Blog-Notes d'Alain Joyandet

23 juin 2010

Pour les femmes chefs d’entreprise

Je suis très heureux de recevoir ce soir à 18h15 les dix-huit chefs d’entreprise africaines en formation à l’Ecole Nationale de l’Administration (ENA).
Un point presse se tiendra à cette occasion à 18h45 au Secrétariat d’Etat (27 rue de la Convention, 75015).
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du programme « Genre et économie en Afrique, les femmes actrices du développement », volet économique du Plan d’action en faveur de  l’autonomisation des femmes en Afrique que j’ai lancé en décembre 2008 et doté de 30 millions d’Euros sur 3 ans.
Ce programme vise à renforcer l’autonomie économique, personnelle et décisionnelle des femmes en Afrique subsaharienne francophone et à promouvoir l’égalité des sexes au sein des filières économiques et, plus généralement, au sein de tous les espaces de gouvernance.

En partenariat avec le Ministère des Affaires Etrangères et Européenne, et avec le soutien de Terrafemina, l’ENA accueille pendant trois semaines ces femmes d’affaires du Burkina Faso, Mali, Togo, République Démocratique du Congo, Cameroun, Sénégal pour les former au techniques de management et leur faire rencontrer des représentants français d’organisations professionnelles ainsi que des femmes issues du monde politique.

7 juin 2010

Signature de l’accord-cadre sur la co-gestion de l’Ile de Tromelin entre la République mauricienne et la France

Ce matin à Port-Louis, j’ai signé avec le Ministre mauricien des Affaires Étrangères, M. Arvin Boolell,  un accord-cadre sur l’île Tromelin.

Celui-ci met en place, entre la République de Maurice et la France, une co-gestion économique, scientifique et environnementale de l’île et de ses espaces maritimes environnants.

Cet accord historique est assorti de trois conventions techniques portant sur la pêche, la protection environnementale et la recherche archéologique.

L’île Tromelin fait partie de l’archipel des îles Eparses, qui constituent une des collectivités françaises d’Outre-Mer.

Le Ministre mauricien a salué une « solution durable » au « contentieux amical » entre les deux pays.

Cet accord clôt une négociation entamée en juin 2008 par le Président de la République, M. Nicolas Sarkozy et le premier ministre mauricien M. Navin Ramgoolam à Paris.

L’accord de Tromelin pose des modalités de co-gestion entre les deux pays. Il permet de dépasser un contentieux sans pour autant qu’aucune partie ne renonce à ses revendications. Il illustre donc une approche pragmatique et constructive prometteuse pour l’Océan Indien.

En écho, le Dr Arvin Boolell a indiqué que « cette signature témoigne de l’esprit fraternel qui lie Maurice et la France et également de leur souci commun de valoriser Tromelin ».

Il souhaite néanmoins que la question de souveraineté de l’île Tromelin soit résolue dans un proche avenir.

2 juin 2010

Déplacement à Bordeaux

Je me rends ce mercredi soir 2 juin 2010 à Bordeaux pour la 2ème édition de la convention d’affaires AFRICA FRANCE BUSINESS MEETINGS.

L’objectif de cette convention est de prolonger les discussions autour du volet économique et responsable du développement de l’Afrique, initiées à Nice lors du Sommet Afrique-France, et notamment de :

  • faciliter la rencontre entre dirigeants d’entreprises africaines et françaises (grosses et moyennes entreprises)
  • promouvoir les savoir-faire
  • appréhender les potentiels de développement économiques, juridiques, sociaux et environnementaux du continent africain

Les participants :

  • 26 pays africains représentés – anglophones, lusophones et francophones
  • 150 dirigeants africains
  • 80 dirigeants français
  • Les secteurs représentés : agroalimentaire, biens de consommation, industrie du textile, énergie, TIC, informatique, transport, banque et finance, bâtiment et travaux publics, industrie, industrie médicale et pharmaceutique, services aux entreprises

Je prononcerai un discours lors d’un dîner organisé au Château Laffitte-Langens à 20h, en compagnie du Vice-Ministre du Commerce de la République d’Angola.

2 mai 2010

Sur mon agenda cette semaine du lundi 3 au dimanche 9 mai

Lundi 3 mai 2010

16h00 Entretien avec le Docteur Valter Vorhauer, Secrétaire général de l’Ordre national des médecins

17h00 Entretien avec une délégation du groupe d’amitié France-Sénégal, conduite par Doudou Wade, président du groupe d’amitié et président du groupe majoritaire de l’Assemblée nationale du Sénégal

Mardi 4 mai 2010

15h00 Questions d’actualité au gouvernement (Assemblée nationale)

18h00 Installation de la nouvelle Commission spécialisée de terminologie et néologie du Ministère des Affaires étrangères et européennes (Convention)

Mercredi 5 mai 2010

10h00 Conseil des ministres (Elysée)

15h00 Questions d’actualité au gouvernement (Assemblée nationale)

Jeudi 6 mai 2010

11h30 Entretien avec Zaki Nusseibeh, émissaire pour la francophonie des Émirats Arabes Unis

15h00 Questions d’actualité au gouvernement (Sénat)

19h00 Questions d’actualité au gouvernement (Sénat)

28 avril 2010

La modernisation de notre système de santé

Des réformes essentielles pour un système de santé plus efficace et plus juste

La santé est une préoccupation majeure pour les Français. Depuis 3 ans, le Gouvernement y apporte des réponses concrètes en modernisant en profondeur notre système de santé, pour plus de justice et d’efficacité, et en lui donnant les moyens de fonctionner dans la durée.

Depuis 2007, des réformes importantes ont été lancées. C’est le cas du plan hôpital 2012 qui va permettre d’investir 10 Mds€ pour moderniser nos hôpitaux et améliorer la qualité des soins pour les patients. C’est le cas également de la loi « Hôpital, Patients, Santé et Territoires » (HPST) qui met en place une organisation des soins plus performante et mieux adaptée à chaque territoire.

Après la réforme de l’hôpital, la médecine libérale est la priorité du Gouvernement. Lors de son déplacement à Livry-Gargan, le 16 avril, Nicolas SARKOZY a annoncé deux mesures fortes :

- Dès le 1er janvier 2011, la cotation « C » de la consultation des médecins généralistes va être revalorisée à 23 €. Les médecins spécialistes de médecine générale auront également le droit de coter « CS ».

- Une grande concertation va être organisée de mai à septembre par le Docteur Élisabeth HUBERT pour proposer des réponses structurelles aux difficultés que rencontre aujourd’hui la médecine de proximité.

Que fait le Gouvernement pour moderniser notre système de soins ?

Parce qu’il est indispensable que notre système de santé, l’un des meilleurs au monde, demeure à la fois performant et solidaire, le Gouvernement a engagé des réformes importantes :

- Pour donner aux hôpitaux les moyens de fonctionner durablement, le plan hôpital 2012, lancé dès 2007, permet de maintenir durant la période 2007-2012 un haut niveau d’investissement pour rénover les bâtiments, favoriser les regroupements d’établissements et moderniser les systèmes d’information des hôpitaux.

- Pour garantir à tous nos concitoyens l’accès à des soins de qualité sur tout le territoire, la loi « Hôpital, Patients, Santé et Territoires » du 21 juillet 2009 replace le patient au centre de notre système de santé, donne les moyens aux professionnels de santé libéraux de moderniser leurs modalités d’exercice, renforce l’hôpital grâce à une meilleure lisibilité de son organisation, et consacre la création des Agences Régionales de Santé (ARS). Cette loi est une avancée considérable en matière d’organisation hospitalière et libérale et d’accès aux soins.

Avec quels moyens ?

Le Gouvernement se mobilise pour apporter des réponses à la hauteur des attentes légitimes des Français en matière de santé. Les ressources hospitalières ont augmenté de + 3,1 % en 2009 (+ 2,1 Mds€ par rapport à l’année précédente). En 2010, les ressources des hôpitaux progresseront encore de près de 2 Mds€. Il en va de même pour les soins de ville.

Dans le cadre du plan Hôpital 2012, le Gouvernement consacre 10 Mds€ à l’investissement dans la modernisation des hôpitaux. Ces réformes de structure permettront aux hôpitaux de dégager les marges de manœuvre nécessaires leur permettant d’obtenir des gains d’efficience et ainsi de contribuer au nécessaire redressement de nos finances sociales.

Pour sauvegarder durablement notre système de santé, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2010 maintient le cap de la maîtrise des dépenses, avec un objectif national de dépenses d’assurance maladie (ONDAM) fixé à 3%.

Concrètement, quels changements ont été introduits par la loi «Hôpital, patients, santé, territoires» ?

La loi « Hôpital, Patients, Santé et Territoires », portée par Roselyne BACHELOT-NARQUIN, donne les moyens à notre système de santé de fonctionner durablement, pour mieux répondre aux besoins et aux attentes des patients et des professionnels de santé :

- Avec une gouvernance des hôpitaux plus lisible : cette évolution donne plus de marges de manœuvre aux directeurs pour mieux diriger leur établissement, en étroite collaboration avec les présidents des commissions médicales d’établissements et les professionnels de l’établissement, autour du projet stratégique et du projet médical.
Avec une coopération renforcée entre établissements hospitaliers : les coopérations hospitalières, via les communautés hospitalières de territoire, permettent notamment de bénéficier d’un partage de compétences entre plusieurs établissements et de mutualiser des investissements auxquels ils ne pourraient pas prétendre individuellement.

- Avec les agences régionales de santé (ARS), pour mieux piloter la recomposition de l’offre de soins et la politique de santé au niveau régional en permettant, enfin, une approche transversale au secteur sanitaire et au secteur médico-social.

- Avec la publication d’indicateurs de qualité par les hôpitaux et les cliniques qui renforcent la transparence pour les patients et permettent à tous d’avoir le même niveau d’information.

- Avec le pilotage au sein des régions de l’effectif et de la répartition des médecins par spécialités. Cette mesure, liée à la répartition de l’augmentation du numérus clausus, favorise l’orientation des médecins vers les régions qui en ont le plus besoin et permet d’assurer une meilleure répartition des médecins en fonction des besoins de chaque territoire.

Où en est-on de la mise en place des agences régionales de santé ?

Les 26 agences régionales de santé (ARS), qui sont la clé de voûte de la loi HPST, ont été mises en place par Roselyne BACHELOT-NARQUIN le jeudi 1er avril 2010, soit moins d’un an après le vote de la loi.

Ces nouvelles structures qui rassemblent tous les services de l’État et de l’assurance maladie dédiés à la santé apportent une réponse à deux faiblesses de notre système de santé : une gestion trop cloisonnée et une centralisation excessive.

La création des ARS permet donc :

- De renforcer la lisibilité, l’unité d’action et l’efficience des pouvoirs publics en matière de santé ;

- De fluidifier le parcours de soins des patients ;

- De mener des politiques de santé à la fois plus pertinentes et plus efficaces en prise directe avec les besoins locaux des patients.

Quelles actions en faveur de la médecine de proximité ?

Aujourd’hui, seul un médecin sur dix qui finit sa formation s’installe en médecine libérale. Or, notre pays a besoin de médecins libéraux pour que tous les Français bénéficient d’une offre de soins diversifiée, bien répartie sur le territoire et qui soulage nos hôpitaux. Après la réforme de l’hôpital, le Gouvernement a donc fait de la médecine de proximité sa priorité.

Lors de son déplacement à Livry-Gargan, vendredi 16 avril 2010, le Président de la République a d’ores et déjà annoncé des mesures fortes :

- Dès le 1er janvier 2011, la cotation « C » de la consultation des médecins généralistes sera revalorisée à 23 € au lieu de 22 € actuellement. Cette revalorisation est une réponse à l’attente légitime des médecins libéraux, c’est également la contrepartie d’une pratique médicale qui doit être plus soucieuse d’un bon usage des soins et des prescriptions.

- Pour tirer également toutes les conséquences de la reconnaissance de la médecine générale comme spécialité universitaire, les médecins spécialistes en médecine générale auront également le droit de coter « CS ».

- Ainsi, dès le 1er janvier 2011, les médecins généralistes auront donc le choix : soit ils pourront coter « C » à 23 €, soit ils pourront coter « CS » également à 23 €, s’ils ont obtenu la qualification de spécialiste en médecine générale auprès de l’Ordre des médecins.

- Pour apporter des réponses structurelles aux problèmes que rencontre la médecine de proximité, une concertation va, en outre, s’engager à partir de début mai et jusqu’à septembre. Elle sera organisée par le Docteur Elisabeth HUBERT et aura 3 grands objectifs : (1) donner un nouvel élan au dialogue avec les 210 000 médecins de France, (2) permettre à tout le monde de s’exprimer, non seulement les syndicats de médecins, mais aussi l’ensemble des professions de santé ainsi que les élus locaux et les patients et (3) faire des propositions concrètes pour répondre aux évolutions structurelles de la médecine ambulatoire. Ces propositions pourront être traduites dans la loi. Elles pourront également être reprises dans la convention médicale qui sera négociée à la fin d! e l’année.

28 mars 2010

Sur mon agenda cette semaine du 29 mars au 4 avril

Lundi 29 mars 2010 Actualisé

20h30 Conseil municipal – Vesoul

Mardi 30 mars 2010

10h45 Remise des prix Francomots (Centre de conférences ministériel – rue de la Convention)

15h00 Questions d’actualité au gouvernement (Assemblée nationale)

Mercredi 31 mars 2010

15h00 Questions d’actualité au gouvernement (Assemblée nationale)

17h00 Conseil des ministres

23 mars 2010

La mise en œuvre du Contrat Unique d’Insertion

Un contrat unique en faveur de l’insertion professionnelle

Le contrat unique d’insertion (CUI) prévu par la loi de décembre 2008 généralisant le RSA est entré en vigueur le 1er janvier dernier en métropole. C’est la concrétisation de l’engagement pris par Nicolas SARKOZY en octobre 2007 d’assouplir les contrats aidés comme le souhaitait l’ensemble des acteurs de l’insertion.

Ce nouvel outil en faveur de l’insertion professionnelle est un gage de simplicité pour les employeurs et d’équité pour les salariés.
Pour ses bénéficiaires, le CUI apporte plusieurs avantages concrets comme la possibilité de bénéficier du RSA ou encore de moduler sa durée de travail entre 20 et 35 heures par semaine.

La mise en œuvre du CUI s’est déroulée dans de très bonnes conditions. La priorité est maintenant d’adapter ce nouveau contrat aux personnes en grande exclusion, pour faciliter leur retour durable dans l’emploi.

Pourquoi un contrat unique d’insertion ?

Parce qu’il n’existait pas moins de quatre contrats aidés, distincts selon le secteur d’activité de l’employeur et le statut du bénéficiaire, un assouplissement était indispensable. C’est pourquoi Nicolas SARKOZY s’était engagé dès octobre 2007 à assouplir les contrats aidés, comme le souhaitait d’ailleurs l’ensemble des acteurs de l’insertion professionnelle.

Pour mettre fin à cette complexité, la loi du 1er décembre 2008 généralisant le RSA et réformant les politiques d’insertion met en place le contrat unique d’insertion, entré en vigueur le 1er janvier dernier en métropole.

Avec le CUI, l’Etat et les départements disposent désormais d’un instrument unique par secteur d’activité pour favoriser l’insertion professionnelle des personnes éloignées de l’emploi. Le CUI, c’est un gage de simplicité pour les employeurs et d’équité pour les salariés.

Quels avantages pour les bénéficiaires ?

Pour ses bénéficiaires, le CUI apporte plusieurs avancées concrètes :

- Un salarié en CUI peut désormais bénéficier du RSA en complément de ses revenus du travail ;

- La durée de travail prévue par ce contrat est modulable entre 20 et 35 heures par semaine ;

- Les bénéficiaires du contrat unique d’insertion se verront proposer des périodes d’immersion qui faciliteront leur découverte de l’entreprise ;

- Les modalités de renouvellement sont assouplies pour certaines personnes présentant des difficultés particulières (personnes de plus de 50 ans, travailleurs handicapés) ou en cours de formation.

Comment s’est déroulée la mise en place de ce nouvel outil ?

Grâce à la mobilisation du service public de l’emploi et grâce aux crédits du plan de relance, la mise en œuvre du CUI a été une vraie réussite :
Contrairement aux réformes précédentes des contrats aidés, il n’y a eu aucune rupture dans les prescriptions de CUI.

Depuis le 1er janvier 2010, le nombre de CUI signés a dépassé les objectifs fixés : en un peu plus de deux mois, ce sont 79 090 contrats uniques d’insertion qui ont été signés dans le secteur non marchand et 35 382 dans le secteur marchand.

Lorsqu’ils s’adressent à des bénéficiaires du RSA financé par le département, les CUI sont alors cofinancés par les conseils généraux et par l’Etat. 45 départements ont déjà conclu une convention avec l’Etat pour organiser ce cofinancement.

Et comme l’a annoncé le Premier ministre le 26 février dernier, une plus grande souplesse va être expérimentée pour les personnes en situation de grande exclusion. Certaines structures d’insertion par l’activité économique pourront ainsi expérimenter des contrats uniques d’insertion mieux adaptés aux parcours de ces personnes, avec un objectif : leur permettre d’accéder durablement à l’emploi.

23 février 2010

Mon interview sur la situation au Niger

Je vous propose aujourd’hui de retrouver mon interview parue dans “Le Parisien” le 20 février à propos de la situation au Niger.

La France veut des “élections libres” au Niger
Alain Joyandet, secrétaire d’Etat à la coopération

Le pustch semble avoir réussi au Niger où le président déchu Mamadou Tandja est retenu dans une caserne. Les 1700 français présents sur place sont toujours priés de rester chez eux. Mais à l’image d’Alain Joyandet la France espère un rapide retour au calme et réclame des élections.

Vous attendiez-vous à ce coup d’Etat ?

Alain Joyandet. Non. même si, après deux mandats dont le bilan était positif, Mamadou Tandja avait pris, en 2009, des décisions politiques contestées. Cela l’avait isolé. En août dernier, il avait organisé un référendum qui avait suscité une vive opposition, pour prolonger son mandat de trois ans. La France condamne par principe toute prise de pouvoir illégale, tout comme les organisations africaines. Personne n’anticipait une prise de pouvoir militaire cette semaine. Ce n’est pas la première fois que l’armée intervient au Niger pour permettre l’organisation d’élections libres. Je vous rappelle que Mamadou Tandja, qui est militaire, est lui-même arrivé au pouvoir dans un contexte similaire il y a un peu plus de dix ans.
J’espère maintenant que des élections libres et transparentes pourront être organisées dans les prochains mois.

Les Français sont-ils en sécurité ? Est-il prévu une évacuation en cas de dégradation de la situation ?

Il n’y a pas eu de dérapage violent. Selon mes informations les rues de Niamey sont calmes, comme celles de la province. Les commerces sont ouverts.
L’administration fonctionne. Par prudence, l’ambassade et le consulat ont recommandé à nos 1700 ressortissants de limiter leurs déplacements. Sous la houlette de Bernard Kouchner, le centre de crise fonctionne parfaitement : la communication est fluide avec nos compatriotes qui, restent confiants.

Ce coup d’Etat compromet-il l’approvisionnement en uranium de la compagnie française Areva, leader mondial dans le nucléaire civil ?

Les militaires qui ont pris le pouvoir ont affirmé qu’ils respecteraient les traités et conventions signés par le Niger. Il n’existe donc aucune raison de craindre que le partenariat à long terme qu’Areva a construit avec l’Etat nigérien et les populations locales soit perturbé. Dans l’immédiat, je préfère m’inquiéter de la sécurité alimentaire, très fragile dans ce pays sahélien. Les récoltes ont été mauvaises cette année et plusieurs millions de personnes sont menacées de famine dans les mois à venir.

Propos recueillis par Frédéric Gerschel

22 février 2010

La convention franco-dominicaine de transfèrement adoptée par le Parlement

Au nom du Gouvernement, je présentais cet après-midi au Sénat, le projet de loi de ratification de la convention de transfèrement des personnes condamnées entre la France et la République dominicaine.

Avec le vote qui vient d’intervenir à l’unanimité du Sénat, la loi a été définitivement adoptée par le Parlement français.

J’avais signé cette convention le 13 novembre dernier à Saint-Domingue avec le ministre dominicain de la justice.

Je me réjouis qu’elle ait été ratifiée si rapidement. En effet, le délai de ratification d’une convention internationale est généralement au moins d’une année. Cette fois-ci, par l’action et la détermination politiques, cette convention aura été ratifiée en à peine plus de 3 mois.

Le Président de la République sera amené à promulguer cette loi dans les prochains jours. Ensuite, conformément aux dispositions de l’article 18 de la convention, celle-ci entrera en vigueur le 1er jour du 2ème mois suivant l’accomplissement de l’ensemble des procédures de ratification des deux pays, soit probablement le 1er avril 2010.

Chaque demande de transfèrement devra faire l’objet d’un traitement au cas par cas.

Pour des raisons humanitaires, je me réjouis que nos compatriotes condamnés définitivement par la justice dominicaine puissent, s’ils le souhaitent, se rapprocher de leur familles et purger leur peine d’emprisonnement en France.

21 février 2010

Sur mon agenda cette semaine du 22 au 28 février

Lundi 22 février 2010

14h30 Conventions internationales (Sénat)

Mardi 23 février 2010

10h00 Conseil des ministres (Elysée)

11h30 Conférence de presse “France-Volontaires” avec Martin Hirsch et Jacques Godfrain (Centre d’accueil de la presse étrangères, Grand Palais)

15h00 Questions d’actualité au gouvernement (Assemblée nationale)

17h15 Entretien avec Beverley Oda, ministre canadienne de la Coopération internationale

Mercredi 24 et jeudi 25 février 2010

Déplacement avec le président de la République au Gabon et au Rwanda

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