Blog-Notes d'Alain Joyandet

14 janvier 2008

Mes voeux pour 2008

Monsieur le Préfet,
Chers Collègues et élus,
Mesdames et Messieurs les responsables d’associations,
Personnalités de la Société civile, militaire et religieuse,
Mesdames et Messieurs, Cher(e)s Ami(e)s,

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Aujourd’hui ont eu lieu les obsèques du Président du Conseil Régional de Franche-Comté. Dès samedi dernier, j’ai rendu hommage à Raymond Forni dont le * parcours personnel et professionnel fait désormais de lui une personnalité de l’histoire franc-comtoise. Bien que n’ayant pas les mêmes engagements, je veux publiquement – à nouveau – saluer son courage pour avoir – malgré la maladie -, assumer ses responsabilités politiques jusqu’au bout. Je vous propose d’observer une minute de silence en son honneur.

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Bienvenue à toutes et à tous pour notre désormais traditionnelle soirée des vœux. Cette soirée est l’occasion de nous rencontrer et d’évoquer ensemble le lien qui nous unis : Vesoul, notre ville, le nouveau Vesoul.

LE NOUVEAU VESOUL

On nous dit souvent que Vesoul est devenue une belle ville, où il fait bon vivre. Que ceux qui ne sont pas venus depuis longtemps sont étonnés de la métamorphose de notre cité.

C’est vrai. En une décennie, Vesoul a changé, notre ville est entrée dans le XXIème siècle et nous pouvons tous en être satisfaits :

  • notre centre-ville est rénové, modernisé, dynamisé
  • un tout nouvel hôpital sort de terre
  • le passage à niveau fait partie désormais de l’histoire
  • le Théâtre Edwige-Feuillère est reconstruit,
  • le centre culturel Jean-Marie Goux aussi
  • le stade René-Hologne refait à neuf : bravo aux footballeurs qui nous ont offert un nouveau 32ème de finale à Vesoul. Bravo aussi pour leurs bons résultats en Championnat.
  • Les travaux de l’église Saint-Georges seront achevés comme prévus à noël 2008.
  • Les zones d’activités, les Haberges et Technologia notamment, nous permettent de proposer aux entreprises un cadre de développement.
  • Enfin, notre action sociale et éducative, soit directe, soit en soutenant les associations, est exemplaire.

Autant de défis que nous avons relevés, gagnés pour la plupart, et qui font que notre ville et toute notre agglomération se développent, fortes d’une économie renforcée, d’un service public soutenu, d’un cadre de vie préservé, et tout simplement d’une confiance retrouvée.

Mais c’est déjà le passé et je voudrais évoquer devant vous ce soir les cinq grands enjeux qui s’imposent à nous dans l’avenir.

1. NOTRE ECONOMIE

C’est d’abord la logistique industrielle, notre fer de lance, le savoir-faire de PSA Peugeot-Citroën Vesoul. L’entreprise nous avait demandé de l’aider à gagner une heure dans ses délais de livraison entre Vesoul et Langres pour que le site de Vesoul conserve sa compétitivité de centre mondial des pièces détachées.

C’était la condition du développement de l’emploi.

Nous avons l’assurance de gagner déjà vingt minutes avec la réalisation de l’autoroute Langres-Vesoul et notamment la déviation de Port-sur-Saône.

Le doublement du « Pont Peugeot » va apporter également un gain de temps de vingt minutes pour la logistique interne au site et permet aussi de désengorger la route départementale au quotidien de près de 1000 camions. Les travaux sont en cours. Le pont sera livré au printemps.

De son coté, Peugeot a également investi dans son système informatique, pour raccourcir aussi les délais en interne (également vingt minutes).

L’aboutissement positif de ces différents dossiers a permis de créer un climat serein propre à rassurer l’un des principaux acteurs économiques de notre département et il nous le rend bien. N’oublions pas que Peugeot à créé plus de 1000 emplois durables en quelques années.

Nous devrons donc être attentifs aux délais de réalisation de l’autoroute. C’est capital.

Il ne doit pas y avoir un mois qui passe sans que nous vérifions ce qui passe dans ce dossier.

Ce qui est vrai pour les grandes entreprises, l’est aussi pour les petites. Nous sommes tous très fiers de ce qu’est devenu notre centre-ville tant sur le plan du cadre de vie que celui du petit commerce auquel nous sommes tous très attachés. Nous avons lancé au début de l’année 2007 une nouvelle opération d’aide aux investissements cofinancé par l’Etat, le Conseil général, la Ville de Vesoul avec la collaboration de la chambre de commerce et celle des métiers. Je formule le vœu qu’une majorité de commerçants nous rejoignent dans cette opération pour que notre centre-ville conserve sa modernité et son attractivité.

2. NOTRE ENVIRONNEMENT

Autre enjeu de taille qui s’impose également à la collectivité et à l’ensemble de nos concitoyens, c’est celui de l’environnement. La révolution des mentalités s’est produite. Chacun à désormais conscience que la préservation de l’environnement est une nécessité, motivé il est vrai par une hausse du prix du pétrole qui fait des ravages dans nos porte-monnaie.

A tous les niveaux des pouvoirs publics, européens, nationaux, régionaux et locaux, nous devons nous engager vers une démarche environnementale. Notre ville, comme toutes les autres d’ailleurs, devra elle aussi concrétiser sur le terrain des actions en faveur de l’environnement que ce soit sur le plan des économies d’énergies, du tri des déchets, de la qualité de l’eau, etc….

Je propose que le nouveau quartier que nous allons construire sur le site de l’ancien hôpital soit un modèle en terme de HQE (haute qualité environnementale) et d’économie d’énergie. C’est en 2008 que cela va se décider.

Beaucoup de choses ont d’ores et déjà été faites, je pense notamment à la station d’épuration et au tri sélectif portés par la Communauté de communes. Nos collectivités devront forcément accélérer le mouvement même si à chaque fois, il nous faut rechercher l’équilibre entre le développement économique que j’évoquais tout à l’heure et la préservation de notre environnement.

Cela s’appelle du développement durable et je crois que c’est une démarche désormais universelle que chacun doit s’approprier, à fortiori la collectivité.

3. NOS VOIES DE COMMUNICATION

Un mot également sur les communications directement liées à cette notion de développement durable.

A n’en pas douter, notre ville et notre agglomération sont d’ores et déjà confrontées à l’enjeu de la communication que ce soit par la route, le fer, ou même la communication dématérialisée mais tout de même bien concrète de l’Internet et de tout ce que cela induit comme changement dans notre conception des échanges.

Vesoul est au cœur de profonds changements : l’autoroute est acté, le TGV aux portes de Vesoul annoncé dans un contexte où les villes et les territoires sont en réseau et où l’on n’hésite plus vraiment à vivre à Besançon et travailler à Vesoul et vice-versa.

L’année 2007 fut marquée par une victoire pour la ligne Paris-Bâle : le retour à un train du matin à une heure acceptable permet à la ligne 4 de conserver son attractivité en ligne directe avec Paris. Il nous faut néanmoins aborder l’arrivée du TGV avec pragmatisme et des changements à l’horizon 2011 me paraissent inéluctables.

2008 doit voir s’engager la réflexion concrète et les études de la liaison TGV Vesoul – Auxon. Je suis très heureux que cette idée de relier la gare de Vesoul au TGV à Auxon par le rail fasse son chemin, si je puis dire à grande vitesse. Après l’étonnement, l’adhésion se construit. Je l’ai constaté lors de nos réunions de concertation dans le cadre de « Vesoul 2020 ».

Sur le plan des routes, nous avons signifié à l’Etat et à nos partenaires notre priorité pour la réalisation de la déviation Est. Ce barreau situé entre Quincey et Vallerois-Lorioz pour lequel toutes les déclarations d’utilité publique sont prises permettra de dévier une part importante de circulation venant de Lure ou Luxeuil et qui aujourd’hui traverse tout Vesoul pour rejoindre la route de Besançon.

S’agissant de la RN19 et du franchissement de Vesoul, je reste convaincu que le contournement par le nord dans sa version courte reste la meilleure des solutions à la fois pour les riverains qui subissent les nuisances de la circulation mais aussi pour assurer de nouveaux espaces de développement qui ne pourraient pas voir le jour avec une 2×2 voies coupant notre agglomération en deux.

La concertation publique menée par l’Etat à l’automne ne fait que confirmer le sentiment que nous avions exprimé à l’unanimité dans notre intercommunalité.

Des décisions devraient intervenir en 2008 à la fois pour le barreau Est et le contournement nord.

Enfin, sur le plan de l’Internet, Vesoul devra savoir garder l’avance que nous avons toujours eue depuis une douzaine d’années.

4. NOS SERVICES PUBLICS

Comment ne pas évoquer nos services publics dans notre ville – préfecture, où, à coté de l’emploi privé, l’emploi public revêt une importance particulière. Du professeur des écoles au gardien de la paix, de l’infirmière à l’agent des administrations, la diversité des métiers et des services publics présents dans notre ville est un atout qu’il nous faut préserver, réformer si nécessaire, mais aussi consolider, et nous nous y employons.

Je dis souvent que Vesoul doit reposer sur ses deux pieds, à la fois celui du service public et celui de l’économie privée.

Récemment encore, notre ville préfecture s’est vue confortée par la réforme de la carte judiciaire avec une extension du périmètre de compétence des tribunaux d’instance et de grande instance tout en maintenant la présence du tribunal de commerce et du conseil de Prud’hommes. C’est une réforme que j’ai personnellement soutenue d’abord parce qu’elle me parait essentielle pour l’organisation même de la justice et de l’instruction des dossiers. Je me réjouis aussi qu’elle vienne conforter notre ville en tant que chef lieu du département de Haute-Saône. La meilleure preuve, c’est qu’avec Monsieur le Procureur de la République, nous cherchons la solution immobilière pour accueillir les fonctionnaires supplémentaires.

A n’en pas douter, l’évolution de nos services publics sera un enjeu important pour l’avenir de Vesoul.

Le nouvel hôpital avec plus de 1200 emplois, le passage de l’agglomération en zone police avec une vingtaine d’agents en renfort, la création de la brigade anti-criminalité, l’ouverture de formations supérieures à l’IUT et en BTS, nos écoles de quartiers, sont d’ores et déjà des acquis importants pour notre ville.

Notre service public devra aussi mieux intégrer les évolutions sociétales qui s’imposent à nous et notamment le vieillissement de la population pour laquelle nous devons proposer des solutions pour une prise en charge équilibrée entre le « chez soi » et le « médical ».

De même, l’évolution de l’emploi dans notre agglomération nous impose aussi de proposer dans le bassin vésulien, des solutions nouvelles de gardes des enfants. L’emploi féminin particulièrement élevé à Vesoul avec souvent des horaires décalés sont autant de contraintes pour le retour à l’emploi et tout simplement pour l’organisation de la famille auxquelles il faudra donner une réponse.

5. NOTRE INTERCOMMUNALITE

2008 doit être aussi une année importante pour l’avenir de notre collectivité, ville et intercommunalité, tout est lié.

Après les échéances électorales, il est capital de remettre à plat les responsabilités respectives des communes et de la communauté. C’est un chantier capital que nous devons ouvrir sur la base de la logique, de la justice, de la gestion exemplaire des deniers publics.

Je sais que de nombreux collègues maires de l’agglomération nous font l’amitié d’être ici ce soir, que jamais l’intercommunalité n’a été aussi présente et indispensable à l’action collective et je tiens à féliciter publiquement son jeune Président, Alain Chrétien, et l’ensemble de mes collègues maires de la Communauté de communes.

J’appelle donc à une nouvelle étape – sans doute historique – de notre coopération intercommunale pour encore plus d’efficacité de notre service public de proximité.

Il en va aussi de l’ensemble de notre développement socio-économique.

Que l’on travaille à Vesoul en habitant Pusy, que l’on vive à Frotey en travaillant à Vaivre ou Noidans, il est une évidence : nous utilisons les mêmes services publics, nous adhérons aux mêmes associations, nous fréquentons le même hôpital, etc…

L’échelle intercommunale trouve toute sa pertinence dans des domaines de plus en plus variés : elle a prouvé sa compétence à gérer le tri sélectif ou bien à créer des équipements importants tel que le Ludolac et je pense, qu’elle prouvera sa pertinence, c’est la suite logique des choses, dans bien d’autres domaines.

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Vous le voyez, les chantiers importants sont nombreux et seront passionnants. Nous avons tous les atouts pour préparer un avenir prometteur à nos enfants, ici à Vesoul, en Haute-Saône, si nos collectivités et tous les acteurs privés travaillent dans le même sens. C’est que j’ai toujours tenté d’articuler.

Cela me parait essentiel pour entraîner avec nous, tous ceux que la vie n’épargne pas, tous ceux qui vivent des difficultés au quotidien et qui ont besoin du soutien de la collectivité pour se relever et reprendre leur route.

Il nous faudra encore être présents sur tous les registres :
1)imaginer et réaliser les grands projets
2)veiller sur la qualité de vie au quotidien
3)ne jamais laisser personne au bord du chemin.

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Merci à toute notre équipe d’élus. Nos adjoints : Claudine, Véronique, Anne, Jean-Claude, Alain, Raymond, Guy, Denis, Stéphane et à tous les conseillers.

Merci à nos fonctionnaires territoriaux et nos directeurs : Christophe Tary, Jean-Yves Burette, Jérôme Saintigny et tous ceux qui les entourent. Merci aussi aux fonctionnaires des autres collectivités ou de l’Etat.

Merci au Conseil des sages, au Conseil des jeunes.
Merci à toute l’équipe qui a préparé cette soirée.
Merci à vous toutes et à vous tous d’être présents ce soir. J’espère que toutes ces informations vous rendront ce moment utile et – je le souhaite – agréable.

Vous êtes le rassemblement de toutes les énergies, publiques, privées, que nous avons voulu construire patiemment. Quels que soit vos engagements, vos origines, nous voulons que vous ayez votre place à part entière dans l’action collective.

Nous n’avons de cesse de vous consulter, de vous écouter, de vous soumettre nos projets pour mieux les réaliser ensemble, dans la passion.

On ne fait rien sans passion, celle qui décuple l’énergie imaginative et procure le bonheur.

Du bonheur, je vous en souhaite beaucoup, dans votre activité, dans votre famille, à chacune et chacun d’entre vous pour cette année 2008 qui commence.

Merci pour cette chaleur émouvante que je ressens dans nos relations quotidiennes…

29 décembre 2007

Réponse à une question locale: Les héritages des bénéficiaires de l’APA seraient ponctionnés, est-ce vrai ?

L’amendement voté par le Sénat à l’initiative du Philippe MARINI prévoyait, à partir du 1er janvier 2009, d’autoriser les conseils généraux, après le décès de la personne âgée entrant dans le dispositif APA à compter de cette date, à récupérer les sommes versées sur les successions qui dépassent 100 000 euro, et sur la fraction dépassant ce plafond.

Le 12 décembre, lors des questions au Gouvernement à l’Assemblée nationale, Valérie LETARD, secrétaire d’Etat en charge de la solidarité, avait indiqué que le Gouvernement était opposé à cette disposition : « C’est une question très sensible, qui avait été tranchée non sans débat lors de la discussion du projet de loi sur l’APA, et qui mérite mieux qu’un vote au détour d’un amendement au projet de loi de finances. Elle mérite surtout d’être abordée dans le cadre du chantier du cinquième risque » qui fera l’objet d’une large concertation avec l’ensemble des acteurs concernés, et en premier lieu les conseils généraux, au cours du premier semestre 2008.

Je me félicite de cette suppression qui aurait introduit une mesure injuste.

27 décembre 2007

Transfert possible des droits acquis sur les CET

Plusieurs organisations syndicales, comme le SNPHAR (anesthésistes-réanimateurs), avaient récemment réclamé cette mesure. Ils avaient été particulièrement révoltés par le cas emblématique d’un médecin hospitalier mort subitement en octobre 2006, et dont la famille n’a pu obtenir la conversion monétaire du CET sur lequel il avait stocké 64 jours de travail (soit 23.400 euros).

Les décrets en conseil d’Etat paraîtront en début d’année 2008.

Je considère que cette mesure est légitime et humaine.

18 décembre 2007

Le texte « Pouvoir d’achat » est examiné aujourd’hui à l’Assemblée Nationale

Les 5 articles permettront le rachat des jours de RTT, le déblocage de la participation à hauteur de 10000 euros, l’indexation de la hausse des loyers sur l’indice INSEE et une prime de 1000 euros exonérée de cotisations sociales dans les PME.

Cette dernière fait l’objet d’une attention particulière de ma part puisqu’elle découle directement de ma Proposition de loi relative à l’instauration d’une prime, défiscalisée, de partage des profits des entreprises, cosignée par 77 collègues députés, le 23 Mars 2005. J’interviendrai donc à l’article 3 dès qu’il sera présenté au débat, et vous fera part du Compte-rendu.

Je me félicite également que les mesures annoncées soient votées en moins de trois semaines, ce qui est signe évident d’engagement fort du Président de la république. Il peut compter sur moi pour promouvoir cet élan modernisateur de la France.

6 décembre 2007

Hommage à Maurice Béjart

L’homme qui fera de la danse l’art du XXe siècle aura décroché son premier rôle, après-guerre, à l’Opéra de Vichy. Arrivé à Paris, logé rue Bergère, dans une chambre de bonne sans eau et dont un des carreaux de la fenêtre est cassé, il n’a pas toujours de quoi manger, mais il apprend.

Les années d’apprentissage sont rudes. Elles lui apprennent la discipline, le travail, la recherche de l’excellence. Entre 1955 et 1959, il ne signe pas moins de 29 pièces, toutes de désir et de questionnements. Ce qu’il cherche à dire par la danse, personne en ce siècle ne l’avait encore exprimé. Il cherche un théâtre du corps qui atteigne l’essence même de l’émotion, c’est-à-dire au bouleversement que l’on peut éprouver devant le sacré.

Chaque année, Béjart a multiplié les créations, de quatre à six environ par saison. Parmi elles des chefs-d’oeuvre absolus, Boléro, Roméo et Juliette, Heliogabale, la IXe Symphonie, Nijinski, Mon Faust, Sept danses grecques, Bakhti…

Sa disparition, un mois avant sa prochaine création, est une grande perte pour le Monde du spectacle mais pas seulement. Ses qualités humaines et sa recherche de l’excellence font de lui un exemple pour tous ceux qui douteraient de la possibilité d’atteindre ses propres étoiles…

5 décembre 2007

Ma proposition pour le pouvoir d’achat est retenue!

Comme je vous le disais dans mon billet en date du 30 Novembre 2007, Nicolas Sarkozy a présenté différentes mesures en faveur du pouvoir d’achat.

Je suis heureux de vous confirmer que mes reflexions et notamment ma Proposition de loi déposée le 23 mars 2005 ont permis d’éclairer le débat. En effet, vient d’être décidée une prime exceptionnelle de 1000 euros exonérée de cotisations sociales (sauf CSG et CRDS) que les dirigeants des entreprises de moins de 50 salariés pourront verser à leurs employés avant le 31 Juin 2008.

Elle fera partie des mesures présentées en Conseil des Ministres le 12 décembre 2007 et l’objet d’une loi à venir en débat au Parlement.

Mon engagement pour le pouvoir d’achat est une constante et vous pouvez compter sur moi pour le maintenir!

30 novembre 2007

Le Chef de l’Etat plus que jamais engagé dans les réformes

Dans son intervention, il a mis en avant la nécessaire réforme des 35 heures. Je considère comme lui que pour donner du pouvoir d’achat, il faut réhabiliter le travail. Pour permettre à ceux qui veulent travailler plus de gagner plus, il propose que chaque entreprise puisse augmenter sa propre durée de travail, à condition qu’un accord majoritaire soit signé par les partenaires sociaux de l’entreprise.

Pour envisager cette possible réforme, une concertation est nécessaire. Ainsi, mi-décembre, à l’Elysée, avec l’ensemble des partenaires sociaux – syndicats et patronat – se tiendra une conférence sociale devant définir «l’agenda social de 2008».

D’autres pistes ont été abordées et feront l’objet de discussions. Il en est ainsi pour le possible rachat des journées de RTT par les patrons, ou encore pour le paiement des arriérés d’heures supplémentaires des fonctionnaires.

Enfin, les questions de logement, de prime défiscalisée dans les sociétés de moins de 50 salariés, d’accentuation de la concurrence dans la grande distribution, d’épargne salariale débloquée plus facilement, sont autant de pistes de travail sur lesquels le Président est revenu.

Je considère que la France et les Français méritent que toutes les possibilités soient étudiées et que l’on choisisse les leviers les plus efficaces en matière de pouvoir d’achat, ce qui est l’engagement actuel du Président de la République.

28 novembre 2007

Ligne 4 : le premier train du matin n’est pas et ne sera pas supprimé

Bien au contraire, la SNCF travaille à un repositionnement de ce train sur un horaire plus adapté, et ce, conformément aux demandes de Michel RAISON et Alain JOYANDET.

L’objectif est toujours d’obtenir un train au départ de Vesoul vers 6H00 avec une arrivée sur Paris vers 9H15, soit un temps de parcours d’un peu plus de 3H00. C’est la condition du maintien de son attractivité.

Ce principe a été validé après plusieurs réunions au Ministère des Transports et au siège de la SNCF. Un accord technique (sillon ferroviaire) est en cours de négociation entre la SNCF et RFF pour la mise en service du train de 6H00.

Sans attendre le nouvel horaire, les deux députés ont donc exigé que soit réactivée la réservation par internet des billets pour le 1er train du matin.

La suspension de ce service, ainsi que la création d’un service de bus vers la gare TGV de Besançon, a en effet troublé la situation.

C’est pourquoi, Michel RAISON et Alain JOYANDET réaffirment qu’une liaison ferroviaire directe entre la Haute-Saône et Paris peut être maintenue avec des horaires et un cadencement adaptés.

En ce sens, et comme ils l’ont déjà démontré par la passé, ils sont prêts à participer à toute initiative visant à préparer l’avenir de la Ligne 4 dans un contexte de concurrence avec les TGV Est puis Rhin-Rhône.

Il n y a donc pas lieu de manifester pour la suppression d’un train qui n’est pas et ne sera pas supprimé.

27 novembre 2007

Ce que je pense de la fermeture des facultés

Depuis, seule une ouverture administrative permettant la tenue des Assemblées Générales a été décidée. Les cours ne peuvent toujours pas reprendre.

Je pense que cette décision est raisonnable compte tenu de la sécurité auquel chaque étudiant à droit. Je ne peux néanmoins m’empêcher de penser que c’est une forme de prise en otage des facultés. Elle est effectuée par une minorité violente. Je trouve cela déplorable.

Alors que des centaines d’étudiants, à Paris comme ailleurs, déploient une énergie incroyable pour assurer financièrement et intellectuellement leur cursus, les voilà pris au piège sans aucune raison valable.

Je suis certain que les rencontres avec le Gouvernement permettront d’apaiser les craintes, injustifiées, de cette minorité d’étudiants en grève pour qui l’autonomie des universités n’est pas jugée comme elle est, à savoir une chance.

23 novembre 2007

La Sainte Catherine c’est dimanche!

A l’origine de cette fête, une légende intemporelle et un fait religieux associés à des raisons économiques. Petite leçon d’histoire.

Alexandrie, 4ème siècle après Jésus Christ. Suite à une apparition en rêve de la Vierge Marie, Catherine, jeune fille d’une beauté saisissante et d’une intelligence hors du commun, possédant un savoir allant de la biologie à la littérature en passant par les mathématiques, décide de faire vœu de chasteté et de consacrer sa vie à un Dieu qu’il est à l’époque interdit de vénérer. L’empereur la condamne pour avoir osé le refuser en mariage et réussi à convertir au christianisme les cinquante philosophes qu’il avait convoqués afin de lui faire entendre raison. Après son décès, elle devient entre autres la patronne des étudiants, des philosophes, des meuniers et des jeunes filles qui la supplient de leur trouver époux.

Vesoul, Moyen Âge. L’actuelle capitale de la Haute-Saône est alors un carrefour commercial incontournable. Depuis 1295, la foire aux bestiaux s’organise tous les 25 novembre, date de l’exécution de Catherine. Manifestation paysanne par excellence, elle choisit ce jour pour ce qu’il représente : la fin des travaux des champs. Les agriculteurs et éleveurs viennent y vendre leur surplus et acheter ce qu’ils ne produisent pas eux-mêmes. La coutume veut qu’ils ramènent à la maison un petit cochon à engraisser. L’opportunité de se détendre après de durs mois à la ferme.

Vesoul, de nos jours. Sur les quelques foires autrefois organisées, celle-ci est la seule qui nous soit restée. Après 700 ans, la tradition se perpétue inlassablement. Le cochon est à présent figuré par une pâtisserie qui lui emprunte sa forme pour le plus grand bonheur des enfants qui verront leur prénom inscrit dessus. Les jeunes femmes seules de 25 ans se coiffent d’un chapeau confectionné pour l’occasion, en général par des amis ou des collègues, souvenir des confréries de jeunes filles qui, le jour anniversaire de sa mort, déposaient une coiffe sur la statue de Sainte Catherine en l’implorant. La place Renet abrite toujours le marché du bétail : chevaux, vaches, cochons. Dès le petit matin, les commerçants vantent leurs produits, qu’ils soient fruits, vêtements, outils ou autres. Les habitants de la ville, de ses environs, et même de plus loin réservent avec soin cette journée pour la passer au centre ville devenu piéton pour l’occasion.

Pluie, vent ou soleil, quel que soit le temps, on assiste chaque année au même rituel : dans la nuit, les camions arrivent, les boutiques se mettent en place, puis les premiers acheteurs font leur apparition tôt le matin. Les quelques courageux sont ensuite rejoints par vague après vague de visiteurs jusqu’à former une véritable marée humaine dans les rues. Alors peut réellement commencer la journée, avec ses négociations sur tel ou tel produit, son ambiance de fête, ses ventes, et ce jusqu’au soir, ou les exposants rangeront leurs échoppes jusqu’à la prochaine fois.

La foire de la Sainte Catherine à Vesoul, c’est dimanche et on attend plus de 50 000 visiteurs, plus de 850 stands (200 pour l’habillement, 50 pour l’alimentation, 50 pour l’artisanat, 30 pour la bijouterie et la parfumerie…) Les exposants viennent de Belfort, Montbéliard, Besançon, Dijon, Paris, Mulhouse, Colmar, et bien sûr de Vesoul, les commerçants locaux, soutenus par Claudine Gillot, maire-adjoint aux commerces, s’installant eux aussi sur les trottoirs.

Le 25 novembre, c’est également de nombreux jours de travail pour les services municipaux qui l’organisent. Blocage des rues, distribution et marquage des emplacements, installation des barrières, surveillance des entrées de la ville, déplacement des véhicules mal stationnés… la signalisation se met en place la veille à partir de 2 heure du matin, le nettoyage se termine le lendemain aux alentours de 1h30. Entre les deux, la préoccupation principale est la sécurité.

Véhicules de secours et police municipale assurent une journée sans incidents.

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