Aujourd’hui, le Président de la République sera à Pittsburgh, pour un troisième sommet du G20 pour agir ensemble face à la crise économique, qui a valu à l’économie mondiale une récession sans précédent depuis 1945.

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Le premier sommet, il y a dix mois, a eu lieu à Washington dans un climat de panique généralisée, quelques semaines après l’effondrement du quatrième établissement de Wall Street, la banque américaine. Des mesures d’urgence avaient été prises.
La deuxième rencontre du G20, en avril, à Londres, a mis l’accent sur la relance et la lutte contre les paradis fiscaux. Une liste des pays concernés a été publiés et de nombreux accords de coopération fiscale ont été signés. Les pays en développement avaient également été pris en compte, notamment pour la participation de l’Afrique aux réunions importantes et le déblocage de financements accordés par le Fonds monétaire Internationale (FMI).
Ce troisième sommet permettra de jeter les bases d’une croissance plus saine. A l’initiative du Président de la République, les discussions porteront sur la rémunération des salariés des banques, notamment les bonus des traders.
D’une manière plus large, le Président de la République, avec les membres du G20 exigeront des banques qu’elles présentent plus de garanties en contreparties des risques qu’elles prennent. Les plans de relance seront aussi abordés, leur coordination étant indispensable à la reprise économique. Outre la crise, le G20 parlera climat, avant la réunion de Copenhague, en décembre, qui doit fixer de nouveaux objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Il est également important de ne pas oublier l’Afrique, touchée elle aussi par la crise économique, le changement climatique, sans avoir participé à la dégradation de la situation.
Comme vous le voyez, ces enjeux sont importants, et je suis certain que cette enceinte permettra d’aller encore plus loin dans la régulation des actions des banques.