Blog-Notes d'Alain Joyandet

25 juin 2009

Intervention à l’occasion du 40ème anniversaire de la Fédération Internationale des Professeurs de Français (FIPF)

J’interviens ce soir à l’occasion du 40ème anniversaire de la Fédération internationale des Professeurs de français (FIPF) présidée par Jean-Pierre Cuq.

Cette fédération rassemble 180 associations et plus de 90 000 membres répartis sur les 5 continents.

Je voudrais aujourd’hui souligner devant vous 3 chiffres :

- 900 000, c’est le nombre de professeurs qui enseignent le français dans le monde ;

- 80 millions, c’est le nombre d’apprenants en français en 2009 ;

- 10 millions d’euros, c’est le montant du soutien apporté par le Ministère des Affaires étrangères et européennes aux associations de professeurs de français dans le monde en 2009.

Pour préparer l’avenir et le nécessaire pluralisme linguistique, la communauté des professeurs de français doit s’organiser, encore plus, en un groupe d’influence, une véritable force de frappe pour servir de relais -aux côtés du ministère- auprès des autorités éducatives locales et convaincre les apprenants, les parents d’élèves, les chefs d’établissement de faire le choix du français.

La promotion du français et la diffusion des cultures francophones est au cœur de notre activité, c’est aussi un axe prioritaire des actions que nous menons au Ministère des Affaires étrangères et européennes, comme sur le terrain à l’étranger, avec les associations nationales de professeurs de français et nos services d’action et de coopération culturelle.

Au tournant de la mondialisation nous devons inventer de nouveaux modes de comportements et promouvoir une francophonie moderne, dynamique, ouverte, articulée autour de la réalité du multilinguisme que les récents « Etats-Généraux du multilinguisme » ont mis en valeur.

Avec la mondialisation, nous devons révolutionner nos pratiques, dynamiser nos modes d’enseignement, conquérir de nouveaux publics, utiliser davantage les nouvelles technologies.

A cet égard, le portail numérique francophone sur lequel je travaille illustre ce principe d’action pour nous.

C’est sur le potentiel de mutation que représente la maîtrise des langues que nous fondons l’avenir de la francophonie et des valeurs qu’elle porte.

Ainsi le Ministère s’engage-t-il à soutenir et à promouvoir davantage encore les actions des professeurs de français, en s’appuyant sur la densité, la réactivité et le dynamisme de leur réseau associatif, celui de nos Ambassades, de nos Centres et Instituts Culturels et de nos alliances françaises de par le monde.

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