Blog-Notes d'Alain Joyandet

31 janvier 2008

La réforme des régimes spéciaux de retraite

• À la SNCF et à la RATP :

  • les périodes d’études supérieures peuvent être rachetées dans la limite de 12 trimestres ;
  • la condition d’âge minimum (18 ans) pour l’affiliation au régime spécial est supprimée, notamment pour permettre l’affiliation des apprentis et des salariés en contrats de professionnalisation ;
  • les agents handicapés remplissant certaines conditions peuvent partir de manière anticipée en retraite avec une majoration de pension.

• À la SNCF:

  • les périodes d’interruption ou de réduction d’activité liées à l’éducation des enfants sont prises en compte pour le calcul de la retraite, dans la limite d’un an par enfant pour les enfants nés ou adoptés avant le 1er juillet 2008 et de trois ans pour ceux nés ou adoptés après cette date.
  • la possibilité pour l’employeur de mettre à la retraite d’office les salariés justifiant de 25 ans de services et de l’âge d’ouverture du droit à pension est supprimé ;
  • le droit à retraite anticipée pour trois enfants, qui était jusqu’alors réservé aux femmes, est étendu aux hommes, ce droit étant désormais soumis à une condition de cessation d’activité d’au moins deux mois ;
  • en matière de pension de réversion, les droits des hommes sont alignés sur ceux des femmes, et le taux des pensions de réversion, lorsque le conjoint décédé bénéficiait du minimum de pension, est porté progressivement, en trois ans à 54 %.
  • Par ailleurs, une pension d’orphelin est créée.

• À la RATP :

  • la situation des personnes entrées tardivement dans le régime est améliorée : la condition de stage de 15 ans nécessaire pour avoir droit à une pension du régime spécial est ramenée à un an ;
  • l’écrêtement à 25 ans de la pension proportionnelle est supprimée ;
  • le droit à pension d’ancienneté est systématiquement acquis dès 60 ans ;
  • les périodes de temps partiel peuvent faire l’objet d’une validation sur la base d’un temps plein dans la limite de quatre trimestres (huit trimestres pour les personnes handicapées) en contrepartie d’une cotisation.

8 décembre 2007

Réponse à une question locale: Quelles sont les mesures envisagées en faveur de l’égalité femme/homme au travail?

En effet, en dépit des différentes lois intervenues depuis 1972, des différences de salaires injustifiables perdurent entre les hommes et les femmes. Comme vous le savez, l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes est évalué par l’INSEE à 25%.

Cet écart s’explique par plusieurs facteurs :

  • Si les femmes réussissent plutôt mieux dans le système éducatif que les hommes, elles sont en revanche orientées différemment et sont quasiment absentes dans les filières « sciences et technologies industrielles» aux meilleurs débouchés.
  • Les femmes restent concentrées dans certains métiers peu qualifiés et précaires.
  • Les emplois à temps partiel sont occupés à 82% par des femmes et pour 30% d’entre elles, il s’agit d’un temps partiel subi.

Pour résorber les écarts salariaux et faire respecter le principe à travail égal, salaire égal, l’action du gouvernement s’articule autour de 3 volets : accompagnement, négociation, sanction.

1.Lutter contre les écarts salariaux implique d’abord de savoir les mesurer. Aujourd’hui, seulement 1/3 des entreprises respectent l’obligation (pour celles de plus de 50 salariés) de réaliser les rapports annuels de situation comparée car ils sont jugés trop complexes. Un groupe, composé d’experts et de praticiens, va travailler à son aménagement et à son adaptation, l’objectif étant d’avoir des outils de mesure fiables pour les entreprises à compter du 1er juin 2008.

2.Sur la base de cet outil, les entreprises où des écarts sont constatés devront mettre en place d’ici au 31 décembre 2009 un plan de résorption des écarts salariaux entre les femmes et les hommes comportant des mesures de rattrapage salarial, soit dans le cadre d’un accord collectif, soit à défaut de façon unilatérale.

3.Passée cette date, toute entreprise n’ayant pas présenté son plan de résorption se verra infliger une sanction financière, qui pourrait correspondre à une part de la masse salariale, et dont le produit servira à financer des aides à la mixité dans l’entreprise.
__
L’idée n’est évidemment pas de punir les entreprises__, mais plutôt de les inciter fortement à agir en faveur de l’égalité salariale.

Je considère en effet que la lutte contre les distorsions de salaires entre homme et femme est un enjeu fondamental en termes de droits mais aussi en termes économiques. Le travail des femmes est en effet un élément important de notre compétitivité économique.

23 novembre 2007

La Sainte Catherine c’est dimanche!

A l’origine de cette fête, une légende intemporelle et un fait religieux associés à des raisons économiques. Petite leçon d’histoire.

Alexandrie, 4ème siècle après Jésus Christ. Suite à une apparition en rêve de la Vierge Marie, Catherine, jeune fille d’une beauté saisissante et d’une intelligence hors du commun, possédant un savoir allant de la biologie à la littérature en passant par les mathématiques, décide de faire vœu de chasteté et de consacrer sa vie à un Dieu qu’il est à l’époque interdit de vénérer. L’empereur la condamne pour avoir osé le refuser en mariage et réussi à convertir au christianisme les cinquante philosophes qu’il avait convoqués afin de lui faire entendre raison. Après son décès, elle devient entre autres la patronne des étudiants, des philosophes, des meuniers et des jeunes filles qui la supplient de leur trouver époux.

Vesoul, Moyen Âge. L’actuelle capitale de la Haute-Saône est alors un carrefour commercial incontournable. Depuis 1295, la foire aux bestiaux s’organise tous les 25 novembre, date de l’exécution de Catherine. Manifestation paysanne par excellence, elle choisit ce jour pour ce qu’il représente : la fin des travaux des champs. Les agriculteurs et éleveurs viennent y vendre leur surplus et acheter ce qu’ils ne produisent pas eux-mêmes. La coutume veut qu’ils ramènent à la maison un petit cochon à engraisser. L’opportunité de se détendre après de durs mois à la ferme.

Vesoul, de nos jours. Sur les quelques foires autrefois organisées, celle-ci est la seule qui nous soit restée. Après 700 ans, la tradition se perpétue inlassablement. Le cochon est à présent figuré par une pâtisserie qui lui emprunte sa forme pour le plus grand bonheur des enfants qui verront leur prénom inscrit dessus. Les jeunes femmes seules de 25 ans se coiffent d’un chapeau confectionné pour l’occasion, en général par des amis ou des collègues, souvenir des confréries de jeunes filles qui, le jour anniversaire de sa mort, déposaient une coiffe sur la statue de Sainte Catherine en l’implorant. La place Renet abrite toujours le marché du bétail : chevaux, vaches, cochons. Dès le petit matin, les commerçants vantent leurs produits, qu’ils soient fruits, vêtements, outils ou autres. Les habitants de la ville, de ses environs, et même de plus loin réservent avec soin cette journée pour la passer au centre ville devenu piéton pour l’occasion.

Pluie, vent ou soleil, quel que soit le temps, on assiste chaque année au même rituel : dans la nuit, les camions arrivent, les boutiques se mettent en place, puis les premiers acheteurs font leur apparition tôt le matin. Les quelques courageux sont ensuite rejoints par vague après vague de visiteurs jusqu’à former une véritable marée humaine dans les rues. Alors peut réellement commencer la journée, avec ses négociations sur tel ou tel produit, son ambiance de fête, ses ventes, et ce jusqu’au soir, ou les exposants rangeront leurs échoppes jusqu’à la prochaine fois.

La foire de la Sainte Catherine à Vesoul, c’est dimanche et on attend plus de 50 000 visiteurs, plus de 850 stands (200 pour l’habillement, 50 pour l’alimentation, 50 pour l’artisanat, 30 pour la bijouterie et la parfumerie…) Les exposants viennent de Belfort, Montbéliard, Besançon, Dijon, Paris, Mulhouse, Colmar, et bien sûr de Vesoul, les commerçants locaux, soutenus par Claudine Gillot, maire-adjoint aux commerces, s’installant eux aussi sur les trottoirs.

Le 25 novembre, c’est également de nombreux jours de travail pour les services municipaux qui l’organisent. Blocage des rues, distribution et marquage des emplacements, installation des barrières, surveillance des entrées de la ville, déplacement des véhicules mal stationnés… la signalisation se met en place la veille à partir de 2 heure du matin, le nettoyage se termine le lendemain aux alentours de 1h30. Entre les deux, la préoccupation principale est la sécurité.

Véhicules de secours et police municipale assurent une journée sans incidents.

16 novembre 2007

Hommage à Edwige Feuillère du 19 au 23 Novembre

Le 30 Septembre 1928, elle arrive, seule à Paris, avec une lettre de recommandation du député-maire de Dijon, Maître Gaston Gérard, ami de son père. Elle tourne une série de petits films pour la Paramount entre 1931 et 1934, fait une tournée en Egypte qui sera décisive dans son choix de quitter la Comédie Française. En 1935, Abel Gance lui offre le rôle de Lucrèce Borgia qui la propulse au rang de “vedette”, terme qu’elle n’affectionnait pas particulièrement. Elle tournera dans les années 1950 avec Claude-Autant Lara, Raymond Bernard, Christian Jaque… Notamment “Le Blé en Herbe” en 1954 de Claude Autant-Lara, et “En cas de Malheur” du même metteur en scène avec Jean Gabin et Brigitte Bardot en 1958. En 1974 Patrice Chéreau lui offre un beau rôle de composition pour “La Chair de l’Orchidée” avec Charlotte Rampling et Simone Signoret.

Jusqu’à sa mort en 1998, elle restera une grande dame du cinéma, au beau visage, noble et spirituel, à la voix grave et douce. Cent héroïnes, une seule femme. Mais derrière tant de talent, tant de beauté, une inconnue…

Pour parvenir à percer quelque peu ce mystère, le théâtre de Vesoul qui porte son nom, propose, du 19 au 23 Novembre, un cycle de films, exposition photos et revues, ainsi qu’une conférence de Monsieur Alain Feydeau, ami et biographe de la comédienne. Pour célébrer le centième anniversaire de sa naissance, vous y retrouverez de très belles photographies réunies dans une exposition réalisée par Marie-Christine Giordano.

Vous pouvez obtenir plus d’informations pratiques en contactant le 03 84 75 40 66.

20 octobre 2007

Réponse à une question locale: Que pensez-vous de la politique d’ouverture pratiquée actuellement?

L’ouverture ce n’est pas qu’un mot. C’est un état d’esprit. A Vesoul, depuis 1995, je pratique l’ouverture. Sur 33 candidats sur la liste que je conduisais aux élections municipales à cette date, toutes les sensibilités étaient représentées. J’avais voulu aussi -dejà- que 33% de femmes soient sur la liste avec le tiers de postes à responsabilité. Nous étions en avance. Comme sur la représentation de la diversité.

Il n’y a de grands projet possibles que s’ils sont portés par des équipes très représentatives. C’est encore plus vrai au plan national. L’absence d’ouverture, ce serait une faute.

9 octobre 2007

Pour une simplification du droit

Considérant que « nul n’est censé ignorer la loi », tout citoyen devrait ainsi savoir que les femmes n’ont pas le droit de porter de pantalons, sauf si elles sont à cheval ou à vélo! En effet, la loi du 26 Brumaire an IX dispose que toute femme désirant s’habiller en homme doit se présenter à la Préfecture de police pour en obtenir l’autorisation. Cette loi, absurde, est pourtant encore en vigueur, en France, en 2007.

Cette intervention m’a permis de mettre en valeur le travail de simplification du droit et des procédures. Moins de papiers administratifs doublés, des compétences locales simplifiées… Que ce soit en direction des particuliers, des entreprises ou des collectivités locales, le maître mot est l’allègement.

Cette volonté est fort louable, d’autant qu’elle est accompagnée d’une réelle consultation publique, notamment par le biais du site Internet : http://simplifionslaloi.assemblee-nationale.fr/ sur lequel chacun peut s’exprimer et sera entendu par les parlementaires lors de la présentation des prochains textes en faveur de la simplification de la loi.

Ci-dessous, le texte intégral de mon intervention

Monsieur le Président,
Monsieur le Ministre,

Mes chers Collègues,

Je profite de cette occasion pour dire que, dans cette Assemblée, nul n’est censé ignorer le programme des Députés, particulièrement complexe le mardi. Que nos concitoyens ne concluent pas du petit nombre de députés présents que la simplification du droit n’intéresse pas les parlementaires, en réalité retenus par des réunions de groupes ou par celle de la commission des finances, qui s’apprête à entamer ses travaux. Nous sommes contraints de faire des choix.

Dans notre effort de simplification, n’oublions pas le travail fort complexe des Députés.

Dans cet hémicycle, peut-être plus qu’ailleurs, « nul n’est censé ignorer la loi ».

Il ne vous aura donc pas échappé que les femmes n’ont pas le droit de porter de pantalons, sauf si elles sont à cheval ou à vélo! En effet, la loi du 26 Brumaire an IX dispose que toute femme désirant s’habiller en homme doit se présenter à la Préfecture de police pour en obtenir l’autorisation. Cette loi, absurde, est pourtant encore en vigueur, en France, en 2007!

Je vous rassure, nous n’avons pas le monopole du ridicule en la matière! Saviez-vous qu’aux Etats-unis, il est illégal de renifler dans le train, d’amener un lion dans un cinéma de Baltimore, d’exciter un putois dans le Minnesota?! De la même manière, si vous descendez à Montréal, au Reine Elisabeth, la direction doit gracieusement offrir à boire à… votre cheval!

Ces exemples, fort anecdotiques, sont l’illustration des propos de Voltaire, pour qui « les lois ont été faites à mesure, selon les temps, les lieux, les besoins. Quand les besoins ont changé, les lois qui sont demeurées sont devenues ridicules. »

La proposition de loi présentée aujourd’hui a le mérite de faire le point sur cette question. Elle permet d’actualiser un certain nombre de lois, désuètes, telles que la réglementation de la vente par camions bazar, ou dépassées, comme celle du divorce et de la séparation de corps, datée de 1941.
Mais cette proposition va plus loin. Je souhaite féliciter Ms Jego, Warsmann et Blanc parce que cette loi va dans le sens de la simplification du droit et des procédures. Moins de papiers administratifs doublés, des compétences locales simplifiées… Que ce soit en direction des particuliers, des entreprises ou des collectivités locales, le maitre mot est l’allègement.

En effet, au plan local, cette proposition de loi me semble répondre à des questions pratiques. La possibilité pour le conseil municipal de déléguer au maire l’acceptation des indemnités de sinistre est une initiative nécessaire. L’élargissement du champ des délégations à l’exécutif local était indispensable. De la même manière, les modifications en matière de marché public vont dans le bon sens. Ainsi, lorsque les marchés ne sont pas soumis à l’examen de la commission d’appel d’offres, les projets d’avenants les concernant en seront dispensés.

Ainsi, Montesquieu pensait que « les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires ». S’en inspirant, la commission des lois s’est fixée pour mission de rendre la loi plus accessible, plus lisible et plus compréhensible. Cela concerne à la fois le citoyen, et toux ceux qui sont chargés de l’interpréter ou de l’appliquer.

Cette volonté est fort louable, d’autant qu’elle est accompagnée d’une réelle consultation publique, notamment par le biais d’Internet.
Nous votons les lois, à nous de faire en sorte qu’elles soient utiles, concordantes. A nous aussi d’agir en direction d’une simplification des procédures et d’une suppression des lois tombées en désuétude, dans l’intérêt de notre société.

Pour maintenir cette dynamique nous devrons à l’avenir consacrer des séances à cet exercice nécessaire, et vous avez pour cela tout mon soutien.

Je vous remercie.

Alain Joyandet

18 septembre 2007

Une rentrée parlementaire studieuse

Conformément à l’engagement pris par le président de la République pendant la campagne présidentielle, ce texte renforce les instruments juridiques d’une politique volontariste de l’immigration et assure un meilleur encadrement du regroupement familial.

Il s’articule autour de trois dispositions majeures :

1. L’instauration d’une préparation au parcours d’intégration. Les personnes souhaitant rejoindre la France dans le cadre du regroupement familial, ainsi que les conjoints de Français, seront soumis à une évaluation de leur degré de connaissance de la langue française et des valeurs de la République. Si le besoin en est établi une formation sera délivrée préalablement à l’arrivée en France, dans le pays d’origine.

2. La création d’un « contrat d’accueil et d’intégration pour la famille », conclu entre l’Etat et les parents d’enfants bénéficiaires du regroupement familial. Il explicitera les droits et les devoirs de chacun. Le non-respect du contrat pourra entraîner des mesures d’accompagnement.

3. La détermination d’un montant de ressources suffisant pour élever sa famille.

J’ai souhaité intervenir lors de la discussion dans l’hémicycle pour souligner les apports indiscutables de ce projet de loi.

Je me suis également exprimé afin que l’attention soit portée sur les parents en voie d’expulsion dont les enfants sont scolarisés. En effet, je reste préoccupé par la question de la régularisation des familles dont les enfants sont scolarisés en France. La décision de ne pas considérer la scolarisation comme un motif de régularisation est compréhensible, afin notamment de ne pas créer une nouvelle filière d’entrée. Néanmoins, nombreuses sont les familles en situation irrégulière qui essayent malgré tout de s’intégrer à la société française et à ses valeurs. Leur situation de détresse ainsi que la promesse d’un avenir meilleur pour leurs enfants doivent être prises en compte, au cas par cas, avec attention.

J’ai également souhaité signer quatre amendements, pour permettre que les femmes battues soient mieux protégées lorsqu’elles demandent un titre de séjour.
En effet, aucune disposition n’était prévue pour elles et je tenais à ce que ce texte ne les oublie pas. C’est chose faite puisqu’ils ont été adoptés par l’Assemblée Nationale.

Alain Joyandet

3 mai 2007

Nicolas Sarkozy ou la naissance d’un nouvel homme d’Etat

Voilà que cette même gauche organise le procès de Nicolas Sarkozy. Cet homme
qui a reçu les soutiens de personnalités comme Simone Veil ou Jean-Louis
Borloo, d’intellectuels et philosophes de gauche comme Max Gallo ou André
Glucksman, est victime d’une grossière campagne de dénigrement faite
d’invectives et de caricatures. L’ancien responsable du programme économique
de Ségolène Royal, M. Eric Besson, n’a-t-il pas expliqué comment cette
entreprise de déstabilisation était orchestrée méthodiquement par le parti
socialiste et ses affidés ? La calomnie comme contenu électoral en somme.

Ce sont ces outrances qui me font prendre la plume pour livrer ma vérité,
car j’accompagne Nicolas Sarkozy dans sa démarche depuis les années 90 et
j’ai vécu à ses côtés des succès mais aussi des traversées du désert qui ont
forgé sa personnalité.
Pendant ces quinze années, j’ai observé son évolution et son comportement,
étape après étape. Je veux dire ici que les 24 derniers mois ont été
particulièrement impressionnants.
Jamais je n’ai vu à l’œuvre une telle personnalité, synthèse d’une
intelligence vive, d’une incroyable pugnacité et d’une formidable capacité à
rassembler. Pendant toute cette période récente, il a franchi des étapes
essentielles.

Son accession à la présidence de l’UMP, redoutée, y compris à l’intérieur, a
été un succès historique, qualitativement et quantitativement. Les femmes et
les hommes en place ont été confortés ; Chiraquiens, juppéistes,
baladuriens, centristes, libéraux louent aujourd’hui l’exceptionnel
président de l’UMP qu’a été Nicolas Sarkozy grâce au développement de la
démocratie interne, à l’intensification du travail programmatique, aux
débats de société, j’en passe … Ce n’est donc pas un hasard si 300 000
nouveaux adhérents ont rejoint l’UMP, ce n’est pas un hasard si Nicolas
Sarkozy alimente le débat national depuis deux ans. Qu’a fait le parti
socialiste pendant tout ce temps ?

Puis vint l’heure du choix du candidat de l’UMP à la présidence de la
République. Le parti majoritaire à droite s’est présenté uni au 1er tour. Le
résultat est là : plus de 11 000 000 de suffrages, et surtout une
participation record. Quelle plus belle démonstration de sa capacité à
entraîner, à rassembler ?

Après avoir réuni toute sa famille politique et au-delà, il s’ouvre et
s’adresse directement aux Français, à tous les Français. Manifestement il
les a compris. Et il semble bien que nos compatriotes — à leur tour — aient
également compris où Nicolas Sarkozy voulait conduire la France.

Ce sera la réhabilitation des valeurs éternelles, une politique économique
et sociale juste, la défense de la France et de son identité, la protection
des Français les plus faibles, la motivation de tous les entrepreneurs,
petits et grands, le tout dans une République laïque mais forte de ses deux
millénaires de chrétienté.
Ce sera une nouvelle façon d’exercer les responsabilités politiques avec
l’exemplarité au sommet et un président qui engagera sa responsabilité
personnelle sur des objectifs concrets comme celui de ramener le chômage à 5
% en cinq ans. Ce qu’il a déjà fait au ministère de l’Intérieur et lors de
son bref passage à Bercy crédibilise ses engagements. Il suffit de rappeler
la baisse incontestée de la délinquance en France ou encore le sauvetage
d’Alstom.

Oui, Nicolas Sarkozy et 31 % du peuple de France se sont d’ores et déjà bien
compris et ont décidé de faire le chemin ensemble, celui du nouveau rêve
français. Je sais qu’ils ne seront pas déçus. S’il est élu, notre candidat
fera tout ce qu’il a dit. Je veux dire à ceux qui l’ont déjà choisi — ainsi
qu’a tous ceux qui ont fait un autre choix au 1er tour — que c’est un type
bien. Les caricatures doivent être jetées aux orties.

J’ai partagé tant de choses avec lui. Je veux être un des témoins de son
humanisme, de sa chaleur, de sa gentillesse, de son attention portée aux
autres, de ses coups de gueule — certes — mais n’est-il pas un leader ? Sa
liberté de ton lui joue parfois des tours, notamment en termes d’image. Mais
après tout, n’est-ce pas sa façon à lui de ne pas tricher, de ne pas mentir
?

On peut ne pas être d’accord avec son analyse, avec ce qu’il propose, alors
il faut voter pour un autre candidat. Mais je dis à tous ceux qui partagent
sa vision : “Rejoignez-nous !”. Ceux qui veulent vous faire peur ne sont
pas, au fond, des démocrates. Ils masquent leurs insuffisances par le
portrait blessant qu’ils font de leur concurrent en position de l’emporter.
S’il est élu, Nicolas Sarkozy sera j’en suis sûr un grand chef d’Etat,
exigeant certes, surtout avec lui-même, mais protecteur de notre nation et
des Français.
Participez à la rencontre entre la France et cet homme au destin
exceptionnel ! C’est un don de l’Histoire. Appréciez ce moment rare de notre
démocratie, vivez le pleinement !

Rien n’est joué pour le deuxième tour, mais une chose est sûre : d’ores et
déjà, un nouvel homme d’Etat est né.

13 avril 2007

Réunion Publique du 12 avril 2007 à FRETIGNEY

Chers Amis,
Permettez-moi tout d’abord de vous remercier d’être aussi nombreux ce soir. Je voudrais mettre l’accent sur trois points et vous donner une information en exclusivité…
Les trois points :

  1. notre union exemplaire
  2. notre bilan très positif
  3. notre projet de société porteur d’espérance
  4. l’info : je suis candidat à l’élection législative de la 1ère circonscription de la Haute-Saône

1/ L’UNION

A chaque fois que nous avons été rassemblés autour de nos idées communes, nous avons gagné et surtout nous avons fait gagner la France. Il en est de même de nos dossiers départementaux. A chaque fois que nous avons été unis et parfois au delà de notre majorité, la Haute-Saône a gagné.
Je constate avec un grand plaisir que nous avons fait le rassemblement des idées communes entre gaullistes, centristes, libéraux. Nous le disions depuis longtemps. Désormais, c’est fait et c’est solide. Ce qui nous rassemble est beaucoup plus fort que ce qui pourrait nous séparer.
Depuis 5 ans – nous avons pu le constater au sein de notre groupe de 360 parlementaires venus de ces trois horizons – nous avons pratiquement toujours été d’accord sur tout.
L’union, c’est aussi le rassemblement des femmes et des hommes qui incarnent ces idées communes, cette vision commune de notre pays. Je constate également aussi bien au plan national qu’au plan départemental, nous sommes tous rassemblés. Les tempéraments sont ce qu’ils sont, les parcours individuels aussi.

Ce soir, ici à Frétigney, tout le monde est là et c’est un gage de succès incontournable.

2/ NOTRE BILAN

Notre bilan est très positif.
Dire ce que l’on va faire, faire ce que l’on a dit. J’ai relu mes engagements de 2002. Ceux que j’ai pris en tant que membre de la majorité, engagements collectifs ; et ceux qui m’étaient personnels. Et bien, je peux vous dire que je suis très serein. Le devoir a été accompli.
Je me souviens de ce dimanche du 2ème tour des législatives, « Chez Berthe » à Seveux, je vous avais dit que je m’apprêtais à « labourer » la première circonscription que le suffrage universel venait de me confier. Je vous avais dit que chaque année, je reviendrais vous voir pour des bilans de mandat dans chacun des cantons de cette circonscription. C’est ce que j’ai fait et je dois dire que ce fut pour moi très utile.
J’avais pris également l’engagement de faire avancer les grands dossiers de ce département. C’est fait. La liaison Langres – Delle par Combeaufontaine et Vesoul qui irriguera une très grande partie de notre circonscription est désormais solidement actée.
Nos hôpitaux publics sont tous confortés.
Nous nous sommes bien sortis des cartes scolaires annuelles. Tous les projets ou presque qui ne nous paraissaient pas justes ont été revus. J’ai dû parfois aller jusqu’à l’Elysée pour obtenir satisfaction, dans la journée, lorsque cela était nécessaire.
Notre tissu d’entreprises, malgré quelques disparitions se porte plutôt bien et je suis allé au chevet de celles qui ont eu des difficultés et nous avons contribué à en développer et sauver un grand nombre.
Au chapitre des regrets, je citerais l’implantation de l’usine d’incinération à Noidans le Ferroux que je n’ai pas pu empêcher. Ce fut une décision anachronique et anti-économique. L’obstination de certains élus qui ne sont pas du secteur, ajoutée à un manque de vision prospective de développement durable ont conduit à cette regrettable décision.
Sur le plan national, nos résultats sont excellents. Les gouvernements successifs que nous avons soutenus ont bien travaillé. Oh, certes, nous aurions pu aller plus loin et plus vite, mais la France est la France et la réforme nécessite du temps, du dialogue et surtout de la justice.
Mais, regardons les choses avec objectivité :

  1. sur le plan international, la France a été exemplaire
  2. 10 000 vies ont été sauvées sur les routes et des centaines de milliers de blessés graves en moins
  3. nous enregistrons actuellement une baisse du chômage sans précédent depuis plus de 20 ans. C’est le résultat d’un travail de très longue haleine.
  4. Qui peut nier une baisse spectaculaire de la délinquance
  5. Le problème de l’immigration a enfin été mis sur la table d’une manière courageuse.

 

Nous avons donc commencé à remettre la France petit à petit sur les rails. Mais il faut aller beaucoup plus loin pour redonner l’espérance aux françaises et aux français.

 

3/ NOTRE PROJET DE SOCIETE

Au delà de l’élection présidentielle, si comme je le souhaite, Nicolas Sarkozy est élu Président de la république, nous devrons lui donner une majorité qui lui permette d’amplifier le redressement de notre pays. Tout cela est très lié : élection présidentielle, élections législatives. C’est le quinquennat qui implique cette concomitance des échéances et donc cette nécessaire cohérence que nous devons avoir entre le projet présidentiel et le programme législatif.
Ma vision de l’avenir est organisée autour de deux grands piliers, celui des valeurs et celui de l’organisation de la société qui en découle.
Les valeurs auxquelles je suis attaché sont celles de la France éternelle, la France des lumières. Celle que Mai 68 a abîmé et que nous devons impérativement restaurer.
La Nation, tout d’abord – l’identité nationale, ce n’est pas un gros mot. Rattacher cette expression au problème de l’immigration n’est pas une provocation. Comment réfléchir à notre identité nationale, si en toutes circonstances nous ne réfléchissons pas aux flux migratoires.
Le travail – depuis tant d’années, nous avons laissé à d’autres le soin de défendre la valeur « travail ». Il faut le remettre au centre de la vie sociale de notre pays, sinon nous aurons un retour de balancier très fort. Il n’est plus supportable qu’un travailleur, qui se lève tôt le matin, ne puisse pas faire vivre sa famille des fruits de son travail. Il n’est pas supportable qu’entre deux individus, l’un qui choisit de travailler et l’autre qui est en position de refus, il n’y ait pas de différence significative de pouvoir d’achat.
Le respect – vivement qu’à nouveau les élèves se lèvent lorsque le professeur rentre dans la classe – vivement qu’à nouveau un jeune dans un bus se lève pour laisser sa place assise à une personne plus âgée. Chers amis, ces valeurs ne sont pas ringardes. Elles sont au contraire au cœur de la citoyenneté moderne. J’ai le sentiment que nous avons une responsabilité historique à les réhabiliter, si nous voulons que nos enfants vivent une France rayonnante et apaisée.
Avant de se défausser sur l’Europe ou sur la mondialisation, faisons déjà en sorte que notre pays fasse ce qu’il doit faire à l’intérieur. Cela ne dépend que de nous. C’est une question de volonté politique.
Depuis un demi siècle, il y a bien eu deux courants de pensée dans notre pays.
D’un côté, ceux qui, animateurs de 68, ont interdit d’interdire partout, ont décrété le siècle du temps libre, ont d’ailleurs créé un ministère qui porte ce nom et puis enfin ont rendu obligatoire les 35 heures, c’est à dire qu’ils ont distribué l’argent du contribuable aux entreprises et particulièrement au grands groupes pour empêcher leurs salariés de travailler.
Et puis, il y a ceux qui, comme nous, avaient, chevillées au corps, les valeurs fondamentales que je viens de rappeler et qui n’ont peut être pas suffisamment oser les défendre.
Aujourd’hui, il est temps de relever la tête, d’affirmer nos convictions car je suis persuadé qu’elles sont partagées par un très grand nombre de français, bien au delà des clivages politiques. C’est ça la mission historique qui est la nôtre dans les cinq ans qui viennent, autour de notre nouveau Président de la république.
Le 2ème pilier de cette vision de la société, c’est celui de notre organisation socio-économique. La fermeté dans les valeurs sociétales doit être associée à un humanisme de tous les instants dans la conduite de notre politique. La justice sociale doit guider toutes nos démarches, toutes nos décisions. La justice sociale, ce n’est pas la justice des socialistes, ce n’est pas l’égalitarisme qui conduit à tirer tout le monde vers le bas, mais c’est donner plus à ceux qui ont moins et surtout permettre à celui qui veut travailler plus de gagner plus. C’est permettre à tous ceux qui veulent entreprendre, de pouvoir le faire en France, sans être montrés du doigt ou surtaxés.
La société du libre choix doit être notre modèle. Permettre à l’entrepreneur d’entreprendre, au travailleur de travailler et à celui qui veut lever le pied de le faire aussi, mais avec les conséquences logiques et justes que cette démarche entraîne.
La justice sociale sera le point incontournable de notre capacité à réformer notre pays. Si nous voulons pouvoir encore servir des retraites dignes de ce nom à nos retraités, il faudra accepter que ceux qui sont en pleine forme travaillent un peu plus, car qui peut nier que nous vivons plus longtemps, que nos enfants entrent dans l’activité plus tard, que la santé à laquelle nous tenons tous, coûte cher. Tout cela, c’est notre modèle français et nous devrons faire un effort collectif pour trouver des financements et le pérenniser. C’est cela aussi la solidarité inter-générationnelle à laquelle je suis particulièrement attaché.
Voilà quelques pistes, car je ne souhaite pas ce soir vous asséner un long catalogue. La campagne législative permettra de développer et de préciser toutes les propositions.
Enfin, je ne crois pas que nous puissions reconquérir le cœur de nos compatriotes, si nous oublions le 3ème mot de la devise de la République, c’est à dire, la FRATERNITE. Liberté, chacun d’entre-nous en demande beaucoup et c’est bien normal. L’égalité, je lui substituerai volontiers le mot équité, mais la fraternité, quel beau mot, ne l’oublions jamais, si nous voulons réformer, redresser notre pays. Nous devrons le faire dans cette exigence de fraternité. Nous ne devons pas renier la belle histoire de France, faite de conflits, de guerres, mais aussi de 2000 ans de chrétienté.
La République c’est aussi notre capacité à faire vivre et progresser nos valeurs spirituelles. Les françaises et les français sont fondamentalement bons, attachés à la solidarité, à l’amitié. Ils sont toujours prêts à se mobiliser pour les causes difficiles. Pourquoi, ne pourrait-on pas dans le même esprit, redresser la France, en y faisant adhérer une très grande partie de nos concitoyens.
C’est cela notre grand défi, celui de l’espérance en une société plus juste mais plus exigeante et plus fraternelle.
Merci encore une fois d’être là, aussi nombreux.
Que la campagne continue dans l’esprit actuel. Elle est intense, mais elle est belle et enthousiasmante. Mais n’oubliez pas qu’un match n’est jamais terminé avant la fin.

Quand on n’a pas tout donné, on a rien.

15 mars 2007

Hommage à Lucie Aubrac

Cette femme exceptionnelle s’est tout au long de sa vie placée du côté de la liberté, s’engageant en faveur de multiples causes, en toute indépendance.

Avec son mari, Raymond, né à Vesoul en 1914, les époux AUBRAC furent déclarés citoyens d’honneur de la Ville de Vesoul le 12 septembre 1992, date anniversaire de la libération de Vesoul.

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