 : 20-18 ! Euphorie, tour d’honneur : le remaniement s’éloigne à nouveau. En cas d’échec, l’hallali était certain. Mais la « magie de la gagne » est passée par là : tout se passe comme si la victoire levait les dernières questions, les dernières réserves.
« Merci président »

Portés par la liesse, certains vont jusqu’à se demander si un poste de secrétaire d’Etat suffira à un champion du monde. Accompagné du Premier ministre et de la ministre des Sports, Nicolas Sarkozy entre sur la pelouse au milieu des joueurs. Le président jubile : « Ce qu’ils ont fait est énorme ! » S’adressant aux joueurs : « Les gars, on est fiers de vous ! » Le chef de l’Etat se demande « où est le coach ? ». « Le coach, c’est le président », plaisante un joueur. Les congratulations se poursuivent dans les vestiaires français. J’interroge Bernard Laporte pour « Les Echos » : « Etes-vous conscient que vous retardez le remaniement ministériel annoncé ? » « Justement, on pensait que ça venait trop tôt, que je n’étais pas encore prêt. Alors, tous ensemble, on est très heureux comme ça ! » Jo Maso, ému aux larmes : « Son entrée au gouvernement ? C’est grand, c’est très grand. Bernard, c’est mon ami, ce qu’il lui arrive est formidable », s’enthousiasme l’adjoint de Bernard Laporte.

L’entraîneur des All Blacks entre dans les vestiaires français et rend hommage aux Bleus dans un silence religieux. Puis les Français entonnent le couplet : « Merci président, merci président ! » Hommage à son étonnante implication, au quotidien, aux côtés de l’équipe de France. Au sortir des vestiaires, l’autre président, celui de la Fédération française de rugby, Bernard Lapasset, me confie, un peu détaché : « C’est le choix de Bernard. Pour lui, ce sera une autre vie. J’espère que ça marchera bien… » « God save Laporte ! »
Alain Joyandet, édition des Echos du 8 octobre 2007

2 octobre 2007

Liberté des universités

Le texte met en place de nouvelles missions et une meilleure gouvernance pour nos universités et servira de base aux réformes futures, articulées autour de cinq grands axes : les conditions de vie étudiante ; les carrières des personnels ; la gestion de l’immobilier et des équipements ; la situation des jeunes chercheurs ; la réussite en licence.

Parallèlement, le Gouvernement a prévu d’augmenter le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche de 1,8 Milliards d’euros, soit une augmentation de 18% par rapport à 2007. Cet effort dépasse de loin les 10% d’augmentation annuelle déjà promis par le Président de la République. Mais pour que cet investissement sans précédent soit efficace, il faut au préalable rendre nos universités réellement opérationnelles.

Pour en savoir plus:

Les droits d’inscription vont-ils augmenter du fait de la réforme ? NON, ils restent fixés au niveau national, que les universités soient autonomes ou pas.

Les diplômes vont-ils conserver leur caractère national ? OUI, ils conservent leur caractère national et la procédure d’homologation reste inchangée.

La concurrence entre les universités va-t-elle être exacerbée ? NON, chaque université a vocation à trouver le profil qui lui convient pour s’intégrer au mieux dans son environnement et développer ses propres pôles de compétence. Les établissements seront donc complémentaires, pas concurrents.

Les universités pourront-elles se regrouper pour profiter au mieux de l’autonomie ? OUI, les parlementaires ont inséré dans le texte une disposition facilitant le regroupement des universités afin de leur permettre de gérer au mieux leurs nouvelles responsabilités.

Qui décide du développement ou de la suppression de filières de formation ? Le CA de l’université peut demander à ce que soit inscrit dans le contrat pluriannuel la création, la suppression ou le regroupement de composantes. Toutefois, il doit obtenir l’accord de l’Etat sur son projet.

19 septembre 2007

Ma contribution écrite à la concertation publique sur le projet autoroutier Langres-Vesoul

Concertation publique sur l’aménagement de la RN 19 entre A31 (Langres) et Vesoul


Contribution d’Alain Joyandet

Député de la Haute-Saône, maire de Vesoul
Président de l’Association pour la Construction
d’une Liaison Rapide Langres-Vesoul-Delle

”La Commission nationale du débat public a décidé en décembre 2006 de ne pas organiser de débat public au sens juridique du terme mais a recommandé à l’Etat l’organisation d’une concertation publique pour que chacun puisse s’informer et s’exprimer sur le projet de création d’une autoroute Langres – Vesoul ouest à l’horizon 2018.

L’aménagement de la RN19 de Langres à Delle via Vesoul fut acté en 1996 par la réalisation d’une autoroute. En 1997, à l’occasion d’un changement de gouvernement, le projet fut remplacé par celui d’une voie express. Le rythme d’avancement des travaux engagés depuis 2000 ne prévoyait pas une mise en service du tronçon Langres-Vesoul dans des délais convenables, notamment au regard des contraintes et attentes des acteurs économiques locaux fortement dépendant de la logistique.

En 2003, de nombreux parlementaires se sont rassemblés au sein de l’association ACLR que je préside.

Nous avons obtenu des financeurs (Etat et collectivités régionales et départementales) de lancer la réalisation d’une concession autoroutière entre Langres et Vesoul à l’horizon 2018, avec la réalisation dès 2014 de la déviation de Port-sur-Saône qui sera par la suite reversée en apport en nature à la concession.

Ces décisions apportent un gain de 10 à 15 ans dans les délais de réalisation de l’infrastructure.

Aujourd’hui, la procédure d’élaboration est lancée. Avant l’engagement plus poussé des études, la Commission nationale du débat public a été réglementairement saisie. Elle a décidé de ne pas organiser de grand débat public mais une simple concertation qui doit permettre encore une fois de gagner plusieurs mois dans la procédure administrative.

Dès la fin de la concertation publique en décembre 2007, le ministère de l’Equipement, maître d’ouvrage des opérations, doit donc sans délai engager les études d’avant projet sommaire qui doivent précéder la déclaration d’utilité publique et la désignation du futur concessionnaire.

Telle est ma contribution à cette concertation publique : chaque étape de la procédure d’élaboration de ce projet désormais actée par l’ensemble des décisionnaires doit être engagée sans point mort dans le seul but d’optimiser les délais et gagner du temps pour l’agglomération vésulienne et la Haute-Saône.”

Vesoul, le 19 septembre 2007

Alain Joyandet
Député-Maire de Vesoul

8 juin 2007

Rassemblons-nous dès le premier tour

Il a pratiqué une large ouverture dans son gouvernement. Ainsi, chacun d’entre-nous doit pouvoir se sentir représenté. Le redressement de notre pays passe par ce rassemblement.

Cet état d’esprit me convient parfaitement.

Entrepreneur, issu du gaullisme social, je me suis toujours attaché à rassembler toutes les bonnes volontés – d’où qu’elles viennent – pour agir. Je le fais au quotidien dans mon action en tant que Maire de la Ville de Vesoul et en tant que Député pour l’ensemble de la circonscription. Je le fais aussi pour notre département.

En rassemblant les parlementaires de toutes sensibilités, j’ai obtenu notre belle victoire pour l’autoroute Langres – Combeaufontaine – Vesoul, accélérant le désenclavement de notre département. Il m’a fallu aussi rassembler pour l’hôpital public, pour nos écoles et pour nos services publics. Beaucoup reste à faire mais les résultats sont là.

Il en est de même au plan national. Si nous sommes unis dans une majorité présidentielle élargie, alors la France repartira de l’avant, car le projet de Nicolas Sarkozy pour la France est novateur, ambitieux et juste.

Un défi doit être relevé en priorité :
Ramener le taux de chômage à 5 % en 5 ans

Avec cet objectif essentiel, je serai aux côtés du Président de la République qui a pris cet engagement majeur pour toutes les familles de France. Le travail doit être remis en valeur au coeur de notre société.

Nous sommes tous concernés.

Alors rassemblons-nous dès le premier tour pour faire gagner chacun d’entre-nous.

Vous pouvez compter sur mon total dévouement.

13 avril 2007

Réunion Publique du 12 avril 2007 à FRETIGNEY

Chers Amis,
Permettez-moi tout d’abord de vous remercier d’être aussi nombreux ce soir. Je voudrais mettre l’accent sur trois points et vous donner une information en exclusivité…
Les trois points :

  1. notre union exemplaire
  2. notre bilan très positif
  3. notre projet de société porteur d’espérance
  4. l’info : je suis candidat à l’élection législative de la 1ère circonscription de la Haute-Saône

1/ L’UNION

A chaque fois que nous avons été rassemblés autour de nos idées communes, nous avons gagné et surtout nous avons fait gagner la France. Il en est de même de nos dossiers départementaux. A chaque fois que nous avons été unis et parfois au delà de notre majorité, la Haute-Saône a gagné.
Je constate avec un grand plaisir que nous avons fait le rassemblement des idées communes entre gaullistes, centristes, libéraux. Nous le disions depuis longtemps. Désormais, c’est fait et c’est solide. Ce qui nous rassemble est beaucoup plus fort que ce qui pourrait nous séparer.
Depuis 5 ans – nous avons pu le constater au sein de notre groupe de 360 parlementaires venus de ces trois horizons – nous avons pratiquement toujours été d’accord sur tout.
L’union, c’est aussi le rassemblement des femmes et des hommes qui incarnent ces idées communes, cette vision commune de notre pays. Je constate également aussi bien au plan national qu’au plan départemental, nous sommes tous rassemblés. Les tempéraments sont ce qu’ils sont, les parcours individuels aussi.

Ce soir, ici à Frétigney, tout le monde est là et c’est un gage de succès incontournable.

2/ NOTRE BILAN

Notre bilan est très positif.
Dire ce que l’on va faire, faire ce que l’on a dit. J’ai relu mes engagements de 2002. Ceux que j’ai pris en tant que membre de la majorité, engagements collectifs ; et ceux qui m’étaient personnels. Et bien, je peux vous dire que je suis très serein. Le devoir a été accompli.
Je me souviens de ce dimanche du 2ème tour des législatives, « Chez Berthe » à Seveux, je vous avais dit que je m’apprêtais à « labourer » la première circonscription que le suffrage universel venait de me confier. Je vous avais dit que chaque année, je reviendrais vous voir pour des bilans de mandat dans chacun des cantons de cette circonscription. C’est ce que j’ai fait et je dois dire que ce fut pour moi très utile.
J’avais pris également l’engagement de faire avancer les grands dossiers de ce département. C’est fait. La liaison Langres – Delle par Combeaufontaine et Vesoul qui irriguera une très grande partie de notre circonscription est désormais solidement actée.
Nos hôpitaux publics sont tous confortés.
Nous nous sommes bien sortis des cartes scolaires annuelles. Tous les projets ou presque qui ne nous paraissaient pas justes ont été revus. J’ai dû parfois aller jusqu’à l’Elysée pour obtenir satisfaction, dans la journée, lorsque cela était nécessaire.
Notre tissu d’entreprises, malgré quelques disparitions se porte plutôt bien et je suis allé au chevet de celles qui ont eu des difficultés et nous avons contribué à en développer et sauver un grand nombre.
Au chapitre des regrets, je citerais l’implantation de l’usine d’incinération à Noidans le Ferroux que je n’ai pas pu empêcher. Ce fut une décision anachronique et anti-économique. L’obstination de certains élus qui ne sont pas du secteur, ajoutée à un manque de vision prospective de développement durable ont conduit à cette regrettable décision.
Sur le plan national, nos résultats sont excellents. Les gouvernements successifs que nous avons soutenus ont bien travaillé. Oh, certes, nous aurions pu aller plus loin et plus vite, mais la France est la France et la réforme nécessite du temps, du dialogue et surtout de la justice.
Mais, regardons les choses avec objectivité :

  1. sur le plan international, la France a été exemplaire
  2. 10 000 vies ont été sauvées sur les routes et des centaines de milliers de blessés graves en moins
  3. nous enregistrons actuellement une baisse du chômage sans précédent depuis plus de 20 ans. C’est le résultat d’un travail de très longue haleine.
  4. Qui peut nier une baisse spectaculaire de la délinquance
  5. Le problème de l’immigration a enfin été mis sur la table d’une manière courageuse.

 

Nous avons donc commencé à remettre la France petit à petit sur les rails. Mais il faut aller beaucoup plus loin pour redonner l’espérance aux françaises et aux français.

 

3/ NOTRE PROJET DE SOCIETE

Au delà de l’élection présidentielle, si comme je le souhaite, Nicolas Sarkozy est élu Président de la république, nous devrons lui donner une majorité qui lui permette d’amplifier le redressement de notre pays. Tout cela est très lié : élection présidentielle, élections législatives. C’est le quinquennat qui implique cette concomitance des échéances et donc cette nécessaire cohérence que nous devons avoir entre le projet présidentiel et le programme législatif.
Ma vision de l’avenir est organisée autour de deux grands piliers, celui des valeurs et celui de l’organisation de la société qui en découle.
Les valeurs auxquelles je suis attaché sont celles de la France éternelle, la France des lumières. Celle que Mai 68 a abîmé et que nous devons impérativement restaurer.
La Nation, tout d’abord – l’identité nationale, ce n’est pas un gros mot. Rattacher cette expression au problème de l’immigration n’est pas une provocation. Comment réfléchir à notre identité nationale, si en toutes circonstances nous ne réfléchissons pas aux flux migratoires.
Le travail – depuis tant d’années, nous avons laissé à d’autres le soin de défendre la valeur « travail ». Il faut le remettre au centre de la vie sociale de notre pays, sinon nous aurons un retour de balancier très fort. Il n’est plus supportable qu’un travailleur, qui se lève tôt le matin, ne puisse pas faire vivre sa famille des fruits de son travail. Il n’est pas supportable qu’entre deux individus, l’un qui choisit de travailler et l’autre qui est en position de refus, il n’y ait pas de différence significative de pouvoir d’achat.
Le respect – vivement qu’à nouveau les élèves se lèvent lorsque le professeur rentre dans la classe – vivement qu’à nouveau un jeune dans un bus se lève pour laisser sa place assise à une personne plus âgée. Chers amis, ces valeurs ne sont pas ringardes. Elles sont au contraire au cœur de la citoyenneté moderne. J’ai le sentiment que nous avons une responsabilité historique à les réhabiliter, si nous voulons que nos enfants vivent une France rayonnante et apaisée.
Avant de se défausser sur l’Europe ou sur la mondialisation, faisons déjà en sorte que notre pays fasse ce qu’il doit faire à l’intérieur. Cela ne dépend que de nous. C’est une question de volonté politique.
Depuis un demi siècle, il y a bien eu deux courants de pensée dans notre pays.
D’un côté, ceux qui, animateurs de 68, ont interdit d’interdire partout, ont décrété le siècle du temps libre, ont d’ailleurs créé un ministère qui porte ce nom et puis enfin ont rendu obligatoire les 35 heures, c’est à dire qu’ils ont distribué l’argent du contribuable aux entreprises et particulièrement au grands groupes pour empêcher leurs salariés de travailler.
Et puis, il y a ceux qui, comme nous, avaient, chevillées au corps, les valeurs fondamentales que je viens de rappeler et qui n’ont peut être pas suffisamment oser les défendre.
Aujourd’hui, il est temps de relever la tête, d’affirmer nos convictions car je suis persuadé qu’elles sont partagées par un très grand nombre de français, bien au delà des clivages politiques. C’est ça la mission historique qui est la nôtre dans les cinq ans qui viennent, autour de notre nouveau Président de la république.
Le 2ème pilier de cette vision de la société, c’est celui de notre organisation socio-économique. La fermeté dans les valeurs sociétales doit être associée à un humanisme de tous les instants dans la conduite de notre politique. La justice sociale doit guider toutes nos démarches, toutes nos décisions. La justice sociale, ce n’est pas la justice des socialistes, ce n’est pas l’égalitarisme qui conduit à tirer tout le monde vers le bas, mais c’est donner plus à ceux qui ont moins et surtout permettre à celui qui veut travailler plus de gagner plus. C’est permettre à tous ceux qui veulent entreprendre, de pouvoir le faire en France, sans être montrés du doigt ou surtaxés.
La société du libre choix doit être notre modèle. Permettre à l’entrepreneur d’entreprendre, au travailleur de travailler et à celui qui veut lever le pied de le faire aussi, mais avec les conséquences logiques et justes que cette démarche entraîne.
La justice sociale sera le point incontournable de notre capacité à réformer notre pays. Si nous voulons pouvoir encore servir des retraites dignes de ce nom à nos retraités, il faudra accepter que ceux qui sont en pleine forme travaillent un peu plus, car qui peut nier que nous vivons plus longtemps, que nos enfants entrent dans l’activité plus tard, que la santé à laquelle nous tenons tous, coûte cher. Tout cela, c’est notre modèle français et nous devrons faire un effort collectif pour trouver des financements et le pérenniser. C’est cela aussi la solidarité inter-générationnelle à laquelle je suis particulièrement attaché.
Voilà quelques pistes, car je ne souhaite pas ce soir vous asséner un long catalogue. La campagne législative permettra de développer et de préciser toutes les propositions.
Enfin, je ne crois pas que nous puissions reconquérir le cœur de nos compatriotes, si nous oublions le 3ème mot de la devise de la République, c’est à dire, la FRATERNITE. Liberté, chacun d’entre-nous en demande beaucoup et c’est bien normal. L’égalité, je lui substituerai volontiers le mot équité, mais la fraternité, quel beau mot, ne l’oublions jamais, si nous voulons réformer, redresser notre pays. Nous devrons le faire dans cette exigence de fraternité. Nous ne devons pas renier la belle histoire de France, faite de conflits, de guerres, mais aussi de 2000 ans de chrétienté.
La République c’est aussi notre capacité à faire vivre et progresser nos valeurs spirituelles. Les françaises et les français sont fondamentalement bons, attachés à la solidarité, à l’amitié. Ils sont toujours prêts à se mobiliser pour les causes difficiles. Pourquoi, ne pourrait-on pas dans le même esprit, redresser la France, en y faisant adhérer une très grande partie de nos concitoyens.
C’est cela notre grand défi, celui de l’espérance en une société plus juste mais plus exigeante et plus fraternelle.
Merci encore une fois d’être là, aussi nombreux.
Que la campagne continue dans l’esprit actuel. Elle est intense, mais elle est belle et enthousiasmante. Mais n’oubliez pas qu’un match n’est jamais terminé avant la fin.

Quand on n’a pas tout donné, on a rien.

2 mars 2007

Donner les moyens à La Poste d’assurer le service public

“C’est un grand plaisir de vous recevoir en Haute-Saône et à Vesoul en particulier, Monsieur le Président, car c’est pour moi l’occasion d’exprimer mon attachement au service public et puis d’expliquer, à travers l’exemple du service postal, l’équilibre qu’il nous faut trouver pour coller à la fois aux évolutions et aux réalités économiques de notre société mais aussi assurer un service public que chacun de nos concitoyens, bien sûr, est en droit d’attendre.

C’est un plaisir de vous recevoir ici, Monsieur le Président, d’autant qu’à Vesoul nous avons et nous sommes encore en train de relever des défis d’évolution du service public, comme LA POSTE, elle aussi, en relève et devra à l’avenir en relever d’autres.

Il y a dix ans, notre ville était un peu hésitante face à l’avenir. Nous avons su investir et faire des choix de développement et de modernisation qui, bien qu’incontestés aujourd’hui, laissaient à l’époque un certain nombre de nos concitoyens sceptiques. Une fois les changements opérés, plus personne ne conteste le redémarrage de notre agglomération.

Il y a maintenant quelques années, nous avons eu à relever le défi du service public de la santé dont certains nous annonçaient la déliquescence au profit des centres bisontins et belfortains. On voit bien aujourd’hui, après des phases d’adaptations et de restructurations qui ont demandé des efforts, à la fois des personnels soignants et des non soignants, que le service public de la santé est désormais conforté.

Plus personne ne conteste aujourd’hui que le défi est relevé quand de l’autre coté de la Motte s’érige le nouvel hôpital vésulien neuf (150 M€ d’investissement) et que les pôles de Luxeuil et Lure bénéficient, eux aussi, de travaux de modernisation.

Un autre exemple encore, celui de la Paris-Bâle. Vous êtes venus par le train depuis Paris en empruntant une ligne ferroviaire dont on nous dit depuis de très nombreuses années qu’elle est en danger. C’est vrai que les mises en service prochaines des LGV Est puis Rhin-Rhône nous imposeront inévitablement des adaptations mais je constate aussi que ma proposition de relier Vesoul au TGV a été bien accueillie par de nombreux acteurs et ouvre de nouvelles perspectives pour le rail dans notre secteur.

Je rappelle qu’à ce titre, nous avons obtenu de Réseau Ferré de France des accords et des investissements importants pour la suppression du passage à niveau et l’aménagement de la gare intermodale, quartier de « LA POSTE » Ile Verte dont nous venons d’inaugurer la rénovation.

Ces travaux sont très favorables aussi pour LA POSTE : dans un système de gestion en flux tendus, la suppression du passage à niveau vous assure la fluidité de la circulation vous ouvrant ainsi les portes du sud de l’agglomération et de Besançon. De son coté, la Communauté de communes vous a adressé un signe favorable en intervenant à la demande de la Ville de Vesoul sur la convention de financement pour le nouveau centre de tri à la zone Poincaré, débloquant ainsi ce dossier auquel nous sommes ensemble très attachés.

Je me réjouis que ce projet aboutisse et vienne conforter nos excellentes relations déjà en œuvre au Montmarin, où nous sommes propriétaires des locaux de LA POSTE, et aux Rêpes, où nous avons installé une agence postale communale dont les horaires d’ouverture ont été encore amplifiés très récemment. Vous avez également ouvert l’agence République en plein centre-ville.

LA POSTE est donc un bon partenaire pour notre agglomération.

Je profite de votre présence à Vesoul, Monsieur le Président, pour remercier LA POSTE, soutien sans faille du service public de la culture à Vesoul pour ce qui concerne le festival Jacques BREL et celui des Cinémas d’Asie, dont vous êtes partenaire.

En tant que Député de la Haute-Saône, je voudrais également me réjouir de la façon dont a été mis en œuvre le projet de modernisation du réseau sous le nom de projet TERRAIN (TERRitoire d’Attractivité et d’INitiative) : le choix des bureaux centres et des 129 points de contact, la concertation engagée avec les élus locaux validée ensuite par la Commission départementale de présence postale démontre que la réforme est possible si elle est juste et négociée.

Il reste encore quelques dossiers à régler. Je fais totale confiance à Madame HUSSON, Directrice départementale de LA POSTE, et aux élus locaux pour trouver les solutions dans la concertation.

Voilà un beau projet de modernisation et d’évolution du service public qui permet à la fois de préserver nos grands principes d’aménagement du territoire et d’accès au service public tout en permettant à LA POSTE d’engager une nécessaire modernisation que nous, politiques de droite comme de gauche d’ailleurs, avons souhaité dans le cadre de l’ouverture du marché postal à la concurrence.

Je disais au début de mon propos qu’il nous faut coller à la fois aux évolutions et aux réalités économiques de notre société mais aussi, assurer un service public que chacun de nos concitoyens est en droit d’attendre.

Le 18 octobre dernier, la Commission européenne a adopté une proposition de directive visant à la complète réalisation du marché intérieur des services postaux à l’échéance 2009.

Cette directive poursuit l’ouverture du service postal à la concurrence sur les envois de moins de 50 gr et pose inévitablement la question du « service universel postal » et de son financement.

Cette question n’a pas reçu à mon sens de réponse claire et précise, c’est pourquoi je soumettrai prochainement à la Commission supérieure de la Poste une délibération qui demandera au gouvernement français de défendre à Bruxelles le report de la décision mettant fin au secteur réservé sur les envois de moins de 50 grammes.

Ce secteur réservé – seul rescapé ou presque du monopole de LA POSTE – est pour l’heure le meilleur moyen de financer notre service universel.
Dans cette démarche, nous aurons des alliés en Europe.

Et en Haute-Saône, comme dans de très nombreux départements, vous savez que le service universel postal est considéré comme un bien précieux.
C’est un enjeu important pour nos territoires mais aussi pour cette grande entreprise qu’est LA POSTE.

Enfin, je veux dire aux postiers qu’ils ont beaucoup de chance d’avoir Jean-Paul BAILLY comme président. C’est un grand président qui marquera son passage à LA POSTE.

La création de la Banque Postale, la modernisation de la présence postale, l’ouverture à la concurrence, les nouvelles activités comme les services à la personne…On le voit, le groupe « LA POSTE » se modernise, se développe dans un esprit de dialogue et de concertation cher au président BAILLY.
Ici ou là, il peut toujours y avoir quelques problèmes à régler mais au total, l’observateur que je suis, élu de la nation, se félicite de la manière dont est gérée cette grande entreprise publique si chère au cœur des français.

Que serait la France sans LA POSTE, ses postiers et ses facteurs ?

Enfin, mon cher Jean-Paul BAILLY, je sais que l’usage veut que lorsque le patron vient sur le terrain, les dossiers s’accélèrent et c’est pour cela qu’aujourd’hui nous allons assister à cette belle séance de signature qui concrétise l’ancrage durable de LA POSTE à Vesoul.

C’est bon pour le service public et c’est bon pour l’emploi.”

2 janvier 2007

Vesoul-Agglo 2020 : réflexion pour l’avenir de l’agglomération vésulienne

Ensemble, depuis 12 ans, nous avons réalisé le « nouveau VESOUL ». et je crois que l’expression est juste.
Nous avons – de justesse d’ailleurs – évité à Vesoul et notamment à son grand service public de santé, de voir son destin partagé entre le Doubs et le Territoire de Belfort. J’y reviendrai.

Mieux même, voilà que le développement est là. Chacun le constate.

  • Dans un premier temps de mon propos, je reviendrai sur cette œuvre commune.
  • La 2ème partie consistera en une proposition que j’ai à vous faire pour l’avenir. En effet, je crois qu’il est temps de tracer les grandes lignes de ce que pourrait être Vesoul en 2020 au cœur de la Franche-Comté, au centre de l’Europe des échanges.

I – Le nouveau VESOUL

Souvenons-nous du Vesoul que nous connaissions il y a 10 ans. En arrivant par le Nord ou l’Est, par la RN 19 à droite, ce n’était qu’une pâture. C’est aujourd’hui Vesoul technologia avec 30 entreprises, près de 400 emplois et un pôle logistique en son sein.

Un peu plus loin, si on bifurquait à la Vaugine, direction Besançon, de chaque côté de la rocade ouest : des pâtures à droite et à gauche, à l’exception de la clinique Saint Martin et du Lycée des Haberges. Aujourd’hui, c’est une ruche. Il n’y a pratiquement plus de terrains : là se construit un pôle d’excellence de santé public/privé – qui n’a pas d’équivalent dans toute la région, auquel se greffent des activités de services à la population comme cet imposant multiplex de cinéma, des commerces et des habitations supplémentaires.

Plus loin encore en continuant le cheminement par le carrefour du Durgeon en direction du centre ville, notre fameux passage à niveau 214 fermé 20 fois par jour – en plein milieu de l’axe principal du centre – La progression en centre ville dans la rue principale ne pouvait alors se faire quasiment qu’en automobile puisque c’était son règne sur 4 files avec des trottoirs de 1,50 m de chaque côté – avec plus de 20 magasins fermés.

Aujourd’hui, qui voudrait changer le centre actuel pour revenir à celui de 1995 ?

Qui conteste que la rénovation du centre ville a tout changé en terme d’image, d’échanges socio-économiques, en terme de mixité sociale aussi. Le tout réalisé en pensant aux personnes à mobilité réduite.
Et voilà même que l’incroyable se produit en centre ville avec ces travaux gigantesques qui verront la disparition du passage à niveau dès la fin de cet été et la naissance d’un nouveau quartier autour de la gare sur lequel je ne veux pas revenir en détail, avec ses parkings et sa gare multimodale.

De l’autre côté du centre, en poussant un peu, il n’y avait franchement pas de quoi être fier des Halles, de notre théâtre Edwige Feuillère ni des vestiaires – tribunes du stade René Hologne, pas plus d’ailleurs que des locaux de notre formidable école de musique.

Je passe sur de très nombreuses réalisations dans les écoles notamment – nous en avons rénové 5 et je ne reviens pas sur nos politiques éducatives, sportives, culturelles, sociales et environnementales – avec ses pistes cyclables, pas plus que sur notre action de proximité au quotidien pour l’ensemble de nos concitoyens. C’est le NOUVEAU VESOUL, C’est Vesoul pour tous tel que nous l’avions imaginé.

Pas plus que je ne m’étendrai sur notre gestion financière et fiscale.
La Chambre régionale des comptes a – à deux reprises – clos le débat. c’est bien la preuve que l’on peut faire du développement et de la qualité de vie sans augmenter les impôts.

Chers amis, ce « NOUVEAU VESOUL » nous l’avions pensé, réfléchi, programmé – globalement, complètement – dès 1995. Nous y avons travaillé dès notre prise de responsabilité, sans dévier pendant plus de 10 ans de cette vision d’ensemble qui donnait tout son sens à notre action que je tenais à décrypter ce soir.
Pour mieux vous faire toucher du doigt ce qu’a été la cohérence conceptuelle de notre action publique.

Je sais que le scepticisme a existé.

  • Refaire à neuf tout le centre ancien
  • Décrocher la construction d’un hôpital neuf à Vesoul !
  • Supprimer le passage à niveau
  • Reconstruire à neuf le théâtre Edwige Feuillère
  • Créer un nouveau centre culturel
  • Livrer un stade René Hologne neuf, une salle de gymnastique
  • Et bien d’autres équipements
  • Relancer le formidable site touristique du lac avec son Ludolac, ses tous nouveaux tennis, son camping
  • Créer deux zones d’activités ex-nihilo : les Haberges et Vesoul technologia.

Je sais qu’à l’époque, peu d’observateurs y croyaient. Et si je reviens sur tout cela, c’est pour mieux affirmer qu’il n’y a jamais de fatalité : que la détermination et le travail sont toujours récompensés

  • qu’il faut toujours avoir une réflexion d’avance – globale si possible
  • qu’il faut toujours avoir plusieurs dossiers prêts à l’affût de nouveaux financements.
  • qu’il faut toujours être en mouvement.

Cette belle action depuis 12 ans a remis Vesoul sur les rails – elle ne doit pas être suivie d’une période contemplative. Nous perdrions à nouveau du terrain.
Nos partenaires privés et publics ont besoin d’assurance sur notre détermination de ne pas en rester là.
Il est donc de notre responsabilité de tracer très vite les grandes lignes de Vesoul 2020.
Avec la permission de mes collègues maires présents ce soir je dirais
« Vesoul agglo 2020 »
Ce pourrait être le générique d’une nouvelle œuvre de développement durable.
Et c’est le deuxième point de mon propos.

II – VESOUL AGGLO 2020

Je vois au moins 7 directions vers lesquelles travailler

Les voies de communications

A/ Les routes

Nous avons obtenu l’accord du gouvernement pour la liaison Langres – Vesoul en autoroute. Le dossier Vesoul – Delle en 2 fois 2 voies se poursuit. Nous devons maintenir la pression sur les délais. L’ Association Pour la Construction d’une Liaison Rapide Langres – Vesoul – Delle (ACLR) , que je préside sera attentive au quotidien.
Le dossier autoroutier s’élabore : le ministre de l’équipement a signé le protocole en juillet dernier et la Commission nationale du débat public s’est prononcé en décembre dernier. Elle a confirmé l’intérêt européen de l’autoroute. Que de temps gagné et de procédures déjà réglées.

Entre les deux tronçons de l’Ouest et de l’Est nous devons réaliser le passage dans notre agglomération.
Je rappelle que tous les élus de la Communauté de communes de l’Agglomération Vésulienne se sont prononcés pour le contournement Nord court. La Commission nationale du débat public va dans notre sens, en recommandant que les différentes options prennent en compte le coût du projet urbain. On verra alors que le contournement court, que nous appelons de nos vœux, prendra toute sa pertinence.

Dans le cadre du nouveau plan de financement des routes (PDMI), nous devons absolument obtenir le tronçon de la RN 57 entre Quincey et Vallerois Lorioz. C’est important pour alléger la RN 19 du transit routier venant des Vosges et de Belfort en direction de Besançon.

Notre agglomération de Vesoul est ainsi à la croisée de deux grands axes de développement Nord – Sud / Ouest – Est – RN 19 – RN 57 – au centre de l’Europe ; notre agglomération bénéficiant d’une espèce de grand boulevard périphérique ni trop loin ni trop près permettant à la fois la desserte facile de nos communes et quartiers et offrant de nouveaux espaces de développement économique.
Voilà un vrai plan global routier.

B/ Le rail

Je crois au rail. Il se développera beaucoup plus et se modernisera. Il ne faut donc pas rester à l’écart.
Tout en préservant la ligne 4 Paris – Bâle, je vous propose que nous commencions à travailler à la reconstruction d’une liaison ferrée entre la ligne 4 et la ligne TGV Rhin – Rhône, c’est-à-dire entre la gare de Vesoul et la future gare d’Auxon.
Je ne crois pas que ce soit utopique.
Ce serait faire d’une pierre deux coups : consolider la Paris – Bâle et donner à la Haute-Saône un véritable accès direct au TGV avec l’idée rendue possible de voir un jour des TGV en gare de Vesoul lorsque notre développement économique – auquel je crois – le rendra nécessaire.

Voilà un beau projet, mobilisateur, comme ceux que nous avons conduit et que je viens de vous rappeler.

C/ notre plate-forme multimodale

Je suis heureux qu’elle ait été sauvée. C’est un élément capital de notre activité industrielle dans la logistique.

Développer notre industrie

Diversifier notre industrie est un devoir. Nous avons une spécificité – en Franche-Comté et sur le Grand Est – nous sommes les meilleurs en logistique industrielle.
Nous savons livrer dans toute la France, l’Europe et le monde. Alors il faut rechercher activement de nouvelles industries dans la logistique, dans d’autres secteurs que l’automobile.
Peut-être devons-nous nous doter d’une force spécialisée en prospection pour mettre en œuvre une action spécifique dans le domaine logistique au profit de notre agglomération pour tenter notre diversification industrielle.

Nos succès dans les dossiers de voies de communication nous permettent d’être compétitifs par rapport aux autres agglomérations. Cette activité de logistique a le mérite d’être peu polluante et pas en concurrence avec l’international.
Cette stratégie de développement de la logistique est cohérente avec notre savoir-faire, notre situation géographique et les décisions nationales importantes que nous avons obtenues en matière de voies de communication.
Pour accueillir ces nouvelles activités, il faudra décider de la création de nouveaux espaces d’activités, notamment en relation avec le dossier de voirie d’agglomération dont je vous ai parlé à l’instant.

L’enseignement supérieur

Il n’y a pas de développement économique sans association entre l’industrie, l’enseignement supérieur et la recherche.
Il faut déterminer avec le monde économique et l’université comment augmenter le nombre d’étudiants dans notre agglomération dans des matières utiles à notre développement, compte tenu de la spécificité de nos objectifs industriels et de services.
L’informatique me semble être au cœur de notre problématique locale.
Pourquoi pas une école d’ingénieurs en informatique ou en licence professionnelle BAC + 3 ?

Le logement

Nous devons être capables d’accueillir 2000 à 3000 familles supplémentaires d’ici à 2020.
Nous aurons aussi à repenser et à reconstruire un nouveau quartier dans la ville sur le site actuel de l’hôpital Paul Morel après que celui-ci se soit définitivement relocalisé aux Haberges.
Pour ce faire il faut construire de nouveaux logements et en réouvrir d’autres, actuellement fermés, parce que vétustes.
Un plan doit être réfléchi sur l’ensemble du grand Vesoul dans chacune des communes associant habitat individuel et collectif, logement social et privé, location et accession à la propriété.

Nouvelles technologies

Aucune famille, quels que soient son quartier d’habitation et son milieu social, ne doit être écartée de l’Internet à haut débit. L’accès au savoir pour tous est un enjeu démocratique. A l’image des routes et des rues de notre agglomération, je souhaite que l’internet à haut débit soit à terme en libre accès partout dans le grand Vesoul.
Par ailleurs, aucun projet public ou privé ne doit plus être conçu ou réalisé sans la préoccupation permanente des nouvelles énergies dites renouvelables et désormais moins chères – Les collectivités doivent donner l’exemple.
Nous venons de prendre la décision de lancer une première l’étude pour l’énergie de nos bâtiments publics.

Nos services publics et l’aide aux familles

Nos services publics doivent être consolidés – C’est ce que nous avons réussi avec l’hôpital et avec notre grande régie municipale du service de l’eau dont vous connaissez la réussite.
Des services publics de qualité, c’est bon pour tout le monde, y compris pour les entreprises.
Nous devons innover dans le service aux familles pour tenir compte des évolutions sociétales.
De nombreuses places de crèche seront nécessaires. Nous devons également développer l’accueil auprès des assistantes maternelles.
Les services pour accompagner notre vieillissement doivent être réévalués. Nous devons faire preuve de beaucoup d’imagination dans les dispositifs.

La réflexion sur nos services publics devra forcément porter aussi sur la répartition des missions, mes chers collègues maires, entre la commune de Vesoul – les autres communes et notre intercommunalité.
De même qu’il faudra de toute évidence compléter ce projet Vesoul agglo 2020 par la liste des équipements structurants qui rendront service aux familles. C’est la concertation qui en décidera.
La communication interne à l’agglomération via les nouvelles technologies devra être renforcée, aussi bien pour l’information que pour renforcer le sentiment d’appartenance à notre communauté.

Le rayonnement de notre agglomération

Il n’y a pas de développement économique sans rayonnement culturel. Il n’y a pas de fierté collective sans résultats sportifs.

  • programmation culturelle
  • Festival des cinémas d’Asie
  • Festival Jacques Brel
  • Sports collectifs ou individuels médiatiques.

Autant de repères de communication, de sujets de fierté que nous devons porter haut.

Pourquoi ne pas créer une fondation pour soutenir ces différentes entreprises à impact national en termes d’images. Elle recevrait des fonds publics mais aussi privés.
Chaque fois que je rencontre quelqu’un qui vient à Vesoul pour la première fois ou qui n’y était pas venu depuis longtemps, j’enregistre le même témoignage positif.
Alors n’hésitons pas à faire parler de nous en soutenant ces initiatives, ces réussites portées à bout de bras par des passionnés.
C’est bon pour le moral en interne.
C’est bon pour l’image en externe.

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Voilà pour les grandes lignes. Si nous voulons ensemble construire cette future et importante agglomération à laquelle je crois.
Tout cela est évidemment perfectible et amendable. C’est une base de travail.

Je compte sur le conseil des sages, celui des jeunes, les associations, nos partenaires des autres administrations, les consulaires, les entreprises et bien sûr nos concitoyens.
Ce qui a été rendu possible pour notre « NOUVEAU VESOUL » peut l’être à nouveau pour ce grand projet, si nous le voulons.

Dire ce que l’on va faire.

Faire ce que l’on a dit.

S’arrêter quelques instants pour constater qu’on a pu le faire.
Remettre en route la machine à réfléchir l’avenir et avoir autour de soi des équipes prêtes à s’investir à nouveau dans l’intérêt général.

N’est-ce pas là l’honneur de la politique et la passion de l’engagement public ?

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