Blog-Notes d'Alain Joyandet

13 avril 2007

Quatre questions à Alain Joyandet

Vous avez été en 2002 le seul sénateur à démissionner du Sénat pour vous présenter à l’Assemblée nationale. Pas de regrets ?

Non, l’Assemblée nationale, c’est le suffrage universel, c’est la proximité. C’est moins confortable, mais c’est l’action et la remise en cause permanente.
Cette circonscription électorale, c’est aussi toute ma vie : ma jeunesse avec mes parents à Champlitte, puis dix ans dans le pays graylois et enfin Vesoul. Partout, j’y compte des amis sur qui m’appuyer et qui sont les garants de mon action dans de nombreux domaines : entreprises, services publics, culture, sports, vie associative…
J’avais envie de rendre à ce secteur que j’aime ce qu’il m’a offert de bonheur et d’amitié. Nous sommes en train d’en faire une terre d’avenir formidable pour nos enfants.

De très beaux succès été obtenus. Certains diront historiques pour nos équipements publics…

Oui, je me suis énormément investi sur deux dossiers très importants : les hôpitaux et la route. Avec la relance de l’hôpital de Gray et la création d’un établissement totalement neuf à Vesoul, c’est l’ensemble de notre service public de santé haut-saônois qui est conforté pour longtemps. C’est un travail de longue haleine dont les résultats sont désormais visibles tout comme le sera dans quelques années celui de l’autoroute Langres – Combeaufontaine – Vesoul. C’est désormais acté : sans remettre en cause les travaux routiers débutés à l’est du département, j’ai obtenu l’engagement de l’État et des collectivités territoriales pour accélérer le programme routier à l’ouest du département. C’est toute la circonscription qui en bénéficiera.

Et l’emploi ?

Sortir le dossier RN19 de l’impasse, c’était un défi important pour préserver et conforter les milliers d’emplois industriels.
Je me suis aussi personnellement impliqué aux côtés d’entreprises qui ont rencontré des difficultés. Nous les avons sauvées et aujourd’hui elles se développent à nouveau. C’est tellement difficile de créer des emplois que lorsqu’une structure existe avec un savoir-faire, il faut tout mettre en œuvre pour la maintenir. C’est aussi un combat pour notre monde rural : préserver les emplois existants, soutenir l’agriculture, l’artisanat, le commerce et les services publics. J’ai été aussi particulièrement attentif à nos écoles pour lesquelles, vous le savez, je suis souvent intervenu.

Votre engagement auprès de Nicolas Sarkozy, pourquoi ?

Je le connais depuis longtemps. Il a un véritable projet de société fondé sur des valeurs fondamentales qui sont celles du travail, du respect, de la responsabilisation et de l’encouragement à l’entreprise individuelle et collective… des valeurs dans lesquelles je me reconnais.
Contrairement à ce que l’on dit parfois de lui, je peux vous assurer qu’il est très attaché à la présence de nos services publics, à la régulation et à l’intervention de l’État. Regardez comment il a sauvé Alstom. On le voit, son projet de société est très équilibré, rigoureux mais aussi humaniste et surtout il ne se résigne jamais et n’accepte pas la fatalité. Sa vision de la France et son courage politique me conviennent bien et j’ai le sentiment que cela conviendrait bien aussi à notre pays. Ce sont nos concitoyens qui en décideront démocratiquement.

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