Blog-Notes d'Alain Joyandet

9 septembre 2008

Une aide d’urgence pour Haïti

Je vous en parlais il y a quelques jours. La République d’Haïti subit les affres des ouragans et tempêtes tropicales qui passent sur son territoire, entraînant destructions et pertes humaines importantes. Pour exprimer la solidarité de la France et évaluer la situation humanitaire, je suis actuellement sur le sol haïtien. J’y ai rencontré les agences des Nations unies actives sur place ainsi que les ONG françaises qui ont d’ores et déjà commencé à déployer des moyens en direction des populations dans les zones les plus touchées.

En outre, j’ai annoncé aujourd’hui, avec Christine Lagarde, ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, le doublement du montant de l’aide budgétaire versée à Haïti, notamment pour l’aider à faire face à la crise alimentaire. Cette aide sera portée à 4 millions d’euros.

La France souhaite ainsi marquer sa solidarité à l’égard d’Haïti pour l’aider à surmonter les tragédies actuelles et pour relever les défis structurels lourds, auxquels les Haïtiens font face, dans un environnement particulièrement difficile.

2 septembre 2008

L’Afrique mobilisée pour l’environnement

Cinquante trois ministres africains de la santé et de l’environnement ont adopté la semaine dernière la « déclaration de Libreville », qui prévoit des actions coordonnées pour réduire les risques sanitaires liés à l’environnement.

Ces ministres ont pointé, entre autres, « l’émergence de nouveaux risques environnementaux » dont le changement climatique qui a été significativement traité par le rapport 2006 de Nicholas STERN. Ce dernier faisait état du coût à long terme du changement climatique pour les économies du monde : 300 000 morts supplémentaires chaque année liées au changement climatique – paludisme, diarrhées, malnutrition – parmi les populations les plus vulnérables.

Le changement climatique est un phénomène planétaire qui a et aura des répercussions sur l’ensemble des économies et des incidences sur le niveau sanitaire général. L’atténuation, l’adaptation et la prévention sont ainsi devenues des défis majeurs que la France entend relever à travers sa coopération en faveur du développement.

En matière de santé, la France suit deux axes d’intervention. La lutte contre les endémies est la première des priorités ; la France contribue au Fonds Mondial de lutte contre le sida, le paludisme & la tuberculose (300 M € par an) et à GAVI – l’alliance Globale pour la vaccination Universelle (une moyenne de 100 M € par an pour les vingt prochaines années). Sans oublier la taxe sur les billets d’avions, créée pour alimenter UNITAID soit quelque 160 M € annuels. Le renforcement des systèmes de santé à travers l’amélioration des ressources humaines, l’approvisionnement en médicaments et en matériels et l’amélioration des infrastructures ainsi qu’au travers de leur financement (cf. mécanismes de couverture du risque maladie) est le second axe d’intervention.

Par ailleurs, la France co-finance à travers le Fonds Français pour l’Environnement Mondial trois projets d’adaptation au changement climatique en Afrique et dans l’Océan Indien (1°/ Eau et agriculture en Afrique de l’Ouest, 2°/ vigilance météorologique et prévisions saisonnières sur l’ensemble de l’Afrique, 3°/ adaptation au changement climatique pour les pays de la Commission de l’Océan Indien).

Enfin, la France vient de s’engager dans une démarche de définition d’un cadre stratégique d’intervention pour la prévention des risques de catastrophe dans les pays en développement qui permettra de renforcer les axes de coopération établis en matière d’adaptation et d’atténuation au changement climatique.

15 juillet 2008

Pour une nouvelle “Mare nostrum”

Nicolas Sarkozy, Président de la République et Président du Conseil européen a co-présidé avec M. Hosni Moubarak, Président de la République arabe d’Égypte, le Sommet de Paris pour la Méditerranée, dimanche 13 juillet 2008 au Grand Palais.

Conférence de presse conjointe avec M. Nicolas SARKOZY, M. Mohamed Hosni MOUBARAK, Président de la République arabe d’Egypte, en présence de BAN KI-MOON, Secrétaire général des Nations-Unies et de José MANUEL BARROSO, Président de la Commission européenne et M. Bernard Kouchner, Ministre des affaires étrangères

Je vous livre ici un extrait de la déclaration commune adoptée par les chefs d’État ou de gouvernement à l’issue de ce sommet :

“Les chefs d’État ou de gouvernement ont la conviction commune que cette initiative peut jouer un rôle important pour ce qui est de relever les défis communs qui se posent à la région euro-méditerranéenne, comme : le développement économique et social ; la crise mondiale dans le domaine de la sécurité alimentaire ; la dégradation de l’environnement, y compris le changement climatique et la désertification, en vue de favoriser le développement durable ; l’énergie ; les migrations ; le terrorisme et l’extrémisme ; la promotion du dialogue interculturel.”

Les Romains avait imposé leur “Mare Nostrum” par le fer. Nous avons aujourd’hui l’occasion de construire l’avenir des pays méditerranéens et européens par le dialogue, pour la paix et la prospérité.

29 mai 2008

Un sommet pour l’Afrique au pays du soleil levant

Cette conférence, qui se tient dans la ville portuaire de Yokohama, réunit une quarantaine de chefs d’Etats et de gouvernements africains et les Ministres du développement des pays du G8 et de pays émergents. Les thèmes de cette réunion sont :

- l’accélération de la croissance économique en Afrique : renforcer le soutien dans les domaines du commerce, de l’investissement, du tourisme, des infrastructures et de l’agriculture ;

- l’établissement de la “sécurité humaine” : assistance pour accomplir les Objectifs du millénaire pour le Développement, la consolidation de la paix et la bonne gouvernance ;

- et, enfin, prendre à bras le corps les questions de l’environnement et du changement climatique.

J’ai, lors des travaux, fait part du message de Nicolas Sarkozy, dans un discours lu en son nom, qui souligne que la hausse des prix alimentaires peut-être “une chance” à terme pour les campagnes africaines dont les revenus pourraient augmenter.

Comme le Président, “extrêmement préoccupé” par la hausse des prix alimentaires mondiaux, j’ai rappelé que la France avait décidé de doubler son aide alimentaire d’urgence aux pays les plus pauvres, en la faisant passer de 30 à 60 millions d’euros en 2008.

5 mars 2008

III- Vesoul, moteur de l’intercommunalité: Présentation

Notre agglomération, première intercommunalité de Haute-Saone, forte de ses 19 communes et de ses 35000 habitants, est ainsi devenue, au fil des années, un outil efficace au service du rayonnement de Vesoul et de ses communes associées.

En quelques années seulement, notre Communauté de communes a considérablement renforcé ses compétences dans le domaine de l’action économique (zones d’activités), de l’environnement (nouvelle station d’épuration, tri sélectif des ordures ménagères) ou des transports avec la construction prochaine de la nouvelle gare routière. Cet essor de l’intercommunalité s’est fait sans augmenter la taxe professionnelle pour ne pas grever la compétitivité de nos entreprises.

Pour la démographie, la politique du logement, la promotion économique, les réseaux de transport, la collecte des déchets ménagers, la dimension intercommunale est la plus pertinente et nécessite une coopération étroite des communes.

La ville de Vesoul, ville-centre de l’agglomération et chef-lieu du département a une responsabilité particulière dans l’écriture du projet d’agglomération.

Dans le billet suivant, vous avez quelques exemples de projets menés au niveau intercommunal dont Vesoul est le moteur.

23 février 2008

Réponse à une question locale: On parle de plan banlieue, qu’est-ce?

Les 9 engagements de l’Education nationale en faveur des quartiers sont les suivants :

1- La mise en place de l’accompagnement éducatif dans toutes les écoles primaires de l’éducation prioritaire

2- L’expérimentation du « busing » sur 50 sites afin favoriser la mixité sociale. Il s’agit de scolariser des enfants habitants des quartiers difficiles dans d’autres écoles de la même ville, afin de leur donner la possibilité de découvrir un autre environnement social et scolaire.

3- La participation de l’enseignement privé à l’égalité des chances, notamment avec la mise en place d’internats d’excellence dans des établissements privés.

4- La création de 30 sites d’excellence dans les quartiers difficiles (sections internationales, lycées des métiers, filières d’excellence artistiques et culturelles)

5- La création, à la rentrée 2009, de « banque de stages » dans chaque académie pour favoriser l’accès aux stages de tous les élèves

6- Permettre à 5% des élèves les plus méritants des établissements de l’éducation prioritaire d’accéder aux classes préparatoires aux grandes écoles.

7- Le doublement du nombre de places ouvertes en internat d’excellence à la fin de l’année 2008 : + 700 places.

8- Mettre fin aux ghettos scolaires en ciblant les collèges les plus dégradés ou les plus évités

9- Doubler le nombre de places dans les écoles de la 2ème chance : + 4000 places à la rentrée 2009.

14 février 2008

4/4: Agir pour l’environnement

Le bonus-malus écologique.

Pour lutter contre le réchauffement climatique, les Français sont encouragés à « rouler propre ». Désormais, l’achat d’une voiture qui rejette moins de 130g de CO2 au kilomètre bénéficiera d’un bonus pouvant aller jusqu’à 1.000€. Le Gouvernement a également prévu un bonus spécifique de 5.000€ pour l’acquisition d’un véhicule émettant moins de 60 g de CO2/km (voitures électriques, par exemple). Enfin, lorsque l’acquisition d’un véhicule éligible au bonus sera accompagnée de la mise au rebut d’un véhicule de plus de 15 ans, elle donnera droit à un « super bonus » de 300€.

Voir mon billet du 15 décembre 2007

Cette petite série étant achevée, je vous remercie de votre attention sur ce blog, vous êtes de plus en plus nombreux chaque jour, chaque mois et c’est pour un véritable plaisir d’être en contact direct avec vous!

Si vous désirez plus d’informations, poster des critiques, des commentaires, n’hésitez pas!

27 janvier 2008

Réponse à une question locale: On parle des OGM qu’en pensez-vous ?

Le comité de préfiguration de la Haute Autorité sur les OGM (qui sera définitivement mise en place avec le projet de loi relatif aux OGM) a estimé le mercredi 9 janvier dernier qu’« un certain nombre de faits scientifiques nouveaux négatifs pour la flore et la faune » présentent des interrogations quant aux conséquences environnementales, sanitaires et économiques possibles de la culture et de la commercialisation du maïs transgénique Mon 810 (cultivé l’an dernier sur 22 000 ha dans le sud-ouest de la France, soit 0,75% de la totalité du maïs planté en France, et destiné à l’alimentation animale).

Ces conclusions ont fondé la décision du Gouvernement qui, comme s’y était engagé le Président de la République et en application du principe constitutionnel de précaution, a décidé d’engager la procédure contradictoire afin de déposer une clause de sauvegarde sur la culture du maïs Mon 810 jusqu’à la réévaluation par les instances européennes de l’autorisation de commercialisation de cet OGM.

Cette procédure ne condamne pas l’intérêt de la technologie OGM pour relever les défis alimentaires et environnementaux, un plan d’investissement dans les biotechnologies végétales de 45 millions d’euros (8 fois plus que les budgets actuels) a d’ailleurs été annoncé et le projet de loi sur les OGM sera discuté au Sénat à partir du 5 février.

Le principe de précaution s’appliquera donc jusqu’à la décision de la Commission européenne.

Je considère que les OGM doivent pouvoir être expérimentés dans des conditions très strictes, ne serait-ce que pour en démontrer les possibilités mais aussi les risques, mais nous ne pouvons passer à côté de cette révolution.

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