Blog-Notes d'Alain Joyandet

17 novembre 2008

EXCLUSIVITE: Déclaration des pays africains et européens adoptée!

Sous ma Présidence de l’Union européenne pour le développement, je suis heureux de vous faire part en exclusivité de la déclaration adoptée à l’instant à Strasbourg avec les Ministres du Nord et du Sud!

A l’issue des négociations, voici le texte que nous proposons en complément des conclusions du G20 à Washington de samedi.

Nous considérons que la nécessaire réforme des institutions internationales, en réponse à la crise financière, ne doit pas oublier l’Afrique, c’est le sens de cette déclaration.

Déclaration Strasbourg, 17 novembre 2008

Nous, responsables de Belgique, du Bénin, de Bulgarie, du Cameroun, de Cap Vert, d’Espagne, des Etats-Unis, de France, de Hongrie, d’Italie, de la République démocratique du Congo, de République Tchèque, du Royaume-Uni, de Russie, du Sénégal, de Slovaquie, de Slovénie, de Suède, du Togo, du Yemen, de la Commission européenne, de la Commission de l’Union africaine, de l’Union africaine et de l’Union européenne :

• Saluons les résultats du sommet de Washington (15 novembre), exprimons notre détermination à contribuer à la protection de la sécurité financière internationale et soutenons l’objectif de faire progresser les travaux sur les réponses à apporter à la crise financière en vue du prochain sommet d’avril 2009 à Londres ;

• Soulignons que tous les Etats doivent partager la responsabilité à la fois de la définition et de la mise en œuvre de réponses efficaces au niveau mondial, national et local, aucun pays n’échappant à la crise actuelle du fait de la mondialisation des marchés financiers, alimentaires et énergétiques ainsi que des effets du changement climatique ;

• Exprimons notre vive préoccupation au sujet de l’impact de ces crises sur les pays en développement, particulièrement les plus vulnérables d’entre eux, et sur la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Dans ce contexte, l’aide au développement représente un élément essentiel de la réponse aux crises, et le respect des engagements dans ce domaine apparaît d’autant plus important ;

• Affirmons notre détermination à poursuivre les discussions à ce sujet lors de la Conférence de Doha sur le financement du développement. Cette conférence sera notamment l’occasion de réaffirmer les engagements pris en matière de volumes et d’efficacité de l’aide, de mobilisation des ressources domestiques et de promotion des investissements;

• Appelons à une conclusion satisfaisante du Cycle de Doha et invitons tous les pays à ne pas céder aux tentations protectionnistes ;

• Nous engageons à prendre dûment en compte les intérêts et les besoins des pays en développement et des pays les plus vulnérables dans les réponses aux crises et soulignons la nécessité que les pays en développement soient pleinement associés au processus de réforme du système financier international. “

15 novembre 2008

Réponse à une question locale (et nationale): Non, la France n’abandonne pas les malades du Sida en Afrique!

Contrairement à ce qu’avancent certains, je tiens à répondre très clairement sur ce sujet.

Quelques mots tout d’abord de ce que représente le Fonds Mondial

Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme est le premier instrument de l’aide multilatérale dans la lutte contre les pandémies tueuses.

A l’origine de cette initiative en 2001, la France est le premier contributeur européen, et le Président de la République a confirmé cet engagement à hauteur de 900 millions d’euros pour 2008-2010.

Pour un montant total de près de 10 milliards d’euros, dont 60% en Afrique, 527 programmes ont été financés dans 136 pays. Ce Fonds représente ainsi les deux-tiers environ de l’ensemble du financement international de la lutte contre le paludisme et la tuberculose et 25 % du financement de la lutte contre le VIH/SIDA.

Ses résultats sont très probants car le Fonds mondial a permis à près de 2 millions de personnes infectées par le VIH de recevoir un traitement anti-rétroviral, à 3,7 millions de cas de tuberculose d’être traités. Près de 120 millions de produits ont été distribués contre le paludisme.

Quel pays, en restant seul pourrait prétendre agir aussi concrètement et efficacement ?

Quelques mots enfin du dernier round d’engagement décidé le 8 novembre

Le round 8, qui vient d’être décidé, engage aujourd’hui près de 3 milliards d’euros dans la lutte contre les pandémies. C’est trois fois plus que le round précédent et le niveau le plus élevé de l’histoire du Fonds mondial.

Ce dernier round, le 8ème de l’histoire du Fonds mondial, est un succès partagé par tous, comme le souligne le Secrétariat exécutif (cf. Communiqué) Pour les pays implémenteurs d’abord. Pour les pays donateurs au premier rang desquels figure la France ensuite. Et fondamentalement pour tous les patients et leurs familles.

Grâce à cette décision, ce sont des centaines de milliers de nouveaux patients qui pourront être faire l’objet de programmes de prévention et de traitement.

Tous les pays du Sud, sans exception, et dans le complet respect de leur autonomie, ont voté en faveur de ce nouveau round, qui prévoit pour la première fois des mesures de bonne gestion afin d’éviter les gaspillages dans l’achat de médicaments.

C’est une première réponse concrète à la crise financière et économique. L’aide au développement est plus indispensable que jamais en effet.

13 novembre 2008

La 6ème édition de la Coupe Africaine des Nations féminine

A partir de samedi 15 et jusqu’au 29 novembre va se tenir, en Guinée Equatoriale, la sixième édition de la Coupe d’Afrique des Nations féminine.

Huit pays participent à cette grande compétition qui se déroule tout les deux ans: la Guinée Equatoriale, le Cameroun, le Mali, le Congo, le Nigeria, le Ghana, l’Afrique du Sud et la Tunisie.

Moins médiatique que sa consoeur masculine, la CAN féminine est pourtant un très bon exemple de la promotion des femmes et de leur plus grande visibilité dans le milieu sportif africain.

J’estime donc qu’il est important de soutenir cet événement car je suis persuadé que le sport peut aider les femmes à revendiquer la place à laquelle elles ont droit au sein de la société. De plus, ces sportives bousculent les stéréotypes et sont autant de modèles féminins pour toutes les filles africaines.

Sachant que la CAN féminine est le théâtre d’une immense ferveur populaire, je suis convaincu que cet événement va ravir les milliers de supportrices et de supporters présents en Afrique et sur les autres continents.

Je tiens donc à profiter de l’ouverture de cette coupe pour souhaiter bonne chance aux huit équipes présentes et m’engage à vous donner le nom de l’équipe gagnante, à l’image du Nigéria qui a gagné la coupe il y a 2 ans en battant le Ghana 1-0.

12 novembre 2008

Une réunion ministérielle africaine pour trouver des réponses à la crise financière

Je suis aujourd’hui à Tunis pour assister à la réunion des ministres des Finances et gouverneurs des banques centrales de 35 pays africains consacrée à la crise financière.

Nicolas Sarkozy m’a demandé de me rendre à Tunis pour écouter les préoccupations des dirigeants africains.

Lors de cette réunion, j’exposerai les positions que défendra le Président de la République, au nom de l’Union européenne (UE), au sommet du G20, le 15 novembre à Washington.

La réunion co-organisée par la Banque africaine de développement (BAD), l’Union africaine (UA) et la Commission économique pour l’Afrique de l’ONU (CEA) souhaite mobiliser les Africains pour une réponse commune à la crise.

Prévue comme une contribution à la recherche de solutions à la crise financière, la réunion se penchera sur des approches de solutions et fera des propositions pour la réforme du système financier international. Cette réunion se tiendra trois jours avant le sommet du G20, regroupant les principaux pays industrialisés et les grands pays émergents.

Cette réunion africaine s’achèvera mercredi par l’adoption d’une déclaration. Elle sera suivie durant deux jours par une conférence économique, un forum de débats pour 300 délégués d’Afrique et du monde sur la situation économique.

11 novembre 2008

Le prix Théophraste Renaudot attribué à un écrivain guinéen

Aujour’d'hui, je voudrais féliciter Tierno Monénembo qui s’est vu attribuer le prix Renaudot pour son roman “Le roi de Kahel” (Seuil).

Tierno Monénembo (de son vrai nom Thierno Saïdou Diallo, né le 21 juillet 1947 à Porédaka en Guinée) est un écrivain guinéen francophone. Il a rejoint la France en 1973 afin de poursuivre ses études.

Son roman retrace l’épopée d’Olivier de Sanderval, pionnier de la colonisation de l’Afrique de l’ouest à la fin du XIXe siècle qui va tenter de se doter d’un royaume au pays peul.

10 novembre 2008

Réunion des 27 Ministres européens chargés du développement

Les 27 ministres du développement de l’Union européenne se réunissent aujourd’hui et demain sous la direction de la France qui, comme je vous l’ai déjà signalé, assure la présidence de l’Union européenne. J’aurai l’honneur et le plaisir de présider cette réunion en tant que secrétaire d’Etat chargé de la Coopération.

Les 27 y décideront de la réponse européenne aux grands défis qu’affrontent les pays en développement et en particulier l’Afrique,tels que la guerre civile en RDC, l’appui au redressement de l’Afghanistan, la crise alimentaire, les retombées de la crise financière sur l’Afrique, le financement de la lutte contre l’éradication de la pauvreté et des grandes pandémies, et la conclusion d’accords de partenariat économique destinés à offrir aux pays d’Afrique,des Caraibes et du Pacifique un développement économique, social et durable.

Retrouvez toutes les informations sur la Présidence française de l’Union européenne en cliquant ici!

Je profite de ce billet et vous le confirmerai demain, pour m’excuser mais je ne pourrai être à Vesoul, pour le 11 novembre, je le regrette mais en tant que Président de l’Union européenne pour les questions de développement, je suis dans l’incapacité de quitter Bruxelles demain.

3 novembre 2008

Une rencontre d’échange et de concertation avec des ONG françaises

J’ai reçu ce lundi la plate-forme d’ONG Coordination Sud ainsi que les représentants d’Oxfam, de Médecins du monde et du CCFD pour faire le point sur la politique française en matière d’aide publique au développement (APD).

Au cours de la réunion, j’ai confirmé que les projets de santé et d’éducation prévus dans les deux prochaines années en Afrique subsaharienne seraient, dans leur majorité, maintenus.

Par ailleurs, je me suis engagé à soutenir l’édification d’une Maison de la solidarité internationale, lieu de rencontres et d’échanges entre les acteurs du développement.

Enfin, nous sommes convenus, avec les représentants des ONG, de nous rencontrer à intervalles réguliers, au moins une fois par trimestre, pour poursuivre le dialogue et renforcer la concertation.

Dans trois jours, le montant de l’aide publique au développement 2009-2011 fera l’objet de débats au Parlement. Dans le document qui sera soumis aux députés, les crédits de paiement de la Mission APD passeront de 3 090 millions en 2008 à 3 166 millions en 2009.

2 novembre 2008

Sur mon agenda cette semaine du 3 au 9 novembre

Lundi 3 novembre 2008

13h15 Déjeuner avec les représentants de Coordination Sud, d’OXFAM, de Médecins du Monde et du Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD)

15h00 Point de presse

Mardi 4 novembre 2008

10h30 Entretien avec le sénateur Jean-Pierre Camoin

11h30 Signature d’un accord pour un meilleur accès des femmes aux médicaments et à la santé sexuelle (« Reproductive Health Supplies Coalition »)

15h00 Questions d’actualité au gouvernement (Assemblée nationale)

Mercredi 5 novembre 2008

09h00 Colloque “réussir le développement solidaire France/Afrique” (Maison de la Chimie)

10h00 Conseil des ministres

12h30 Entretien avec Mme Marina CATENA, Directrice du Programme alimentaire mondial pour les Nations unies

15h00 Questions d’actualité au gouvernement (Assemblée nationale)

Jeudi 6 novembre 2008

09h00 Audition de la mission budgétaire sur l’Aide publique au développement 2009 (Assemblée nationale)

17h00 Entretien avec M. David Ritchie, Ambassadeur d’Australie en France

Vendredi 7 novembre

NAIROBI: Une réunion pour la paix au Nord-Kivu à Nairobi

Samedi 8 novembre 2008

11h25-12h20: ITW de Joël BARCY, journaliste à France 3 Bourgogne- Franche-Comté, et d’internautes via webcam pour l’émission “Ma région ça me regarde”

16h: Point de Presse ANRU au pied de la Tour Montaigner

16h30: Inauguration de la statue aux REPES

20h30 Ouverture du Festival « Lumières d’Afrique » à Besançon

26 octobre 2008

Le Tour du Faso : un événement pour promouvoir le dynamisme africain

Parmi les 15 équipes inscrites au départ du tour 2008, trois sont originaires du Burkina Faso. Des équipes sénégalaises, françaises, libyennes, belges, sierra léonaises et camerounaises participent aussi à l’épreuve cette année.

Vendredi matin, j’ai pris le départ de l’étape, aux côtés de Madame Minata Samate, ministre déléguée chargée de la coopération régionale, et de Monsieur Jean-Pierre Palm, ministre des sports et des loisirs. J’avais, tout comme madame la ministre, revêtu un maillot “France Coopération”, spécialement confectionné pour l’occasion.

J’ai parcouru une dizaine de kilomètres… par une température de plus de 35 degrés…

… et, à l’issue de ma course, j’ai pu échanger avec des spectateurs présents sur le bord de la route.

Au bout des 136 kilomètres de cette première étape de cette édition 2008, j’ai assisté avec l’ensemble des spectateurs et officiels présents au triomphe de Guy Smet, coureur belge arrivé avec 2 minutes d’avance sur ses compagnons d’échapée.

J’ai eu l’honneur de lui remettre le maillot jaune lors de la cérémonie protocolaire.

Je voudrais saluer les organisateurs du Faso et souhaiter une longue vie à cette épreuve à laquelle j’ai voulu, par ma modeste participation, apporter tout mon soutien. Cet événement contribue à faire parler en bien de l’Afrique et promeut, auprès des jeunes africains, les valeurs de courage et de ténacité fondatrices du cyclisme.

8 octobre 2008

Adieu Monsieur Ndiyae…et merci!

Le peintre Iba Ndiaye, considéré comme l’un des plus grands artistes sénégalais, est décédé à Paris à l’âge de 80 ans. Je souhaite exprimer ici ma peine de voir disparaitre cet homme inspiré par la culture africaine et le modernisme européen de la première moitié du 20e siècle, dont les toiles mêlant le réalisme et abstraction, sont célèbres partout dans le Monde.

“Le Sénégal et l’Afrique perdent un des monuments de la peinture africaine”, a déclaré Abdoulaye Racine Senghor, directeur des Arts au ministère de la Culture.

La série des ” Paysages du Sahel ” participe de la volonté d’Iba Ndiaye de témoigner de l’infinité de la souffrance de sa terre natale, victime entre autres catastrophes d’une terrible sécheresse ayant entraîné depuis les années 70 une tragique désertification.

Sahel I, 1977
Sahel I, 1977

Ses sujets de prédilection sont, entre autres, la représentation de la Tabaski (le sacrifice rituel du mouton), le jazz et l’exil, pour cet homme qui a vécu en France la plus grande partie de sa vie. Né en 1928 à Saint-Louis, dans le nord du Sénégal, Iba Ndiaye s’installe en France en 1948, où il suit d’abord des études d’architecture, avant de revenir au Sénégal en 1959, un an avant l’indépendance du pays. Il avait enseigné à l’Ecole des Arts de Dakar, dont le but est d’accompagner la formation des artistes sénégalais, jusqu’en 1966.

Le Sénégal et le monde de la culture perdent un grand homme dont les oeuvres permettront de lui rendre hommage pendant de nombreuses décennies.

Pour en connaître davantage: http://www.ibandiaye.com/

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