J’ai quitté la Guinée dimanche après m’être vu promettre par la junte, au pouvoir depuis le 23 décembre, que la période de transition du pouvoir militaire serait la “plus courte possible”.
J’ai pu obtenir des nouvelles autorités guinéennes que la période de transition sera la plus courte possible, que les militaires et le gouvernement provisoire de transition ne se présenteront pas à ces élections, et qu’ils s’en iront dès la fin de la transition.
J’ai rencontré samedi le président de la junte et chef de l’Etat, le capitaine Moussa Dadis Camara, le Premier ministre Kabiné Komara ainsi que des membres du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD, junte).
J’ai rencontré dimanche successivement cinq responsables de partis politiques, de la société civile et des syndicats.
Cette transition ne doit pas dépasser la fin de l’année 2009et j’espère l’organisation d’élections législatives et présidentielles irréprochables.
La France et la communauté internationale seront très vigilantes auprès de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour qu’elle ait les moyens de mettre en oeuvre un fichier électoral, condition sine qua non pour que les élections soient organisées.
La junte a pris le pouvoir par un coup d’Etat militaire, peu après le décès du président Lansana Conté, qui dirigeait le pays depuis 1984.
Toutes les opérations actuelles de développement seront poursuivies pour ne pas pénaliser le peuple guinéen, qui a besoin d’assistance en matière de santé, de scolarité, de développement agricole et d’infrastructure.






