Blog-Notes d'Alain Joyandet

13 avril 2007

Quatre questions à Alain Joyandet

Vous avez été en 2002 le seul sénateur à démissionner du Sénat pour vous présenter à l’Assemblée nationale. Pas de regrets ?

Non, l’Assemblée nationale, c’est le suffrage universel, c’est la proximité. C’est moins confortable, mais c’est l’action et la remise en cause permanente.
Cette circonscription électorale, c’est aussi toute ma vie : ma jeunesse avec mes parents à Champlitte, puis dix ans dans le pays graylois et enfin Vesoul. Partout, j’y compte des amis sur qui m’appuyer et qui sont les garants de mon action dans de nombreux domaines : entreprises, services publics, culture, sports, vie associative…
J’avais envie de rendre à ce secteur que j’aime ce qu’il m’a offert de bonheur et d’amitié. Nous sommes en train d’en faire une terre d’avenir formidable pour nos enfants.

De très beaux succès été obtenus. Certains diront historiques pour nos équipements publics…

Oui, je me suis énormément investi sur deux dossiers très importants : les hôpitaux et la route. Avec la relance de l’hôpital de Gray et la création d’un établissement totalement neuf à Vesoul, c’est l’ensemble de notre service public de santé haut-saônois qui est conforté pour longtemps. C’est un travail de longue haleine dont les résultats sont désormais visibles tout comme le sera dans quelques années celui de l’autoroute Langres – Combeaufontaine – Vesoul. C’est désormais acté : sans remettre en cause les travaux routiers débutés à l’est du département, j’ai obtenu l’engagement de l’État et des collectivités territoriales pour accélérer le programme routier à l’ouest du département. C’est toute la circonscription qui en bénéficiera.

Et l’emploi ?

Sortir le dossier RN19 de l’impasse, c’était un défi important pour préserver et conforter les milliers d’emplois industriels.
Je me suis aussi personnellement impliqué aux côtés d’entreprises qui ont rencontré des difficultés. Nous les avons sauvées et aujourd’hui elles se développent à nouveau. C’est tellement difficile de créer des emplois que lorsqu’une structure existe avec un savoir-faire, il faut tout mettre en œuvre pour la maintenir. C’est aussi un combat pour notre monde rural : préserver les emplois existants, soutenir l’agriculture, l’artisanat, le commerce et les services publics. J’ai été aussi particulièrement attentif à nos écoles pour lesquelles, vous le savez, je suis souvent intervenu.

Votre engagement auprès de Nicolas Sarkozy, pourquoi ?

Je le connais depuis longtemps. Il a un véritable projet de société fondé sur des valeurs fondamentales qui sont celles du travail, du respect, de la responsabilisation et de l’encouragement à l’entreprise individuelle et collective… des valeurs dans lesquelles je me reconnais.
Contrairement à ce que l’on dit parfois de lui, je peux vous assurer qu’il est très attaché à la présence de nos services publics, à la régulation et à l’intervention de l’État. Regardez comment il a sauvé Alstom. On le voit, son projet de société est très équilibré, rigoureux mais aussi humaniste et surtout il ne se résigne jamais et n’accepte pas la fatalité. Sa vision de la France et son courage politique me conviennent bien et j’ai le sentiment que cela conviendrait bien aussi à notre pays. Ce sont nos concitoyens qui en décideront démocratiquement.

12 avril 2007

Merci de votre soutien

Merci de tout coeur pour votre aide, pour vos conseils ou tout simplement pour votre accueil toujours chaleureux, souvent amical.

J’ai tout fait pour ne pas vous décevoir, aussi bien par ma présence régulière auprès de tous que par mon travail obstiné au service de notre pays, de notre secteur.

J’ai conçu ce blog pour qu’il vous informe de mon action, mes réflexions et mes coups de coeur. Je souhaite qu’il soit une nouvelle possibilité de communication directe et interactive mais aussi un outil de concertation et de discussion entre nous.

Ensemble, nous avons obtenu de nombreux succès. Beaucoup reste à faire. Alors, je vous sollicite à nouveau. Je suis disponible pour une nouvelle étape à votre service, si vous le souhaitez.

Alain Joyandet

20 mars 2007

Mon intervention lors de la réunion publique de Nicolas Sarkozy, le 13 mars à Besançon


“Visite de Nicolas à Sarkozy à Vesoul au centre culturel Jean-Marie Goux et à l’école Henri-Matisse”

“Chers amis, nous sommes heureux.

La Franche-Comté est heureuse de recevoir Nicolas Sarkozy.
Jamais nous n’avons été si nombreux, si enthousiastes, si mobilisés.
Bienvenue en Franche-Comté.

Région industrielle avec ses entrepreneurs, ses dizaines de milliers d’ouvriers, d’employés et de cadres, dans l’automobile, la construction électrique, les microtechniques, l’horlogerie, la logistique, l’artisanat….
Région agricole et agro-alimentaire avec ses productions connues dans le monde entier pour leur originalité et leur qualité.
Les franc-comtois producteurs de richesses savent ce que « se lever tôt le matin » veut dire. Travailler dur pour élever sa famille et faire face aux difficultés.
Une région à l’histoire très chargée.

Il en a fallu des batailles et des sièges pour que la Franche-Comté rejoigne enfin la France.
De Louis XI à Richelieu, pendant près de deux siècles et à chaque sommation « Comtois rend toi », nos aïeux ont répondu « Nenni ma foi ».

Cher Nicolas Sarkozy, les comtois sont opiniâtres et déterminés. C’est d’ailleurs pour cela qu’en 2002 nous avons renvoyé la « troïka » de la gauche plurielle qui assiégeait la Franche-Comté depuis 1997.
Voynet, Chevènement, Moscovici, autant de ministres en même temps en Franche-Comté, cela ne s’était jamais vu. Il ne reste rien ou presque de leur action, sinon une succession d’abandons de grands dossiers structurants pour notre région. C’est normal, ils n’étaient d’accord sur rien.
Avec tous nos députés franc-comtois ici rassemblés, aidés par nos sénateurs, nous avons dû tout reprendre pour faire aboutir nos dossiers franc-comtois : TGV, autoroute, routes nationales, hôpitaux publics dans nos quatre départements, services publics auxquels nous tenons tant, particulièrement en zone rurale……

Pour tout cela, nous devons dire merci à Nicolas qui a été pour nous un appui déterminant.
Merci pour notre grand service public de « sécurité intérieure ».

  • - 10 % de délinquance générale dans le Jura,
  • - 15 % dans le Doubs,
  • - 17 % en Haute-saône,
  • - 20 % dans le Territoire de Belfort,
  • - 21 % de morts sur les routes en Franche-comté.

Merci aussi pour Alstom : sauvé grâce à Nicolas Sarkozy.
Merci pour nos usines avec nos deux pôles de compétitivité, microtechniques et véhicules du futur.
Merci pour nos territoires avec ses 15 pôles d’excellence rurale en Franche-Comté : T.I.C., filière bois, nouvelles énergies, bio-ressources, jouet, émaillerie, chanvre…..
C’est autant de métiers qui vont être sauvés, modernisés, développés et de nouvelles activités créées dans notre Franche-Comté qui veut consolider cette nouvelle société que Nicolas Sarkozy nous a proposé le 14 janvier à la Porte de Versailles, puis précisé à Poitiers, Toulon, Strasbourg, Bordeaux et aujourd’hui à Besançon.

La Franche-Comté, terre de courage, de vérité et aussi de recherche et d’inventivité, se reconnaît en Nicolas Sarkozy et partage sa vision.
Au pays de Louis Pasteur, d’Edouard Belin et tant d’autres, nous savons qu’il faut sans cesse innover. Il en est de même pour notre pays.
Nous savons qu’il faut à la France une nouvelle politique, une nouvelle façon de faire de la politique.
C’est ce changement qui permettra à la France de renouveler le message universel qui doit toujours être le sien.
La Franche-Comté, qui a vu naître tant de grands personnages de la culture française, porte une partie de ce message.
De Louis Pergaud à Victor Hugo, de Gustave Courbet à Edwige Feuillère, en passant par Marcel Aymé, la Franche-Comté, qui porte aussi les traces du génie français et européen, grâce à Claude-Nicolas Ledoux, Vauban ou encore Le Corbusier.
A ce riche passé succède un foisonnement d’initiatives actuelles publiques et privées qui font rayonner notre région.
Merci donc cher Nicolas Sarkozy de venir en Franche-Comté pour parler de la transmission de la connaissance aux français.

Chers amis, la France a besoin d’un Président expérimenté.
La France a besoin d’un Président préparé, avec des choix clairs et un grand dessein pour notre pays, où tout deviendra possible.
Nous voulons qu’à nouveau le travail paye, qu’à nouveau le mérite soit récompensé, que les victimes soient respectées, les délinquants punis, l’autorité dans l’éducation restaurée, que la solidarité nationale soit plus généreuse pour ceux qui en ont vraiment et réellement besoin.
En même temps, nous voulons être fiers de la France, la France rayonnante, la France qui invente et qui gagne, mais aussi la France des droits de l’homme et du progrès pour tous. Nous aimons la France fraternelle, celle qui, parfois, nous donne le frisson, celle qui sait nous faire vibrer de joie ou d’émotion, celle de l’amour, de la générosité.
Pour consolider notre France, il nous faut un Président intelligent, imaginatif, chaleureux, courageux, déterminé et respecté en France comme à l’étranger. Un homme généreux, passionné, qui se donne à fond comme on dit chez les sportifs.

Cet homme là, je crois bien que nous le connaissons.
Dans son rendez-vous avec l’Histoire, la France a la chance de l’avoir rencontré.
Et cette chance, nous n’allons pas la laisser passer. C’est pourquoi nous devons rester mobilisés jusqu’au bout.
Chacun d’entre-nous porte une partie de responsabilité dans l’issue finale.
Pendant les 55 jours qui nous séparent du 6 mai, ne nous demandons pas ce que Nicolas Sarkozy va faire encore pour nous (il a déjà fait beaucoup).
Ne nous demandons pas ce que la France va faire pour nous.
Demandons-nous ce que nous pouvons faire pour notre pays ?
Voici bien la question : que pouvons-nous faire pour la France ?
Ensemble, nous avons la réponse.
Faisons de Nicolas Sarkozy le Président de la République française.”

2 mars 2007

Donner les moyens à La Poste d’assurer le service public

“C’est un grand plaisir de vous recevoir en Haute-Saône et à Vesoul en particulier, Monsieur le Président, car c’est pour moi l’occasion d’exprimer mon attachement au service public et puis d’expliquer, à travers l’exemple du service postal, l’équilibre qu’il nous faut trouver pour coller à la fois aux évolutions et aux réalités économiques de notre société mais aussi assurer un service public que chacun de nos concitoyens, bien sûr, est en droit d’attendre.

C’est un plaisir de vous recevoir ici, Monsieur le Président, d’autant qu’à Vesoul nous avons et nous sommes encore en train de relever des défis d’évolution du service public, comme LA POSTE, elle aussi, en relève et devra à l’avenir en relever d’autres.

Il y a dix ans, notre ville était un peu hésitante face à l’avenir. Nous avons su investir et faire des choix de développement et de modernisation qui, bien qu’incontestés aujourd’hui, laissaient à l’époque un certain nombre de nos concitoyens sceptiques. Une fois les changements opérés, plus personne ne conteste le redémarrage de notre agglomération.

Il y a maintenant quelques années, nous avons eu à relever le défi du service public de la santé dont certains nous annonçaient la déliquescence au profit des centres bisontins et belfortains. On voit bien aujourd’hui, après des phases d’adaptations et de restructurations qui ont demandé des efforts, à la fois des personnels soignants et des non soignants, que le service public de la santé est désormais conforté.

Plus personne ne conteste aujourd’hui que le défi est relevé quand de l’autre coté de la Motte s’érige le nouvel hôpital vésulien neuf (150 M€ d’investissement) et que les pôles de Luxeuil et Lure bénéficient, eux aussi, de travaux de modernisation.

Un autre exemple encore, celui de la Paris-Bâle. Vous êtes venus par le train depuis Paris en empruntant une ligne ferroviaire dont on nous dit depuis de très nombreuses années qu’elle est en danger. C’est vrai que les mises en service prochaines des LGV Est puis Rhin-Rhône nous imposeront inévitablement des adaptations mais je constate aussi que ma proposition de relier Vesoul au TGV a été bien accueillie par de nombreux acteurs et ouvre de nouvelles perspectives pour le rail dans notre secteur.

Je rappelle qu’à ce titre, nous avons obtenu de Réseau Ferré de France des accords et des investissements importants pour la suppression du passage à niveau et l’aménagement de la gare intermodale, quartier de « LA POSTE » Ile Verte dont nous venons d’inaugurer la rénovation.

Ces travaux sont très favorables aussi pour LA POSTE : dans un système de gestion en flux tendus, la suppression du passage à niveau vous assure la fluidité de la circulation vous ouvrant ainsi les portes du sud de l’agglomération et de Besançon. De son coté, la Communauté de communes vous a adressé un signe favorable en intervenant à la demande de la Ville de Vesoul sur la convention de financement pour le nouveau centre de tri à la zone Poincaré, débloquant ainsi ce dossier auquel nous sommes ensemble très attachés.

Je me réjouis que ce projet aboutisse et vienne conforter nos excellentes relations déjà en œuvre au Montmarin, où nous sommes propriétaires des locaux de LA POSTE, et aux Rêpes, où nous avons installé une agence postale communale dont les horaires d’ouverture ont été encore amplifiés très récemment. Vous avez également ouvert l’agence République en plein centre-ville.

LA POSTE est donc un bon partenaire pour notre agglomération.

Je profite de votre présence à Vesoul, Monsieur le Président, pour remercier LA POSTE, soutien sans faille du service public de la culture à Vesoul pour ce qui concerne le festival Jacques BREL et celui des Cinémas d’Asie, dont vous êtes partenaire.

En tant que Député de la Haute-Saône, je voudrais également me réjouir de la façon dont a été mis en œuvre le projet de modernisation du réseau sous le nom de projet TERRAIN (TERRitoire d’Attractivité et d’INitiative) : le choix des bureaux centres et des 129 points de contact, la concertation engagée avec les élus locaux validée ensuite par la Commission départementale de présence postale démontre que la réforme est possible si elle est juste et négociée.

Il reste encore quelques dossiers à régler. Je fais totale confiance à Madame HUSSON, Directrice départementale de LA POSTE, et aux élus locaux pour trouver les solutions dans la concertation.

Voilà un beau projet de modernisation et d’évolution du service public qui permet à la fois de préserver nos grands principes d’aménagement du territoire et d’accès au service public tout en permettant à LA POSTE d’engager une nécessaire modernisation que nous, politiques de droite comme de gauche d’ailleurs, avons souhaité dans le cadre de l’ouverture du marché postal à la concurrence.

Je disais au début de mon propos qu’il nous faut coller à la fois aux évolutions et aux réalités économiques de notre société mais aussi, assurer un service public que chacun de nos concitoyens est en droit d’attendre.

Le 18 octobre dernier, la Commission européenne a adopté une proposition de directive visant à la complète réalisation du marché intérieur des services postaux à l’échéance 2009.

Cette directive poursuit l’ouverture du service postal à la concurrence sur les envois de moins de 50 gr et pose inévitablement la question du « service universel postal » et de son financement.

Cette question n’a pas reçu à mon sens de réponse claire et précise, c’est pourquoi je soumettrai prochainement à la Commission supérieure de la Poste une délibération qui demandera au gouvernement français de défendre à Bruxelles le report de la décision mettant fin au secteur réservé sur les envois de moins de 50 grammes.

Ce secteur réservé – seul rescapé ou presque du monopole de LA POSTE – est pour l’heure le meilleur moyen de financer notre service universel.
Dans cette démarche, nous aurons des alliés en Europe.

Et en Haute-Saône, comme dans de très nombreux départements, vous savez que le service universel postal est considéré comme un bien précieux.
C’est un enjeu important pour nos territoires mais aussi pour cette grande entreprise qu’est LA POSTE.

Enfin, je veux dire aux postiers qu’ils ont beaucoup de chance d’avoir Jean-Paul BAILLY comme président. C’est un grand président qui marquera son passage à LA POSTE.

La création de la Banque Postale, la modernisation de la présence postale, l’ouverture à la concurrence, les nouvelles activités comme les services à la personne…On le voit, le groupe « LA POSTE » se modernise, se développe dans un esprit de dialogue et de concertation cher au président BAILLY.
Ici ou là, il peut toujours y avoir quelques problèmes à régler mais au total, l’observateur que je suis, élu de la nation, se félicite de la manière dont est gérée cette grande entreprise publique si chère au cœur des français.

Que serait la France sans LA POSTE, ses postiers et ses facteurs ?

Enfin, mon cher Jean-Paul BAILLY, je sais que l’usage veut que lorsque le patron vient sur le terrain, les dossiers s’accélèrent et c’est pour cela qu’aujourd’hui nous allons assister à cette belle séance de signature qui concrétise l’ancrage durable de LA POSTE à Vesoul.

C’est bon pour le service public et c’est bon pour l’emploi.”

2 janvier 2007

Vesoul-Agglo 2020 : réflexion pour l’avenir de l’agglomération vésulienne

Ensemble, depuis 12 ans, nous avons réalisé le « nouveau VESOUL ». et je crois que l’expression est juste.
Nous avons – de justesse d’ailleurs – évité à Vesoul et notamment à son grand service public de santé, de voir son destin partagé entre le Doubs et le Territoire de Belfort. J’y reviendrai.

Mieux même, voilà que le développement est là. Chacun le constate.

  • Dans un premier temps de mon propos, je reviendrai sur cette œuvre commune.
  • La 2ème partie consistera en une proposition que j’ai à vous faire pour l’avenir. En effet, je crois qu’il est temps de tracer les grandes lignes de ce que pourrait être Vesoul en 2020 au cœur de la Franche-Comté, au centre de l’Europe des échanges.

I – Le nouveau VESOUL

Souvenons-nous du Vesoul que nous connaissions il y a 10 ans. En arrivant par le Nord ou l’Est, par la RN 19 à droite, ce n’était qu’une pâture. C’est aujourd’hui Vesoul technologia avec 30 entreprises, près de 400 emplois et un pôle logistique en son sein.

Un peu plus loin, si on bifurquait à la Vaugine, direction Besançon, de chaque côté de la rocade ouest : des pâtures à droite et à gauche, à l’exception de la clinique Saint Martin et du Lycée des Haberges. Aujourd’hui, c’est une ruche. Il n’y a pratiquement plus de terrains : là se construit un pôle d’excellence de santé public/privé – qui n’a pas d’équivalent dans toute la région, auquel se greffent des activités de services à la population comme cet imposant multiplex de cinéma, des commerces et des habitations supplémentaires.

Plus loin encore en continuant le cheminement par le carrefour du Durgeon en direction du centre ville, notre fameux passage à niveau 214 fermé 20 fois par jour – en plein milieu de l’axe principal du centre – La progression en centre ville dans la rue principale ne pouvait alors se faire quasiment qu’en automobile puisque c’était son règne sur 4 files avec des trottoirs de 1,50 m de chaque côté – avec plus de 20 magasins fermés.

Aujourd’hui, qui voudrait changer le centre actuel pour revenir à celui de 1995 ?

Qui conteste que la rénovation du centre ville a tout changé en terme d’image, d’échanges socio-économiques, en terme de mixité sociale aussi. Le tout réalisé en pensant aux personnes à mobilité réduite.
Et voilà même que l’incroyable se produit en centre ville avec ces travaux gigantesques qui verront la disparition du passage à niveau dès la fin de cet été et la naissance d’un nouveau quartier autour de la gare sur lequel je ne veux pas revenir en détail, avec ses parkings et sa gare multimodale.

De l’autre côté du centre, en poussant un peu, il n’y avait franchement pas de quoi être fier des Halles, de notre théâtre Edwige Feuillère ni des vestiaires – tribunes du stade René Hologne, pas plus d’ailleurs que des locaux de notre formidable école de musique.

Je passe sur de très nombreuses réalisations dans les écoles notamment – nous en avons rénové 5 et je ne reviens pas sur nos politiques éducatives, sportives, culturelles, sociales et environnementales – avec ses pistes cyclables, pas plus que sur notre action de proximité au quotidien pour l’ensemble de nos concitoyens. C’est le NOUVEAU VESOUL, C’est Vesoul pour tous tel que nous l’avions imaginé.

Pas plus que je ne m’étendrai sur notre gestion financière et fiscale.
La Chambre régionale des comptes a – à deux reprises – clos le débat. c’est bien la preuve que l’on peut faire du développement et de la qualité de vie sans augmenter les impôts.

Chers amis, ce « NOUVEAU VESOUL » nous l’avions pensé, réfléchi, programmé – globalement, complètement – dès 1995. Nous y avons travaillé dès notre prise de responsabilité, sans dévier pendant plus de 10 ans de cette vision d’ensemble qui donnait tout son sens à notre action que je tenais à décrypter ce soir.
Pour mieux vous faire toucher du doigt ce qu’a été la cohérence conceptuelle de notre action publique.

Je sais que le scepticisme a existé.

  • Refaire à neuf tout le centre ancien
  • Décrocher la construction d’un hôpital neuf à Vesoul !
  • Supprimer le passage à niveau
  • Reconstruire à neuf le théâtre Edwige Feuillère
  • Créer un nouveau centre culturel
  • Livrer un stade René Hologne neuf, une salle de gymnastique
  • Et bien d’autres équipements
  • Relancer le formidable site touristique du lac avec son Ludolac, ses tous nouveaux tennis, son camping
  • Créer deux zones d’activités ex-nihilo : les Haberges et Vesoul technologia.

Je sais qu’à l’époque, peu d’observateurs y croyaient. Et si je reviens sur tout cela, c’est pour mieux affirmer qu’il n’y a jamais de fatalité : que la détermination et le travail sont toujours récompensés

  • qu’il faut toujours avoir une réflexion d’avance – globale si possible
  • qu’il faut toujours avoir plusieurs dossiers prêts à l’affût de nouveaux financements.
  • qu’il faut toujours être en mouvement.

Cette belle action depuis 12 ans a remis Vesoul sur les rails – elle ne doit pas être suivie d’une période contemplative. Nous perdrions à nouveau du terrain.
Nos partenaires privés et publics ont besoin d’assurance sur notre détermination de ne pas en rester là.
Il est donc de notre responsabilité de tracer très vite les grandes lignes de Vesoul 2020.
Avec la permission de mes collègues maires présents ce soir je dirais
« Vesoul agglo 2020 »
Ce pourrait être le générique d’une nouvelle œuvre de développement durable.
Et c’est le deuxième point de mon propos.

II – VESOUL AGGLO 2020

Je vois au moins 7 directions vers lesquelles travailler

Les voies de communications

A/ Les routes

Nous avons obtenu l’accord du gouvernement pour la liaison Langres – Vesoul en autoroute. Le dossier Vesoul – Delle en 2 fois 2 voies se poursuit. Nous devons maintenir la pression sur les délais. L’ Association Pour la Construction d’une Liaison Rapide Langres – Vesoul – Delle (ACLR) , que je préside sera attentive au quotidien.
Le dossier autoroutier s’élabore : le ministre de l’équipement a signé le protocole en juillet dernier et la Commission nationale du débat public s’est prononcé en décembre dernier. Elle a confirmé l’intérêt européen de l’autoroute. Que de temps gagné et de procédures déjà réglées.

Entre les deux tronçons de l’Ouest et de l’Est nous devons réaliser le passage dans notre agglomération.
Je rappelle que tous les élus de la Communauté de communes de l’Agglomération Vésulienne se sont prononcés pour le contournement Nord court. La Commission nationale du débat public va dans notre sens, en recommandant que les différentes options prennent en compte le coût du projet urbain. On verra alors que le contournement court, que nous appelons de nos vœux, prendra toute sa pertinence.

Dans le cadre du nouveau plan de financement des routes (PDMI), nous devons absolument obtenir le tronçon de la RN 57 entre Quincey et Vallerois Lorioz. C’est important pour alléger la RN 19 du transit routier venant des Vosges et de Belfort en direction de Besançon.

Notre agglomération de Vesoul est ainsi à la croisée de deux grands axes de développement Nord – Sud / Ouest – Est – RN 19 – RN 57 – au centre de l’Europe ; notre agglomération bénéficiant d’une espèce de grand boulevard périphérique ni trop loin ni trop près permettant à la fois la desserte facile de nos communes et quartiers et offrant de nouveaux espaces de développement économique.
Voilà un vrai plan global routier.

B/ Le rail

Je crois au rail. Il se développera beaucoup plus et se modernisera. Il ne faut donc pas rester à l’écart.
Tout en préservant la ligne 4 Paris – Bâle, je vous propose que nous commencions à travailler à la reconstruction d’une liaison ferrée entre la ligne 4 et la ligne TGV Rhin – Rhône, c’est-à-dire entre la gare de Vesoul et la future gare d’Auxon.
Je ne crois pas que ce soit utopique.
Ce serait faire d’une pierre deux coups : consolider la Paris – Bâle et donner à la Haute-Saône un véritable accès direct au TGV avec l’idée rendue possible de voir un jour des TGV en gare de Vesoul lorsque notre développement économique – auquel je crois – le rendra nécessaire.

Voilà un beau projet, mobilisateur, comme ceux que nous avons conduit et que je viens de vous rappeler.

C/ notre plate-forme multimodale

Je suis heureux qu’elle ait été sauvée. C’est un élément capital de notre activité industrielle dans la logistique.

Développer notre industrie

Diversifier notre industrie est un devoir. Nous avons une spécificité – en Franche-Comté et sur le Grand Est – nous sommes les meilleurs en logistique industrielle.
Nous savons livrer dans toute la France, l’Europe et le monde. Alors il faut rechercher activement de nouvelles industries dans la logistique, dans d’autres secteurs que l’automobile.
Peut-être devons-nous nous doter d’une force spécialisée en prospection pour mettre en œuvre une action spécifique dans le domaine logistique au profit de notre agglomération pour tenter notre diversification industrielle.

Nos succès dans les dossiers de voies de communication nous permettent d’être compétitifs par rapport aux autres agglomérations. Cette activité de logistique a le mérite d’être peu polluante et pas en concurrence avec l’international.
Cette stratégie de développement de la logistique est cohérente avec notre savoir-faire, notre situation géographique et les décisions nationales importantes que nous avons obtenues en matière de voies de communication.
Pour accueillir ces nouvelles activités, il faudra décider de la création de nouveaux espaces d’activités, notamment en relation avec le dossier de voirie d’agglomération dont je vous ai parlé à l’instant.

L’enseignement supérieur

Il n’y a pas de développement économique sans association entre l’industrie, l’enseignement supérieur et la recherche.
Il faut déterminer avec le monde économique et l’université comment augmenter le nombre d’étudiants dans notre agglomération dans des matières utiles à notre développement, compte tenu de la spécificité de nos objectifs industriels et de services.
L’informatique me semble être au cœur de notre problématique locale.
Pourquoi pas une école d’ingénieurs en informatique ou en licence professionnelle BAC + 3 ?

Le logement

Nous devons être capables d’accueillir 2000 à 3000 familles supplémentaires d’ici à 2020.
Nous aurons aussi à repenser et à reconstruire un nouveau quartier dans la ville sur le site actuel de l’hôpital Paul Morel après que celui-ci se soit définitivement relocalisé aux Haberges.
Pour ce faire il faut construire de nouveaux logements et en réouvrir d’autres, actuellement fermés, parce que vétustes.
Un plan doit être réfléchi sur l’ensemble du grand Vesoul dans chacune des communes associant habitat individuel et collectif, logement social et privé, location et accession à la propriété.

Nouvelles technologies

Aucune famille, quels que soient son quartier d’habitation et son milieu social, ne doit être écartée de l’Internet à haut débit. L’accès au savoir pour tous est un enjeu démocratique. A l’image des routes et des rues de notre agglomération, je souhaite que l’internet à haut débit soit à terme en libre accès partout dans le grand Vesoul.
Par ailleurs, aucun projet public ou privé ne doit plus être conçu ou réalisé sans la préoccupation permanente des nouvelles énergies dites renouvelables et désormais moins chères – Les collectivités doivent donner l’exemple.
Nous venons de prendre la décision de lancer une première l’étude pour l’énergie de nos bâtiments publics.

Nos services publics et l’aide aux familles

Nos services publics doivent être consolidés – C’est ce que nous avons réussi avec l’hôpital et avec notre grande régie municipale du service de l’eau dont vous connaissez la réussite.
Des services publics de qualité, c’est bon pour tout le monde, y compris pour les entreprises.
Nous devons innover dans le service aux familles pour tenir compte des évolutions sociétales.
De nombreuses places de crèche seront nécessaires. Nous devons également développer l’accueil auprès des assistantes maternelles.
Les services pour accompagner notre vieillissement doivent être réévalués. Nous devons faire preuve de beaucoup d’imagination dans les dispositifs.

La réflexion sur nos services publics devra forcément porter aussi sur la répartition des missions, mes chers collègues maires, entre la commune de Vesoul – les autres communes et notre intercommunalité.
De même qu’il faudra de toute évidence compléter ce projet Vesoul agglo 2020 par la liste des équipements structurants qui rendront service aux familles. C’est la concertation qui en décidera.
La communication interne à l’agglomération via les nouvelles technologies devra être renforcée, aussi bien pour l’information que pour renforcer le sentiment d’appartenance à notre communauté.

Le rayonnement de notre agglomération

Il n’y a pas de développement économique sans rayonnement culturel. Il n’y a pas de fierté collective sans résultats sportifs.

  • programmation culturelle
  • Festival des cinémas d’Asie
  • Festival Jacques Brel
  • Sports collectifs ou individuels médiatiques.

Autant de repères de communication, de sujets de fierté que nous devons porter haut.

Pourquoi ne pas créer une fondation pour soutenir ces différentes entreprises à impact national en termes d’images. Elle recevrait des fonds publics mais aussi privés.
Chaque fois que je rencontre quelqu’un qui vient à Vesoul pour la première fois ou qui n’y était pas venu depuis longtemps, j’enregistre le même témoignage positif.
Alors n’hésitons pas à faire parler de nous en soutenant ces initiatives, ces réussites portées à bout de bras par des passionnés.
C’est bon pour le moral en interne.
C’est bon pour l’image en externe.

                        *********

Voilà pour les grandes lignes. Si nous voulons ensemble construire cette future et importante agglomération à laquelle je crois.
Tout cela est évidemment perfectible et amendable. C’est une base de travail.

Je compte sur le conseil des sages, celui des jeunes, les associations, nos partenaires des autres administrations, les consulaires, les entreprises et bien sûr nos concitoyens.
Ce qui a été rendu possible pour notre « NOUVEAU VESOUL » peut l’être à nouveau pour ce grand projet, si nous le voulons.

Dire ce que l’on va faire.

Faire ce que l’on a dit.

S’arrêter quelques instants pour constater qu’on a pu le faire.
Remettre en route la machine à réfléchir l’avenir et avoir autour de soi des équipes prêtes à s’investir à nouveau dans l’intérêt général.

N’est-ce pas là l’honneur de la politique et la passion de l’engagement public ?

13 octobre 2005

Pose de la première pierre du Centre Hospitalier Intercommunal de Vesoul le 13 octobre 2005

Quel long chemin parcouru jusqu’à la pose de cette première pierre ! Tout a débuté en 1997 avec la création des Agences Régionales d’hospitalisation chargées d’organiser et de planifier l’offre de soins à l’échelle régionale.

Nous devions relever le défi d’adapter nos structures de soins aux nouvelles attentes légitimes de nos concitoyens, aussi bien en matière de qualité médicale qu’en terme de qualité d’organisation et de gestion. Bref, poursuivre la modernisation du service public de santé, assurer l’accès aux soins mais aussi veiller à la bonne utilisation de l’argent public.

En effet, cette réorganisation de l’offre de soins était un préalable incontournable à la maîtrise des financements du système de santé et au maintien de la protection sociale. Je ne m’étendrai pas sur ce sujet, car bien qu’ayant été – dans un temps pas très lointain – rapporteur du Projet de loi de finances de la Sécurité Sociale au Sénat, c’est un sujet que je vous laisserai bien volontiers, Monsieur le Ministre, si vous le souhaitez !

Quelles que soient nos contraintes, nous ne devons pas omettre un paramètre essentiel : la proximité.

Cette proximité peut s’avérer vitale dans certains cas où les minutes sont comptées. Pouvoir accéder rapidement à une offre de soins performante et adaptée où que l’on se situe sur le territoire me parait être incontournable. C’est une évidence. Il nous a donc fallu faire abstraction des frontières administratives : ce qui compte c’est davantage l’accès aux soins que l’appartenance à tel ou tel secteur.

En effet, dans cette optique, le territoire départemental apparaît naturellement segmenté : à l’ouest, le secteur de Gray s’oriente évidemment vers Besançon et même Dijon. A l’est, le secteur d’Héricourt se rattache aux structures belfortaines. C’est tout à fait logique. Entre les pôles de santé bisontin et belfortain, le secteur sanitaire n°4 rassemblant Vesoul, Lure et Luxeuil se devait alors de faire des choix et de positionner sa stratégie.

  • Devions-nous laisser décliner nos équipements pour finalement nous tourner totalement vers les pôles de Besançon, Belfort et même Épinal-Remiremont pour le nord de la Haute-Saône ?
  • Devions-nous seulement moderniser nos installations comme cela était initialement prévu dans les projets d’établissements avec à terme la disparition des fonctions fondamentales appelées MCO (Médecine – Chirurgie – Obstétrique) ?
  • Ou devions-nous au contraire raisonner en réseau et en complémentarité entre les structures luronnes, luxoviennes et vésuliennes. Créer un véritable Centre Hospitalier Intercommunal doté d’une plateforme technique commune et performante et de services en médecine, chirurgie et obstétrique, et bien plus encore ?

Aujourd’hui, à l’heure où nous venons de poser la première pierre de l’hôpital intercommunal, les réponses à ces questions nous semblent évidentes mais c’était loin d’être le cas en 1998.

Aujourd’hui, nous pouvons le dire, si ce projet d’hôpital neuf n’avait pas vu le jour, le secteur sanitaire n°4 aurait tout simplement disparu, dilué entre Belfort et Besançon.
Il a fallu la clairvoyance et le sens des responsabilités des directeurs des hôpitaux concernés, André Bidolet, qui assurait la direction du centre hospitalier de Vesoul, Jean-Christophe Darré, directeur de l’hôpital intercommunal de Lure-Luxeuil pour lequel nous pouvons avoir une pensée, et Loïc Geoffroy, directeur de l’ARH.

Ce nouvel hôpital qui va sortir de terre ces trois prochaines années est l’aboutissement d’une longue démarche et d’une profonde réorganisation de notre dispositif hospitalier dans le seul objectif de conforter l’offre de soins et pérenniser les équipements de notre secteur sanitaire.
La fusion réussie du Centre hospitalier intercommunal des Vosges saônoises (Lure – Luxeuil) et du centre hospitalier Paul Morel de Vesoul intervenue au 1er janvier 2002 nous a permis de rechercher des synergies tant médicales que techniques, administratives et financières.
Merci à l’architecte de cette fusion, Pierre ROCHE, directeur du CHI. Merci aussi au Docteur Clément, Présidente de la Commission Médicale d’Etablissement et à l’ensemble du personnel médical qui ont su préserver l’essentiel, le sens du service public.
Certes, la recherche de la performance des soins par la concentration des moyens techniques nous a amené à des sacrifices : je veux parler de l’arrêt des activités cardiologies, chirurgicales et obstétriques à Lure et Luxeuil.
Mais ces efforts nous permettent désormais d’envisager l’avenir avec plus de sérénité en dégageant des possibilités de financements utiles à la modernisation des trois sites.
Ces efforts et cette stratégie confortent notre secteur sanitaire avec un nouveau Centre Hospitalier à Vesoul et deux hôpitaux de proximité à Lure et Luxeuil totalement complémentaires qui s’inscrivent dans le dispositif national « hôpital 2007 ».

Ces efforts ne sont vains, bien au contraire.

A Luxeuil, plus de 14 M€ seront investis dans la rénovation des locaux, la restructuration des consultations non programmées, l’accroissement de 12 lits supplémentaires pour le moyen séjour.

A Lure, près de 12 M€ seront affectés à la rénovation des locaux, la structuration des activités de soins et de logistiques, la création d’un plateau de kinésithérapie notamment.

Enfin, ici même à Vesoul, devant vous, va s’ériger le pilier de notre dispositif.

Ce nouveau bâtiment ultra moderne conçu par le cabinet d’architecture Groupe 6 de Grenoble « pour que la lumière inonde l’ensemble des locaux » va nous permettre d’améliorer la fonctionnalité des services : logiquement, la maternité se rapprochera de la pédiatrie et les activités d’anesthésies seront regroupées sur un seul niveau.

Ce sera également l’occasion de compléter les modes de prises en charge avec l’ouverture d’une hospitalisation de jour en chirurgie et en pédiatrie.

La capacité en lits du secteur « chauds », c’est-à-dire la réanimation et les soins intensifs et continus, sera aussi augmentée.

Enfin, la spécialisation de l’établissement sera accrue avec la création d’unités de neurologie, endocrinologie, cancérologie et psychiatrie.

Vous le constatez, en réponse à une situation périlleuse pour le service public hospitalier haut-saônois, nous avons mis en œuvre un plan ambitieux.

Nous n’avons donc pas dévié de notre objectif initial. Adapter nos structures de soins aux nouvelles attentes légitimes de nos concitoyens : modernité, qualité, proximité.

Ce projet est également une motivation pour les équipes hospitalières quelques fois lassées par les lourdeurs quotidiennes. Je veux leur rendre hommage car bien plus qu’un métier c’est une vocation, un don de soi qui mérite le respect et la gratitude.

Mais c’est aussi un grand projet pour l’aménagement du territoire de notre département.

Dans un département en proie aux attractions bisontines, dijonnaises, belfortaines, nous confortons et structurons le cœur de notre département, son chef-lieu Vesoul en réseau avec ses consoeurs Lure et Luxeuil.

Enfin, n’oublions pas que ce projet c’est :

  • Plus de 150 M€ (1 milliard de francs) d’investissements,
  • des effets directs sur les entreprises pendant le chantier mais aussi dans le fonctionnement quotidien,
  • plus de 1000 emplois au sein du CHI, pérennisés au cœur de la Haute-Saône et pas ailleurs !

A cet instant, je souhaite remercier chaleureusement le Conseil d’Administration de l’établissement. Ensemble, nous avons usé plusieurs directeurs, plusieurs Préfets, deux directeurs d’Agence Régionale Hospitalière, pas encore le deuxième, Monsieur BLEMONT à qui je souhaite rendre hommage pour sa fidélité dans le soutien à notre établissement. Un merci aussi à Madame Anne MERLOZ, ancienne Préfete de la Haute-Saône qui a pesé à mes cotés dans le choix de ce lieu d’implantation.

Grâce à l’union de tous, c’est un grand dossier qui aboutit au profit de toute la Haute-Saône.

A titre personnel, je n’hésite pas à dire que ce fut et ce sera – car ce n’est pas fini – le dossier qui a le plus compté dans mon engagement public depuis 1995.

C’est un grand jour pour Vesoul et pour la Haute-Saône. C’est un jour historique.

1 novembre 2004

Mon engagement pour l’entreprise SILAC à Champlitte

A la SILAC, la situation était grave : il y avait un risque réel de déposer le bilan et perdre les emplois.

Avec Thierry Barthelet, le comité d’établissement et le Président du tribunal de commerce, nous avons beaucoup travaillé pour savoir qu’elle était la meilleure formule pour sauver l’entreprise. Mon expérience personnelle fait que je connais le monde de l’entreprise et du travail.

Ce qui fait la force de cette entreprise, c’est justement le personnel, avec son savoir-faire et sa détermination. Pendant la période la plus difficile, le chef d’entreprise et les salariés ont accepté de jouer le jeu en continuant à travailler, à livrer les clients, à permettre que l’entreprise ne s’arrête pas. L’entreprise a donc gardé son potentiel et c’est essentiel pour réaliser la reprise dans de bonnes conditions.

Je suis aussi intervenu à l’Assemblée Nationale parce qu’une nouvelle directive ministérielle remettait en cause les acquis financiers d’une reprise d’entreprise en liquidation. En effet, dans le cas d’une reprise d’entreprise en liquidation judiciaire, pendant trois ans le repreneur est exonéré des impôts sur les bénéfices s’ils sont réinvestis pour continuer de renforcer l’entreprise. Cette disposition allait être remise en cause. Pire encore, elle devait être rétroactive ! Je suis donc intervenu pour que le repreneur de Silac puisse bénéficier de cette exonération afin de pérenniser l’entreprise et surtout les emplois.

C’est aussi un combat pour le monde rural. Contrairement aux grandes métropoles urbaines, quand une industrie comme Silac ferme, ici sur nos territoires ruraux, c’est dévastateur. Retrouver un travail pour chacun dans un chef lieu de canton est un vrai parcours du combattant. C’est tellement difficile de créer des emplois, de créer une entreprise en partant de zéro, que lorsqu’une structure existe avec un savoir-faire, un outil de travail et bon personnel, il faut tout faire pour la sauver.

Avant de vouloir créer des entreprises et de l’emploi, il faut déjà sauver et consolider ce qui existe.

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