Cinquante trois ministres africains de la santé et de l’environnement ont adopté la semaine dernière la « déclaration de Libreville », qui prévoit des actions coordonnées pour réduire les risques sanitaires liés à l’environnement.
Ces ministres ont pointé, entre autres, « l’émergence de nouveaux risques environnementaux » dont le changement climatique qui a été significativement traité par le rapport 2006 de Nicholas STERN. Ce dernier faisait état du coût à long terme du changement climatique pour les économies du monde : 300 000 morts supplémentaires chaque année liées au changement climatique – paludisme, diarrhées, malnutrition – parmi les populations les plus vulnérables.
Le changement climatique est un phénomène planétaire qui a et aura des répercussions sur l’ensemble des économies et des incidences sur le niveau sanitaire général. L’atténuation, l’adaptation et la prévention sont ainsi devenues des défis majeurs que la France entend relever à travers sa coopération en faveur du développement.
En matière de santé, la France suit deux axes d’intervention. La lutte contre les endémies est la première des priorités ; la France contribue au Fonds Mondial de lutte contre le sida, le paludisme & la tuberculose (300 M € par an) et à GAVI – l’alliance Globale pour la vaccination Universelle (une moyenne de 100 M € par an pour les vingt prochaines années). Sans oublier la taxe sur les billets d’avions, créée pour alimenter UNITAID soit quelque 160 M € annuels. Le renforcement des systèmes de santé à travers l’amélioration des ressources humaines, l’approvisionnement en médicaments et en matériels et l’amélioration des infrastructures ainsi qu’au travers de leur financement (cf. mécanismes de couverture du risque maladie) est le second axe d’intervention.
Par ailleurs, la France co-finance à travers le Fonds Français pour l’Environnement Mondial trois projets d’adaptation au changement climatique en Afrique et dans l’Océan Indien (1°/ Eau et agriculture en Afrique de l’Ouest, 2°/ vigilance météorologique et prévisions saisonnières sur l’ensemble de l’Afrique, 3°/ adaptation au changement climatique pour les pays de la Commission de l’Océan Indien).
Enfin, la France vient de s’engager dans une démarche de définition d’un cadre stratégique d’intervention pour la prévention des risques de catastrophe dans les pays en développement qui permettra de renforcer les axes de coopération établis en matière d’adaptation et d’atténuation au changement climatique.
4/4: Agir pour l’environnement
Le bonus-malus écologique.
Pour lutter contre le réchauffement climatique, les Français sont encouragés à « rouler propre ». Désormais, l’achat d’une voiture qui rejette moins de 130g de CO2 au kilomètre bénéficiera d’un bonus pouvant aller jusqu’à 1.000€. Le Gouvernement a également prévu un bonus spécifique de 5.000€ pour l’acquisition d’un véhicule émettant moins de 60 g de CO2/km (voitures électriques, par exemple). Enfin, lorsque l’acquisition d’un véhicule éligible au bonus sera accompagnée de la mise au rebut d’un véhicule de plus de 15 ans, elle donnera droit à un « super bonus » de 300€.
Voir mon billet du 15 décembre 2007
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