Blog-Notes d'Alain Joyandet

20 mars 2007

Mon intervention lors de la réunion publique de Nicolas Sarkozy, le 13 mars à Besançon


“Visite de Nicolas à Sarkozy à Vesoul au centre culturel Jean-Marie Goux et à l’école Henri-Matisse”

“Chers amis, nous sommes heureux.

La Franche-Comté est heureuse de recevoir Nicolas Sarkozy.
Jamais nous n’avons été si nombreux, si enthousiastes, si mobilisés.
Bienvenue en Franche-Comté.

Région industrielle avec ses entrepreneurs, ses dizaines de milliers d’ouvriers, d’employés et de cadres, dans l’automobile, la construction électrique, les microtechniques, l’horlogerie, la logistique, l’artisanat….
Région agricole et agro-alimentaire avec ses productions connues dans le monde entier pour leur originalité et leur qualité.
Les franc-comtois producteurs de richesses savent ce que « se lever tôt le matin » veut dire. Travailler dur pour élever sa famille et faire face aux difficultés.
Une région à l’histoire très chargée.

Il en a fallu des batailles et des sièges pour que la Franche-Comté rejoigne enfin la France.
De Louis XI à Richelieu, pendant près de deux siècles et à chaque sommation « Comtois rend toi », nos aïeux ont répondu « Nenni ma foi ».

Cher Nicolas Sarkozy, les comtois sont opiniâtres et déterminés. C’est d’ailleurs pour cela qu’en 2002 nous avons renvoyé la « troïka » de la gauche plurielle qui assiégeait la Franche-Comté depuis 1997.
Voynet, Chevènement, Moscovici, autant de ministres en même temps en Franche-Comté, cela ne s’était jamais vu. Il ne reste rien ou presque de leur action, sinon une succession d’abandons de grands dossiers structurants pour notre région. C’est normal, ils n’étaient d’accord sur rien.
Avec tous nos députés franc-comtois ici rassemblés, aidés par nos sénateurs, nous avons dû tout reprendre pour faire aboutir nos dossiers franc-comtois : TGV, autoroute, routes nationales, hôpitaux publics dans nos quatre départements, services publics auxquels nous tenons tant, particulièrement en zone rurale……

Pour tout cela, nous devons dire merci à Nicolas qui a été pour nous un appui déterminant.
Merci pour notre grand service public de « sécurité intérieure ».

  • - 10 % de délinquance générale dans le Jura,
  • - 15 % dans le Doubs,
  • - 17 % en Haute-saône,
  • - 20 % dans le Territoire de Belfort,
  • - 21 % de morts sur les routes en Franche-comté.

Merci aussi pour Alstom : sauvé grâce à Nicolas Sarkozy.
Merci pour nos usines avec nos deux pôles de compétitivité, microtechniques et véhicules du futur.
Merci pour nos territoires avec ses 15 pôles d’excellence rurale en Franche-Comté : T.I.C., filière bois, nouvelles énergies, bio-ressources, jouet, émaillerie, chanvre…..
C’est autant de métiers qui vont être sauvés, modernisés, développés et de nouvelles activités créées dans notre Franche-Comté qui veut consolider cette nouvelle société que Nicolas Sarkozy nous a proposé le 14 janvier à la Porte de Versailles, puis précisé à Poitiers, Toulon, Strasbourg, Bordeaux et aujourd’hui à Besançon.

La Franche-Comté, terre de courage, de vérité et aussi de recherche et d’inventivité, se reconnaît en Nicolas Sarkozy et partage sa vision.
Au pays de Louis Pasteur, d’Edouard Belin et tant d’autres, nous savons qu’il faut sans cesse innover. Il en est de même pour notre pays.
Nous savons qu’il faut à la France une nouvelle politique, une nouvelle façon de faire de la politique.
C’est ce changement qui permettra à la France de renouveler le message universel qui doit toujours être le sien.
La Franche-Comté, qui a vu naître tant de grands personnages de la culture française, porte une partie de ce message.
De Louis Pergaud à Victor Hugo, de Gustave Courbet à Edwige Feuillère, en passant par Marcel Aymé, la Franche-Comté, qui porte aussi les traces du génie français et européen, grâce à Claude-Nicolas Ledoux, Vauban ou encore Le Corbusier.
A ce riche passé succède un foisonnement d’initiatives actuelles publiques et privées qui font rayonner notre région.
Merci donc cher Nicolas Sarkozy de venir en Franche-Comté pour parler de la transmission de la connaissance aux français.

Chers amis, la France a besoin d’un Président expérimenté.
La France a besoin d’un Président préparé, avec des choix clairs et un grand dessein pour notre pays, où tout deviendra possible.
Nous voulons qu’à nouveau le travail paye, qu’à nouveau le mérite soit récompensé, que les victimes soient respectées, les délinquants punis, l’autorité dans l’éducation restaurée, que la solidarité nationale soit plus généreuse pour ceux qui en ont vraiment et réellement besoin.
En même temps, nous voulons être fiers de la France, la France rayonnante, la France qui invente et qui gagne, mais aussi la France des droits de l’homme et du progrès pour tous. Nous aimons la France fraternelle, celle qui, parfois, nous donne le frisson, celle qui sait nous faire vibrer de joie ou d’émotion, celle de l’amour, de la générosité.
Pour consolider notre France, il nous faut un Président intelligent, imaginatif, chaleureux, courageux, déterminé et respecté en France comme à l’étranger. Un homme généreux, passionné, qui se donne à fond comme on dit chez les sportifs.

Cet homme là, je crois bien que nous le connaissons.
Dans son rendez-vous avec l’Histoire, la France a la chance de l’avoir rencontré.
Et cette chance, nous n’allons pas la laisser passer. C’est pourquoi nous devons rester mobilisés jusqu’au bout.
Chacun d’entre-nous porte une partie de responsabilité dans l’issue finale.
Pendant les 55 jours qui nous séparent du 6 mai, ne nous demandons pas ce que Nicolas Sarkozy va faire encore pour nous (il a déjà fait beaucoup).
Ne nous demandons pas ce que la France va faire pour nous.
Demandons-nous ce que nous pouvons faire pour notre pays ?
Voici bien la question : que pouvons-nous faire pour la France ?
Ensemble, nous avons la réponse.
Faisons de Nicolas Sarkozy le Président de la République française.”

15 mars 2007

Hommage à Lucie Aubrac

Cette femme exceptionnelle s’est tout au long de sa vie placée du côté de la liberté, s’engageant en faveur de multiples causes, en toute indépendance.

Avec son mari, Raymond, né à Vesoul en 1914, les époux AUBRAC furent déclarés citoyens d’honneur de la Ville de Vesoul le 12 septembre 1992, date anniversaire de la libération de Vesoul.

2 mars 2007

Donner les moyens à La Poste d’assurer le service public

“C’est un grand plaisir de vous recevoir en Haute-Saône et à Vesoul en particulier, Monsieur le Président, car c’est pour moi l’occasion d’exprimer mon attachement au service public et puis d’expliquer, à travers l’exemple du service postal, l’équilibre qu’il nous faut trouver pour coller à la fois aux évolutions et aux réalités économiques de notre société mais aussi assurer un service public que chacun de nos concitoyens, bien sûr, est en droit d’attendre.

C’est un plaisir de vous recevoir ici, Monsieur le Président, d’autant qu’à Vesoul nous avons et nous sommes encore en train de relever des défis d’évolution du service public, comme LA POSTE, elle aussi, en relève et devra à l’avenir en relever d’autres.

Il y a dix ans, notre ville était un peu hésitante face à l’avenir. Nous avons su investir et faire des choix de développement et de modernisation qui, bien qu’incontestés aujourd’hui, laissaient à l’époque un certain nombre de nos concitoyens sceptiques. Une fois les changements opérés, plus personne ne conteste le redémarrage de notre agglomération.

Il y a maintenant quelques années, nous avons eu à relever le défi du service public de la santé dont certains nous annonçaient la déliquescence au profit des centres bisontins et belfortains. On voit bien aujourd’hui, après des phases d’adaptations et de restructurations qui ont demandé des efforts, à la fois des personnels soignants et des non soignants, que le service public de la santé est désormais conforté.

Plus personne ne conteste aujourd’hui que le défi est relevé quand de l’autre coté de la Motte s’érige le nouvel hôpital vésulien neuf (150 M€ d’investissement) et que les pôles de Luxeuil et Lure bénéficient, eux aussi, de travaux de modernisation.

Un autre exemple encore, celui de la Paris-Bâle. Vous êtes venus par le train depuis Paris en empruntant une ligne ferroviaire dont on nous dit depuis de très nombreuses années qu’elle est en danger. C’est vrai que les mises en service prochaines des LGV Est puis Rhin-Rhône nous imposeront inévitablement des adaptations mais je constate aussi que ma proposition de relier Vesoul au TGV a été bien accueillie par de nombreux acteurs et ouvre de nouvelles perspectives pour le rail dans notre secteur.

Je rappelle qu’à ce titre, nous avons obtenu de Réseau Ferré de France des accords et des investissements importants pour la suppression du passage à niveau et l’aménagement de la gare intermodale, quartier de « LA POSTE » Ile Verte dont nous venons d’inaugurer la rénovation.

Ces travaux sont très favorables aussi pour LA POSTE : dans un système de gestion en flux tendus, la suppression du passage à niveau vous assure la fluidité de la circulation vous ouvrant ainsi les portes du sud de l’agglomération et de Besançon. De son coté, la Communauté de communes vous a adressé un signe favorable en intervenant à la demande de la Ville de Vesoul sur la convention de financement pour le nouveau centre de tri à la zone Poincaré, débloquant ainsi ce dossier auquel nous sommes ensemble très attachés.

Je me réjouis que ce projet aboutisse et vienne conforter nos excellentes relations déjà en œuvre au Montmarin, où nous sommes propriétaires des locaux de LA POSTE, et aux Rêpes, où nous avons installé une agence postale communale dont les horaires d’ouverture ont été encore amplifiés très récemment. Vous avez également ouvert l’agence République en plein centre-ville.

LA POSTE est donc un bon partenaire pour notre agglomération.

Je profite de votre présence à Vesoul, Monsieur le Président, pour remercier LA POSTE, soutien sans faille du service public de la culture à Vesoul pour ce qui concerne le festival Jacques BREL et celui des Cinémas d’Asie, dont vous êtes partenaire.

En tant que Député de la Haute-Saône, je voudrais également me réjouir de la façon dont a été mis en œuvre le projet de modernisation du réseau sous le nom de projet TERRAIN (TERRitoire d’Attractivité et d’INitiative) : le choix des bureaux centres et des 129 points de contact, la concertation engagée avec les élus locaux validée ensuite par la Commission départementale de présence postale démontre que la réforme est possible si elle est juste et négociée.

Il reste encore quelques dossiers à régler. Je fais totale confiance à Madame HUSSON, Directrice départementale de LA POSTE, et aux élus locaux pour trouver les solutions dans la concertation.

Voilà un beau projet de modernisation et d’évolution du service public qui permet à la fois de préserver nos grands principes d’aménagement du territoire et d’accès au service public tout en permettant à LA POSTE d’engager une nécessaire modernisation que nous, politiques de droite comme de gauche d’ailleurs, avons souhaité dans le cadre de l’ouverture du marché postal à la concurrence.

Je disais au début de mon propos qu’il nous faut coller à la fois aux évolutions et aux réalités économiques de notre société mais aussi, assurer un service public que chacun de nos concitoyens est en droit d’attendre.

Le 18 octobre dernier, la Commission européenne a adopté une proposition de directive visant à la complète réalisation du marché intérieur des services postaux à l’échéance 2009.

Cette directive poursuit l’ouverture du service postal à la concurrence sur les envois de moins de 50 gr et pose inévitablement la question du « service universel postal » et de son financement.

Cette question n’a pas reçu à mon sens de réponse claire et précise, c’est pourquoi je soumettrai prochainement à la Commission supérieure de la Poste une délibération qui demandera au gouvernement français de défendre à Bruxelles le report de la décision mettant fin au secteur réservé sur les envois de moins de 50 grammes.

Ce secteur réservé – seul rescapé ou presque du monopole de LA POSTE – est pour l’heure le meilleur moyen de financer notre service universel.
Dans cette démarche, nous aurons des alliés en Europe.

Et en Haute-Saône, comme dans de très nombreux départements, vous savez que le service universel postal est considéré comme un bien précieux.
C’est un enjeu important pour nos territoires mais aussi pour cette grande entreprise qu’est LA POSTE.

Enfin, je veux dire aux postiers qu’ils ont beaucoup de chance d’avoir Jean-Paul BAILLY comme président. C’est un grand président qui marquera son passage à LA POSTE.

La création de la Banque Postale, la modernisation de la présence postale, l’ouverture à la concurrence, les nouvelles activités comme les services à la personne…On le voit, le groupe « LA POSTE » se modernise, se développe dans un esprit de dialogue et de concertation cher au président BAILLY.
Ici ou là, il peut toujours y avoir quelques problèmes à régler mais au total, l’observateur que je suis, élu de la nation, se félicite de la manière dont est gérée cette grande entreprise publique si chère au cœur des français.

Que serait la France sans LA POSTE, ses postiers et ses facteurs ?

Enfin, mon cher Jean-Paul BAILLY, je sais que l’usage veut que lorsque le patron vient sur le terrain, les dossiers s’accélèrent et c’est pour cela qu’aujourd’hui nous allons assister à cette belle séance de signature qui concrétise l’ancrage durable de LA POSTE à Vesoul.

C’est bon pour le service public et c’est bon pour l’emploi.”

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