Vendredi 5 mars 2010
14h30 Entretien avec l’amiral Edouard Guillaud, chef d’état-major des armées
Vendredi 5 mars 2010
14h30 Entretien avec l’amiral Edouard Guillaud, chef d’état-major des armées
Je me réjouis du retour hier et ce matin des trois ressortissants français qui étaient retenus à Sao Paolo depuis le 6 décembre dernier, après un incident survenu à bord d’un avion de la TAM.
Ces dernières semaines, nos trois compatriotes ont pu compter sur la mobilisation et le soutien des agents du consulat de France à Sao Paolo.
J’ai suivi au plus près les différentes étapes judiciaires auxquelles ils ont dû se soumettre, leur souhaite un retour prompt et heureux chez eux, auprès de leur famille et de leurs proches.
A la veille de l’ouverture du Salon international de l’Agriculture, je vous propose un point sur l’action du Gouvernement en faveur de ce secteur si important pour notre économie et nos territoires.
Soutenir les agriculteurs et donner un avenir à notre agriculture
L’agriculture et la pêche sont des secteurs stratégiques pour notre pays. Or elles sont aujourd’hui confrontées d’une part, à une crise majeure qui a conduit à une baisse importante des revenus agricoles (34% en moyenne en 2009) et, d’autre part, à des évolutions essentielles des politiques européennes.
Pour répondre à ce double défi, le Gouvernement apporte des solutions concrètes qui s’articulent autour de 3 grands axes :
- Des mesures d’urgence avec un plan de soutien exceptionnel annoncé par le Président de la République à Poligny le 27 octobre 2009;
- Des mesures de long terme avec le projet de loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche;
- Une action résolue en faveur d’une nouvelle régulation des marchés agricoles européens, notamment pour le lait.
L’objectif : soutenir les agriculteurs dans la crise et donner un avenir à notre agriculture.
Quelles sont les difficultés rencontrées par le secteur agricole ?
Les agriculteurs ont été confrontés en 2009 à une crise très grave. Les revenus agricoles ont baissé de 34% en moyenne : il s’agit là de la plus forte baisse en 20 ans ! Dans certaines filières, la chute des revenus a même dépassé 50% pour les éleveurs laitiers, les arboriculteurs ou les céréaliers. Cette baisse des revenus s’explique par l’effondrement du prix de certains produits agricoles.
La compétitivité de notre industrie agroalimentaire connaît une érosion continue : la France est aujourd’hui le 4ème exportateur mondial de produits agroalimentaires transformés alors que nous étions le 2ème exportateur mondial jusqu’en 2004.
Pour qu’aucun agriculteur ne soit laissé seul face à la crise, le Gouvernement a pris des mesures fortes :
- Le plan de soutien exceptionnel annoncé par le Président de la République à Poligny le 27 octobre 2009 ;
- Le projet de loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche présenté en Conseil des ministres le 13 janvier ;
- La préparation de la réforme de la PAC avec le principe d’une nouvelle régulation des marchés agricoles européens.
Quelles mesures d’urgence ont été prises ?
Le 27 octobre 2009, le Président de la République a annoncé à Poligny un plan de soutien exceptionnel avec de nombreuses mesures pour aider efficacement, rapidement et simplement les agriculteurs en difficulté.
Ce plan comprend tout d’abord 1 Md€ de prêts de trésorerie et de consolidation qui seront accordés sur 5 ans par les banques à un taux bonifié. Au 31 janvier 2010, ce sont près de 600 M€ qui ont déjà été engagés pour un total de 25 000 dossiers et pour un montant moyen de 20 000 € par dossier. Et pour faciliter les relations entre les banques et les agriculteurs, Nicolas FORISSIER a été nommé médiateur.
Pour faire face à l’urgence dans laquelle se trouvent certains producteurs, ce plan comprend également un soutien exceptionnel de l’Etat de 650 M€ :
- Plus de 60 M€ pour la prise en charge des intérêts d’emprunt ;
50 M€ pour la prise en charge des cotisations sociales à la Mutualité sociale agricole ;
- 200 M€ pour le fonds d’allègement des charges (FAC) et le dispositif d’accompagnement spécifique pour les agriculteurs les plus en difficulté (AGRIDIFF) ;
- 170 M€ pour le remboursement des taxes intérieures sur les produits pétroliers (TIPP) et le gaz naturel (TIGN) ;
Une prise en charge partielle de la Taxe sur le foncier non bâti ;
Le remboursement de 75% de la taxe carbone payée par les agriculteurs en 2010.
Ce plan, élaboré de manière concertée avec les banques, la Mutualité sociale agricole et les services de l’Etat, a été déclaré conforme aux règles européennes en moins de 3 semaines.
Que prévoit la loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche ?
Le projet de loi de modernisation de l’agriculture et la pêche porté par Bruno LE MAIRE a pour objectif de répondre à un double défi : affronter une crise grave qui a conduit à une baisse importante des revenus agricoles et anticiper les évolutions majeures que connaîtront prochainement les politiques européennes.
Pour y répondre, ce projet de loi s’articule autour de 3 grands axes :
- Faire de l’alimentation une priorité avec par exemple l’accélération de l’opération « un fruit pour la récré » qui bénéficiera à 1 million d’enfants dès la rentrée prochaine.
- Renforcer la compétitivité et favoriser la stabilisation des revenus des agriculteurs grâce notamment à la signature de contrats écrits entre producteurs agricoles et industriels, au renforcement de l’Observatoire des prix et des marges et à une meilleure couverture des risques.
- Mieux préserver les terres agricoles contre l’étalement urbain grâce à la taxation des plus-values issues de la transformation de terres agricoles en terres constructibles, à la création d’un observatoire national qui recensera le volume des terres agricoles et leur niveau de production, et à la création de commissions départementales qui donneront leur avis sur les déclassements de terres agricoles.
L’objectif est clair : renouveler le pacte de confiance qui lie la Nation à ses agriculteurs et ses pêcheurs.
Ce projet de loi, qui sera examiné par le Parlement après les élections régionales de mars, est bien le signal d’une modernisation progressive mais déterminée de notre agriculture et de notre pêche.
Ne faut-il pas aussi plus de régulation ?
Parce que l’agriculture ne peut être laissée aux seules lois du marché, la France se bat sans relâche pour mettre en place une nouvelle régulation agricole au niveau européen. Dès 2008, lors de la Présidence française de l’Union européenne, la France a ouvert un débat sur les principes fondateurs de la politique agricole commune de 2013 avec un objectif clair : mieux réguler les marchés agricoles.
Bruno LE MAIRE s’est battu au niveau européen pour mettre en place des outils de régulation afin d’aider les producteurs laitiers. Il a obtenu le soutien de l’Allemagne puis, progressivement, de 22 des 27 Etats membres au principe d’une nouvelle régulation. La France a demandé et obtenu de la Commission européenne une intervention forte sur le marché du lait, près de 300 M€ de soutien d’urgence pour les producteurs de lait et la mise en place d’un groupe à haut niveau pour proposer les instruments de cette nouvelle régulation.
Ce combat pour la régulation du marché du lait a permis de poser la question plus large de la régulation de tous les marchés agricoles. L’Appel de Paris du 10 décembre 2009 signé par 22 Etats membres a montré un consensus en faveur d’une régulation européenne des marchés agricoles indispensable pour stabiliser les prix agricoles et les revenus des producteurs.
Je me félicite de la libération de Pierre Camatte, ex-otage français, relâché mardi par un groupe d’Al-Qaïda après trois mois de captivité dans le désert malien.
Je voudrais réitérer les remerciements de la France à Amadou Toumani Touré, Président de la République du Mali, qui a été pour beaucoup dans cet heureux dénouement.
J’ai hier participé, aux côtés de Martin Hirsch, Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté et à la jeunesse, et de Jacques Godfrain, Président de « France Volontaires » à la conférence de presse de présentation de la campagne de communication qui fera dans les jours à venir la promotion de cette plate-forme associative qui regroupe les plus grandes associations et ONG d’envoi de volontaires français à l’international.
« France Volontaires » est né de la volonté conjointe du Gouvernement et des associations et ONG de multiplier par trois le nombre de volontaires français partant à l’international annuellement. Cette plate-forme vous fournit informations, conseils, orientation, formation et suivi sur le terrain pour partir dans les meilleures conditions.
Avec Martin Hirsch nous avons fait en sorte que chaque volontaire qui s’engage à l’international puisse le faire dans le cadre du service civique qui est sur le point d’être définitivement adopté par le Parlement.
Pour obtenir des informations et des conseils sur le volontariat à l’international, cliquez ici !
Ci-dessous vous pouvez visionner un des éléments de cette campagne de communication de l’association « France Volontaires » : un spot qui sera prochainement diffusé sur France 3.
Je vous propose aujourd’hui de retrouver mon interview parue dans « Le Parisien » le 20 février à propos de la situation au Niger.
La France veut des « élections libres » au Niger
Alain Joyandet, secrétaire d’Etat à la coopération
Le pustch semble avoir réussi au Niger où le président déchu Mamadou Tandja est retenu dans une caserne. Les 1700 français présents sur place sont toujours priés de rester chez eux. Mais à l’image d’Alain Joyandet la France espère un rapide retour au calme et réclame des élections.
Vous attendiez-vous à ce coup d’Etat ?
Alain Joyandet. Non. même si, après deux mandats dont le bilan était positif, Mamadou Tandja avait pris, en 2009, des décisions politiques contestées. Cela l’avait isolé. En août dernier, il avait organisé un référendum qui avait suscité une vive opposition, pour prolonger son mandat de trois ans. La France condamne par principe toute prise de pouvoir illégale, tout comme les organisations africaines. Personne n’anticipait une prise de pouvoir militaire cette semaine. Ce n’est pas la première fois que l’armée intervient au Niger pour permettre l’organisation d’élections libres. Je vous rappelle que Mamadou Tandja, qui est militaire, est lui-même arrivé au pouvoir dans un contexte similaire il y a un peu plus de dix ans.
J’espère maintenant que des élections libres et transparentes pourront être organisées dans les prochains mois.
Les Français sont-ils en sécurité ? Est-il prévu une évacuation en cas de dégradation de la situation ?
Il n’y a pas eu de dérapage violent. Selon mes informations les rues de Niamey sont calmes, comme celles de la province. Les commerces sont ouverts.
L’administration fonctionne. Par prudence, l’ambassade et le consulat ont recommandé à nos 1700 ressortissants de limiter leurs déplacements. Sous la houlette de Bernard Kouchner, le centre de crise fonctionne parfaitement : la communication est fluide avec nos compatriotes qui, restent confiants.
Ce coup d’Etat compromet-il l’approvisionnement en uranium de la compagnie française Areva, leader mondial dans le nucléaire civil ?
Les militaires qui ont pris le pouvoir ont affirmé qu’ils respecteraient les traités et conventions signés par le Niger. Il n’existe donc aucune raison de craindre que le partenariat à long terme qu’Areva a construit avec l’Etat nigérien et les populations locales soit perturbé. Dans l’immédiat, je préfère m’inquiéter de la sécurité alimentaire, très fragile dans ce pays sahélien. Les récoltes ont été mauvaises cette année et plusieurs millions de personnes sont menacées de famine dans les mois à venir.
Propos recueillis par Frédéric Gerschel
Au nom du Gouvernement, je présentais cet après-midi au Sénat, le projet de loi de ratification de la convention de transfèrement des personnes condamnées entre la France et la République dominicaine.
Avec le vote qui vient d’intervenir à l’unanimité du Sénat, la loi a été définitivement adoptée par le Parlement français.
J’avais signé cette convention le 13 novembre dernier à Saint-Domingue avec le ministre dominicain de la justice.
Je me réjouis qu’elle ait été ratifiée si rapidement. En effet, le délai de ratification d’une convention internationale est généralement au moins d’une année. Cette fois-ci, par l’action et la détermination politiques, cette convention aura été ratifiée en à peine plus de 3 mois.
Le Président de la République sera amené à promulguer cette loi dans les prochains jours. Ensuite, conformément aux dispositions de l’article 18 de la convention, celle-ci entrera en vigueur le 1er jour du 2ème mois suivant l’accomplissement de l’ensemble des procédures de ratification des deux pays, soit probablement le 1er avril 2010.
Chaque demande de transfèrement devra faire l’objet d’un traitement au cas par cas.
Pour des raisons humanitaires, je me réjouis que nos compatriotes condamnés définitivement par la justice dominicaine puissent, s’ils le souhaitent, se rapprocher de leur familles et purger leur peine d’emprisonnement en France.
Lundi 22 février 2010
14h30 Conventions internationales (Sénat)
Mardi 23 février 2010
10h00 Conseil des ministres (Elysée)
11h30 Conférence de presse « France-Volontaires » avec Martin Hirsch et Jacques Godfrain (Centre d’accueil de la presse étrangères, Grand Palais)
15h00 Questions d’actualité au gouvernement (Assemblée nationale)
17h15 Entretien avec Beverley Oda, ministre canadienne de la Coopération internationale
Mercredi 24 et jeudi 25 février 2010
Déplacement avec le président de la République au Gabon et au Rwanda
Je suis très heureux et fier de vous annoncer que Joan Bardeletti remporte le prix de la fondation World Press Photo pour son projet « Classes moyenne en Afrique » soutenu et co-financé par le ministère des Affaires étrangères et européennes et l’Agence française de développement depuis 2008.
La vision inédite et réaliste de l’Afrique de Joan Bardeletti est intéressante puisqu’elle met en lumière les classes moyennes en Afrique dont on parle peu et qui sont pourtant de plus en plus importantes.

DR Joan Bardeletti- Cote d’Ivoire
Kady Camara dans son centre de traitement de texte. Cette activité, avec son cyber-café, lui permet de gagner $500/mois, soit plus que le salaire de conseillère d’orientation, poste auquel elle postule à travers différents concours. Pour elle « l’avenir n’est pas dans un bureau » comme auparavant mais plutôt dans les activités privées.
Son travail sera présentée à la fin de l’année lors d’une exposition au siège de l’Agence française de Développement, et ensuite diffusée dans l’ensemble des centres culturels en Afrique à travers une exposition itinérante.
La Fondation World Press Photo organise chaque année un concours international de photo journalisme internationalement reconnu comme une référence mondiale dans le domaine de la photographie et fait plus largement la promotion d’un photo journalisme de haute qualité au travers d’expositions et de formations.
Plus de 80 000 images et 5 000 photographes de 140 pays ont participé à cette édition du concours.
Une information complète sur la fondation, le prix et le projet « Classes moyennes en Afrique » est accessible sur le site www.worldpressphoto.org et www.classesmoyennes-afrique.org/fr
Je voudrais souhaiter bonne chance à Vincent Defrasne pour l’épreuve des 20 kilomètres individuel en biathlon, qui se tiendra aujourd’hui sur le parc olympique de Whistler.
Auteur d’une remontée spectaculaire dans l’épreuve de poursuite après sa défaillance dans l’épreuve du Sprint de 10 kilomètres, j’espère de tout coeur que le porte-drapeau de la délégation française à Vancouver obtiendra un résultat à la mesure de son talent !
Début de l’épreuve ce soir à 22h20…
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