Blog-Notes d'Alain Joyandet

8 août 2009

Une tournée africaine placée sous le signe de la démocratie

J’ai effectué du 3 au 5 août une tournée africaine placée sous le signe de la démocratie et de relations partenariales équilibrées entre la France et les pays africains.

Je me suis ainsi rendu le lundi 3 août à Conakry en Guinée, où l’armée a pris le pouvoir en décembre 2008, suite au décès du président en exercice. La priorité des Guinéens est l’organisation rapide d’élections permettant de restaurer l’ordre démocratique. La communauté internationale et la France soutiennent cette priorité indispensable pour que la Guinée retrouve un niveau normal de d’aide publique et d’investissements privés. A Conakry, j’ai rencontré les représentants des “forces vives”, coalition de partis politiques, syndicats et associations qui se préparent à présenter des candidats et à faire campagne, ainsi que le capitaine Moussa Dadis Camara, chef de la junte. Le capitaine Camara a indiqué qu’il préciserait prochainement les modalités des élections à venir. Je l’ai encouragé dans ce sens et l’ai assuré du soutien de la France dans cette démarche.

Au Mali, modèle démocratique qui se fortifie depuis près de 20 ans, j’ai rencontré le président Amadou Toumani Touré. J’ai aussi visité deux projets de la coopération française : l’assainissement d’un quartier populaire de Bamako qui réduit les maladies, notamment des enfants et des personnes âgées, et un centre de recherche et de traitement d’une maladie génétique importante en Afrique : la drépanocytose.

En Mauritanie, à la demande du Président de la République, j’ai représenté la France à l’investiture du président Mohamed Ould Abdel Aziz, dont l’élection en juillet 2009 a achevé le processus de retour à la démocratie suite au coup d’Etat d’août dernier. Le Président Abdel Aziz m’a longuement reçu. Nos discussions ont notamment porté sur le développement économique et la création d’emplois en Mauritanie, ainsi que sur la lutte contre l’insécurité dans la bande sahélo-saharienne allant de la Mauritanie au Niger, en passant par le Mali, l’Algérie et la Libye.
 
Je me rendrai ce 14 août en République du Congo, à Brazzaville, pour repérsenter la France à la cérémonie d’investiture du président Denis Sassou Nguesso.

5 commentaires sur “Une tournée africaine placée sous le signe de la démocratie”

  1. Julien  -  8 août 2009 à 16:08

    Un journaliste français arrêté par la police à Jérusalem
    israËL . Notre confrère prenait des photos de l’expulsion de familles palestiniennes dans la partie occupée de la ville.

    L police et l’armée israéliennes ont beau marteler que, quoi qu’elles fassent à Jérusalem-Est, elles sont dans leur droit puisque « Jérusalem est la capitale une et indivisible d’Israël » (même si aucun pays au monde ne reconnaît l’occupation de la partie orientale de la ville), il semble néanmoins que les témoins ne soient pas les bienvenus. Pour preuve, ce qui s’est passé en début de semaine, dans le quartier de Sheikh Jarrah.

    deux familles palestiniennes

    EXPULséES

    La police anti-émeute israélienne a expulsé deux familles palestiniennes, Ghawi et Hanoun, de leurs maisons. Elles vivaient là depuis cinquante ans, depuis qu’elles sont devenues réfugiées en 1948, forcées de quitter – déjà – leurs habitations situées dans ce qui est maintenant Jérusalem-Ouest. Un tribunal israélien, saisi par un organisme de colons, Nahalat Shimon International, a ordonné aux deux familles de quitter leurs domiciles, leur donnant jusqu’au 19 juillet pour le faire, sous peine d’emprisonnement et d’amendes. Les maisons reviendraient aux colons. « Nahalat Shimon International veut démolir toute une partie du quartier, en chassant plusieurs centaines de Palestiniens, pour construire 200 logements pour des colons », affirme l’ONG israélienne Ir Amim, spécialisée dans le suivi de la colonisation de la partie orientale de Jérusalem, occupée et annexée par Israël en 1967.

    Fin juillet donc, les colons sont arrivés à Sheikh Jarrah, sous protection policière, pour prendre possession des lieux. Les familles palestiniennes étaient encore là. Avec elles, des militants internationaux, venus les soutenir. Parmi eux, un groupe de Génération Palestine et un journaliste français (carte de presse n° 106 731), Nadir Dendoune. Notre confrère était en train de prendre des photos lorsque les policiers israéliens l’ont embarqué manu militari. Il raconte : « Ils m’ont emmené jusqu’à leur voiture et m’ont pris mon passeport non sans m’avoir donné des coups dans le ventre. L’un d’eux m’a dit qu’ils allaient me tuer tout en passant son pouce sur sa gorge, en signe d’égorgement. Un autre a dit que je n’étais pas français, que je m’appelais Nadir et que j’étais un putain d’arabe. » Dendoune est alors transféré au sinistre commissariat du Russian Compound, à Jérusalem, connu pour les sévices infligés aux prisonniers palestiniens. « Ils m’ont mis avec des Palestiniens dans une cellule. Les gardiens venaient me réveiller toutes les heures en demandant, à chaque fois, mon nom, mon prénom et ceux de mon père. » Il est ensuite présenté devant un tribunal, mains et pieds menottés, comme un criminel. L’audience n’aura pas duré dix minutes. « On lui reprochait deux choses », précise Léa Tsemel, avocate israélienne des droits de l’homme, bien connue, venue défendre Nadir. « D’abord d’être entré dans une propriété privée », c’est-à-dire les maisons que les colons se sont octroyées, et « d’avoir dérangé un policier ». Léa Tsemel, comme nous, ne sait pas très bien ce que signifie « déranger un policier ». Habituée au surréalisme judiciaire israélien, elle traduit cela par un refus d’obéissance. Nadir n’a plus le droit de se rendre à Sheikh Jarrah pendant 181 jours ! Une condamnation qui témoigne à elle seule du caractère politique de l’infraction reprochée au journaliste et autres inculpés : des Américains, des Suédois, des Allemands, des Britanniques et quelques Israéliens et Palestiniens.

    Les Palestiniens dénoncent

    la colonisation

    Les Palestiniens, qui veulent faire du secteur oriental de Jérusalem la capitale de leur futur État, dénoncent la colonisation comme le principal obstacle au processus de paix. Plus de 200 000 Israéliens sont installés dans une douzaine de quartiers de colonisation à Jérusalem-Est, où vivent 270 000 Palestiniens. Le but d’Israël est de judaïser la ville et de refuser ensuite aux Palestiniens toute revendication sur Jérusalem. Nadir en a été le témoin. La police a saisi ses clichés.

  2. Kuassi.hounza  -  10 août 2009 à 22:08

    Nous apprécions, Excellence Monsieur le Secrétaire d’Etat, votre tournée africaine placée sous le signe de la démocratie.

    Votre mission est noble et délicate à la fois. Bonne continuation.

  3. Mamoudou Barry  -  25 août 2009 à 08:08

    Je souhaiterais vous faire part de mes/nos inquietudes sur la situation en Guinee Conakry.

    Nous assistons aujourdh’hui a un veritable exercice d’espoir et de deception de la part de la junte, des forces vives mais aussi d’une partie de la communaute internationale. Je souhaiterais vous encourager a mieux affiner les positions de la France sur la sortie de crise. Votre derniere visite a pose des jalons clairs visant au retour de la Democratie mais comme vous le constatez vous memes, les autorites locales continuent de refuser de faire fonctionner les organes necessaires favorisant une transition rapide et apaisee.
    Le moment est venu pour la France de commencer a donner des vues claires sur la transition en augmentant visiblement le niveau des pressions afin de creer le changement tant attendu par les populations et notamment la jeunesse Guineenne. A ce titre je vous encouragerai a prendre part serieusement dans les debats dans le but d’aider ce pays a se remettre au travail en augmentant le nombre des missions sur place, des declarations et moyens de pressions positives. Il serait difficile pour la Guinee et la France d’avoir une junte militaire comme interlocuteur dans les 10 prochaines annees.
    vous en souaitant bonne reception,
    Mamoudou Barry

  4. Edmond Olympio  -  9 septembre 2009 à 08:09

    Bonne action diplomatique! J’espere de tout coeur que vous soutiendrez le togo dans sa marche vers la democratie.
    Cordialement
    Edmond

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  5. Karim Diakhate  -  9 septembre 2009 à 08:09

    Très cher ami, ayant effectué une visite en Guinée auprès du président Dadis, vous avez du vous rendre compte de la volonté de cet homme d’extirper de son pays les maux qui ont gangréné son développement depuis cinq décennies. Soyez donc l’avocat de la Guinée auprès de la France et de l’Union européenne pour appuyer ses efforts en vue d’une transition apaisée, sans précipitation et avec responsabilité.

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