Au lendemain de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, où la présidence française du Conseil de l’Union européenne a appelé à un renouveau de la gouvernance mondiale et à une gestion collective des crises, les ministres européens du développement se sont réunis, à Bordeaux, lundi 29 et mardi 30 septembre.

J’ai présidé cette réunion destinée à discuter des grandes orientations de la politique de développement de l’Union européenne en faveur de la sécurité alimentaire, de la santé et de l’adaptation au changement climatique.
Nous sommes à la croisée des chemins. Nous devons trouver une réponse européenne à la crise alimentaire. Nous devons construire notre vision de la réforme de l’architecture internationale du développement.
La semaine dernière à New York nous a permis, je crois, d’obtenir l’effet que nous avions recherché à savoir de souligner de façon indéniable les besoins de l’Afrique, et le nécessaire renforcement des Objectifs du Millénaire pour le développement.
Elle a surtout lancé le nécessaire processus de réforme de notre cadre international qui va, sans doute, donner une dimension nouvelle et supérieure à la Conférence de Doha, sur fond de crise financière.
Nos débats ont également porté sur la mise en œuvre des recommandations adoptées lors de la Conférence d’Accra sur l’efficacité de l’aide (septembre) et sur la préparation de la Conférence de Doha (décembre), ayant pour thème le financement du développement. Le Parlement européen a été associé à cette réunion, ainsi que la société civile.
L’Union européenne, qui fournit plus de la moitié de l’Aide publique au développement (APD) mondiale, souhaite apporter des réponses fortes et pérennes aux récentes crises (alimentaire, sanitaire, climatique) qui fragilisent les pays de l’hémisphère Sud.



