Blog-Notes d'Alain Joyandet

6 février 2008

Succès pour la convention AERAS

99,7 % des demandes d’assurance ont été satisfaites et près de 93 % de celles présentant un risque aggravé de santé ont fait l’objet d’une proposition d’assurance couvrant au moins le risque de décès.

Dans 1,8 % des cas, les assureurs ont transmis la demande au pool des risques très aggravés instauré par la convention, ce qui représente 7 279 dossiers envoyés entre le 1er janvier et le 4 janvier 2008, soit autant que durant la précédente convention de 2001 à 2006.

Pour mémoire, la loi n° 2007-131 du 31 janvier 2007 relative à l’accès au crédit des personnes présentant un risque aggravé de santé consacre les grands principes de la nouvelle convention « Assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé » (Aeras) signée le 6 juillet 2006 entre l’Etat, les fédérations professionnelles de la banque, de l’assurance, de la mutualité et les associations de malades en vue de faciliter l’accès des personnes malades ou des anciens malades à l’emprunt et à l’assurance.

3 février 2008

Réponse à une question locale: Un nouveau contrat de travail?

La négociation sur la modernisation du marché du travail, qui s’est achevée, le 11 janvier, au terme d’une ultime séance sur trois jours.

L’idée est de mettre en place une fléxisécurité à la française. Les modalités en seraient les suivantes:

  • Une période d’essai plus longue et mieux adaptée
  • Période d’essai dont la durée serait fixée à :

– un à deux mois pour les ouvriers et les employés ;
– deux à trois mois pour les agents de maîtrise et les techniciens ;
– et deux à quatre mois pour les cadres.

  • En cas d’embauche dans l’entreprise à l’issue d’un stage, la durée de celui-ci serait prise en compte dans la durée de la période d’essai, sans que cela puisse réduire cette dernière de plus de moitié.

Un nouveau mode de rupture négocié appelée « rupture conventionnelle »

  • L’employeur et le salarié (assisté, s’il le souhaite, dans les mêmes conditions qu’en cas de licenciement) pourraient convenir ensemble des conditions de la rupture. Un droit de rétractation serait institué pendant un délai de 15 jours.
  • Le salarié pourrait bénéficier d’une indemnité spécifique dont le montant ne pourrait être inférieur à celle de l’indemnité de rupture interprofessionnelle unique.
  • Il pourrait accéder aux allocations chômage.

Des dispositions relatives à la rupture modernisées :

• Tout licenciement doit être fondé sur un motif réel et sérieux qui devrait être porté à la connaissance du salarié. Cette disposition marque la fin du CNE.
• Une indemnité de rupture interprofessionnelle unique serait instituée. Son montant ne pourrait être inférieur, sauf dispositions conventionnelles plus favorables à partir d’un an d’ancienneté dans l’entreprise, à 1/5e de mois par année de présence.
• Les parties signataires travailleraient avec les pouvoirs publics « à la possibilité de fixer un plafond et un plancher au montant des dommages et intérêts susceptibles d’être alloués en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse ».
• Le reçu pour solde de tout compte voit son caractère libératoire réinstauré.
• La conciliation prud’homale est réhabilitée.

Le contrat de projet est crée

• Un CDD à terme incertain pour la réalisation d’un objet défini, d’une durée comprise entre 18 et 36 mois maximum et réservé aux ingénieurs et cadres serait créé à titre expérimental.

Le projet d’accord comprend de nombreuses mesures visant à sécuriser la situation des salariés :
• La condition d’ancienneté passerait de trois à un ans pour bénéficier de l’indemnisation conventionnelle de maladie. Le délai de carence serait ramené de 11 à sept jours.
• Une prime forfaitaire serait instaurée pour les moins de 25 ans involontairement privés d’emploi et n’ayant pas accès aux allocations chômage.
• Les salariés pourraient bénéficier d’un « bilan d’étape professionnel » destiné à recenser de manière prospective et régulière des compétences.
• Les partenaires sociaux définiraient, lors de la prochaine négociation sur la formation professionnelle, les moyens d’assurer durablement le financement d’un système de qualification des salariés et demandeurs d’emploi les moins formés.

Je considère que ces mesures permettront de…..

24 janvier 2008

Un service minimum dans les mairies en cas de grève des enseignants: Vesoul en pointe!

Il a adressé, le 8 janvier dernier, une circulaire à tous les recteurs et les inspecteurs d’académie, leur demandant de participer à une expérimentation de ce service minimum, avec les maires des communes volontaires. Une « convention-type » pourrait être passer avec les mairies « volontaires » qui bénéficieraient d’une compensation financière si celles-ci organisent un accueil des enfants, en cas de fermeture d’école. Cette rémunération sera financée par les retenues sur les salaires des enseignants grévistes.

À Vesoul, depuis quelques temps déjà, la mairie assure l’accueil des élèves scolarisés en primaire. Sont sollicités les éducateurs qui proposent déjà des activités le matin et le soir entre 16 h30 et 18 h.

Les maisons de quartiers et centres de loisirs sans hébergement servent de lieux d’accueil. C’est le moyen de prendre efficacement en charge les enfants, sans que leurs parents ne s’inquiètent.

J’ai voulu un système novateur où ces personnels ont des contrats de quelques heures par semaine pour intervenir dans ce secteur en complément de leur activité.

Petit exemple: un éducateur diplômé du club de foot trouvera avec la ville un complément de contrat. Pendant les activités du soir, il propose des initiations au foot. C’est ainsi que les petits Vésuliens peuvent bénéficier d’activités sportives, mais aussi musicales ou artistiques.

C’est d’ailleurs ce dispositif que Nicolas Sarkozy, alors candidat aux élections présidentielles, était venu voir à Vesoul.

Nous avons trouvé une solution efficace. Notre volonté est d’apporter des possibilités pratiques pour les parents. Nous pouvons ainsi permettre l’accueil des enfants les jours de grève de leurs enseignants, dans une logique complémentaire de celle de l’Education nationale.

21 janvier 2008

Hommage à Julien Gracq

Seule coquetterie qu’il s’est permise : voir ses œuvres publiées par la Pléiade, la collection qui consacre les plus grands, devenant un des sept privilégiés à recevoir cet honneur alors qu’il était encore en vie.Comme tout écrivain digne de ce nom, c’est la qualité de son écriture qui a séduit, envoûté même tous ceux qui ont pris la peine de découvrir les oeuvres de cet ancien professeur de géographie. Exigeante, précise et poétique, elle a été diversement appréciée par ceux qui lui préféraient des produits plus conventionnels, standardisés, et infiniment moins subtils.

Explorant les vertus poétiques de la prose, Julien Gracq a toujours su rechercher les formules les plus improbables, les métaphores les plus audacieuses, mêlant les sens les moins complémentaires en apparence, le concret et l’abstrait pour offrir des images paradoxales, fulgurantes mais durables, de celles qui relèvent de la sensation.

C’est encore en lisant ou en redécouvrant les œuvres de Gracq que l’on pourra sobrement et dignement rendre hommage à cet homme de la littérature.

L’écriture a ceci de formidable qu’elle fait de ces hommes de chair et de sang des immortels.

Un peu de Julien Gracq existera pour l’éternité dans chacun de ses ouvrages.

10 janvier 2008

Projet de convention Web TV pour Canal 70

Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) a annoncé qu’un projet de convention avec l’association Cap Gray a été adopté le 16 Octobre 2007. La chaine Canal 70 destinée aux informations sur la vie locale de la ville de Gray (Haute-Saône) est déjà disponible sur le câble depuis 1996.

La récente décision du CSA permettra qu’elle devienne une Web Tv et soit diffusée par des réseaux de communications électroniques n’utilisant pas les fréquences assignées par le CSA, le réseau câblé de la ville notamment.

A long terme, Canal 70 souhaite développer sa programmation et sa zone de diffusion sur l’ensemble du département de la Haute-Saône et de toucher les départements voisins.

Vous pouvez retrouver toutes leurs émissions sur le câble et également sur leur site Internet lancé en 2003: http://www.canal70.fr/

24 décembre 2007

Mesures exceptionnelles pour assurer la permanence des soins lors des fêtes de fin d’année.

La permanence des soins sera organisée, comme cela est prévu, les week-ends et les jours fériés, mais également pour la première fois cette année en incluant le « pont » du lundi à la fois pour le 24 et pour le 31 décembre. Ces deux lundis seront rémunérés au titre de l’astreinte, comme s’il s’agissait de jours fériés. La rémunération pour les médecins pour les 24 et 31 décembre s’élève à 150 euros par jour. Un budget exceptionnel de 750 000 euros a été annoncé pour financer cette mesure.

Par ailleurs, la ministre souhaite que des négociations conventionnelles s’ouvrent rapidement sur le financement durable de la permanence des soins les samedis après-midi et lors des ponts.

Je considère que cette initiative est juste et mérite d’être pérennisée.

16 décembre 2007

Réponse à une question locale: On parle de la fusion ANPE/ASSEDIC, qu’est-ce?

La fusion de l’Agence nationale pour l’emploi et de l’assurance chômage répond à l’objectif de ramener le taux de chômage à 5 % avant la fin du quinquennat et d’améliorer le service rendu aux demandeurs d’emploi et aux employeurs.

La mission du nouvel organisme sera d’assurer l’accueil, l’inscription, l’indemnisation et l’accompagnement des chômeurs. Chacun d’eux aura un interlocuteur unique et, à terme, les agents s’occuperont en moyenne de 30 demandeurs d’emploi contre 60 actuellement.

Le fonctionnement du service public de l’emploi sera réorganisé, avec l’ensemble des partenaires sociaux, autour de deux structures distinctes : l’Unedic, gérée par les partenaires sociaux, continuera à administrer en totale indépendance le régime d’assurance chômage et fixera les modalités d’indemnisation ; le nouvel organisme rassemblera le réseau des Assedic et celui de l’ANPE.

Les grandes orientations du nouvel organisme seront fixées par une convention conclue entre l’Etat et l’Unedic. Un conseil national de l’emploi, présidé par le ministre en charge de l’Emploi, veillera à la cohérence des politiques de l’emploi.

Le statut des agents de l’organisme fusionné sera unifié. Une instance provisoire sera chargée d’apporter les garanties sociales aux agents de l’Anpe et des Assédic.

Le calendrier : le nouvel organisme verra le jour au second semestre 2008.

10 décembre 2007

Un guichet unique pour les artisans

Concrètement, ils ne recevront désormais qu’un seul avis d’appel de cotisations, dès la mi-décembre, qui remplacera les envois des caisses RSI, des organismes d’assurance maladie conventionnés (assurances et mutuelles) et des Urssaf. De même, il leur sera envoyé un échéancier unique de paiement, avec une possibilité de choisir entre deux dates de prélèvement automatique : le 5 ou le 20 du mois.

Eric Woerth a souligné que la réforme “ne se traduirait pas par une augmentation des cotisations“, le mode de calcul et les taux restant inchangés.

Je considère que cette réforme va dans le sens d’une simplification administrative et encourage le gouvernement à la poursuivre dans de nombreux autres secteurs.

27 septembre 2007

Vesoul : l’aménagement de la RN19 en question

Mes chers collègues,

Comme vous le savez déjà, nous avons obtenu des avancées importantes pour le désenclavement de notre département et donc pour l’agglomération vésulienne.

S’agissant de l’aménagement de la traversée de Vesoul, la concertation publique menée par les services de l’Etat va commencer pour se terminer à la fin de l’année. Une réunion publique est organisée par l’Etat le 12 octobre prochain au Théâtre. Avant cette réunion, j’ai souhaité donner des informations au Conseil municipal.

Pour bien comprendre les évolutions de ce dossier, revenons 10 ans en arrière.

En 1996, le Président de la République avait arbitré la création d’une autoroute entre l’A31 à Langres et la frontière suisse à Delle, en passant bien évidement par Vesoul.

Ce barreau, classé depuis 1992 grande liaison d’aménagement du territoire au schéma national routier, a bien sûr un intérêt stratégique pour notre agglomération sur lequel je ne reviendrai pas. Chacun en est convaincu, en premier lieu les 4000 salariés qui dépendent directement de la logistique et donc de la qualité de nos dessertes routières entre autres.
En 1998, en raison de changement de politique nationale, le projet de concession autoroutière fut, comme vous le savez, converti en voie express financée par définition sur le budget de l’Etat.

Le tracé reprenait alors celui de l’actuelle RN19 sauf pour la partie entre Lure et Belfort via Ronchamp, délaissé au profit de la mise à 2×2 voies des sections de la RD 438 entre Lure et Héricourt.

Souvenez-vous, nous nous étions alors étonné, voire agacé, que l’agglomération vésulienne soit représentée par une sorte de bulle blanche pour laquelle rien n’était défini. Nous avions alors demandé à l’Etat d’engager des études claires, qui permettent de présenter aux vésuliens des options de franchissement de l’agglomération. J’y reviendrai un peu plus tard.

Les premiers investissements sur la RN19 ont été formalisés dans une convention portant sur la période 2000-2006 et qui prévoyait :

  • Pour la section A36-Suisse : études et travaux.
  • Pour la section Vesoul – A36 : études, acquisitions foncières et je cite « un maximum de travaux, dans la limite des financements engagés par la convention », soit un petit tiers du coût du projet.
  • Pour la section A31-Vesoul : études et acquisitions foncières.

Aujourd’hui en 2007, vous avez pu constaté que les travaux se sont engagés à l’Est de Lure mais que rien n’a pu être accompli dans le centre et l’ouest du département.

C’est en anticipant ce constat, que dès 2002 nous avons engagé une proposition alternative pour la section A31-Vesoul qui puisse nous faire gagner 15 ans de désenclavement pour Vesoul et la Haute-Saône. Le tout sans pour autant remettre en cause les travaux démarrés à l’Est : l’esprit de cette initiative était bien de faire avancer les travaux, pour l’intérêt général.

48 parlementaires, toutes sensibilités politiques confondues, regroupés au sein de l’association ACLR que j’ai l’honneur de présider, se sont engagés pour demander au ministère de l’équipement la réalisation d’une concession autoroutière entre Langres et Vesoul.

Finalement, après d’importantes négociations entre les cofinanceurs, Etat et collectivités territoriales, un protocole d’accord a été signé le 3 juillet 2006 à Vesoul en présence du ministre de l’Equipement.

Comme je le disais, sans pour autant remettre en cause le programme de travaux à l’Est, cet accord prévoit donc la réalisation d’une concession autoroutière de Langres à Vesoul à l’horizon 2018, mais aussi la réalisation par anticipation des déviations de Port-sur-Saône et Langres respectivement en 2014 et 2016.

Voila en ce qui concerne le projet autoroutier. C’est donc désormais acté.

Comme pour tout projet routier d’ampleur, l’Etat a saisi la Commission nationale du débat public qui s’est prononcé en décembre dernier sur la totalité du projet pour lequel il n’existe pas encore de déclaration d’utilité publique : à la fois sur la section A31-Vesoul mais aussi sur les options de franchissement de l’agglomération vésulienne.

La CNDP n’a pas demandé l’organisation d’un grand débat public au sens juridique du terme mais une concertation publique qui a d’ores et déjà débuté pour le projet autoroutier et qui commencera le 12 octobre prochain pour le franchissement de l’agglomération vésulienne.

Dans ce cadre, je souhaite donc vous donner des éléments d’information pour que chacun puisse appréhender les enjeux pour notre ville.

Comme je l’évoquais tout à l’heure, l’Etat a engagé sur notre demande des études pour trois options principales de franchissement de l’agglomération vésulienne :

  • L’aménagement sur place de la RN19 en configuration de voie express.
  • Un contournement nord court dont le tracé passe par le plateau du Sabot et la plaine de Coulevon.
  • Un contournement nord long dont le tracé passe entre Comberjon et Colombier pour retrouver ensuite le carrefour de la Vaugine.

Voici quelques chiffres sortis des modèles informatiques de l’Equipement et qui permettent de saisir les impacts sur les trafics automobiles et poids lourds :

  • L’aménagement sur place de la RN19 captera plus de 30 000 véhicules légers et près de 4000 poids lourds.
  • Le contournement court captera plus de 15000 véhicules et près de 3500 poids lourds.
  • L’option de contournement long capte quant à elle moins de véhicules (11 100 VL) mais presque autant de poids lourds (3 230 PL).

Vous remarquerez que dans le cadre du contournement quel qu’il soit, la RN19 actuelle sera donc délestée de son trafic de transit :

  • Le trafic automobile chuterait de plus de 50%.
  • Le nombre de poids lourds serait tout simplement divisé par 8 !

Enfin, quelques chiffres sur les estimations de coûts de l’infrastructure routière :

  • 87 M€ dans le cadre de l’aménagement sur place.
  • 196 M€ pour le contournement court (lié à la réalisation d’un tunnel sous le sabot et un viaduc).
  • 120 à 140 M€ pour le contournement long.

Ces estimations représentent le coût brut de l’infrastructure routière qui sera financée par le maître d’ouvrage, l’Etat, et les collectivités territoriales, cofinanceurs.

Elles n’intègrent pas l’ensemble des charges publiques nécessaires à la mise en œuvre du projet.

En effet, si dans le cadre du contournement, il s’agit bien d’une infrastructure routière en rase campagne, livrée tel qu’elle, le scénario de l’aménagement sur place doit être appréhendé sous un tout autre angle.
Le projet ne doit pas consister à livrer une voie express neuve en plein milieu du tissu urbain avec son lot de démolitions environnantes et de terrains vagues, mais il s’agit au contraire de réaliser un projet urbain pour tout ce secteur de la ville au sein duquel une route doit s’insérer.

La méthode est radicalement différente : il s’agit de faire de la ville et non de la route. On verra ainsi que les estimations financières sont alors bien différentes une fois que le coût du projet urbain sera réintégré à celui de l’infrastructure routière. Sans doute plusieurs millions d’euros.

Je souhaite d’ailleurs que ce projet urbain, nécessaire à l’intégration de la 2×2 voies, soit chiffré sérieusement en précisant les modalités de son financement. Une chose est d’ores et déjà certaine : la collectivité locale n’a pas les capacités de prendre en charge un tel projet.

J’ai donc d’ores et déjà indiqué à l’Etat que je souhaitais que les trois options soient clairement abordées différemment, je le répète, car cela me parait fondamental :

  • Dans le cas des deux options de contournement, nous sommes dans des projets routiers.
  • Dans le cas éventuel de l’aménagement sur place, nous sommes dans un scénario de grand projet urbain qui intègre une route.

C’est une approche radicalement différente.

Sur le plan de la procédure, je vous propose que nous participions évidement à la concertation publique.

A la lumière des éléments d’information, nous délibérerons pour prendre une position définitive sachant qu’à titre personnel, je me suis toujours prononcé pour le contournement nord court.

Voilà mes chers collègues, je tenais à vous faire cette communication au moment où s’engage cette concertation.

Je vous remercie.

Alain JOYANDET

2 mars 2007

Donner les moyens à La Poste d’assurer le service public

“C’est un grand plaisir de vous recevoir en Haute-Saône et à Vesoul en particulier, Monsieur le Président, car c’est pour moi l’occasion d’exprimer mon attachement au service public et puis d’expliquer, à travers l’exemple du service postal, l’équilibre qu’il nous faut trouver pour coller à la fois aux évolutions et aux réalités économiques de notre société mais aussi assurer un service public que chacun de nos concitoyens, bien sûr, est en droit d’attendre.

C’est un plaisir de vous recevoir ici, Monsieur le Président, d’autant qu’à Vesoul nous avons et nous sommes encore en train de relever des défis d’évolution du service public, comme LA POSTE, elle aussi, en relève et devra à l’avenir en relever d’autres.

Il y a dix ans, notre ville était un peu hésitante face à l’avenir. Nous avons su investir et faire des choix de développement et de modernisation qui, bien qu’incontestés aujourd’hui, laissaient à l’époque un certain nombre de nos concitoyens sceptiques. Une fois les changements opérés, plus personne ne conteste le redémarrage de notre agglomération.

Il y a maintenant quelques années, nous avons eu à relever le défi du service public de la santé dont certains nous annonçaient la déliquescence au profit des centres bisontins et belfortains. On voit bien aujourd’hui, après des phases d’adaptations et de restructurations qui ont demandé des efforts, à la fois des personnels soignants et des non soignants, que le service public de la santé est désormais conforté.

Plus personne ne conteste aujourd’hui que le défi est relevé quand de l’autre coté de la Motte s’érige le nouvel hôpital vésulien neuf (150 M€ d’investissement) et que les pôles de Luxeuil et Lure bénéficient, eux aussi, de travaux de modernisation.

Un autre exemple encore, celui de la Paris-Bâle. Vous êtes venus par le train depuis Paris en empruntant une ligne ferroviaire dont on nous dit depuis de très nombreuses années qu’elle est en danger. C’est vrai que les mises en service prochaines des LGV Est puis Rhin-Rhône nous imposeront inévitablement des adaptations mais je constate aussi que ma proposition de relier Vesoul au TGV a été bien accueillie par de nombreux acteurs et ouvre de nouvelles perspectives pour le rail dans notre secteur.

Je rappelle qu’à ce titre, nous avons obtenu de Réseau Ferré de France des accords et des investissements importants pour la suppression du passage à niveau et l’aménagement de la gare intermodale, quartier de « LA POSTE » Ile Verte dont nous venons d’inaugurer la rénovation.

Ces travaux sont très favorables aussi pour LA POSTE : dans un système de gestion en flux tendus, la suppression du passage à niveau vous assure la fluidité de la circulation vous ouvrant ainsi les portes du sud de l’agglomération et de Besançon. De son coté, la Communauté de communes vous a adressé un signe favorable en intervenant à la demande de la Ville de Vesoul sur la convention de financement pour le nouveau centre de tri à la zone Poincaré, débloquant ainsi ce dossier auquel nous sommes ensemble très attachés.

Je me réjouis que ce projet aboutisse et vienne conforter nos excellentes relations déjà en œuvre au Montmarin, où nous sommes propriétaires des locaux de LA POSTE, et aux Rêpes, où nous avons installé une agence postale communale dont les horaires d’ouverture ont été encore amplifiés très récemment. Vous avez également ouvert l’agence République en plein centre-ville.

LA POSTE est donc un bon partenaire pour notre agglomération.

Je profite de votre présence à Vesoul, Monsieur le Président, pour remercier LA POSTE, soutien sans faille du service public de la culture à Vesoul pour ce qui concerne le festival Jacques BREL et celui des Cinémas d’Asie, dont vous êtes partenaire.

En tant que Député de la Haute-Saône, je voudrais également me réjouir de la façon dont a été mis en œuvre le projet de modernisation du réseau sous le nom de projet TERRAIN (TERRitoire d’Attractivité et d’INitiative) : le choix des bureaux centres et des 129 points de contact, la concertation engagée avec les élus locaux validée ensuite par la Commission départementale de présence postale démontre que la réforme est possible si elle est juste et négociée.

Il reste encore quelques dossiers à régler. Je fais totale confiance à Madame HUSSON, Directrice départementale de LA POSTE, et aux élus locaux pour trouver les solutions dans la concertation.

Voilà un beau projet de modernisation et d’évolution du service public qui permet à la fois de préserver nos grands principes d’aménagement du territoire et d’accès au service public tout en permettant à LA POSTE d’engager une nécessaire modernisation que nous, politiques de droite comme de gauche d’ailleurs, avons souhaité dans le cadre de l’ouverture du marché postal à la concurrence.

Je disais au début de mon propos qu’il nous faut coller à la fois aux évolutions et aux réalités économiques de notre société mais aussi, assurer un service public que chacun de nos concitoyens est en droit d’attendre.

Le 18 octobre dernier, la Commission européenne a adopté une proposition de directive visant à la complète réalisation du marché intérieur des services postaux à l’échéance 2009.

Cette directive poursuit l’ouverture du service postal à la concurrence sur les envois de moins de 50 gr et pose inévitablement la question du « service universel postal » et de son financement.

Cette question n’a pas reçu à mon sens de réponse claire et précise, c’est pourquoi je soumettrai prochainement à la Commission supérieure de la Poste une délibération qui demandera au gouvernement français de défendre à Bruxelles le report de la décision mettant fin au secteur réservé sur les envois de moins de 50 grammes.

Ce secteur réservé – seul rescapé ou presque du monopole de LA POSTE – est pour l’heure le meilleur moyen de financer notre service universel.
Dans cette démarche, nous aurons des alliés en Europe.

Et en Haute-Saône, comme dans de très nombreux départements, vous savez que le service universel postal est considéré comme un bien précieux.
C’est un enjeu important pour nos territoires mais aussi pour cette grande entreprise qu’est LA POSTE.

Enfin, je veux dire aux postiers qu’ils ont beaucoup de chance d’avoir Jean-Paul BAILLY comme président. C’est un grand président qui marquera son passage à LA POSTE.

La création de la Banque Postale, la modernisation de la présence postale, l’ouverture à la concurrence, les nouvelles activités comme les services à la personne…On le voit, le groupe « LA POSTE » se modernise, se développe dans un esprit de dialogue et de concertation cher au président BAILLY.
Ici ou là, il peut toujours y avoir quelques problèmes à régler mais au total, l’observateur que je suis, élu de la nation, se félicite de la manière dont est gérée cette grande entreprise publique si chère au cœur des français.

Que serait la France sans LA POSTE, ses postiers et ses facteurs ?

Enfin, mon cher Jean-Paul BAILLY, je sais que l’usage veut que lorsque le patron vient sur le terrain, les dossiers s’accélèrent et c’est pour cela qu’aujourd’hui nous allons assister à cette belle séance de signature qui concrétise l’ancrage durable de LA POSTE à Vesoul.

C’est bon pour le service public et c’est bon pour l’emploi.”

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