Sous ma Présidence de l’Union européenne pour le développement, je suis heureux de vous faire part en exclusivité de la déclaration adoptée à l’instant à Strasbourg avec les Ministres du Nord et du Sud!
A l’issue des négociations, voici le texte que nous proposons en complément des conclusions du G20 à Washington de samedi.
Nous considérons que la nécessaire réforme des institutions internationales, en réponse à la crise financière, ne doit pas oublier l’Afrique, c’est le sens de cette déclaration.
Déclaration Strasbourg, 17 novembre 2008
Nous, responsables de Belgique, du Bénin, de Bulgarie, du Cameroun, de Cap Vert, d’Espagne, des Etats-Unis, de France, de Hongrie, d’Italie, de la République démocratique du Congo, de République Tchèque, du Royaume-Uni, de Russie, du Sénégal, de Slovaquie, de Slovénie, de Suède, du Togo, du Yemen, de la Commission européenne, de la Commission de l’Union africaine, de l’Union africaine et de l’Union européenne :
• Saluons les résultats du sommet de Washington (15 novembre), exprimons notre détermination à contribuer à la protection de la sécurité financière internationale et soutenons l’objectif de faire progresser les travaux sur les réponses à apporter à la crise financière en vue du prochain sommet d’avril 2009 à Londres ;
• Soulignons que tous les Etats doivent partager la responsabilité à la fois de la définition et de la mise en œuvre de réponses efficaces au niveau mondial, national et local, aucun pays n’échappant à la crise actuelle du fait de la mondialisation des marchés financiers, alimentaires et énergétiques ainsi que des effets du changement climatique ;
• Exprimons notre vive préoccupation au sujet de l’impact de ces crises sur les pays en développement, particulièrement les plus vulnérables d’entre eux, et sur la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Dans ce contexte, l’aide au développement représente un élément essentiel de la réponse aux crises, et le respect des engagements dans ce domaine apparaît d’autant plus important ;
• Affirmons notre détermination à poursuivre les discussions à ce sujet lors de la Conférence de Doha sur le financement du développement. Cette conférence sera notamment l’occasion de réaffirmer les engagements pris en matière de volumes et d’efficacité de l’aide, de mobilisation des ressources domestiques et de promotion des investissements;
• Appelons à une conclusion satisfaisante du Cycle de Doha et invitons tous les pays à ne pas céder aux tentations protectionnistes ;
• Nous engageons à prendre dûment en compte les intérêts et les besoins des pays en développement et des pays les plus vulnérables dans les réponses aux crises et soulignons la nécessité que les pays en développement soient pleinement associés au processus de réforme du système financier international. “












