Blog-Notes d'Alain Joyandet

6 septembre 2010

Le théâtre Edwige-Feuillère arrive sur la toile

La  plaquette du théâtre Edwige-Feuillère de la saison 2010-2011 est disponible depuis quelques jours, et c’est toujours un événement culturel fort pour notre commune. Je tiens à féliciter Charlotte Nessi et toute son équipe pour la qualité de sa programmation.

Avec pour cette saison un  nouveau site pour le  théâtre, www.theatre-edwige-feuillere.fr, celui-ci propose des informations pratiques avec des fiches sur chaque spectacle, l’agenda des représentations, la possibilité de télécharger la plaquette de la saison, un accès professionnel, un blog, une page Facebook …cet espace de communication est à votre disposition, pour suivre l’actualité du théâtre pour échanger, partager, se rassembler autour d’une même passion le théâtre vivant .

Dès le mardi 7 septembre,  la billetterie sera ouverte à  tous avec des abonnements très accessibles à partir de 4 spectacles au choix. La billetterie est ouverte du mardi au vendredi de 13h30 à 18h30 et le samedi de 14h à 18h. 

Cette saison propose à tous les publics de toutes les générations une source vive d’enrichissement de découverte et de plaisir renouvelé.

Alors levons le rideau !

14 juin 2010

Bon anniversaire à une centenaire toujours prête à vaincre !

Samedi 12 juin, pour ses 100 ans l’Avant Garde de la Motte a offert à la ville de Vesoul un défilé avec en tête de cortège les musiciens de l’Harmonie municipale et ensuite toutes les sections de cette association sportive. L’arrivée était prévue sur la place Pierre-Rénet qui a été le théâtre de nombreuses démonstrations sportives.

J’ai  été particulièrement heureux de saluer de nombreux sportifs lors de leur passage devant l’Hôtel de Ville et tout particulièrement son président Philippe Salomé.

La vie  de l’AGM a suivit celle notre commune et son évolution. Il n’est guère de discipline  que l’AGM n’ait pratiqué : gymnastique, football, basket-ball, ping-pong, athlétisme, escrime, haltérophilie, boxe, harmonie et école de musique entraînant toutes les manifestations officielles, théâtre, préparation militaire, ski, marche, alpinisme, acrobates cyclistes et funambules,…mais c’est aussi de grands rendez-vous sportifs avec un public nombreux.

Seul club sportif centenaire de Vesoul, on peut dire qu’il est à l’origine de sa vie sportive et culturelle de notre cité et je tiens à lui rendre hommage et à remercier l’ensemble des ses membres pour leurs investissements sans faille au service de tous.

4 juin 2010

Bilatérale avec la République de Maurice & 26è session du Conseil des Ministres de la Commission de l’Océan Indien (COI)

A l’occasion d’une bilatérale avec la République de Maurice, je me rendrai lundi 7 juin à Port-Louis, puis,  le mardi 8 juin à St Denis de La Réunion pour la 26ème session du Conseil Ministériel de la Commission de l’Océan Indien.

Au cours de ce déplacement, je signerai avec le Ministre des Affaires Etrangères Arvin Boolell, l’accord-cadre sur la co-gestion économique, scientifique et environnementale relative à l’île de Tromelin et à ses espaces maritimes environnants.

Je m’entretiendrai avec le Premier Ministre mauritien Navin Ramgoolam puis je visiterai le siège de la Commission de l’Océan Indien en compagnie du Secrétaire Général Callixte d’Offay dans l’après-midi.

La signature de l’accord-cadre Tromelin pourrait permettre de mettre un terme au contentieux de souveraineté entre les deux pays et achever un processus de négociations en trois étapes initié en décembre 2008.

Cette année, la réunion des Ministres des Affaires Etrangères de la Commission de l’Océan Indien se tiendra sous ma présidence (présidence annuelle tournante).

Le Conseil des Ministres, organe décisionnel de la COI, offre l’occasion aux ministres des Etats membres de se réunir tous les ans pour échanger sur des sujets politiques d’intérêt régional, faire le bilan des actions menées durant l’année écoulée et arrêter le programme d’actions de la COI pour la présidence suivante.

Parmi les points inscrits à l’ordre du jour, seront notamment examinés :

  • la lutte contre la piraterie maritime
  • l’amplification de la coopération économique et des échanges commerciaux inter-îles
  • la mise en œuvre de la stratégie régionale pêche et aquaculture
  • la coopération sur la santé et la sécurité alimentaire
  • le renforcement du partenariat avec l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF)
  • la situation institutionnelle malgache.

Outre les Etats membres (Comores, France/Réunion, Madagascar, Maurice et Seychelles), seront représentés les principaux bailleurs de fonds et les partenaires de la COI.

16 avril 2010

Une belle initiative à Poligny!

Aujourd’hui je souhaite mettre à l’honneur l’initiative de 82 clients attachés à leur Librairie de Poligny (Jura, Franche-Comté), la seule à 20 kilomètres à la ronde.

La Librairie, installée depuis 150 ans dans ce village, était menacée de fermeture définitive, son ancienne propriétaire ne trouvant pas de repreneur. Cette situation a alerté des fidèles de la Librairie, mobilisés autour de Mathilde, parisienne revenue à ses racines. Ensemble, ils ont crée une Société par action simplifiée (SAS) permettant à 82 fidèles d’acquérir des parts de la « Nouvelle Librairie polinoise ».

Grâce à cet investissement, cette gestion solidaire et professionnelle a permis d’embaucher une ancienne libraire près de la Sorbonne. Des soutiens bénévoles permettent de la soutenir mais l’approche se veut résolument entrepreneuriale: il faut que la Nouvelle Librairie soit rentable.

L’activité a repris, les ventes de fin d’année ont été incroyables, je leur souhaite encore 150 d’activité!

Notre région est connue pour avoir crée les premières coopératives, grâce aux idées de ses enfants: Charles Fourier, Victor Considérant ou encore Pierre-Joseph Proudhon.

Voilà un exemple qu’ils ne renieraient pas! A vos livres pour découvrir le Monde!

8 avril 2010

La célébration du 50ème anniversaire des indépendances africaines

Construire un partenariat franco-africain résolument tourné vers l’avenir

L’année 2010 marque le 50ème anniversaire de l’accession à l’indépendance des anciens territoires africains sous administration française.

A la demande du Président de la République, Jacques TOUBON a coordonné la préparation des événements marquant cette célébration du côté français pour que toutes les dimensions de nos liens avec l’Afrique soient prises en compte.

Près de 250 manifestations dans le domaine culturel, historique, sportif, artistique et économique, soutenues et co-financées par l’Etat, auront lieu tout au long de l’année, en France et en Afrique, sans compter les nombreuses manifestations de la société civile qui seront également labellisées.

Un des moments les plus importants sera l’hommage rendu le 14 juillet aux soldats africains qui ont contribué à libérer la France, avec le défilé de détachements africains sur les Champs Elysées.

Cette célébration marque notre volonté de construire un partenariat franco-africain résolument tourné vers l’avenir.

Quel est le sens de cette commémoration ?

Le Gouvernement a souhaité que cet anniversaire prenne en compte à la fois la portée historique de l’événement, mais aussi la réalité des relations rénovées que la France entretient aujourd’hui avec l’Afrique telles qu’elles ont été fixées par le Président de la République dans son discours du Cap en février 2008.

Pour que toutes les dimensions de nos liens avec l’Afrique soient prises en compte, Nicolas SARKOZY a confié à Jacques TOUBON la mission de coordonner l’ensemble des célébrations qui auront lieu côté français, en étroite concertation avec les autorités des 14 pays concernés (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Centrafrique, Congo-Brazzaville, Côte d’Ivoire, Gabon, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad et Togo).

Quels sont les objectifs fixés à la mission de Jacques TOUBON ?

La mission confiée à Jacques TOUBON répond à 3 objectifs principaux :
Célébrer notre histoire et notre mémoire communes et la densité de nos liens avec l’Afrique. Ceci passe notamment par un hommage rendu aux anciens combattants africains qui ont répondu à l’appel lancé par le Général de GAULLE et qui ont largement contribué à la libération du territoire national.

Valoriser l’Afrique en France et les Français d’origine africaine dont beaucoup sont à l’origine des multiples initiatives prévues dans le cadre du cinquantenaire.

A plus long terme, réfléchir à la modernisation de notre relation avec l’Afrique. C’est le sens de la nouvelle formule, plus ouverte et plus en interaction avec les sociétés civiles, du prochain sommet Afrique-France qui se tiendra à Nice les 31 mai et 1er juin prochain. C’est également le sens de la signature de nouveaux accords de partenariat de défense avec 8 pays africains qui ont pour objet de contribuer à l’émergence d’une véritable architecture africaine de paix et de sécurité.

Et concrètement ?

De nombreuses manifestations dans les domaines culturel, historique, sportif, artistique et économique auront lieu tout au long de l’année : plus de 250 projets vont être réalisés, en France comme en Afrique.
Parmi ces projets, un des moments les plus importants sera l’hommage rendu le 14 juillet prochain aux soldats africains qui ont contribué à libérer la France, avec le défilé de détachements africains aux côtés de l’armée française sur les Champs Elysées.

2 avril 2010

Nuit européenne des musées, le 15 mai

Pour la 6e édition de la nuit européenne des musées, le samedi 15 mai, près de 2.500 musées seront ouverts au public, dans une quarantaine de pays.

Une programmation originale sera proposée dans tous les musées près de chez vous, gratuitement. La Russie sera à l’honneur dans de nombreux musées, année France-Russie oblige!

Nouveauté cette année, vous aurez accès à « La Nuit des musées twitte », projet collaboratif événementiel sur le site Twitter où chacun pourra déposer son programme et des commentaires cette nuit-là.

Soyez nombreux à visiter vos musées, dépassant les 1.8 millions de visiteurs de l’édition 2009!

30 mars 2010

Remise des prix du concours « Francomot »

J’ai ce matin remis les prix du concours « Francomot ».

A la recherche du mot francophone le plus juste, «Francomot» aura mobilisé des centaines de jeunes venant d’Universités et de grandes écoles en tous domaines qui se sont pris au jeu.

Face à eux, 5 anglicismes parmi les plus courus actuellement alors même que la commission nationale de terminologie et de néologie en a donné des versions légales … malheureusement peu entrées dans le langage courant.

Dès lors, les candidats ont réfléchi ensemble au sein de leurs universités ou de leurs écoles au sein de leurs cercles d’amis ou en famille.

Ils ont aussi effectué des recherches sur Internet et découvert par la même occasion le formidable site www.franceterme.culture.fr dont je vous recommande la consultation.

Face à ces centaines de réponses, il fallait un jury de qualité aux personnalités diverses.

Je les remercie très sincèrement pour leur engagement :

- Henriette Martinez, Députée des Hautes-Alpes, Présidente déléguée de la section française de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie ;

- Louis Duvernois, Sénateur des Français de l’étranger, Président de l’ADIFLOR (Association pour la Diffusion Internationale Francophone de Livres, Ouvrages et Revues) ;

- Claude MC Solaar, célèbre artiste compositeur et grand joueur des mots ;

- Marie-Christine Saragosse, directrice générale de TV5 Monde ;

- Enfin Sapho, célèbre artiste qui est aujourd’hui retenue en concert en Arabie Saoudite.

Diverses personnalités francophones nous ont aussi fait l’amitié de leur présence lors de cette cérémonie, parmi lesquelles Youssou N’Dour, Anthony Kavanagh, Daniella Lumbroso…

Les lauréats ont eu le choix, d’Ouest en Est entre des stages à Québec, Dakar, Rabat, Bucarest, Beyrouth et Phnom Penh.

- Le 1er mot proposé était « tuning », traduit par la commission de terminologie par les mots « personnalisation » ou « accord ».

Pour leur part, les candidats ont évoqué des mots qui ont suscité l’émotion du jury. Je pense en particulier à « autodéco », « automotif », « autostyle », « persauto », « persoptimisation » ou « revoiturage ».

Mais le jury a retenu un mot inventé par un jeune étudiant en journalisme de Lyon : Monsieur Charles Fontaine pour le mot « bolidage ».

- le 2ème mot proposé était « chat » traduit par la commission de terminologie par le mot dialogue.

Pour leur part, les candidats ont inventé les mots « claverbiage », « convel – abréviation de conversation électronique » « cybercommérage », « papotage », « toilogue ».

Le jury a été partagé et a retenu deux mots ex aequo, de deux lauréats bordelais : MM. Bilal Benrhayem, étudiant de Master en Management à Sup de Co Bordeaux et Léopold Stéfanini de Sciences Po Bordeaux.
Les mots retenus sont «éblabla » et « tchatche »
.

- le 3ème mot proposé était « Buzz » traduit par la Commission de terminologie par le mot, « bourdonnement ».

Les candidats ont évoqué les mots « actuphène, bruip, cancan, écho, échoweb, foin, ibang, potins ou réseaunance ».
Le jury a beaucoup aimé le mot « barouf » mais a finalement retenu le mot « ramdam » choisi par Elodie Dufour-Merle de l’université d’Aix-Marseille.

- Le 4ème mot proposé était « newsletter » traduit par la Commission de terminologie par « lettre d’information » ; Les candidats ont inventé des mots comme « niouzlettre », « plinfo », « inforiel », « jourriel » ou « journiel ».

Le jury a été plus sage et a retenu le mot « infolettre » d’Abdrahamane Coulibaly, étudiant en Master d’études européennes à l’université de Cergy.

- enfin le 5ème mot proposé était « talk » traduit par la Commission de terminologie par le mot « émission-débat ».

Les mots causerie, parlage, parlotte, discut’, échapar, débadidé, débatel, débafusion ont retenu l’attention du jury.

Mais en se référant, par exemple au « talk du journal le Figaro », le jury a retenu simplement le mot débat et le lauréat est Mickael Jaffré, élève ingénieur à l’ENSAM (Arts et métiers) de Paris.

Félicitations à tous ceux qui ont concouru et aux lauréats du Francomot !

24 mars 2010

Déclaration du Président de la République, aujourd’hui, à l’issue du Conseil des ministres

Je vous propose de retrouver ci-dessous la déclaration du Président de la République à l’issue du Conseil des ministres qui s’est tenu ce matin.

Vous pouvez aussi visionner cette intervention en cliquant ici.

« Mes chers compatriotes,

Lors des élections régionales vous avez élu ceux qui vont diriger nos régions. Il s’agissait certes d’un scrutin local. Mais par vos choix et par l’abstention qui a atteint un niveau extrêmement élevé, vous avez voulu exprimer ce que vous ressentiez dans un contexte de crise économique, de crise financière, de crise agricole, qui rend si dure la vie quotidienne de tant d’entre vous.

Mon devoir est d’entendre ce message.

Mes chers compatriotes, vous m’avez élu pour sortir notre pays de l’immobilisme qui l’empêchait d’entreprendre les réformes nécessaires que tous les autres pays mettaient en œuvre. Nous avions accumulé beaucoup de retards, un retard qui mettait en danger notre prospérité, notre cohésion, notre place dans le monde. J’ai pris l’engagement de combler ce retard.

Depuis trois ans beaucoup de réformes ont été mises en œuvre. Elles ont demandé à nombre d’entre vous une somme considérable d’efforts, elles ont, j’en ai bien conscience, bousculé bien des habitudes. Elles ont fait naître des incertitudes, parfois même des angoisses. Vous avez souvent le sentiment que ces réformes n’ont pas changé votre vie quotidienne. La crise, ajoutant ses difficultés, a empêché de voir les effets positifs de tout ce qui a été accompli. Je comprends votre impatience. Je me dois d’y répondre. Mais mes chers compatriotes, rien ne serait pire que de changer de cap du tout au tout, en cédant à l’agitation propre aux périodes électorales.

Les conséquences économiques et sociales de la crise financière, la nécessité de tirer les leçons de ce qui s’est passé, exigent du sang-froid.

C’est le rôle du Président de la République d’assurer la stabilité, la continuité, de fixer une ligne et d’éviter les à-coups.

Il y a des choix sur lesquels nous devons faire preuve de constance.
Nous devons continuer les réformes. Arrêter maintenant ce serait tout simplement ruiner les efforts accomplis. Vous m’avez fait confiance pour moderniser la France. Je tiendrai mes engagements. La crise ne doit pas nous inciter à ralentir, mais au contraire à aller plus loin afin de construire un nouveau modèle de croissance.

Nous avons fait depuis trois ans le choix de la compétitivité, le choix du travail. C’est un choix absolument capital. Nous l’avons fait parce que notre priorité absolue c’est l’emploi. Nous devons continuer à alléger nos charges sur le travail et sur l’investissement, nous devons continuer à refuser toute augmentation d’impôts.

Nous avons fait le choix de la production, le choix de l’industrie, le choix de l’investissement. Nous devons continuer à investir dans l’innovation, dans la recherche, dans nos universités.

C’est la seule façon de protéger nos emplois, c’est la seule façon de garder nos usines, c’est la seule façon de préserver nos agriculteurs, notre mode de vie, notre protection sociale.

Nous avons fait le choix de ne laisser personne sur le bord de la route. Tout ce qui pouvait être mis en œuvre pour protéger les effets du chômage a été entrepris.

Cette politique nous a permis de mieux traverser la crise que la plupart de nos partenaires. Elle nous permettra de mieux profiter de la reprise.
Nous avons fait le choix depuis trois ans de refuser le sectarisme. La France a une tradition de divisions, d’affrontements parfois violents. Mais la France n’est grande, n’est forte que lorsqu’elle est rassemblée et lorsqu’elle est unie. Je me suis engagé à ce que tous les leviers de l’Etat ne soient pas confisqués par un seul parti politique. C’est ma responsabilité de veiller à la pluralité des opinions et que cette pluralité des opinions soit respectée dans le choix des femmes et des hommes appelés à exercer des responsabilités. J’avais promis lors de ma campagne électorale une République irréprochable et une Démocratie exemplaire, c’est l’intérêt de notre pays, c’est mon devoir de continuer sous le signe du refus de l’esprit partisan et du sectarisme.

Les réformes, la politique économique, la République irréprochable, ce sont des choix qui exigent de la constance qui doivent s’inscrire dans la durée. Notre pays a trop souffert des hésitations, et des changements de cap incessants.

Mais il y a aussi, j’en ai bien conscience, des sujets qui ne peuvent plus attendre.

Nous ne pouvons plus attendre pour résoudre la crise sans précédent à laquelle est confrontée notre agriculture et qui suscite une véritable angoisse dans nos campagnes.

Je le dis clairement : je suis prêt à aller à une crise en Europe plutôt que d’accepter le démantèlement de la Politique agricole commune, plutôt que d’accepter que soit laissée la spéculation le soin de fixer de façon erratique des prix agricoles qui ne permettraient plus à nos agriculteurs de vivre décemment du fruit de leur travail. Je ne laisserai pas mourir notre agriculture alors que la question de l’autosuffisance et de la sécurité alimentaire est devenue cruciale, et que tant de femmes, d’hommes et d’enfants dans le monde meurent de faim.

Nous ne pouvons plus attendre pour nous occuper du financement de nos retraites menacées par un déficit qui ne cesse de se creuser. Mes chers compatriotes, je connais votre inquiétude sur l’avenir de nos retraites. Et je sais la sensibilité du sujet, mais mon devoir de chef de l’Etat est de garantir que nos retraites, vos retraites, seront financées. Je ne passerai pas en force. Le temps qu’il faut sera donné à la discussion avec les partenaires sociaux. Mais je vous promets qu’avant six mois les mesures nécessaires et justes auront été adoptées.

J’appelle chacun sur un sujet de cette importance à abandonner les postures partisanes.

La santé, c’est un sujet de préoccupation pour chacun d’entre vous. Depuis trois ans l’essentiel de nos efforts ont porté sur l’hôpital et les personnels hospitaliers. Le temps est venu d’attacher la même attention à la médecine de proximité. Je sais les difficultés auxquelles les médecins se trouvent confrontés. Une grande concertation va s’engager pour déterminer comment ces difficultés peuvent être résolues de façon structurelle. Le temps n’est pas aux rustines en la matière, mais à des décisions structurelles.

Enfin, la sécurité est une priorité. Une action déterminée conduite avec constance depuis des années nous a permis de faire baisser le nombre des délits, personne ne le conteste.

Mais nous n’avons pas jugulé la montée de la violence dans les stades, dans les transports, dans les établissements scolaires. Cette situation ne peut pas durer. Je suis décidé à m’engager personnellement dans la lutte contre cette violence, la plus brutale, qui est devenue intolérable pour chacun d’entre vous. Ceux qui attendent ou qui espèrent une réaction ferme de ma part ne seront pas déçus.

Le malaise, que beaucoup d’entre vous ont exprimé vis-à-vis de la démocratie et de la politique en s’abstenant ou en choisissant des votes protestataires, n’a d’autre origine que le fait que pendant trop longtemps collectivement la société française a trop cédé sur ses valeurs, sur ses principes, valeurs et principes qui fondent notre pacte civique et notre pacte social.

Trop longtemps on a toléré que la violence pénètre à l’école, que l’agresseur soit traité avec plus d’égard que la victime, que le travail soit dévalorisé, que le mérite ne soit plus récompensé.

Eh bien, je m’y engage, il n’y aura plus aucune concession.
Trop longtemps nous avons supporté les atteintes à la laïcité, à l’égalité de l’homme et de la femme, les discriminations, l’irresponsabilité de certains parents qui ne s’occupent pas de l’éducation de leurs enfants.

Ce n’est plus supportable.

Trop longtemps nous avons accepté les concurrences déloyales, les dumpings qui détruisent nos emplois.

Ce n’est plus acceptable.

Trois sujets de l’actualité récente vont illustrer mon état d’esprit.
L’absentéisme scolaire est un fléau. La responsabilité des parents doit être engagée, les sanctions en matière d’allocations familiales doivent être effectives, les jeunes qui ne peuvent pas suivre une scolarité normale seront placés dans des établissements adaptés où ils ne perturberont plus la vie des autres et où ils feront l’objet d’un accompagnement spécifique.

Le voile intégral est contraire à la dignité de la femme. La réponse c’est l’interdiction du voile intégral. Le gouvernement déposera un projet de loi d’interdiction conforme aux principes généraux de notre droit.

Le dumping environnemental menace nos emplois. Il serait absurde de taxer les entreprises françaises en donnant un avantage compétitif aux entreprises des pays pollueurs. Je confirme sans ambiguïté notre choix d’une fiscalité écologique mais je subordonne la création d’une taxe carbone intérieure à une taxe aux frontières qui protègera notre agriculture et nos industries contre la concurrence déloyale de ceux qui continuent à polluer sans vergogne. Je lance d’ailleurs un appel à une prise de responsabilité générale pour que l’Europe admette le principe de la protection de ses entreprises et de ses emplois contre les concurrences déloyales.

Sur ces sujets comme sur bien d’autres, je suis convaincu qu’il nous faut revenir en France et en Europe, à des principes simples à des principes de bon sens, sans lesquels la vie ensemble n’est pas possible. Il faut s’y tenir, il faut ne pas transiger.

Mes chers concitoyens,

Depuis trois ans un travail considérable a été accompli. Il a fallu réformer et en même temps affronter une crise comme le monde n’en avait pas connu depuis les années 30.

Il reste beaucoup de travail pour les deux années à venir afin que la France sorte plus forte de cette crise, qu’elle puisse le mieux possible tirer parti de la reprise, qu’elle puisse jouer sa carte dans le monde de demain.

La compétition demain, mes chers compatriotes, ne sera pas moins rude qu’hier, elle le sera davantage. C’est ma responsabilité d’y préparer notre pays. Le Premier ministre François FILLON et le gouvernement vont prendre à bras le corps tous ces problèmes. Je m’y engagerai totalement et à chaque instant.

Vous attendez des résultats. Ces résultats vous les aurez.

Je vous remercie. »

19 mars 2010

20 mars 2010 : 40ème anniversaire de la Francophonie

Demain, la Journée internationale de la Francophonie célèbrera son 40ème anniversaire.

Cette date a été retenue en commémoration de la signature, en 1970 à Niamey (Niger), du traité portant création de l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), organisation intergouvernementale fondée autour du partage d’une langue commune, le français, chargée de promouvoir et de diffuser les cultures de ses membres et d’intensifier la coopération culturelle et technique entre eux.

Le projet francophone a sans cesse évolué jusqu’à acquérir une dimension politique par la création, en 2005, de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), aujourd’hui présidée par Abdou Diouf et rassemblant 70 Etats (membres et observateurs).

Je me réjouis de cet anniversaire. Le 30 mars prochain, je remettrai les prix du concours FRANCOMOT aux jeunes lauréats français qui ont trouvé les traductions les plus créatives des cinq anglicismes suivants : « chat », « talk, « tuning », « buzz » ou encore « newsletter ».

Aujourd’hui, le monde compte près de 200 millions de locuteurs de français. Cette année, cet anniversaire est placé sous le signe de « La diversité au service de la paix » et de la solidarité avec Haïti, par un programme culturel et festif, qui se prolongera tout au long de l’année dans l’ensemble de l’espace francophone, jusqu’à la tenue du XIIIe Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Francophonie prévu à Montreux (Suisse), à l’automne 2010.

8 mars 2010

Une journée pour toutes les autres

Aujourd’hui revient, comme tous les 8 mars, la Journée internationale des femmes. Vous le savez, mon action au Ministère des Affaires étrangères a fait des femmes un axe essentiel de la politique de coopération de la France.

Quelques chiffres m’ont convaincu de l’importance de travailler avec elles, notamment en Afrique.

Elles ont en moyenne 5 enfants et en meurent 200 fois plus souvent qu’en Europe. Elles sont les deux tiers des analphabètes. Les deux tiers des victimes du Sida.

Elles reçoivent 10% des revenus en effectuant 66% des heures de travail. Destinataires de 90% des micro-crédits, elles les remboursent à 95%. Et surtout 90% de ce qu’elles gagnent est réinvesti dans l’éducation et la santé de leur famille.

Je vous prie de croire que pour moi, ce ne sont pas seulement des chiffres. Ce sont autant de sourires, de larmes, de visages que je rencontre partout où je vais en Afrique. J’ai le souvenir de ces femmes courageuses du bidonville de Kibera au Kenya, de celles d’Haïti ou encore d’Afghanistan dont l’ingéniosité n’a d’égal que leur dénuement.

Lancé en décembre 2008 avec Taslima Nasreen, le plan de 30 millions d’euros, de la France contribue à soutenir des centaines de milliers de femmes dans leurs activités économiques mais aussi pour garantir l’éducation des petites filles, leur santé et celle de leurs mamans.

Je n’oublie pas toutes ces femmes en France et dans le reste du Monde qui contribuent à la richesse de nos cultures, de nos territoires mais qui restent, trop souvent au second rang.

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