Blog-Notes d'Alain Joyandet

29 septembre 2008

Le discours de Nicolas Sarkozy sur la politique économique et la crise financière actuelle

Je voudrais aujourd’hui revenir sur le discours qu’a prononcé Nicolas Sarkozy à Toulon le 25 septembre dernier. Cette intervention a été largement consacrée à la crise financière que nous traversons actuellement. C’est une crise sans précédent depuis les années 30 qui ébranle l’économie mondiale aujourd’hui, au moment où le monde se prépare à l’après pétrole. Il faut dire la vérité aux Français : cette crise n’est pas terminée, car la France est très engagée dans l’économie mondiale. Dans les prochains mois, les conséquences de cette crise se feront ressentir sur la croissance, sur le chômage et sur le pouvoir d’achat des Français.

Comme l’a rappelé le Président de la République ” la crise actuelle n’est pas la crise du capitalisme, c’est la crise d’un système perverti qui a trahi l’esprit du capitalisme”. Nous devons en tirer les leçons et refonder un capitalisme au service du développement économique. Avec des règles du jeu fondées sur l’effort, le travail et le mérite.

Nicolas Sarkozy a plaidé pour qu’un nouveau rapport soit instauré entre l’économie et la politique à travers de nouvelles réglementations avec un meilleur contrôle de la gestion des risques des banques, mais aussi grâce à la gouvernance des monnaies, pour lutter contre le dumping monétaire dont souffrent les industries européennes.

Parce que cette crise est globale, il faut une réponse globale. Avec Angela Merkel, la Chancelière allemande, Nicolas Sarkozy prend les devants et propose la tenue d’un sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement des principaux pays concernés par la crise. L’objectif : tirer les leçons de la crise et coordonner les efforts de tous pour rétablir la confiance.

Pour regarder et écouter l’intégralité du discours de Nicolas Sarkozy, Cliquez ici !

26 septembre 2008

Micronora : l’excellence industrielle et technologique en Franche-Comté

J’ai inauguré, ce mercredi, la 17ème biennale Micronora sur le site de Micropolis à Besançon, comme représentant du Président de la République, Nicolas Sarkozy. Ce salon international, qui est le plus grand salon européen du domaine des microtechniques et de la haute précision, rassemble, tous les deux ans, les acteurs du secteur.

la coupe du ruban

En présence du Préfet de région, des parlementaires du Doubs Françoise Branget, Jean-Marie Binetruy, Jacques Grosperrin et de Marie-Guite Dufay, Présidente de la Région Franche-Comté, j’ai procédé à la découpe du ruban inaugural.

la visite du salon

J’ai pu ensuite apprécier la très grande richesse et la diversité du salon Micronora, qui s’étend sur 25 000 m², au travers des innovations présentées par les 990 exposants du salon.

le discours

A l’issue de cette visite, après l’intervention du Président de l’association Micronora, Michel Goetz, j’ai souligné mon attachement à l’industrie entrepreunariale, terreau de la prospérité comtoise et nationale. J’ai également exposé les mesures de soutien du gouvernement en faveur des pôles de compétitivité, voués à devenir les fers de lance de notre économie nationale. Dans le contexte actuel de crise financière internationale, j’ai aussi rappelé les propos de Nicolas Sarkozy qui a plaidé pour une régulation mondiale du capitalisme financier, lors de l’Assemblée générale des Nations-unies à New-York.

la remise des Microns d'Or

J’ai ensuite remis les Microns d’Or aux lauréats de cette édition. Lors de chaque biennale bisontine, des réalisations microtechniques innovantes sont récompensées par ces trophées. Ceux-ci sont décernés par un jury constitué d’industriels et de chercheurs.

la conférence de presse

Enfin, à la faveur d’une conférence de presse, j’ai pu détailler les grands axes de mon discours et des mesures gouvernementales.

Je voudrais rendre hommage à l’association Micronora et au formidable travail qu’elle fournit tous les deux ans pour doter la Franche-Comté d’un salon de dimension internationale dans un domaine véritablement statégique pour nos économies régionales et nationales. Je souhaite longue vie à ce grand salon, ses organisateurs peuvent compter sur mon soutien au service de l’emploi et de la compétitivité de notre territoire régional et national.

9 septembre 2008

Une aide d’urgence pour Haïti

Je vous en parlais il y a quelques jours. La République d’Haïti subit les affres des ouragans et tempêtes tropicales qui passent sur son territoire, entraînant destructions et pertes humaines importantes. Pour exprimer la solidarité de la France et évaluer la situation humanitaire, je suis actuellement sur le sol haïtien. J’y ai rencontré les agences des Nations unies actives sur place ainsi que les ONG françaises qui ont d’ores et déjà commencé à déployer des moyens en direction des populations dans les zones les plus touchées.

En outre, j’ai annoncé aujourd’hui, avec Christine Lagarde, ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, le doublement du montant de l’aide budgétaire versée à Haïti, notamment pour l’aider à faire face à la crise alimentaire. Cette aide sera portée à 4 millions d’euros.

La France souhaite ainsi marquer sa solidarité à l’égard d’Haïti pour l’aider à surmonter les tragédies actuelles et pour relever les défis structurels lourds, auxquels les Haïtiens font face, dans un environnement particulièrement difficile.

4 septembre 2008

Une pensée pour les Haïtiens

J’ai aujourd’hui une pensée pour les Haïtiens qui, déjà touchés durement par la crise alimentaire, subissent les affres des terribles intempéries qui s’abattent sur les Caraïbes.

La semaine dernière l’ouragan Gustav avait déjà tué au moins 98 personnes en Haïti, 11 en Jamaïque et 8 en République dominicaine. En ce début de semaine c’est l’ouragan Hanna qui s’est abattu sur l’île d’Hispaniola. Un premier bilan fait état, selon le le correspondant du journal “Le Monde” à Saint-Domingue, d’une vingtaine de victimes. La plupart des victimes ont péri aux Gonaïves, une ville de 300 000 habitants où la tempête tropicale Jeanne avait fait 3000 morts en septembre 2004.

Je voudrais assurer les Haïtiens de ma solidarité dans ces épreuves et de mon espoir que le bilan humain de cet ouragan ne s’alourdisse pas encore.

15 juillet 2008

Pour une nouvelle “Mare nostrum”

Nicolas Sarkozy, Président de la République et Président du Conseil européen a co-présidé avec M. Hosni Moubarak, Président de la République arabe d’Égypte, le Sommet de Paris pour la Méditerranée, dimanche 13 juillet 2008 au Grand Palais.

Conférence de presse conjointe avec M. Nicolas SARKOZY, M. Mohamed Hosni MOUBARAK, Président de la République arabe d’Egypte, en présence de BAN KI-MOON, Secrétaire général des Nations-Unies et de José MANUEL BARROSO, Président de la Commission européenne et M. Bernard Kouchner, Ministre des affaires étrangères

Je vous livre ici un extrait de la déclaration commune adoptée par les chefs d’État ou de gouvernement à l’issue de ce sommet :

“Les chefs d’État ou de gouvernement ont la conviction commune que cette initiative peut jouer un rôle important pour ce qui est de relever les défis communs qui se posent à la région euro-méditerranéenne, comme : le développement économique et social ; la crise mondiale dans le domaine de la sécurité alimentaire ; la dégradation de l’environnement, y compris le changement climatique et la désertification, en vue de favoriser le développement durable ; l’énergie ; les migrations ; le terrorisme et l’extrémisme ; la promotion du dialogue interculturel.”

Les Romains avait imposé leur “Mare Nostrum” par le fer. Nous avons aujourd’hui l’occasion de construire l’avenir des pays méditerranéens et européens par le dialogue, pour la paix et la prospérité.

20 février 2008

Des aides à la filière porcine

Afin de remédier à ces difficultés, le gouvernement a annoncé une série de mesures immédiates pour venir en aide aux éleveurs, et souhaite, à plus long terme, encourager les solutions communautaires et interprofessionnelles susceptibles de prévenir les tensions qui affectent les marchés des matières premières agricoles.

a. Introduction, à la demande de la France, d’un dispositif communautaire d’aide au stockage privé et de restitution aux exportations

Jugeant la crise « préoccupante », le ministre de l’Agriculture et de la Pêche, Michel BARNIER, a pris un certain nombre de mesures immédiates d’accompagnement de la filière. Le gouvernement a ainsi demandé à la Commission européenne de mettre en oeuvre les mécanismes de gestion prévus par l’organisation commune du marché de la viande de porc pour limiter la saturation du marché, dans un contexte de hausse de la production européenne.
Dans un premier temps, la démarche de la France a permis l’ouverture d’un régime d’aide au stockage privé de 100.000 tonnes à compter du 29 octobre 2007, pour un coût estimé à 40 millions d’euros. Ce dispositif se révélant insuffisant, la France, appuyée par plusieurs de ses partenaires européens, a obtenu l’activation du dispositif de restitutions à l’exportation des carcasses, demi-carcasses, découpes et poitrines de porc vers les pays tiers, applicable à compter du 30 novembre 2007.

b. Déploiement d’un dispositif d’urgence de soutien financier aux éleveurs

Pour faire face aux difficultés des éleveurs, le concours financier de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) a été mobilisé : la MSA a débloqué une enveloppe de 500 000 euros au titre de l’aide au paiement des cotisations sociales. Par ailleurs, 2 millions d’euros provenant du Fonds de Solidarité des Crises Agricoles (FSCA) ont été alloués pour satisfaire les demandes d’échéanciers de paiements des chefs d’exploitation ou d’entreprises agricoles du secteur.
Conscient de la situation extrêmement tendue dans laquelle se trouvent les agriculteurs, affectés par la dégradation de leur trésorerie, Michel BARNIER a décidé de leur apporter une aide complémentaire en mettant en place un dispositif de fonds d’allègement des charges à hauteur de six millions d’euros, afin de prendre en charge les intérêts d’emprunts des éleveurs.
Enfin, des prêts de crise pourront être alloués aux éleveurs de porcs en difficulté, pour un montant de 10 millions d’euros, correspondant à 100 millions d’euros de prêts pour les producteurs. Ces mesures ciblent, en priorité, les exploitants les plus endettés, les jeunes agriculteurs et les investisseurs récents. La mise en oeuvre de ces mesures, début 2008, vise à conforter l’ensemble des exploitations et à maintenir la diversité de la production et des filières porcines.

4 janvier 2008

Pour faire face à la crise du logement

En déplacement à Vandoeuvre-lès-Nancy le 11 décembre, le Président de la République a rappelé que la seule solution pour résoudre cette crise du logement, c’était de s’attaquer à ses causes, et d’abord de remédier à l’insuffisance de l’offre, résultat du retard accumulé pendant des années.

Le Gouvernement de François FILLON s’est ainsi fixé un objectif de construction de 500.000 logements par an, dont 120.000 logements sociaux. Cela nous permettra d’être au rendez-vous de la loi sur le droit au logement opposable dont l’entrée en vigueur a eu lieu mardi. Le recours au juge administratif étant ouvert pour les ménages prioritaires depuis le 1er décembre 2007. Cet effort sans précédent appelle une mobilisation de l’ensemble des acteurs de la chaîne du logement : l’Etat va y prendre toute sa part, en lançant un vaste plan de vente de ses terrains pour libérer du foncier.

Au-delà, il convient également, comme l’a indiqué le Président de la République, de favoriser une plus grande fluidité au sein du parc social afin de s’assurer que les logements sociaux bénéficient à ceux qui en ont le plus besoin et de permettre à ceux qui le souhaitent d’accéder à la propriété (voir également mon billet du 20 Décembre).
Dans ce cadre, un accord a été négocié entre Christine BOUTIN et le réseau des organismes HLM avec pour objectif la vente chaque année de 40.000 logements dans le parc social. Après l’instauration du crédit d’impôt pour l’achat d’une résidence principale, d’autres réformes vont être engagées en ce sens.

26 novembre 2007

Grèves: la sortie de crise

Je crois sincèrement que le chef de l’Etat a été à la hauteur des enjeux de cette réforme et je me félicite qu’il ait tenu bon, grâce à vous.

Il a maintenu le dialogue, dans un soucis d’ouverture que je partage. La fin de la grève dans les transports publics est une réelle avancée pour la France et le signe que le pays attend des réformes.

Bien sûr, la négociation doit continuer mais il est sage que la France ne soit pas prise en otage par une minorité agissante. Je vous remercie pour vos nombreux témoignages de soutien à l’action du gouvernement, et je me félicite que cette promesse électorale soit tenue.

Informatique et libertés | Crédits | Signaler un bug