Blog-Notes d'Alain Joyandet

31 mars 2010

Première séance du Conseil régional de Franche-Comté

Retrouvez le texte de ma déclaration au nom du groupe UMP, Nouveau Centre et divers droite :

“Madame la Présidente, Chers Collègues,

Le règlement intérieur prévoit qu’il n’y a pas de débat à l’occasion de cette séance : je ne répondrais donc pas au débat que vous venez de lancer dans votre déclaration d’investiture. Il y aurait tellement à dire, tellement à répondre. Je ne le ferai pas et je respecterai en cela le règlement intérieur. Nous aurons d’autres occasions.

J’avais prévu de vous féliciter au nom de notre Groupe pour votre élection, mais compte tenu d’un certain nombre de vos propos, je vais me contenter de prendre acte de votre élection.

Nous renouvelons nos remerciements aux 173 582 Franc-Comtois qui nous ont accordé leur confiance et nous ont donné mandat de soutenir leurs préoccupations.

Grâce à la loi électorale, vous avez une majorité de sièges au sein de cette Assemblée, bien que vous ne disposiez que d’une minorité de voix.
47, 41% des Francs Comtois ont voté pour vous ; 53, 59% ont voté pour les listes qui composent aujourd’hui l’opposition.

Vous êtes juridiquement majoritaire mais politiquement minoritaire. Cette situation justifie à elle seule la réforme des collectivités territoriales.

Cela est dû à votre victoire relative, votre résultat modeste.

En observant les triangulaires qui ont eu lieu dans 15 régions, votre score vous place en 11ème position, à 9 points du 1er et à plus de 5 points de nos voisins bourguignons.

En Bourgogne, le Président socialiste sortant a lui, obtenu 52,65 % des suffrages. En Bourgogne, les choses sont claires.

La Bourgogne n’est pourtant pas une région plus à gauche que la Franche Comté.

Au moment ou la gauche remporte incontestablement cette élection au plan national, votre résultat figure parmi les moins bons obtenus par les listes socialistes / vertes.

Les Francs Comtois ne vous ont pas offert la confiance de la majorité absolue. Je crois que vous devrez en tenir compte.

Plus inquiétant encore, vos négociations d’entre deux tours avec les Verts vous ont fragilisée.

Avec 20 élus socialistes dont plusieurs divers gauche et 7 élus verts, vous ne disposez pas de la majorité absolue avec vos seuls collègues de votre liste du 1er tour, alors que les verts n’avaient pas obtenu les 10% pour se maintenir.

Sans les verts, pas de majorité. C’est un fait.

Qu’en sera-t-il donc des infrastructures indispensables au désenclavement de notre région pour lesquelles, les verts, se sont déclarés « hostiles » pendant la campagne ?

Les partisans de la décroissance ont donc la clé de l’avenir. Si l’on évoque l’impérative Branche sud de la LGV, les aménagements routiers indispensables dans chacun de nos départements, on pense évidemment aux positions très tranchées de vos associés. Il y a de quoi être inquiets.

Mes chers collègues,

Nous serons une opposition disponible, attentive, constructive, mais sans concession.

Disponible, Madame la Présidente, si vous souhaitez nous associer à l’élaboration de vos dossiers. Sachez que chacune et chacun d’entre nous, qu’il soit ou non titulaire d’un mandat national, se tient prêt à vous apporter son analyse, ses éclairages et ses compétences pour vous permettre de faire aboutir les dossiers franc-comtois dans les meilleures conditions. Sans doute aurez-vous besoin d’ailleurs de majorités de remplacement lorsque les verts vous feront défaut.

Attentive, car nous avons une analyse de la gestion antérieure, vous le savez, très critique à l’égard des finances régionales.

Sans concession, car l’analyse de ce scrutin montre que vos propositions n’ont pas suscité l’adhésion des Francs Comtois.

Cela est flagrant à l’observation des résultats du 1er tour.

Constructive, car nous n’oublions pas ceux qui s’inquiètent ou qui souffrent et pour lesquels notre devoir est de travailler.

Ce qui n’interdit pas aujourd’hui de prendre acte et de faire le constat de la situation politique dans laquelle vous vous trouvez et qui est incontestable, factuel.

Enfin, je suis très heureux que le Président de la République ait tiré toutes les conséquences de ce scrutin, en identifiant avec lucidité les inquiétudes et les souffrances.

La crise que traverse notre pays est historique. Elle exige que le Conseil régional retrousse ses manches, cesse de s’opposer à l’Etat et adopte une attitude constructive.

Dans cet état d’esprit, et en retour, nous répondrons toujours présents pour servir la Franche-Comté et notre pays dans l’intérêt général.

Je vous remercie.”

30 mars 2010

Remise des prix du concours “Francomot”

J’ai ce matin remis les prix du concours “Francomot”.

A la recherche du mot francophone le plus juste, «Francomot» aura mobilisé des centaines de jeunes venant d’Universités et de grandes écoles en tous domaines qui se sont pris au jeu.

Face à eux, 5 anglicismes parmi les plus courus actuellement alors même que la commission nationale de terminologie et de néologie en a donné des versions légales … malheureusement peu entrées dans le langage courant.

Dès lors, les candidats ont réfléchi ensemble au sein de leurs universités ou de leurs écoles au sein de leurs cercles d’amis ou en famille.

Ils ont aussi effectué des recherches sur Internet et découvert par la même occasion le formidable site www.franceterme.culture.fr dont je vous recommande la consultation.

Face à ces centaines de réponses, il fallait un jury de qualité aux personnalités diverses.

Je les remercie très sincèrement pour leur engagement :

- Henriette Martinez, Députée des Hautes-Alpes, Présidente déléguée de la section française de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie ;

- Louis Duvernois, Sénateur des Français de l’étranger, Président de l’ADIFLOR (Association pour la Diffusion Internationale Francophone de Livres, Ouvrages et Revues) ;

- Claude MC Solaar, célèbre artiste compositeur et grand joueur des mots ;

- Marie-Christine Saragosse, directrice générale de TV5 Monde ;

- Enfin Sapho, célèbre artiste qui est aujourd’hui retenue en concert en Arabie Saoudite.

Diverses personnalités francophones nous ont aussi fait l’amitié de leur présence lors de cette cérémonie, parmi lesquelles Youssou N’Dour, Anthony Kavanagh, Daniella Lumbroso…

Les lauréats ont eu le choix, d’Ouest en Est entre des stages à Québec, Dakar, Rabat, Bucarest, Beyrouth et Phnom Penh.

- Le 1er mot proposé était « tuning », traduit par la commission de terminologie par les mots « personnalisation » ou « accord ».

Pour leur part, les candidats ont évoqué des mots qui ont suscité l’émotion du jury. Je pense en particulier à « autodéco », « automotif », « autostyle », « persauto », « persoptimisation » ou « revoiturage ».

Mais le jury a retenu un mot inventé par un jeune étudiant en journalisme de Lyon : Monsieur Charles Fontaine pour le mot « bolidage ».

- le 2ème mot proposé était « chat » traduit par la commission de terminologie par le mot dialogue.

Pour leur part, les candidats ont inventé les mots « claverbiage », « convel – abréviation de conversation électronique » « cybercommérage », « papotage », « toilogue ».

Le jury a été partagé et a retenu deux mots ex aequo, de deux lauréats bordelais : MM. Bilal Benrhayem, étudiant de Master en Management à Sup de Co Bordeaux et Léopold Stéfanini de Sciences Po Bordeaux.
Les mots retenus sont «éblabla » et « tchatche »
.

- le 3ème mot proposé était « Buzz » traduit par la Commission de terminologie par le mot, « bourdonnement ».

Les candidats ont évoqué les mots « actuphène, bruip, cancan, écho, échoweb, foin, ibang, potins ou réseaunance ».
Le jury a beaucoup aimé le mot « barouf » mais a finalement retenu le mot « ramdam » choisi par Elodie Dufour-Merle de l’université d’Aix-Marseille.

- Le 4ème mot proposé était « newsletter » traduit par la Commission de terminologie par « lettre d’information » ; Les candidats ont inventé des mots comme « niouzlettre », « plinfo », « inforiel », « jourriel » ou « journiel ».

Le jury a été plus sage et a retenu le mot « infolettre » d’Abdrahamane Coulibaly, étudiant en Master d’études européennes à l’université de Cergy.

- enfin le 5ème mot proposé était « talk » traduit par la Commission de terminologie par le mot « émission-débat ».

Les mots causerie, parlage, parlotte, discut’, échapar, débadidé, débatel, débafusion ont retenu l’attention du jury.

Mais en se référant, par exemple au « talk du journal le Figaro », le jury a retenu simplement le mot débat et le lauréat est Mickael Jaffré, élève ingénieur à l’ENSAM (Arts et métiers) de Paris.

Félicitations à tous ceux qui ont concouru et aux lauréats du Francomot !

28 mars 2010

Sur mon agenda cette semaine du 29 mars au 4 avril

Lundi 29 mars 2010 Actualisé

20h30 Conseil municipal – Vesoul

Mardi 30 mars 2010

10h45 Remise des prix Francomots (Centre de conférences ministériel – rue de la Convention)

15h00 Questions d’actualité au gouvernement (Assemblée nationale)

Mercredi 31 mars 2010

15h00 Questions d’actualité au gouvernement (Assemblée nationale)

17h00 Conseil des ministres

27 mars 2010

Un site web pour les 8 Objectifs du Millénaire pour le Développement

Je vous invite à visiter le site “Le Temps Presse” dédié aux Objectifs du Millénaire pour le Développement et aux huit courts-métrages dédiés chacun à l’un de ces huit objectifs. Cette initiative privée, portée par LDM Production, est soutenue par le Ministère des Affaires étrangères et l’AFD.

Vous pourrez visionner gratuitement ces huit films depuis ce site.

Les Objectifs du Millénaire pour le Développement ont été adoptés en septembre 2000 par 191 pays, dont la France, sous l’égide de l’Onu, afin de réduire la pauvreté dans le monde à l’horizon 2015.

Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez retrouver l’ensemble de la campagne de communication du Ministère des affaires étrangères: “Huit fois oui”.

26 mars 2010

Sidaction 2010

Dès aujourd’hui jusqu’au 28 mars, le Sidaction se mobilise et mobilise les français en faveur de la recherche, de la prévention et des soins en faveur des personnes atteintes du Sida, en France et dans le monde.

En France, l’infection continue à faire entre 7000 et 8000 nouvelles contaminations chaque année. On estime entre 130.000 et 140.000 personnes séropositives en France et à 40.000 ceux qui ne sont pas au courant de leur maladie. Ce sont toujours 1500 personnes qui en meurent chaque année.

Dans le monde, 70% des personnes contaminées sont en Afrique subsaharienne, soit 22 millions de personnes, dont les 2/3 sont des jeunes femmes, ce qui représente un péril pour l’avenir du continent. 1,5 millions en meurent tous les ans.

En 2009, près de 6,5 millions d’euros de promesses de dons avaient été récoltées. L’objectif affiché par Sidaction est 7 millions cette année.

Je souhaite également préciser que la France s’engage fortement en faveur des personnes contaminées dans le monde au travers notamment d’Unitaid et du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme à hauteur de 450 millions d’euros par an.

Grande nouveauté cette année, le Sidaction a crée un site dédié en plus du site traditionnel. Une «e-mobilisation» est organisée pour relayer sur le Toile le lien internet permettant une promesse de dons sur le site, et une application gratuite a été créée pour l’iPhone.

De façon plus classique, il est toujours possible de faire un don via le 110 (la ligne est ouverte jusqu’au 11 avril 2010), par SMS (taper DON au 33000) ou par courrier (Sidaction – 228 rue du Faubourg Montmartre, 75010 Paris). Le site rappelle que les dons sont soumis à une déduction fiscale.

Vous avez donc tous les moyens de soutenir ces actions si vous le souhaitez!

25 mars 2010

Conférence internationale des villes et régions du monde pour la reconstruction d’Haïti

Je me suis rendu mardi à Fort-de-France mardi afin de présider avec ma collègue Ministre de l’outre-mer, Marie-Luce Penchard, la conférence internationale des villes et régions du monde pour la reconstruction d’Haïti.

Cette conférence mondiale préparatoire à la conférence internationale des donateurs pour Haïti qui se tiendra à New York le 31 mars était la seule sous présidence française.

Elle a permis de réunir, autour d’une trentaine de maires haitiens, de nombreux élus français de métropole et d’outre-mer, mais également des élus représentant divers continents (Etats-Unis, Canada, Brésil, Mexique, Bénin, Espagne, Pays-Bas, Japon…) parmi lesquels les Maires de la Nouvelle-Orléans, de Miami (Nord) et de Barcelone.

Cette conférence a permis de travailler pour la reconstruction d’Haïti à partir des territoires et de proposer des pistes concrètes de solution pour le développement urbain et l’aménagement du territoire, les ressources humaines des collectivités territoriales, les finances locales, le développement économique local et les nécessaires mutualisations et coordinations.

Les fruits de ces propositions seront présentées à New York le 31 mars.

24 mars 2010

Déclaration du Président de la République, aujourd’hui, à l’issue du Conseil des ministres

Je vous propose de retrouver ci-dessous la déclaration du Président de la République à l’issue du Conseil des ministres qui s’est tenu ce matin.

Vous pouvez aussi visionner cette intervention en cliquant ici.

“Mes chers compatriotes,

Lors des élections régionales vous avez élu ceux qui vont diriger nos régions. Il s’agissait certes d’un scrutin local. Mais par vos choix et par l’abstention qui a atteint un niveau extrêmement élevé, vous avez voulu exprimer ce que vous ressentiez dans un contexte de crise économique, de crise financière, de crise agricole, qui rend si dure la vie quotidienne de tant d’entre vous.

Mon devoir est d’entendre ce message.

Mes chers compatriotes, vous m’avez élu pour sortir notre pays de l’immobilisme qui l’empêchait d’entreprendre les réformes nécessaires que tous les autres pays mettaient en œuvre. Nous avions accumulé beaucoup de retards, un retard qui mettait en danger notre prospérité, notre cohésion, notre place dans le monde. J’ai pris l’engagement de combler ce retard.

Depuis trois ans beaucoup de réformes ont été mises en œuvre. Elles ont demandé à nombre d’entre vous une somme considérable d’efforts, elles ont, j’en ai bien conscience, bousculé bien des habitudes. Elles ont fait naître des incertitudes, parfois même des angoisses. Vous avez souvent le sentiment que ces réformes n’ont pas changé votre vie quotidienne. La crise, ajoutant ses difficultés, a empêché de voir les effets positifs de tout ce qui a été accompli. Je comprends votre impatience. Je me dois d’y répondre. Mais mes chers compatriotes, rien ne serait pire que de changer de cap du tout au tout, en cédant à l’agitation propre aux périodes électorales.

Les conséquences économiques et sociales de la crise financière, la nécessité de tirer les leçons de ce qui s’est passé, exigent du sang-froid.

C’est le rôle du Président de la République d’assurer la stabilité, la continuité, de fixer une ligne et d’éviter les à-coups.

Il y a des choix sur lesquels nous devons faire preuve de constance.
Nous devons continuer les réformes. Arrêter maintenant ce serait tout simplement ruiner les efforts accomplis. Vous m’avez fait confiance pour moderniser la France. Je tiendrai mes engagements. La crise ne doit pas nous inciter à ralentir, mais au contraire à aller plus loin afin de construire un nouveau modèle de croissance.

Nous avons fait depuis trois ans le choix de la compétitivité, le choix du travail. C’est un choix absolument capital. Nous l’avons fait parce que notre priorité absolue c’est l’emploi. Nous devons continuer à alléger nos charges sur le travail et sur l’investissement, nous devons continuer à refuser toute augmentation d’impôts.

Nous avons fait le choix de la production, le choix de l’industrie, le choix de l’investissement. Nous devons continuer à investir dans l’innovation, dans la recherche, dans nos universités.

C’est la seule façon de protéger nos emplois, c’est la seule façon de garder nos usines, c’est la seule façon de préserver nos agriculteurs, notre mode de vie, notre protection sociale.

Nous avons fait le choix de ne laisser personne sur le bord de la route. Tout ce qui pouvait être mis en œuvre pour protéger les effets du chômage a été entrepris.

Cette politique nous a permis de mieux traverser la crise que la plupart de nos partenaires. Elle nous permettra de mieux profiter de la reprise.
Nous avons fait le choix depuis trois ans de refuser le sectarisme. La France a une tradition de divisions, d’affrontements parfois violents. Mais la France n’est grande, n’est forte que lorsqu’elle est rassemblée et lorsqu’elle est unie. Je me suis engagé à ce que tous les leviers de l’Etat ne soient pas confisqués par un seul parti politique. C’est ma responsabilité de veiller à la pluralité des opinions et que cette pluralité des opinions soit respectée dans le choix des femmes et des hommes appelés à exercer des responsabilités. J’avais promis lors de ma campagne électorale une République irréprochable et une Démocratie exemplaire, c’est l’intérêt de notre pays, c’est mon devoir de continuer sous le signe du refus de l’esprit partisan et du sectarisme.

Les réformes, la politique économique, la République irréprochable, ce sont des choix qui exigent de la constance qui doivent s’inscrire dans la durée. Notre pays a trop souffert des hésitations, et des changements de cap incessants.

Mais il y a aussi, j’en ai bien conscience, des sujets qui ne peuvent plus attendre.

Nous ne pouvons plus attendre pour résoudre la crise sans précédent à laquelle est confrontée notre agriculture et qui suscite une véritable angoisse dans nos campagnes.

Je le dis clairement : je suis prêt à aller à une crise en Europe plutôt que d’accepter le démantèlement de la Politique agricole commune, plutôt que d’accepter que soit laissée la spéculation le soin de fixer de façon erratique des prix agricoles qui ne permettraient plus à nos agriculteurs de vivre décemment du fruit de leur travail. Je ne laisserai pas mourir notre agriculture alors que la question de l’autosuffisance et de la sécurité alimentaire est devenue cruciale, et que tant de femmes, d’hommes et d’enfants dans le monde meurent de faim.

Nous ne pouvons plus attendre pour nous occuper du financement de nos retraites menacées par un déficit qui ne cesse de se creuser. Mes chers compatriotes, je connais votre inquiétude sur l’avenir de nos retraites. Et je sais la sensibilité du sujet, mais mon devoir de chef de l’Etat est de garantir que nos retraites, vos retraites, seront financées. Je ne passerai pas en force. Le temps qu’il faut sera donné à la discussion avec les partenaires sociaux. Mais je vous promets qu’avant six mois les mesures nécessaires et justes auront été adoptées.

J’appelle chacun sur un sujet de cette importance à abandonner les postures partisanes.

La santé, c’est un sujet de préoccupation pour chacun d’entre vous. Depuis trois ans l’essentiel de nos efforts ont porté sur l’hôpital et les personnels hospitaliers. Le temps est venu d’attacher la même attention à la médecine de proximité. Je sais les difficultés auxquelles les médecins se trouvent confrontés. Une grande concertation va s’engager pour déterminer comment ces difficultés peuvent être résolues de façon structurelle. Le temps n’est pas aux rustines en la matière, mais à des décisions structurelles.

Enfin, la sécurité est une priorité. Une action déterminée conduite avec constance depuis des années nous a permis de faire baisser le nombre des délits, personne ne le conteste.

Mais nous n’avons pas jugulé la montée de la violence dans les stades, dans les transports, dans les établissements scolaires. Cette situation ne peut pas durer. Je suis décidé à m’engager personnellement dans la lutte contre cette violence, la plus brutale, qui est devenue intolérable pour chacun d’entre vous. Ceux qui attendent ou qui espèrent une réaction ferme de ma part ne seront pas déçus.

Le malaise, que beaucoup d’entre vous ont exprimé vis-à-vis de la démocratie et de la politique en s’abstenant ou en choisissant des votes protestataires, n’a d’autre origine que le fait que pendant trop longtemps collectivement la société française a trop cédé sur ses valeurs, sur ses principes, valeurs et principes qui fondent notre pacte civique et notre pacte social.

Trop longtemps on a toléré que la violence pénètre à l’école, que l’agresseur soit traité avec plus d’égard que la victime, que le travail soit dévalorisé, que le mérite ne soit plus récompensé.

Eh bien, je m’y engage, il n’y aura plus aucune concession.
Trop longtemps nous avons supporté les atteintes à la laïcité, à l’égalité de l’homme et de la femme, les discriminations, l’irresponsabilité de certains parents qui ne s’occupent pas de l’éducation de leurs enfants.

Ce n’est plus supportable.

Trop longtemps nous avons accepté les concurrences déloyales, les dumpings qui détruisent nos emplois.

Ce n’est plus acceptable.

Trois sujets de l’actualité récente vont illustrer mon état d’esprit.
L’absentéisme scolaire est un fléau. La responsabilité des parents doit être engagée, les sanctions en matière d’allocations familiales doivent être effectives, les jeunes qui ne peuvent pas suivre une scolarité normale seront placés dans des établissements adaptés où ils ne perturberont plus la vie des autres et où ils feront l’objet d’un accompagnement spécifique.

Le voile intégral est contraire à la dignité de la femme. La réponse c’est l’interdiction du voile intégral. Le gouvernement déposera un projet de loi d’interdiction conforme aux principes généraux de notre droit.

Le dumping environnemental menace nos emplois. Il serait absurde de taxer les entreprises françaises en donnant un avantage compétitif aux entreprises des pays pollueurs. Je confirme sans ambiguïté notre choix d’une fiscalité écologique mais je subordonne la création d’une taxe carbone intérieure à une taxe aux frontières qui protègera notre agriculture et nos industries contre la concurrence déloyale de ceux qui continuent à polluer sans vergogne. Je lance d’ailleurs un appel à une prise de responsabilité générale pour que l’Europe admette le principe de la protection de ses entreprises et de ses emplois contre les concurrences déloyales.

Sur ces sujets comme sur bien d’autres, je suis convaincu qu’il nous faut revenir en France et en Europe, à des principes simples à des principes de bon sens, sans lesquels la vie ensemble n’est pas possible. Il faut s’y tenir, il faut ne pas transiger.

Mes chers concitoyens,

Depuis trois ans un travail considérable a été accompli. Il a fallu réformer et en même temps affronter une crise comme le monde n’en avait pas connu depuis les années 30.

Il reste beaucoup de travail pour les deux années à venir afin que la France sorte plus forte de cette crise, qu’elle puisse le mieux possible tirer parti de la reprise, qu’elle puisse jouer sa carte dans le monde de demain.

La compétition demain, mes chers compatriotes, ne sera pas moins rude qu’hier, elle le sera davantage. C’est ma responsabilité d’y préparer notre pays. Le Premier ministre François FILLON et le gouvernement vont prendre à bras le corps tous ces problèmes. Je m’y engagerai totalement et à chaque instant.

Vous attendez des résultats. Ces résultats vous les aurez.

Je vous remercie.”

23 mars 2010

La mise en œuvre du Contrat Unique d’Insertion

Un contrat unique en faveur de l’insertion professionnelle

Le contrat unique d’insertion (CUI) prévu par la loi de décembre 2008 généralisant le RSA est entré en vigueur le 1er janvier dernier en métropole. C’est la concrétisation de l’engagement pris par Nicolas SARKOZY en octobre 2007 d’assouplir les contrats aidés comme le souhaitait l’ensemble des acteurs de l’insertion.

Ce nouvel outil en faveur de l’insertion professionnelle est un gage de simplicité pour les employeurs et d’équité pour les salariés.
Pour ses bénéficiaires, le CUI apporte plusieurs avantages concrets comme la possibilité de bénéficier du RSA ou encore de moduler sa durée de travail entre 20 et 35 heures par semaine.

La mise en œuvre du CUI s’est déroulée dans de très bonnes conditions. La priorité est maintenant d’adapter ce nouveau contrat aux personnes en grande exclusion, pour faciliter leur retour durable dans l’emploi.

Pourquoi un contrat unique d’insertion ?

Parce qu’il n’existait pas moins de quatre contrats aidés, distincts selon le secteur d’activité de l’employeur et le statut du bénéficiaire, un assouplissement était indispensable. C’est pourquoi Nicolas SARKOZY s’était engagé dès octobre 2007 à assouplir les contrats aidés, comme le souhaitait d’ailleurs l’ensemble des acteurs de l’insertion professionnelle.

Pour mettre fin à cette complexité, la loi du 1er décembre 2008 généralisant le RSA et réformant les politiques d’insertion met en place le contrat unique d’insertion, entré en vigueur le 1er janvier dernier en métropole.

Avec le CUI, l’Etat et les départements disposent désormais d’un instrument unique par secteur d’activité pour favoriser l’insertion professionnelle des personnes éloignées de l’emploi. Le CUI, c’est un gage de simplicité pour les employeurs et d’équité pour les salariés.

Quels avantages pour les bénéficiaires ?

Pour ses bénéficiaires, le CUI apporte plusieurs avancées concrètes :

- Un salarié en CUI peut désormais bénéficier du RSA en complément de ses revenus du travail ;

- La durée de travail prévue par ce contrat est modulable entre 20 et 35 heures par semaine ;

- Les bénéficiaires du contrat unique d’insertion se verront proposer des périodes d’immersion qui faciliteront leur découverte de l’entreprise ;

- Les modalités de renouvellement sont assouplies pour certaines personnes présentant des difficultés particulières (personnes de plus de 50 ans, travailleurs handicapés) ou en cours de formation.

Comment s’est déroulée la mise en place de ce nouvel outil ?

Grâce à la mobilisation du service public de l’emploi et grâce aux crédits du plan de relance, la mise en œuvre du CUI a été une vraie réussite :
Contrairement aux réformes précédentes des contrats aidés, il n’y a eu aucune rupture dans les prescriptions de CUI.

Depuis le 1er janvier 2010, le nombre de CUI signés a dépassé les objectifs fixés : en un peu plus de deux mois, ce sont 79 090 contrats uniques d’insertion qui ont été signés dans le secteur non marchand et 35 382 dans le secteur marchand.

Lorsqu’ils s’adressent à des bénéficiaires du RSA financé par le département, les CUI sont alors cofinancés par les conseils généraux et par l’Etat. 45 départements ont déjà conclu une convention avec l’Etat pour organiser ce cofinancement.

Et comme l’a annoncé le Premier ministre le 26 février dernier, une plus grande souplesse va être expérimentée pour les personnes en situation de grande exclusion. Certaines structures d’insertion par l’activité économique pourront ainsi expérimenter des contrats uniques d’insertion mieux adaptés aux parcours de ces personnes, avec un objectif : leur permettre d’accéder durablement à l’emploi.

22 mars 2010

Conférence internationale des villes et régions du monde pour Haïti

Au lendemain de son déplacement officiel à Haïti le 17 février dernier, le président de la République française a annoncé l’organisation par la France de la “Conférence internationale des villes et régions du monde pour la reconstruction d’Haïti”.

Cette conférence internationale, destinée à participer au développement équitable et durable du territoire haïtien, se tiendra le mardi 23 mars 2010 à Fort-de-France, en Martinique. J’y représenterai le Gouvernement avec Marie-Luce Penchard, ministre chargée de l’Outre-mer.

Le 12 janvier 2010, un séisme dévastateur a frappé la capitale haïtienne ainsi que plusieurs villes du sud-est d’Haïti.

Devant l’ampleur de la catastrophe, le gouvernement haïtien a fait appel à l’aide internationale. La solidarité des collectivités locales et de leurs sociétés civiles s’est manifestée spontanément dès cette annonce. Une forte mobilisation s’est opérée à l’échelle internationale, pour répondre aux immenses besoins de la société haïtienne. Après la phase d’extrême urgence, ayant déjà mobilisé de nombreux acteurs locaux, et sous l’égide des Nations unies, quatre rencontres internationales sectorielles (entreprises privées, diasporas, ONG et collectivités territoriales) sont organisées dans les pays partenaires, en préparation de la Conférence internationale des donateurs du 31 mars 2010 à New York.

Les objectifs poursuivis par cette rencontre à la Martinique sont les suivants :

1 – Apporter la contribution des collectivités territoriales au plan de développement voulu par les autorités haïtiennes, en particulier dans son volet d’appui à la gouvernance locale ;

2 – Coordonner l’aide internationale des collectivités territoriales ;

3 – Mutualiser les efforts des collectivités territoriales étrangères et haïtiennes ;

4 – Aider au renforcement de la décentralisation haïtienne, déjà engagée avant le séisme.

Pour y parvenir, la conférence de Fort-de-France s’articulera autour d’un débat en séance plénière, de travaux en ateliers et d’une restitution générale en fin de journée. Cinq ateliers seront constitués (développement urbain et aménagement du territoire, ressources humaines, finances locales, développement économique local, mutualisation et coordination) et co-présidés par un représentant haïtien et un représentant d’un pays tiers.

19 mars 2010

20 mars 2010 : 40ème anniversaire de la Francophonie

Demain, la Journée internationale de la Francophonie célèbrera son 40ème anniversaire.

Cette date a été retenue en commémoration de la signature, en 1970 à Niamey (Niger), du traité portant création de l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), organisation intergouvernementale fondée autour du partage d’une langue commune, le français, chargée de promouvoir et de diffuser les cultures de ses membres et d’intensifier la coopération culturelle et technique entre eux.

Le projet francophone a sans cesse évolué jusqu’à acquérir une dimension politique par la création, en 2005, de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), aujourd’hui présidée par Abdou Diouf et rassemblant 70 Etats (membres et observateurs).

Je me réjouis de cet anniversaire. Le 30 mars prochain, je remettrai les prix du concours FRANCOMOT aux jeunes lauréats français qui ont trouvé les traductions les plus créatives des cinq anglicismes suivants : “chat”, “talk, “tuning”, “buzz” ou encore “newsletter”.

Aujourd’hui, le monde compte près de 200 millions de locuteurs de français. Cette année, cet anniversaire est placé sous le signe de « La diversité au service de la paix » et de la solidarité avec Haïti, par un programme culturel et festif, qui se prolongera tout au long de l’année dans l’ensemble de l’espace francophone, jusqu’à la tenue du XIIIe Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Francophonie prévu à Montreux (Suisse), à l’automne 2010.

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