1. Face au Rapport Attali
Comme vous le savez, le 23 janvier dernier, cette commission présidée par Jacques Attali a remis son rapport comportant plus de 300 propositions au Président de la République. (Voir mon billet en date du 30 Janvier 2008)
Les pharmaciens s’inquiètent notamment de la proposition n° 212 qui vise à limiter le monopole pharmaceutique aux seuls médicaments prescrits sur ordonnance, sur le modèle italien, sans autoriser la publicité pour les produits non soumis à prescription.
A l’occasion de la remise de ce rapport, le Président de la République a très clairement écarté cette piste de travail, compte tenu notamment de la « véritable mission de service public » accomplie par les pharmaciens.
Ces déclarations sont de nature à rassurer pleinement cette profession.
De façon générale, je crois utile de vous préciser qu’à l’issue du séminaire gouvernemental du 1er février dernier, le Premier ministre François FILLON a souhaité que chaque ministère puisse ouvrir une réflexion globale sur ces propositions, en concertation avec les partenaires sociaux, les professionnels et les élus.
De notre côté, les députés se sont saisis de l’ensemble des conclusions de ce rapport qui seront examinées, en détail, dans les toutes prochaines semaines, dans le cadre d’ateliers de travail thématiques.
Telles sont les assurances que je tenais à vous apporter sur ce sujet sur lequel je continuerai à être particulièrement vigilant.
2. Des médicaments malgré une ordonnance périmée
Je tiens également à vous faire savoir que le décret autorisant les pharmaciens à délivrer des médicaments sur présentation d’une ordonnance expirée vient d’être publié.
Les pharmaciens peuvent désormais dépanner les malades chroniques.
Cette délivrance se fait toutefois sous plusieurs conditions :
- le traitement initial doit avoir été prescrit pour au moins 3 mois.
- le médicament concerné ne doit être ni un stupéfiant, ni un psychotrope (les catégories de médicaments exclus du dispositif sont fixées par arrêté).
- dans le cas où l’ordonnance est expirée, le dépannage ne peut être pratiqué qu’une seule fois.
- le pharmacien doit délivrer le plus petit conditionnement possible.
- un tampon doit être apposé sur l’ordonnance avec la mention «Délivrance par la procédure exceptionnelle d’une boîte supplémentaire».
- le pharmacien doit informer le médecin traitant de cette délivrance.
Les médicaments ainsi délivrés seront remboursables par la Sécurité sociale.



