En tant que secrétaire d’Etat à la Coopération et à la Francophonie, je vais participer à la réunion des ministres de la Coopération des pays du G8 qui se tiendra à Tokyo les 5 et 6 avril. J’introduirai les discussions sur les nouveaux partenariats pour le développement.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la préparation du sommet des chefs d’Etat en juillet prochain. Les ministres du G8, qui ont invité leurs homologues des grands pays émergents ainsi que des responsables d’organisations internationales de développement, examineront les progrès des pays en développement en matière de croissance économique et de développement humain, notamment vis à vis des objectifs du millénaire, les liens entre changement climatique et développement et la nécessité de redéfinir le partenariat pour le développement afin d’y accueillir de nouveaux acteurs, pays émergents ou fondations.
Je suis très heureux de pouvoir participer à l’élaboration de la politique internationale en la matière.




Bonjour Alain,
Je voudrais te faire part de la situation du Maroc dans ce domaine:
Le Maroc est sur la bonne voie pour atteindre les objectifs du millénaire pour le développement (OMD), qui concernent notamment la lutte contre la pauvreté, l’éducation et la santé, et s’investit pleinement dans le cadre du partenariat Sud-Sud, pour aider à avancer dans la réalisation de nombre de ces projets en Afrique.
Grâce à une politique dirigée vers les acteurs sociaux, le Maroc s’est fermement engagé pour être au rendez-vous de 2015.Le royaume s’est aussi engagé activement dans la promotion de l’intégration régionale et sous-régionale au niveau de l’Afrique.
Au plan national, la part du budget de l’Etat allouée aux secteurs sociaux s’est nettement améliorée, passant de 39% en 1993 à plus de 47% en 2002 pour atteindre 55% en 2005, année couronée par le lancement de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) qui vise à réduire la pauvreté et à placer le développement humain au centre de l’action du gouvernement marocain.
Le maroc met l’accent, aujourd’hui, sur l’accélérationdu rythme de la réforme du secteur de l’éducation et la formation, la promotion de l’habitat social, la promotion de l’emploi, et l’éxtension de la couverture médicale et des structures d’accueil hospitalières publiques, particulierement dans le monde rural pour toucher les populations vulnérables.
Voilà, le Maroc est en voie de gagner son pari, ce qui n’est malheureusement pas le cas des autres pays africains, qui malgré leur volonté politique, leur détermination n’arriveront pas à atteindre un niveau de croissance économique élevé et durable, permettant d’arriver à ces objectifs.
En dépit des promesses faites et de l’engagement d’augmenter l’assistance aux pays en développement la majorité des donateurs n’a pas atteint l’objectif de consacrer 0,7% de leur PNB à l’aide publique au développment.L’engagempent de doubler l’aide à l’Afrique n’est pas tenu.L’effort constaté en matière d’allongement de la dette ne touche qu’un nombre limité de pays.
Cependant, il faut tout de même noter l’importance des OMD en tant catalyseur pour la lutte contre la pauvreté et la misère dans le monde.
Bien cordialement,
B.DANGUIRE