Blog-Notes d'Alain Joyandet

13 décembre 2007

A la tribune de l’Assemblée Nationale pour défendre le pouvoir d’achat

M. Alain Joyandet – Je me réjouis que le groupe UMP ait choisi de consacrer cette « niche » au pouvoir d’achat, permettant ainsi d’ouvrir un débat passionnant. En la matière, l’approche du Président de la République et du Gouvernement est particulièrement adaptée à la diversité des situations des entreprises. En effet, la mondialisation a ses gagnants – les entreprises dont les bénéfices représentent de véritables gisements de pouvoir d’achat, donc de croissance – et ses perdants – celles qui peinent à affronter la concurrence internationale –, ce qui proscrit toute mesure générale.

Comme l’a souligné à juste titre M. Méhaignerie, il n’est donc pas question de creuser davantage le déficit public, ponctionné sur l’ensemble des entreprises, ni d’augmenter les salaires réglementés, notamment le salaire minimum, car ce qui permet à certaines entreprises de créer des emplois risque d’en obliger d’autres à déposer le bilan ! Il est donc bienvenu d’aller chercher le pouvoir d’achat et la croissance là où l’on peut les trouver.

Il en va de même s’agissant des PME et des TPE. Seule une politique souple permettra à celles de ces entreprises qui se portent bien de partager leurs bénéfices avec leurs salariés. Ainsi, la prime de 1 000 euros exonérée de charges qu’instaure le projet de loi adopté hier en Conseil des ministres, et qui nous sera soumis la semaine prochaine – rejoignant ainsi la proposition de loi que j’avais cosignée en 2005 avec 77 parlementaires – permet de multiplier par deux le salaire net sans coût supplémentaire pour l’entreprise. Les entreprises qui ne pratiquent pas la participation ne seront plus tentées de répercuter leurs charges sur la rémunération nette des salariés – ce qui ramenait à 600 ou 700 euros un salaire brut de 1 000 euros qui en coûtait 400 de plus à l’employeur. En outre, le plafonnement de la prime évitera les effets d’aubaine : les entreprises ne la substitueront pas au salaire. Le pouvoir d’achat en sortira renforcé.

Il s’agit enfin d’une mesure juste : même en tant que chef d’entreprise, je n’ai jamais compris que les actionnaires touchent immédiatement et sans autre charge que l’impôt sur le revenu leur part des bénéfices annuels de l’entreprise, alors que les salariés demeurent tributaires des dispositifs de participation et d’intéressement et des accords de branche ou d’entreprise. Désormais, le salarié dont le travail a permis à son employeur de faire des bénéfices aura droit au même traitement fiscal que l’actionnaire extérieur, qui apporte certes à l’entreprise un capital indispensable. J’espère que la mesure ne se limitera pas à 2008, mais s’appliquera chaque année…

M. Patrick Ollier – On retrouve l’intéressement !

M. Frédéric Lefebvre – Bravo !

M. Alain Joyandet – …sans dépendre nécessairement d’accords de branche ou d’entreprise ou de dispositifs d’intéressement.

MM. Jacques Myard et Patrick Ollier – Oui !

M. Alain Joyandet – Enfin, la mesure revalorisera le travail, dont les fruits ne coûteront pas plus cher que ceux du capital. Quel bonheur pour les parlementaires de constater qu’ils ont été entendus au plus haut niveau de l’État ! (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP)

12 décembre 2007

Le Conseil des Ministres adopte la prime défiscalisée

A la suite des mesures annoncées par le Président de la République le 29 Novembre, et dans la droite ligne de ce que je vous ai présenté dans mes billets (30 novembre, 5 Décembre), le Conseil des Ministres qui s’est réuni ce matin, a adopté le Projet de loi en faveur du pouvoir d’achat.

Les 5 articles permettront le rachat des jours de RTT, le déblocage de la participation à hauteur de 10000 euros, l’indexation de la hausse des loyers sur l’indice INSEE, une caution d’un mois au lieu de deux et une prime exonérée de cotisations sociales dans les PME.

Cette dernière fait l’objet d’une attention particulière de ma part puisqu’elle découle directement de ma Proposition de loi relative à l’instauration d’une prime, défiscalisée, de partage des profits des entreprises, cosignée par 77 collègues députés, le 23 Mars 2005.

Je suis très heureux que cette prime soit insérée dans ce projet de loi et la défendrai demain lors de mon intervention à la tribune de l’Assemblée Nationale lors du débat sur le pouvoir d’achat.

1 décembre 2007

Réponse à une question locale: Quelle est votre journée type à l’Assemblée Nationale?

Mardi 02 Octobre 2007

5h35 : Départ en train depuis Vesoul, arrivée à Paris à 9h30

10h30: Réunion du bureau du Groupe UMP de l’Assemblée Nationale

11h30: Réunion du Groupe UMP en présence de tous les députés UMP

12h: Passage en Commission des Finances pour l’étude du projet de loi de finances pour 2008

13h: Déjeuner

14h: Choix des projets de loi prévus à l’ordre du jour, préparation des amendements et des interventions. Prise de connaissance du courrier et signature des parapheurs

15h: Séance de Questions au Gouvernement

16h: Étude dans l’hémicycle du projet de loi « Contrefaçon »

18h10: Passage en Discussion générale, intervention à la tribune de l’Assemblée Nationale

19h: Étude des dossiers en cours à l’UMP

Soirée de travail

25 novembre 2007

Réponse à une question locale: Quel est le régime de chômage des députés?

Depuis quelques temps, vous êtes nombreux à me demander quelle est le système de chômage des Députés, alors je profite de ce blog pour vous donner quelques éléments constitutifs.

Il faut tout d’abord savoir que l’appellation exacte est « Allocation d’Aide au Retour à l’Emploi » (AARE). Elle concerne tous les Députés à la recherche d’un emploi sauf quand ils sont fonctionnaires puisqu’ils sont réintégrés, et en retraite. Elle ne correspond donc qu’à ceux qui travaillaient dans le secteur privé.

Le montant de l’AARE est déterminé par l’indemnité parlementaire diminuée de tous les revenus de l’ancien député (foncier, mobilier, indemnité d’élu…) et des prélèvements sociaux (CSG, CRDS).

Elle est dégressive et limitée à trois ans. Il est donc faux d’affirmer qu’un Député non-réelu perçoit le montant total de son ancienne indemnité parlementaire, ou qu’elle est attribuée à vie.

Cette allocation est financée par une cotisation qui alimente le fonds de garantie de ressources, payée par tous les Députés, y compris les fonctionnaires ou ceux qui ont plus de 60 ans, alors même qu’ils ne pourront en bénéficier. Dans un esprit de solidarité.

Ce système est incitatif pour que les différentes branches professionnelles de la société française soient représentées à l’Assemblée Nationale. En effet, c’est toujours un risque que de laisser de côté son activité, notamment dans le privé, pour s’engager à défendre l’intérêt public. Il faut donc encourager tous ceux qui souhaitent s’investir, en leur proposant un système de chômage en cas de non-réélection, cela me semble normal et juste.

22 novembre 2007

Une loi en faveur des consommateurs

L’amélioration du pouvoir d’achat est une priorité du Gouvernement. Ce projet de loi « pour le développement de la concurrence au service des consommateurs », étudié hier et aujourd’hui à l’Assemblée Nationale en est la preuve.

Il confirme que le gouvernement a opté pour une réforme modérée de la loi Galland pour faciliter la baisse des prix dans la grande distribution. Les numéros surtaxés et les durées minimales d’engagement des opérateurs de téléphonie mobile ont été par ailleurs être remis en cause, et le champ de la médiation élargi dans le secteur bancaire.

J’ai souhaité travailler sur ce texte parce qu’il va dans le sens des réformes promises aux Français pendant la campagne électorale. Je suis également intervenu en ma qualité de Président de la Commission Supérieure des Postes et Communications électroniques, qui est au coeur de ces problématiques.

6 novembre 2007

Ma position sur la part de proportionnelle aux élections législatives

Je suis pour cette introduction comme je l’étais déjà en mai 2004 lorsque j’ai déposé, avec 24 de mes collègues, une proposition de loi visant à élire 20 nouveaux députés au scrutin proportionnel.

Cette modification du mode de scrutin ne remettrait pas en cause le fait majoritaire au sein de l’Assemblée Nationale et permettrait la représentation au niveau national des sensibilités aujourd’hui écartées.

Ces 20 nouveaux Députés seraient élus en tenant compte des résultats obtenus par chaque parti à l’issue du premier tour.

Cette réforme permettrait la mise en place d’un système équilibré, cohérent et juste qui allierait efficacité du mode de scrutin et justice électorale.

18 septembre 2007

Une rentrée parlementaire studieuse

Conformément à l’engagement pris par le président de la République pendant la campagne présidentielle, ce texte renforce les instruments juridiques d’une politique volontariste de l’immigration et assure un meilleur encadrement du regroupement familial.

Il s’articule autour de trois dispositions majeures :

1. L’instauration d’une préparation au parcours d’intégration. Les personnes souhaitant rejoindre la France dans le cadre du regroupement familial, ainsi que les conjoints de Français, seront soumis à une évaluation de leur degré de connaissance de la langue française et des valeurs de la République. Si le besoin en est établi une formation sera délivrée préalablement à l’arrivée en France, dans le pays d’origine.

2. La création d’un « contrat d’accueil et d’intégration pour la famille », conclu entre l’Etat et les parents d’enfants bénéficiaires du regroupement familial. Il explicitera les droits et les devoirs de chacun. Le non-respect du contrat pourra entraîner des mesures d’accompagnement.

3. La détermination d’un montant de ressources suffisant pour élever sa famille.

J’ai souhaité intervenir lors de la discussion dans l’hémicycle pour souligner les apports indiscutables de ce projet de loi.

Je me suis également exprimé afin que l’attention soit portée sur les parents en voie d’expulsion dont les enfants sont scolarisés. En effet, je reste préoccupé par la question de la régularisation des familles dont les enfants sont scolarisés en France. La décision de ne pas considérer la scolarisation comme un motif de régularisation est compréhensible, afin notamment de ne pas créer une nouvelle filière d’entrée. Néanmoins, nombreuses sont les familles en situation irrégulière qui essayent malgré tout de s’intégrer à la société française et à ses valeurs. Leur situation de détresse ainsi que la promesse d’un avenir meilleur pour leurs enfants doivent être prises en compte, au cas par cas, avec attention.

J’ai également souhaité signer quatre amendements, pour permettre que les femmes battues soient mieux protégées lorsqu’elles demandent un titre de séjour.
En effet, aucune disposition n’était prévue pour elles et je tenais à ce que ce texte ne les oublie pas. C’est chose faite puisqu’ils ont été adoptés par l’Assemblée Nationale.

Alain Joyandet

11 juin 2007

MERCI

C’est pour moi un signe de reconnaissance du travail accompli en faveur de notre circonscription pour le développement de nos hôpitaux, pour le désenclavement avec l’autoroute Langres – Combeaufontaine – Vesoul, pour la modernisation de nos services publics, pour mon action en faveur de l’emploi notamment.

Votre confiance est aussi un signe fort d’encouragement à poursuivre mon action en faveur de la Haute-Saône, de la Franche-Comté et de notre pays comme je l’ai toujours fait, en rassemblant toutes les bonnes volontés, pour agir.

Avec mon suppléant, Patrice Debray, je suis allé à votre rencontre dans chacune des communes de notre circonscription. Je fus le seul à le faire. Merci pour ces échanges nombreux et fructueux. J’ai pu mesurer votre satisfaction du changement qui s’opère dans notre pays.

J’ai aussi conscience que vos attentes sont fortes et légitimes. Dès cet été, le parlement sera convoqué pour débattre et voter les réformes promises par le Président de la République. Vous pouvez compter sur mon engagement pour participer activement à ce changement. Je serai le garant de tous nos engagements.

Dimanche prochain, rassemblons-nous en faveur de Maryvonne Briot dont la compétence et le travail font qu’elle mérite comme nous, Michel Raison et moi-même, de représenter les intérêts de la Haute-Saône à l’Assemblée nationale.

Vous pouvez compter sur notre total dévouement.

Merci à toutes et à tous.

Alain Joyandet

13 avril 2007

Quatre questions à Alain Joyandet

Vous avez été en 2002 le seul sénateur à démissionner du Sénat pour vous présenter à l’Assemblée nationale. Pas de regrets ?

Non, l’Assemblée nationale, c’est le suffrage universel, c’est la proximité. C’est moins confortable, mais c’est l’action et la remise en cause permanente.
Cette circonscription électorale, c’est aussi toute ma vie : ma jeunesse avec mes parents à Champlitte, puis dix ans dans le pays graylois et enfin Vesoul. Partout, j’y compte des amis sur qui m’appuyer et qui sont les garants de mon action dans de nombreux domaines : entreprises, services publics, culture, sports, vie associative…
J’avais envie de rendre à ce secteur que j’aime ce qu’il m’a offert de bonheur et d’amitié. Nous sommes en train d’en faire une terre d’avenir formidable pour nos enfants.

De très beaux succès été obtenus. Certains diront historiques pour nos équipements publics…

Oui, je me suis énormément investi sur deux dossiers très importants : les hôpitaux et la route. Avec la relance de l’hôpital de Gray et la création d’un établissement totalement neuf à Vesoul, c’est l’ensemble de notre service public de santé haut-saônois qui est conforté pour longtemps. C’est un travail de longue haleine dont les résultats sont désormais visibles tout comme le sera dans quelques années celui de l’autoroute Langres – Combeaufontaine – Vesoul. C’est désormais acté : sans remettre en cause les travaux routiers débutés à l’est du département, j’ai obtenu l’engagement de l’État et des collectivités territoriales pour accélérer le programme routier à l’ouest du département. C’est toute la circonscription qui en bénéficiera.

Et l’emploi ?

Sortir le dossier RN19 de l’impasse, c’était un défi important pour préserver et conforter les milliers d’emplois industriels.
Je me suis aussi personnellement impliqué aux côtés d’entreprises qui ont rencontré des difficultés. Nous les avons sauvées et aujourd’hui elles se développent à nouveau. C’est tellement difficile de créer des emplois que lorsqu’une structure existe avec un savoir-faire, il faut tout mettre en œuvre pour la maintenir. C’est aussi un combat pour notre monde rural : préserver les emplois existants, soutenir l’agriculture, l’artisanat, le commerce et les services publics. J’ai été aussi particulièrement attentif à nos écoles pour lesquelles, vous le savez, je suis souvent intervenu.

Votre engagement auprès de Nicolas Sarkozy, pourquoi ?

Je le connais depuis longtemps. Il a un véritable projet de société fondé sur des valeurs fondamentales qui sont celles du travail, du respect, de la responsabilisation et de l’encouragement à l’entreprise individuelle et collective… des valeurs dans lesquelles je me reconnais.
Contrairement à ce que l’on dit parfois de lui, je peux vous assurer qu’il est très attaché à la présence de nos services publics, à la régulation et à l’intervention de l’État. Regardez comment il a sauvé Alstom. On le voit, son projet de société est très équilibré, rigoureux mais aussi humaniste et surtout il ne se résigne jamais et n’accepte pas la fatalité. Sa vision de la France et son courage politique me conviennent bien et j’ai le sentiment que cela conviendrait bien aussi à notre pays. Ce sont nos concitoyens qui en décideront démocratiquement.

1 novembre 2004

Mon engagement pour l’entreprise SILAC à Champlitte

A la SILAC, la situation était grave : il y avait un risque réel de déposer le bilan et perdre les emplois.

Avec Thierry Barthelet, le comité d’établissement et le Président du tribunal de commerce, nous avons beaucoup travaillé pour savoir qu’elle était la meilleure formule pour sauver l’entreprise. Mon expérience personnelle fait que je connais le monde de l’entreprise et du travail.

Ce qui fait la force de cette entreprise, c’est justement le personnel, avec son savoir-faire et sa détermination. Pendant la période la plus difficile, le chef d’entreprise et les salariés ont accepté de jouer le jeu en continuant à travailler, à livrer les clients, à permettre que l’entreprise ne s’arrête pas. L’entreprise a donc gardé son potentiel et c’est essentiel pour réaliser la reprise dans de bonnes conditions.

Je suis aussi intervenu à l’Assemblée Nationale parce qu’une nouvelle directive ministérielle remettait en cause les acquis financiers d’une reprise d’entreprise en liquidation. En effet, dans le cas d’une reprise d’entreprise en liquidation judiciaire, pendant trois ans le repreneur est exonéré des impôts sur les bénéfices s’ils sont réinvestis pour continuer de renforcer l’entreprise. Cette disposition allait être remise en cause. Pire encore, elle devait être rétroactive ! Je suis donc intervenu pour que le repreneur de Silac puisse bénéficier de cette exonération afin de pérenniser l’entreprise et surtout les emplois.

C’est aussi un combat pour le monde rural. Contrairement aux grandes métropoles urbaines, quand une industrie comme Silac ferme, ici sur nos territoires ruraux, c’est dévastateur. Retrouver un travail pour chacun dans un chef lieu de canton est un vrai parcours du combattant. C’est tellement difficile de créer des emplois, de créer une entreprise en partant de zéro, que lorsqu’une structure existe avec un savoir-faire, un outil de travail et bon personnel, il faut tout faire pour la sauver.

Avant de vouloir créer des entreprises et de l’emploi, il faut déjà sauver et consolider ce qui existe.

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