Blog-Notes d'Alain Joyandet

27 janvier 2008

Réponse à une question locale: On parle des OGM qu’en pensez-vous ?

Le comité de préfiguration de la Haute Autorité sur les OGM (qui sera définitivement mise en place avec le projet de loi relatif aux OGM) a estimé le mercredi 9 janvier dernier qu’« un certain nombre de faits scientifiques nouveaux négatifs pour la flore et la faune » présentent des interrogations quant aux conséquences environnementales, sanitaires et économiques possibles de la culture et de la commercialisation du maïs transgénique Mon 810 (cultivé l’an dernier sur 22 000 ha dans le sud-ouest de la France, soit 0,75% de la totalité du maïs planté en France, et destiné à l’alimentation animale).

Ces conclusions ont fondé la décision du Gouvernement qui, comme s’y était engagé le Président de la République et en application du principe constitutionnel de précaution, a décidé d’engager la procédure contradictoire afin de déposer une clause de sauvegarde sur la culture du maïs Mon 810 jusqu’à la réévaluation par les instances européennes de l’autorisation de commercialisation de cet OGM.

Cette procédure ne condamne pas l’intérêt de la technologie OGM pour relever les défis alimentaires et environnementaux, un plan d’investissement dans les biotechnologies végétales de 45 millions d’euros (8 fois plus que les budgets actuels) a d’ailleurs été annoncé et le projet de loi sur les OGM sera discuté au Sénat à partir du 5 février.

Le principe de précaution s’appliquera donc jusqu’à la décision de la Commission européenne.

Je considère que les OGM doivent pouvoir être expérimentés dans des conditions très strictes, ne serait-ce que pour en démontrer les possibilités mais aussi les risques, mais nous ne pouvons passer à côté de cette révolution.

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