Blog-Notes d'Alain Joyandet

1 novembre 2004

Mon engagement pour l’entreprise SILAC à Champlitte

A la SILAC, la situation était grave : il y avait un risque réel de déposer le bilan et perdre les emplois.

Avec Thierry Barthelet, le comité d’établissement et le Président du tribunal de commerce, nous avons beaucoup travaillé pour savoir qu’elle était la meilleure formule pour sauver l’entreprise. Mon expérience personnelle fait que je connais le monde de l’entreprise et du travail.

Ce qui fait la force de cette entreprise, c’est justement le personnel, avec son savoir-faire et sa détermination. Pendant la période la plus difficile, le chef d’entreprise et les salariés ont accepté de jouer le jeu en continuant à travailler, à livrer les clients, à permettre que l’entreprise ne s’arrête pas. L’entreprise a donc gardé son potentiel et c’est essentiel pour réaliser la reprise dans de bonnes conditions.

Je suis aussi intervenu à l’Assemblée Nationale parce qu’une nouvelle directive ministérielle remettait en cause les acquis financiers d’une reprise d’entreprise en liquidation. En effet, dans le cas d’une reprise d’entreprise en liquidation judiciaire, pendant trois ans le repreneur est exonéré des impôts sur les bénéfices s’ils sont réinvestis pour continuer de renforcer l’entreprise. Cette disposition allait être remise en cause. Pire encore, elle devait être rétroactive ! Je suis donc intervenu pour que le repreneur de Silac puisse bénéficier de cette exonération afin de pérenniser l’entreprise et surtout les emplois.

C’est aussi un combat pour le monde rural. Contrairement aux grandes métropoles urbaines, quand une industrie comme Silac ferme, ici sur nos territoires ruraux, c’est dévastateur. Retrouver un travail pour chacun dans un chef lieu de canton est un vrai parcours du combattant. C’est tellement difficile de créer des emplois, de créer une entreprise en partant de zéro, que lorsqu’une structure existe avec un savoir-faire, un outil de travail et bon personnel, il faut tout faire pour la sauver.

Avant de vouloir créer des entreprises et de l’emploi, il faut déjà sauver et consolider ce qui existe.

Informatique et libertés | Crédits | Signaler un bug