Blog-Notes d'Alain Joyandet

24 décembre 2007

Mesures exceptionnelles pour assurer la permanence des soins lors des fêtes de fin d’année.

La permanence des soins sera organisée, comme cela est prévu, les week-ends et les jours fériés, mais également pour la première fois cette année en incluant le « pont » du lundi à la fois pour le 24 et pour le 31 décembre. Ces deux lundis seront rémunérés au titre de l’astreinte, comme s’il s’agissait de jours fériés. La rémunération pour les médecins pour les 24 et 31 décembre s’élève à 150 euros par jour. Un budget exceptionnel de 750 000 euros a été annoncé pour financer cette mesure.

Par ailleurs, la ministre souhaite que des négociations conventionnelles s’ouvrent rapidement sur le financement durable de la permanence des soins les samedis après-midi et lors des ponts.

Je considère que cette initiative est juste et mérite d’être pérennisée.

22 décembre 2007

Réponse à une question locale: Quelles sont les mesures annoncées pour les PME?

En effet, concernant l’Ifa et la taxe professionnelle, comme lui je considère que la France a une particularité en Europe : celle d’avoir deux impôts qui pèsent sur les entreprises même lorsqu’elles sont en difficulté.

Enfin, Nicolas Sarkozy a annoncé la réduction du délai de paiement pour les marchés publics d’Etat, qui passera de 45 jours maximum à 30 jours, dès l’année prochaine, pour les administrations d’Etat. “Tout jour de retard sera payé d’intérêts moratoires supérieurs au coût de financement des PME“, a-t-il précisé.

Je considère que tout ce qui libère les PME et les TPE est bon pour ces entreprises évidemment, mais aussi pour l’économie de la France tout entière.

27 septembre 2007

Vesoul : l’aménagement de la RN19 en question

Mes chers collègues,

Comme vous le savez déjà, nous avons obtenu des avancées importantes pour le désenclavement de notre département et donc pour l’agglomération vésulienne.

S’agissant de l’aménagement de la traversée de Vesoul, la concertation publique menée par les services de l’Etat va commencer pour se terminer à la fin de l’année. Une réunion publique est organisée par l’Etat le 12 octobre prochain au Théâtre. Avant cette réunion, j’ai souhaité donner des informations au Conseil municipal.

Pour bien comprendre les évolutions de ce dossier, revenons 10 ans en arrière.

En 1996, le Président de la République avait arbitré la création d’une autoroute entre l’A31 à Langres et la frontière suisse à Delle, en passant bien évidement par Vesoul.

Ce barreau, classé depuis 1992 grande liaison d’aménagement du territoire au schéma national routier, a bien sûr un intérêt stratégique pour notre agglomération sur lequel je ne reviendrai pas. Chacun en est convaincu, en premier lieu les 4000 salariés qui dépendent directement de la logistique et donc de la qualité de nos dessertes routières entre autres.
En 1998, en raison de changement de politique nationale, le projet de concession autoroutière fut, comme vous le savez, converti en voie express financée par définition sur le budget de l’Etat.

Le tracé reprenait alors celui de l’actuelle RN19 sauf pour la partie entre Lure et Belfort via Ronchamp, délaissé au profit de la mise à 2×2 voies des sections de la RD 438 entre Lure et Héricourt.

Souvenez-vous, nous nous étions alors étonné, voire agacé, que l’agglomération vésulienne soit représentée par une sorte de bulle blanche pour laquelle rien n’était défini. Nous avions alors demandé à l’Etat d’engager des études claires, qui permettent de présenter aux vésuliens des options de franchissement de l’agglomération. J’y reviendrai un peu plus tard.

Les premiers investissements sur la RN19 ont été formalisés dans une convention portant sur la période 2000-2006 et qui prévoyait :

  • Pour la section A36-Suisse : études et travaux.
  • Pour la section Vesoul – A36 : études, acquisitions foncières et je cite « un maximum de travaux, dans la limite des financements engagés par la convention », soit un petit tiers du coût du projet.
  • Pour la section A31-Vesoul : études et acquisitions foncières.

Aujourd’hui en 2007, vous avez pu constaté que les travaux se sont engagés à l’Est de Lure mais que rien n’a pu être accompli dans le centre et l’ouest du département.

C’est en anticipant ce constat, que dès 2002 nous avons engagé une proposition alternative pour la section A31-Vesoul qui puisse nous faire gagner 15 ans de désenclavement pour Vesoul et la Haute-Saône. Le tout sans pour autant remettre en cause les travaux démarrés à l’Est : l’esprit de cette initiative était bien de faire avancer les travaux, pour l’intérêt général.

48 parlementaires, toutes sensibilités politiques confondues, regroupés au sein de l’association ACLR que j’ai l’honneur de présider, se sont engagés pour demander au ministère de l’équipement la réalisation d’une concession autoroutière entre Langres et Vesoul.

Finalement, après d’importantes négociations entre les cofinanceurs, Etat et collectivités territoriales, un protocole d’accord a été signé le 3 juillet 2006 à Vesoul en présence du ministre de l’Equipement.

Comme je le disais, sans pour autant remettre en cause le programme de travaux à l’Est, cet accord prévoit donc la réalisation d’une concession autoroutière de Langres à Vesoul à l’horizon 2018, mais aussi la réalisation par anticipation des déviations de Port-sur-Saône et Langres respectivement en 2014 et 2016.

Voila en ce qui concerne le projet autoroutier. C’est donc désormais acté.

Comme pour tout projet routier d’ampleur, l’Etat a saisi la Commission nationale du débat public qui s’est prononcé en décembre dernier sur la totalité du projet pour lequel il n’existe pas encore de déclaration d’utilité publique : à la fois sur la section A31-Vesoul mais aussi sur les options de franchissement de l’agglomération vésulienne.

La CNDP n’a pas demandé l’organisation d’un grand débat public au sens juridique du terme mais une concertation publique qui a d’ores et déjà débuté pour le projet autoroutier et qui commencera le 12 octobre prochain pour le franchissement de l’agglomération vésulienne.

Dans ce cadre, je souhaite donc vous donner des éléments d’information pour que chacun puisse appréhender les enjeux pour notre ville.

Comme je l’évoquais tout à l’heure, l’Etat a engagé sur notre demande des études pour trois options principales de franchissement de l’agglomération vésulienne :

  • L’aménagement sur place de la RN19 en configuration de voie express.
  • Un contournement nord court dont le tracé passe par le plateau du Sabot et la plaine de Coulevon.
  • Un contournement nord long dont le tracé passe entre Comberjon et Colombier pour retrouver ensuite le carrefour de la Vaugine.

Voici quelques chiffres sortis des modèles informatiques de l’Equipement et qui permettent de saisir les impacts sur les trafics automobiles et poids lourds :

  • L’aménagement sur place de la RN19 captera plus de 30 000 véhicules légers et près de 4000 poids lourds.
  • Le contournement court captera plus de 15000 véhicules et près de 3500 poids lourds.
  • L’option de contournement long capte quant à elle moins de véhicules (11 100 VL) mais presque autant de poids lourds (3 230 PL).

Vous remarquerez que dans le cadre du contournement quel qu’il soit, la RN19 actuelle sera donc délestée de son trafic de transit :

  • Le trafic automobile chuterait de plus de 50%.
  • Le nombre de poids lourds serait tout simplement divisé par 8 !

Enfin, quelques chiffres sur les estimations de coûts de l’infrastructure routière :

  • 87 M€ dans le cadre de l’aménagement sur place.
  • 196 M€ pour le contournement court (lié à la réalisation d’un tunnel sous le sabot et un viaduc).
  • 120 à 140 M€ pour le contournement long.

Ces estimations représentent le coût brut de l’infrastructure routière qui sera financée par le maître d’ouvrage, l’Etat, et les collectivités territoriales, cofinanceurs.

Elles n’intègrent pas l’ensemble des charges publiques nécessaires à la mise en œuvre du projet.

En effet, si dans le cadre du contournement, il s’agit bien d’une infrastructure routière en rase campagne, livrée tel qu’elle, le scénario de l’aménagement sur place doit être appréhendé sous un tout autre angle.
Le projet ne doit pas consister à livrer une voie express neuve en plein milieu du tissu urbain avec son lot de démolitions environnantes et de terrains vagues, mais il s’agit au contraire de réaliser un projet urbain pour tout ce secteur de la ville au sein duquel une route doit s’insérer.

La méthode est radicalement différente : il s’agit de faire de la ville et non de la route. On verra ainsi que les estimations financières sont alors bien différentes une fois que le coût du projet urbain sera réintégré à celui de l’infrastructure routière. Sans doute plusieurs millions d’euros.

Je souhaite d’ailleurs que ce projet urbain, nécessaire à l’intégration de la 2×2 voies, soit chiffré sérieusement en précisant les modalités de son financement. Une chose est d’ores et déjà certaine : la collectivité locale n’a pas les capacités de prendre en charge un tel projet.

J’ai donc d’ores et déjà indiqué à l’Etat que je souhaitais que les trois options soient clairement abordées différemment, je le répète, car cela me parait fondamental :

  • Dans le cas des deux options de contournement, nous sommes dans des projets routiers.
  • Dans le cas éventuel de l’aménagement sur place, nous sommes dans un scénario de grand projet urbain qui intègre une route.

C’est une approche radicalement différente.

Sur le plan de la procédure, je vous propose que nous participions évidement à la concertation publique.

A la lumière des éléments d’information, nous délibérerons pour prendre une position définitive sachant qu’à titre personnel, je me suis toujours prononcé pour le contournement nord court.

Voilà mes chers collègues, je tenais à vous faire cette communication au moment où s’engage cette concertation.

Je vous remercie.

Alain JOYANDET

13 avril 2007

Réunion Publique du 12 avril 2007 à FRETIGNEY

Chers Amis,
Permettez-moi tout d’abord de vous remercier d’être aussi nombreux ce soir. Je voudrais mettre l’accent sur trois points et vous donner une information en exclusivité…
Les trois points :

  1. notre union exemplaire
  2. notre bilan très positif
  3. notre projet de société porteur d’espérance
  4. l’info : je suis candidat à l’élection législative de la 1ère circonscription de la Haute-Saône

1/ L’UNION

A chaque fois que nous avons été rassemblés autour de nos idées communes, nous avons gagné et surtout nous avons fait gagner la France. Il en est de même de nos dossiers départementaux. A chaque fois que nous avons été unis et parfois au delà de notre majorité, la Haute-Saône a gagné.
Je constate avec un grand plaisir que nous avons fait le rassemblement des idées communes entre gaullistes, centristes, libéraux. Nous le disions depuis longtemps. Désormais, c’est fait et c’est solide. Ce qui nous rassemble est beaucoup plus fort que ce qui pourrait nous séparer.
Depuis 5 ans – nous avons pu le constater au sein de notre groupe de 360 parlementaires venus de ces trois horizons – nous avons pratiquement toujours été d’accord sur tout.
L’union, c’est aussi le rassemblement des femmes et des hommes qui incarnent ces idées communes, cette vision commune de notre pays. Je constate également aussi bien au plan national qu’au plan départemental, nous sommes tous rassemblés. Les tempéraments sont ce qu’ils sont, les parcours individuels aussi.

Ce soir, ici à Frétigney, tout le monde est là et c’est un gage de succès incontournable.

2/ NOTRE BILAN

Notre bilan est très positif.
Dire ce que l’on va faire, faire ce que l’on a dit. J’ai relu mes engagements de 2002. Ceux que j’ai pris en tant que membre de la majorité, engagements collectifs ; et ceux qui m’étaient personnels. Et bien, je peux vous dire que je suis très serein. Le devoir a été accompli.
Je me souviens de ce dimanche du 2ème tour des législatives, « Chez Berthe » à Seveux, je vous avais dit que je m’apprêtais à « labourer » la première circonscription que le suffrage universel venait de me confier. Je vous avais dit que chaque année, je reviendrais vous voir pour des bilans de mandat dans chacun des cantons de cette circonscription. C’est ce que j’ai fait et je dois dire que ce fut pour moi très utile.
J’avais pris également l’engagement de faire avancer les grands dossiers de ce département. C’est fait. La liaison Langres – Delle par Combeaufontaine et Vesoul qui irriguera une très grande partie de notre circonscription est désormais solidement actée.
Nos hôpitaux publics sont tous confortés.
Nous nous sommes bien sortis des cartes scolaires annuelles. Tous les projets ou presque qui ne nous paraissaient pas justes ont été revus. J’ai dû parfois aller jusqu’à l’Elysée pour obtenir satisfaction, dans la journée, lorsque cela était nécessaire.
Notre tissu d’entreprises, malgré quelques disparitions se porte plutôt bien et je suis allé au chevet de celles qui ont eu des difficultés et nous avons contribué à en développer et sauver un grand nombre.
Au chapitre des regrets, je citerais l’implantation de l’usine d’incinération à Noidans le Ferroux que je n’ai pas pu empêcher. Ce fut une décision anachronique et anti-économique. L’obstination de certains élus qui ne sont pas du secteur, ajoutée à un manque de vision prospective de développement durable ont conduit à cette regrettable décision.
Sur le plan national, nos résultats sont excellents. Les gouvernements successifs que nous avons soutenus ont bien travaillé. Oh, certes, nous aurions pu aller plus loin et plus vite, mais la France est la France et la réforme nécessite du temps, du dialogue et surtout de la justice.
Mais, regardons les choses avec objectivité :

  1. sur le plan international, la France a été exemplaire
  2. 10 000 vies ont été sauvées sur les routes et des centaines de milliers de blessés graves en moins
  3. nous enregistrons actuellement une baisse du chômage sans précédent depuis plus de 20 ans. C’est le résultat d’un travail de très longue haleine.
  4. Qui peut nier une baisse spectaculaire de la délinquance
  5. Le problème de l’immigration a enfin été mis sur la table d’une manière courageuse.

 

Nous avons donc commencé à remettre la France petit à petit sur les rails. Mais il faut aller beaucoup plus loin pour redonner l’espérance aux françaises et aux français.

 

3/ NOTRE PROJET DE SOCIETE

Au delà de l’élection présidentielle, si comme je le souhaite, Nicolas Sarkozy est élu Président de la république, nous devrons lui donner une majorité qui lui permette d’amplifier le redressement de notre pays. Tout cela est très lié : élection présidentielle, élections législatives. C’est le quinquennat qui implique cette concomitance des échéances et donc cette nécessaire cohérence que nous devons avoir entre le projet présidentiel et le programme législatif.
Ma vision de l’avenir est organisée autour de deux grands piliers, celui des valeurs et celui de l’organisation de la société qui en découle.
Les valeurs auxquelles je suis attaché sont celles de la France éternelle, la France des lumières. Celle que Mai 68 a abîmé et que nous devons impérativement restaurer.
La Nation, tout d’abord – l’identité nationale, ce n’est pas un gros mot. Rattacher cette expression au problème de l’immigration n’est pas une provocation. Comment réfléchir à notre identité nationale, si en toutes circonstances nous ne réfléchissons pas aux flux migratoires.
Le travail – depuis tant d’années, nous avons laissé à d’autres le soin de défendre la valeur « travail ». Il faut le remettre au centre de la vie sociale de notre pays, sinon nous aurons un retour de balancier très fort. Il n’est plus supportable qu’un travailleur, qui se lève tôt le matin, ne puisse pas faire vivre sa famille des fruits de son travail. Il n’est pas supportable qu’entre deux individus, l’un qui choisit de travailler et l’autre qui est en position de refus, il n’y ait pas de différence significative de pouvoir d’achat.
Le respect – vivement qu’à nouveau les élèves se lèvent lorsque le professeur rentre dans la classe – vivement qu’à nouveau un jeune dans un bus se lève pour laisser sa place assise à une personne plus âgée. Chers amis, ces valeurs ne sont pas ringardes. Elles sont au contraire au cœur de la citoyenneté moderne. J’ai le sentiment que nous avons une responsabilité historique à les réhabiliter, si nous voulons que nos enfants vivent une France rayonnante et apaisée.
Avant de se défausser sur l’Europe ou sur la mondialisation, faisons déjà en sorte que notre pays fasse ce qu’il doit faire à l’intérieur. Cela ne dépend que de nous. C’est une question de volonté politique.
Depuis un demi siècle, il y a bien eu deux courants de pensée dans notre pays.
D’un côté, ceux qui, animateurs de 68, ont interdit d’interdire partout, ont décrété le siècle du temps libre, ont d’ailleurs créé un ministère qui porte ce nom et puis enfin ont rendu obligatoire les 35 heures, c’est à dire qu’ils ont distribué l’argent du contribuable aux entreprises et particulièrement au grands groupes pour empêcher leurs salariés de travailler.
Et puis, il y a ceux qui, comme nous, avaient, chevillées au corps, les valeurs fondamentales que je viens de rappeler et qui n’ont peut être pas suffisamment oser les défendre.
Aujourd’hui, il est temps de relever la tête, d’affirmer nos convictions car je suis persuadé qu’elles sont partagées par un très grand nombre de français, bien au delà des clivages politiques. C’est ça la mission historique qui est la nôtre dans les cinq ans qui viennent, autour de notre nouveau Président de la république.
Le 2ème pilier de cette vision de la société, c’est celui de notre organisation socio-économique. La fermeté dans les valeurs sociétales doit être associée à un humanisme de tous les instants dans la conduite de notre politique. La justice sociale doit guider toutes nos démarches, toutes nos décisions. La justice sociale, ce n’est pas la justice des socialistes, ce n’est pas l’égalitarisme qui conduit à tirer tout le monde vers le bas, mais c’est donner plus à ceux qui ont moins et surtout permettre à celui qui veut travailler plus de gagner plus. C’est permettre à tous ceux qui veulent entreprendre, de pouvoir le faire en France, sans être montrés du doigt ou surtaxés.
La société du libre choix doit être notre modèle. Permettre à l’entrepreneur d’entreprendre, au travailleur de travailler et à celui qui veut lever le pied de le faire aussi, mais avec les conséquences logiques et justes que cette démarche entraîne.
La justice sociale sera le point incontournable de notre capacité à réformer notre pays. Si nous voulons pouvoir encore servir des retraites dignes de ce nom à nos retraités, il faudra accepter que ceux qui sont en pleine forme travaillent un peu plus, car qui peut nier que nous vivons plus longtemps, que nos enfants entrent dans l’activité plus tard, que la santé à laquelle nous tenons tous, coûte cher. Tout cela, c’est notre modèle français et nous devrons faire un effort collectif pour trouver des financements et le pérenniser. C’est cela aussi la solidarité inter-générationnelle à laquelle je suis particulièrement attaché.
Voilà quelques pistes, car je ne souhaite pas ce soir vous asséner un long catalogue. La campagne législative permettra de développer et de préciser toutes les propositions.
Enfin, je ne crois pas que nous puissions reconquérir le cœur de nos compatriotes, si nous oublions le 3ème mot de la devise de la République, c’est à dire, la FRATERNITE. Liberté, chacun d’entre-nous en demande beaucoup et c’est bien normal. L’égalité, je lui substituerai volontiers le mot équité, mais la fraternité, quel beau mot, ne l’oublions jamais, si nous voulons réformer, redresser notre pays. Nous devrons le faire dans cette exigence de fraternité. Nous ne devons pas renier la belle histoire de France, faite de conflits, de guerres, mais aussi de 2000 ans de chrétienté.
La République c’est aussi notre capacité à faire vivre et progresser nos valeurs spirituelles. Les françaises et les français sont fondamentalement bons, attachés à la solidarité, à l’amitié. Ils sont toujours prêts à se mobiliser pour les causes difficiles. Pourquoi, ne pourrait-on pas dans le même esprit, redresser la France, en y faisant adhérer une très grande partie de nos concitoyens.
C’est cela notre grand défi, celui de l’espérance en une société plus juste mais plus exigeante et plus fraternelle.
Merci encore une fois d’être là, aussi nombreux.
Que la campagne continue dans l’esprit actuel. Elle est intense, mais elle est belle et enthousiasmante. Mais n’oubliez pas qu’un match n’est jamais terminé avant la fin.

Quand on n’a pas tout donné, on a rien.

2 mars 2007

Donner les moyens à La Poste d’assurer le service public

“C’est un grand plaisir de vous recevoir en Haute-Saône et à Vesoul en particulier, Monsieur le Président, car c’est pour moi l’occasion d’exprimer mon attachement au service public et puis d’expliquer, à travers l’exemple du service postal, l’équilibre qu’il nous faut trouver pour coller à la fois aux évolutions et aux réalités économiques de notre société mais aussi assurer un service public que chacun de nos concitoyens, bien sûr, est en droit d’attendre.

C’est un plaisir de vous recevoir ici, Monsieur le Président, d’autant qu’à Vesoul nous avons et nous sommes encore en train de relever des défis d’évolution du service public, comme LA POSTE, elle aussi, en relève et devra à l’avenir en relever d’autres.

Il y a dix ans, notre ville était un peu hésitante face à l’avenir. Nous avons su investir et faire des choix de développement et de modernisation qui, bien qu’incontestés aujourd’hui, laissaient à l’époque un certain nombre de nos concitoyens sceptiques. Une fois les changements opérés, plus personne ne conteste le redémarrage de notre agglomération.

Il y a maintenant quelques années, nous avons eu à relever le défi du service public de la santé dont certains nous annonçaient la déliquescence au profit des centres bisontins et belfortains. On voit bien aujourd’hui, après des phases d’adaptations et de restructurations qui ont demandé des efforts, à la fois des personnels soignants et des non soignants, que le service public de la santé est désormais conforté.

Plus personne ne conteste aujourd’hui que le défi est relevé quand de l’autre coté de la Motte s’érige le nouvel hôpital vésulien neuf (150 M€ d’investissement) et que les pôles de Luxeuil et Lure bénéficient, eux aussi, de travaux de modernisation.

Un autre exemple encore, celui de la Paris-Bâle. Vous êtes venus par le train depuis Paris en empruntant une ligne ferroviaire dont on nous dit depuis de très nombreuses années qu’elle est en danger. C’est vrai que les mises en service prochaines des LGV Est puis Rhin-Rhône nous imposeront inévitablement des adaptations mais je constate aussi que ma proposition de relier Vesoul au TGV a été bien accueillie par de nombreux acteurs et ouvre de nouvelles perspectives pour le rail dans notre secteur.

Je rappelle qu’à ce titre, nous avons obtenu de Réseau Ferré de France des accords et des investissements importants pour la suppression du passage à niveau et l’aménagement de la gare intermodale, quartier de « LA POSTE » Ile Verte dont nous venons d’inaugurer la rénovation.

Ces travaux sont très favorables aussi pour LA POSTE : dans un système de gestion en flux tendus, la suppression du passage à niveau vous assure la fluidité de la circulation vous ouvrant ainsi les portes du sud de l’agglomération et de Besançon. De son coté, la Communauté de communes vous a adressé un signe favorable en intervenant à la demande de la Ville de Vesoul sur la convention de financement pour le nouveau centre de tri à la zone Poincaré, débloquant ainsi ce dossier auquel nous sommes ensemble très attachés.

Je me réjouis que ce projet aboutisse et vienne conforter nos excellentes relations déjà en œuvre au Montmarin, où nous sommes propriétaires des locaux de LA POSTE, et aux Rêpes, où nous avons installé une agence postale communale dont les horaires d’ouverture ont été encore amplifiés très récemment. Vous avez également ouvert l’agence République en plein centre-ville.

LA POSTE est donc un bon partenaire pour notre agglomération.

Je profite de votre présence à Vesoul, Monsieur le Président, pour remercier LA POSTE, soutien sans faille du service public de la culture à Vesoul pour ce qui concerne le festival Jacques BREL et celui des Cinémas d’Asie, dont vous êtes partenaire.

En tant que Député de la Haute-Saône, je voudrais également me réjouir de la façon dont a été mis en œuvre le projet de modernisation du réseau sous le nom de projet TERRAIN (TERRitoire d’Attractivité et d’INitiative) : le choix des bureaux centres et des 129 points de contact, la concertation engagée avec les élus locaux validée ensuite par la Commission départementale de présence postale démontre que la réforme est possible si elle est juste et négociée.

Il reste encore quelques dossiers à régler. Je fais totale confiance à Madame HUSSON, Directrice départementale de LA POSTE, et aux élus locaux pour trouver les solutions dans la concertation.

Voilà un beau projet de modernisation et d’évolution du service public qui permet à la fois de préserver nos grands principes d’aménagement du territoire et d’accès au service public tout en permettant à LA POSTE d’engager une nécessaire modernisation que nous, politiques de droite comme de gauche d’ailleurs, avons souhaité dans le cadre de l’ouverture du marché postal à la concurrence.

Je disais au début de mon propos qu’il nous faut coller à la fois aux évolutions et aux réalités économiques de notre société mais aussi, assurer un service public que chacun de nos concitoyens est en droit d’attendre.

Le 18 octobre dernier, la Commission européenne a adopté une proposition de directive visant à la complète réalisation du marché intérieur des services postaux à l’échéance 2009.

Cette directive poursuit l’ouverture du service postal à la concurrence sur les envois de moins de 50 gr et pose inévitablement la question du « service universel postal » et de son financement.

Cette question n’a pas reçu à mon sens de réponse claire et précise, c’est pourquoi je soumettrai prochainement à la Commission supérieure de la Poste une délibération qui demandera au gouvernement français de défendre à Bruxelles le report de la décision mettant fin au secteur réservé sur les envois de moins de 50 grammes.

Ce secteur réservé – seul rescapé ou presque du monopole de LA POSTE – est pour l’heure le meilleur moyen de financer notre service universel.
Dans cette démarche, nous aurons des alliés en Europe.

Et en Haute-Saône, comme dans de très nombreux départements, vous savez que le service universel postal est considéré comme un bien précieux.
C’est un enjeu important pour nos territoires mais aussi pour cette grande entreprise qu’est LA POSTE.

Enfin, je veux dire aux postiers qu’ils ont beaucoup de chance d’avoir Jean-Paul BAILLY comme président. C’est un grand président qui marquera son passage à LA POSTE.

La création de la Banque Postale, la modernisation de la présence postale, l’ouverture à la concurrence, les nouvelles activités comme les services à la personne…On le voit, le groupe « LA POSTE » se modernise, se développe dans un esprit de dialogue et de concertation cher au président BAILLY.
Ici ou là, il peut toujours y avoir quelques problèmes à régler mais au total, l’observateur que je suis, élu de la nation, se félicite de la manière dont est gérée cette grande entreprise publique si chère au cœur des français.

Que serait la France sans LA POSTE, ses postiers et ses facteurs ?

Enfin, mon cher Jean-Paul BAILLY, je sais que l’usage veut que lorsque le patron vient sur le terrain, les dossiers s’accélèrent et c’est pour cela qu’aujourd’hui nous allons assister à cette belle séance de signature qui concrétise l’ancrage durable de LA POSTE à Vesoul.

C’est bon pour le service public et c’est bon pour l’emploi.”

2 janvier 2007

Vesoul-Agglo 2020 : réflexion pour l’avenir de l’agglomération vésulienne

Ensemble, depuis 12 ans, nous avons réalisé le « nouveau VESOUL ». et je crois que l’expression est juste.
Nous avons – de justesse d’ailleurs – évité à Vesoul et notamment à son grand service public de santé, de voir son destin partagé entre le Doubs et le Territoire de Belfort. J’y reviendrai.

Mieux même, voilà que le développement est là. Chacun le constate.

  • Dans un premier temps de mon propos, je reviendrai sur cette œuvre commune.
  • La 2ème partie consistera en une proposition que j’ai à vous faire pour l’avenir. En effet, je crois qu’il est temps de tracer les grandes lignes de ce que pourrait être Vesoul en 2020 au cœur de la Franche-Comté, au centre de l’Europe des échanges.

I – Le nouveau VESOUL

Souvenons-nous du Vesoul que nous connaissions il y a 10 ans. En arrivant par le Nord ou l’Est, par la RN 19 à droite, ce n’était qu’une pâture. C’est aujourd’hui Vesoul technologia avec 30 entreprises, près de 400 emplois et un pôle logistique en son sein.

Un peu plus loin, si on bifurquait à la Vaugine, direction Besançon, de chaque côté de la rocade ouest : des pâtures à droite et à gauche, à l’exception de la clinique Saint Martin et du Lycée des Haberges. Aujourd’hui, c’est une ruche. Il n’y a pratiquement plus de terrains : là se construit un pôle d’excellence de santé public/privé – qui n’a pas d’équivalent dans toute la région, auquel se greffent des activités de services à la population comme cet imposant multiplex de cinéma, des commerces et des habitations supplémentaires.

Plus loin encore en continuant le cheminement par le carrefour du Durgeon en direction du centre ville, notre fameux passage à niveau 214 fermé 20 fois par jour – en plein milieu de l’axe principal du centre – La progression en centre ville dans la rue principale ne pouvait alors se faire quasiment qu’en automobile puisque c’était son règne sur 4 files avec des trottoirs de 1,50 m de chaque côté – avec plus de 20 magasins fermés.

Aujourd’hui, qui voudrait changer le centre actuel pour revenir à celui de 1995 ?

Qui conteste que la rénovation du centre ville a tout changé en terme d’image, d’échanges socio-économiques, en terme de mixité sociale aussi. Le tout réalisé en pensant aux personnes à mobilité réduite.
Et voilà même que l’incroyable se produit en centre ville avec ces travaux gigantesques qui verront la disparition du passage à niveau dès la fin de cet été et la naissance d’un nouveau quartier autour de la gare sur lequel je ne veux pas revenir en détail, avec ses parkings et sa gare multimodale.

De l’autre côté du centre, en poussant un peu, il n’y avait franchement pas de quoi être fier des Halles, de notre théâtre Edwige Feuillère ni des vestiaires – tribunes du stade René Hologne, pas plus d’ailleurs que des locaux de notre formidable école de musique.

Je passe sur de très nombreuses réalisations dans les écoles notamment – nous en avons rénové 5 et je ne reviens pas sur nos politiques éducatives, sportives, culturelles, sociales et environnementales – avec ses pistes cyclables, pas plus que sur notre action de proximité au quotidien pour l’ensemble de nos concitoyens. C’est le NOUVEAU VESOUL, C’est Vesoul pour tous tel que nous l’avions imaginé.

Pas plus que je ne m’étendrai sur notre gestion financière et fiscale.
La Chambre régionale des comptes a – à deux reprises – clos le débat. c’est bien la preuve que l’on peut faire du développement et de la qualité de vie sans augmenter les impôts.

Chers amis, ce « NOUVEAU VESOUL » nous l’avions pensé, réfléchi, programmé – globalement, complètement – dès 1995. Nous y avons travaillé dès notre prise de responsabilité, sans dévier pendant plus de 10 ans de cette vision d’ensemble qui donnait tout son sens à notre action que je tenais à décrypter ce soir.
Pour mieux vous faire toucher du doigt ce qu’a été la cohérence conceptuelle de notre action publique.

Je sais que le scepticisme a existé.

  • Refaire à neuf tout le centre ancien
  • Décrocher la construction d’un hôpital neuf à Vesoul !
  • Supprimer le passage à niveau
  • Reconstruire à neuf le théâtre Edwige Feuillère
  • Créer un nouveau centre culturel
  • Livrer un stade René Hologne neuf, une salle de gymnastique
  • Et bien d’autres équipements
  • Relancer le formidable site touristique du lac avec son Ludolac, ses tous nouveaux tennis, son camping
  • Créer deux zones d’activités ex-nihilo : les Haberges et Vesoul technologia.

Je sais qu’à l’époque, peu d’observateurs y croyaient. Et si je reviens sur tout cela, c’est pour mieux affirmer qu’il n’y a jamais de fatalité : que la détermination et le travail sont toujours récompensés

  • qu’il faut toujours avoir une réflexion d’avance – globale si possible
  • qu’il faut toujours avoir plusieurs dossiers prêts à l’affût de nouveaux financements.
  • qu’il faut toujours être en mouvement.

Cette belle action depuis 12 ans a remis Vesoul sur les rails – elle ne doit pas être suivie d’une période contemplative. Nous perdrions à nouveau du terrain.
Nos partenaires privés et publics ont besoin d’assurance sur notre détermination de ne pas en rester là.
Il est donc de notre responsabilité de tracer très vite les grandes lignes de Vesoul 2020.
Avec la permission de mes collègues maires présents ce soir je dirais
« Vesoul agglo 2020 »
Ce pourrait être le générique d’une nouvelle œuvre de développement durable.
Et c’est le deuxième point de mon propos.

II – VESOUL AGGLO 2020

Je vois au moins 7 directions vers lesquelles travailler

Les voies de communications

A/ Les routes

Nous avons obtenu l’accord du gouvernement pour la liaison Langres – Vesoul en autoroute. Le dossier Vesoul – Delle en 2 fois 2 voies se poursuit. Nous devons maintenir la pression sur les délais. L’ Association Pour la Construction d’une Liaison Rapide Langres – Vesoul – Delle (ACLR) , que je préside sera attentive au quotidien.
Le dossier autoroutier s’élabore : le ministre de l’équipement a signé le protocole en juillet dernier et la Commission nationale du débat public s’est prononcé en décembre dernier. Elle a confirmé l’intérêt européen de l’autoroute. Que de temps gagné et de procédures déjà réglées.

Entre les deux tronçons de l’Ouest et de l’Est nous devons réaliser le passage dans notre agglomération.
Je rappelle que tous les élus de la Communauté de communes de l’Agglomération Vésulienne se sont prononcés pour le contournement Nord court. La Commission nationale du débat public va dans notre sens, en recommandant que les différentes options prennent en compte le coût du projet urbain. On verra alors que le contournement court, que nous appelons de nos vœux, prendra toute sa pertinence.

Dans le cadre du nouveau plan de financement des routes (PDMI), nous devons absolument obtenir le tronçon de la RN 57 entre Quincey et Vallerois Lorioz. C’est important pour alléger la RN 19 du transit routier venant des Vosges et de Belfort en direction de Besançon.

Notre agglomération de Vesoul est ainsi à la croisée de deux grands axes de développement Nord – Sud / Ouest – Est – RN 19 – RN 57 – au centre de l’Europe ; notre agglomération bénéficiant d’une espèce de grand boulevard périphérique ni trop loin ni trop près permettant à la fois la desserte facile de nos communes et quartiers et offrant de nouveaux espaces de développement économique.
Voilà un vrai plan global routier.

B/ Le rail

Je crois au rail. Il se développera beaucoup plus et se modernisera. Il ne faut donc pas rester à l’écart.
Tout en préservant la ligne 4 Paris – Bâle, je vous propose que nous commencions à travailler à la reconstruction d’une liaison ferrée entre la ligne 4 et la ligne TGV Rhin – Rhône, c’est-à-dire entre la gare de Vesoul et la future gare d’Auxon.
Je ne crois pas que ce soit utopique.
Ce serait faire d’une pierre deux coups : consolider la Paris – Bâle et donner à la Haute-Saône un véritable accès direct au TGV avec l’idée rendue possible de voir un jour des TGV en gare de Vesoul lorsque notre développement économique – auquel je crois – le rendra nécessaire.

Voilà un beau projet, mobilisateur, comme ceux que nous avons conduit et que je viens de vous rappeler.

C/ notre plate-forme multimodale

Je suis heureux qu’elle ait été sauvée. C’est un élément capital de notre activité industrielle dans la logistique.

Développer notre industrie

Diversifier notre industrie est un devoir. Nous avons une spécificité – en Franche-Comté et sur le Grand Est – nous sommes les meilleurs en logistique industrielle.
Nous savons livrer dans toute la France, l’Europe et le monde. Alors il faut rechercher activement de nouvelles industries dans la logistique, dans d’autres secteurs que l’automobile.
Peut-être devons-nous nous doter d’une force spécialisée en prospection pour mettre en œuvre une action spécifique dans le domaine logistique au profit de notre agglomération pour tenter notre diversification industrielle.

Nos succès dans les dossiers de voies de communication nous permettent d’être compétitifs par rapport aux autres agglomérations. Cette activité de logistique a le mérite d’être peu polluante et pas en concurrence avec l’international.
Cette stratégie de développement de la logistique est cohérente avec notre savoir-faire, notre situation géographique et les décisions nationales importantes que nous avons obtenues en matière de voies de communication.
Pour accueillir ces nouvelles activités, il faudra décider de la création de nouveaux espaces d’activités, notamment en relation avec le dossier de voirie d’agglomération dont je vous ai parlé à l’instant.

L’enseignement supérieur

Il n’y a pas de développement économique sans association entre l’industrie, l’enseignement supérieur et la recherche.
Il faut déterminer avec le monde économique et l’université comment augmenter le nombre d’étudiants dans notre agglomération dans des matières utiles à notre développement, compte tenu de la spécificité de nos objectifs industriels et de services.
L’informatique me semble être au cœur de notre problématique locale.
Pourquoi pas une école d’ingénieurs en informatique ou en licence professionnelle BAC + 3 ?

Le logement

Nous devons être capables d’accueillir 2000 à 3000 familles supplémentaires d’ici à 2020.
Nous aurons aussi à repenser et à reconstruire un nouveau quartier dans la ville sur le site actuel de l’hôpital Paul Morel après que celui-ci se soit définitivement relocalisé aux Haberges.
Pour ce faire il faut construire de nouveaux logements et en réouvrir d’autres, actuellement fermés, parce que vétustes.
Un plan doit être réfléchi sur l’ensemble du grand Vesoul dans chacune des communes associant habitat individuel et collectif, logement social et privé, location et accession à la propriété.

Nouvelles technologies

Aucune famille, quels que soient son quartier d’habitation et son milieu social, ne doit être écartée de l’Internet à haut débit. L’accès au savoir pour tous est un enjeu démocratique. A l’image des routes et des rues de notre agglomération, je souhaite que l’internet à haut débit soit à terme en libre accès partout dans le grand Vesoul.
Par ailleurs, aucun projet public ou privé ne doit plus être conçu ou réalisé sans la préoccupation permanente des nouvelles énergies dites renouvelables et désormais moins chères – Les collectivités doivent donner l’exemple.
Nous venons de prendre la décision de lancer une première l’étude pour l’énergie de nos bâtiments publics.

Nos services publics et l’aide aux familles

Nos services publics doivent être consolidés – C’est ce que nous avons réussi avec l’hôpital et avec notre grande régie municipale du service de l’eau dont vous connaissez la réussite.
Des services publics de qualité, c’est bon pour tout le monde, y compris pour les entreprises.
Nous devons innover dans le service aux familles pour tenir compte des évolutions sociétales.
De nombreuses places de crèche seront nécessaires. Nous devons également développer l’accueil auprès des assistantes maternelles.
Les services pour accompagner notre vieillissement doivent être réévalués. Nous devons faire preuve de beaucoup d’imagination dans les dispositifs.

La réflexion sur nos services publics devra forcément porter aussi sur la répartition des missions, mes chers collègues maires, entre la commune de Vesoul – les autres communes et notre intercommunalité.
De même qu’il faudra de toute évidence compléter ce projet Vesoul agglo 2020 par la liste des équipements structurants qui rendront service aux familles. C’est la concertation qui en décidera.
La communication interne à l’agglomération via les nouvelles technologies devra être renforcée, aussi bien pour l’information que pour renforcer le sentiment d’appartenance à notre communauté.

Le rayonnement de notre agglomération

Il n’y a pas de développement économique sans rayonnement culturel. Il n’y a pas de fierté collective sans résultats sportifs.

  • programmation culturelle
  • Festival des cinémas d’Asie
  • Festival Jacques Brel
  • Sports collectifs ou individuels médiatiques.

Autant de repères de communication, de sujets de fierté que nous devons porter haut.

Pourquoi ne pas créer une fondation pour soutenir ces différentes entreprises à impact national en termes d’images. Elle recevrait des fonds publics mais aussi privés.
Chaque fois que je rencontre quelqu’un qui vient à Vesoul pour la première fois ou qui n’y était pas venu depuis longtemps, j’enregistre le même témoignage positif.
Alors n’hésitons pas à faire parler de nous en soutenant ces initiatives, ces réussites portées à bout de bras par des passionnés.
C’est bon pour le moral en interne.
C’est bon pour l’image en externe.

                        *********

Voilà pour les grandes lignes. Si nous voulons ensemble construire cette future et importante agglomération à laquelle je crois.
Tout cela est évidemment perfectible et amendable. C’est une base de travail.

Je compte sur le conseil des sages, celui des jeunes, les associations, nos partenaires des autres administrations, les consulaires, les entreprises et bien sûr nos concitoyens.
Ce qui a été rendu possible pour notre « NOUVEAU VESOUL » peut l’être à nouveau pour ce grand projet, si nous le voulons.

Dire ce que l’on va faire.

Faire ce que l’on a dit.

S’arrêter quelques instants pour constater qu’on a pu le faire.
Remettre en route la machine à réfléchir l’avenir et avoir autour de soi des équipes prêtes à s’investir à nouveau dans l’intérêt général.

N’est-ce pas là l’honneur de la politique et la passion de l’engagement public ?

1 juillet 2006

Le dossier RN 19 sorti de l’impasse



En 2002, la modernisation de la RN 19 était à bout de souffle.
On se souvient que le dossier autoroutier programmé en 1996 fut cassé par la Ministre de l’environnement, Dominique Voynet, en 1997 et remplacé par une voie express financée par l’Etat dont les restrictions budgétaires bien nécessaires ne permettaient pas de faire avancer les travaux à bon rythme.

Le programme de travaux prévoyait de réaliser en priorité les tronçons dans le territoire de Belfort et du coté d’Héricourt…rien n’était prévu à l’ouest du département avant 2030 sachant que PSA Peugeot-Citroën, premier employeur du département, doit se relier à Paris et au port du Havre le plus rapidement possible. N’oublions pas qu’en matière de logistique, du temps de gagner, c’est des emplois en plus !

En rassemblant sous l’association ACLR l’ensemble des parlementaires de Troyes à Mulhouse dont les territoires sont concernés directement ou indirectement par la RN 19, j’ai obtenu de l’Etat et des collectivités territoriales l’accélération du programme routier. Désormais, la déviation de Port-sur-Saône sera mise en service en 2014 et la totalité de l’autoroute réalisée terminée en 2018.

 

Bien comprendre le dossier RN19 en quelques dates

1996 : suite aux restructurations militaires et sur arbitrage du Président de la République, il est décidé de réaliser une autoroute concédée Langres – Delle doublant la RN 19.

1999 : le projet d’autoroute est annulé par la Ministre de l’environnement et remplacé par un projet de 2×2 voies express dont les travaux démarrent entre Belfort et Delle.

Mars 2003 : un audit sur le financement des routes confirme que la mise en service complète de la voie express ne pourrait pas intervenir avant 2030.

Mai 2003 : Alain Joyandet réunit les parlementaires concernés par le dossier RN 19 en association et demande au Ministre de l’Equipement de mettre à l’étude une autoroute entre Langres et Vesoul.

Décembre 2003 : le Comité Interministériel à l’Aménagement du Territoire met à l’étude la proposition d’Alain Joyandet.

Septembre 2004 : le ministre de l’Equipement, Gilles De Robien confirme que l’Etat s’engage pour la réalisation d’une autoroute Langres – Vesoul.

 

Rencontre avec Gilles De Robien, alors Ministre de l’Equipement.

Avril 2005 : sur proposition d’Alain Joyandet, le Ministre de l’Equipement propose de réaliser en priorité les déviations de Langres et Port-sur-Saône pour obtenir l’accord des collectivités territorial

Janvier 2006 : Après d’ultimes négociations, les collectivités acceptent

Juillet 2006 : signature du protocole d’accord financier sur l’autoroute en préfecture de Vesoul.

Décembre 2006 : avis de la Commission nationale de débat public

13 octobre 2005

Pose de la première pierre du Centre Hospitalier Intercommunal de Vesoul le 13 octobre 2005

Quel long chemin parcouru jusqu’à la pose de cette première pierre ! Tout a débuté en 1997 avec la création des Agences Régionales d’hospitalisation chargées d’organiser et de planifier l’offre de soins à l’échelle régionale.

Nous devions relever le défi d’adapter nos structures de soins aux nouvelles attentes légitimes de nos concitoyens, aussi bien en matière de qualité médicale qu’en terme de qualité d’organisation et de gestion. Bref, poursuivre la modernisation du service public de santé, assurer l’accès aux soins mais aussi veiller à la bonne utilisation de l’argent public.

En effet, cette réorganisation de l’offre de soins était un préalable incontournable à la maîtrise des financements du système de santé et au maintien de la protection sociale. Je ne m’étendrai pas sur ce sujet, car bien qu’ayant été – dans un temps pas très lointain – rapporteur du Projet de loi de finances de la Sécurité Sociale au Sénat, c’est un sujet que je vous laisserai bien volontiers, Monsieur le Ministre, si vous le souhaitez !

Quelles que soient nos contraintes, nous ne devons pas omettre un paramètre essentiel : la proximité.

Cette proximité peut s’avérer vitale dans certains cas où les minutes sont comptées. Pouvoir accéder rapidement à une offre de soins performante et adaptée où que l’on se situe sur le territoire me parait être incontournable. C’est une évidence. Il nous a donc fallu faire abstraction des frontières administratives : ce qui compte c’est davantage l’accès aux soins que l’appartenance à tel ou tel secteur.

En effet, dans cette optique, le territoire départemental apparaît naturellement segmenté : à l’ouest, le secteur de Gray s’oriente évidemment vers Besançon et même Dijon. A l’est, le secteur d’Héricourt se rattache aux structures belfortaines. C’est tout à fait logique. Entre les pôles de santé bisontin et belfortain, le secteur sanitaire n°4 rassemblant Vesoul, Lure et Luxeuil se devait alors de faire des choix et de positionner sa stratégie.

  • Devions-nous laisser décliner nos équipements pour finalement nous tourner totalement vers les pôles de Besançon, Belfort et même Épinal-Remiremont pour le nord de la Haute-Saône ?
  • Devions-nous seulement moderniser nos installations comme cela était initialement prévu dans les projets d’établissements avec à terme la disparition des fonctions fondamentales appelées MCO (Médecine – Chirurgie – Obstétrique) ?
  • Ou devions-nous au contraire raisonner en réseau et en complémentarité entre les structures luronnes, luxoviennes et vésuliennes. Créer un véritable Centre Hospitalier Intercommunal doté d’une plateforme technique commune et performante et de services en médecine, chirurgie et obstétrique, et bien plus encore ?

Aujourd’hui, à l’heure où nous venons de poser la première pierre de l’hôpital intercommunal, les réponses à ces questions nous semblent évidentes mais c’était loin d’être le cas en 1998.

Aujourd’hui, nous pouvons le dire, si ce projet d’hôpital neuf n’avait pas vu le jour, le secteur sanitaire n°4 aurait tout simplement disparu, dilué entre Belfort et Besançon.
Il a fallu la clairvoyance et le sens des responsabilités des directeurs des hôpitaux concernés, André Bidolet, qui assurait la direction du centre hospitalier de Vesoul, Jean-Christophe Darré, directeur de l’hôpital intercommunal de Lure-Luxeuil pour lequel nous pouvons avoir une pensée, et Loïc Geoffroy, directeur de l’ARH.

Ce nouvel hôpital qui va sortir de terre ces trois prochaines années est l’aboutissement d’une longue démarche et d’une profonde réorganisation de notre dispositif hospitalier dans le seul objectif de conforter l’offre de soins et pérenniser les équipements de notre secteur sanitaire.
La fusion réussie du Centre hospitalier intercommunal des Vosges saônoises (Lure – Luxeuil) et du centre hospitalier Paul Morel de Vesoul intervenue au 1er janvier 2002 nous a permis de rechercher des synergies tant médicales que techniques, administratives et financières.
Merci à l’architecte de cette fusion, Pierre ROCHE, directeur du CHI. Merci aussi au Docteur Clément, Présidente de la Commission Médicale d’Etablissement et à l’ensemble du personnel médical qui ont su préserver l’essentiel, le sens du service public.
Certes, la recherche de la performance des soins par la concentration des moyens techniques nous a amené à des sacrifices : je veux parler de l’arrêt des activités cardiologies, chirurgicales et obstétriques à Lure et Luxeuil.
Mais ces efforts nous permettent désormais d’envisager l’avenir avec plus de sérénité en dégageant des possibilités de financements utiles à la modernisation des trois sites.
Ces efforts et cette stratégie confortent notre secteur sanitaire avec un nouveau Centre Hospitalier à Vesoul et deux hôpitaux de proximité à Lure et Luxeuil totalement complémentaires qui s’inscrivent dans le dispositif national « hôpital 2007 ».

Ces efforts ne sont vains, bien au contraire.

A Luxeuil, plus de 14 M€ seront investis dans la rénovation des locaux, la restructuration des consultations non programmées, l’accroissement de 12 lits supplémentaires pour le moyen séjour.

A Lure, près de 12 M€ seront affectés à la rénovation des locaux, la structuration des activités de soins et de logistiques, la création d’un plateau de kinésithérapie notamment.

Enfin, ici même à Vesoul, devant vous, va s’ériger le pilier de notre dispositif.

Ce nouveau bâtiment ultra moderne conçu par le cabinet d’architecture Groupe 6 de Grenoble « pour que la lumière inonde l’ensemble des locaux » va nous permettre d’améliorer la fonctionnalité des services : logiquement, la maternité se rapprochera de la pédiatrie et les activités d’anesthésies seront regroupées sur un seul niveau.

Ce sera également l’occasion de compléter les modes de prises en charge avec l’ouverture d’une hospitalisation de jour en chirurgie et en pédiatrie.

La capacité en lits du secteur « chauds », c’est-à-dire la réanimation et les soins intensifs et continus, sera aussi augmentée.

Enfin, la spécialisation de l’établissement sera accrue avec la création d’unités de neurologie, endocrinologie, cancérologie et psychiatrie.

Vous le constatez, en réponse à une situation périlleuse pour le service public hospitalier haut-saônois, nous avons mis en œuvre un plan ambitieux.

Nous n’avons donc pas dévié de notre objectif initial. Adapter nos structures de soins aux nouvelles attentes légitimes de nos concitoyens : modernité, qualité, proximité.

Ce projet est également une motivation pour les équipes hospitalières quelques fois lassées par les lourdeurs quotidiennes. Je veux leur rendre hommage car bien plus qu’un métier c’est une vocation, un don de soi qui mérite le respect et la gratitude.

Mais c’est aussi un grand projet pour l’aménagement du territoire de notre département.

Dans un département en proie aux attractions bisontines, dijonnaises, belfortaines, nous confortons et structurons le cœur de notre département, son chef-lieu Vesoul en réseau avec ses consoeurs Lure et Luxeuil.

Enfin, n’oublions pas que ce projet c’est :

  • Plus de 150 M€ (1 milliard de francs) d’investissements,
  • des effets directs sur les entreprises pendant le chantier mais aussi dans le fonctionnement quotidien,
  • plus de 1000 emplois au sein du CHI, pérennisés au cœur de la Haute-Saône et pas ailleurs !

A cet instant, je souhaite remercier chaleureusement le Conseil d’Administration de l’établissement. Ensemble, nous avons usé plusieurs directeurs, plusieurs Préfets, deux directeurs d’Agence Régionale Hospitalière, pas encore le deuxième, Monsieur BLEMONT à qui je souhaite rendre hommage pour sa fidélité dans le soutien à notre établissement. Un merci aussi à Madame Anne MERLOZ, ancienne Préfete de la Haute-Saône qui a pesé à mes cotés dans le choix de ce lieu d’implantation.

Grâce à l’union de tous, c’est un grand dossier qui aboutit au profit de toute la Haute-Saône.

A titre personnel, je n’hésite pas à dire que ce fut et ce sera – car ce n’est pas fini – le dossier qui a le plus compté dans mon engagement public depuis 1995.

C’est un grand jour pour Vesoul et pour la Haute-Saône. C’est un jour historique.

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