Vous êtes nombreux à avoir réagi à la publication par l’UICN de la liste des espèces menacées.
Constat
Comme on pouvait s’y attendre, la situation continue à se dégrader et la liste d’espèces en voie de disparition atteint désormais 16 119 espèces animales. Des animaux bien connus du grand public comme l’ours blanc, l’hippopotame ou la gazelle du désert pourraient bien disparaitre au cours des prochaines décennies.
« La tendance qui se dégage de la Liste rouge de l’UICN 2006 est claire : la perte de biodiversité s’accélère au lieu de ralentir » déclare Achim Steiner, Directeur général de l’Union mondiale pour la nature (UICN). S’il est normal que des espèces disparaissent de temps à autre, on assiste ici à une véritable érosion de la biodiversité, 100 à 1000 fois plus rapide qu’elle ne devrait l’être. La cause la plus importante est l’homme, par la destruction des habitats naturels, l’introduction d’espèces envahissantes dans les écosystèmes, la chasse et la pêche excessives ainsi que la pollution.
Le réchauffement de la planète inquiète également les biologistes, car il pourrait donner le coup de grâce à certaines espèces. La banquise fond de plus en plus en été, ce qui limite le terrain de chasse des ours polaires. Au contraire des glaciers, les déserts s’étendent actuellement. Mais leur faune est tout de même en danger à cause d’un manque de réglementation de la chasse. Ainsi, au Sahara, la gazelle dama est en danger critique d’extinction. D’autres comme l’oryx de Libye n’existent déjà plus à l’état sauvage.

Oryx de Lybie- Photo Antonio de Croce
Action
Le sommet organisé par l’UICN, auquel j’ai du renoncer à participer pour cause d’agenda chargé, est la meilleure preuve de l’engagement de nombreux pays à agir contre ces menaces.
La France, par le biais de sa coopération, a renouvelé son accord-cadre avec l’UICN pour la période 2009-2012 lundi à Barcelone.
Cet accord-cadre, qui fait suite à celui signé en 2005 pour une première période de quatre ans, comprend une enveloppe totale de huit millions d’euros sur trois ans dont quatre millions d’euros de subventions apportées par l’Agence française de développement (AFD). Il prévoit également la mise à disposition de sept conseillers techniques français auprès de l’UICN.
“La France est le premier de nos partenaires principaux à renouveler son soutien technique et financier à l’UICN pour la période 2009-2012″, a souligné à cette occasion Julia Marton-Lefèvre, directrice générale de l’UICN, devant la presse.
Je suis heureux que notre action, au Ministère de la Coopération soit reconnue au niveau international et je reste très attentif à ce que la France soit présente sur le terrain du changement climatique, de la protection de la biodiversité ou des cours d’eaux.
Je reviendrai sur ces dossiers traités ici, au Ministère de la coopération dans un prochain billet.






















